Disciplines et techniques
Gravure et image imprimée, Peinture, Sculpture, Acrylique, Aquarelle, Gouache, Huile, Relief, Sérigraphie
1930. Sa carrière débute par une exposition à la galerie du journal La Meuse.1932. Participation à une exposition collective.1933 ( / - / ) Liège, Galerie La Meuse. [Sans titre]1934 Fait un bref passa...
Nationalite : Belgique
Communaute : Communauté française
Gravure et image imprimée, Peinture, Sculpture, Acrylique, Aquarelle, Gouache, Huile, Relief, Sérigraphie
Ecole belge, Ecole liégeoise, Ecole wallonne, Artiste
Abstraction, Abstraction géométrique
Aucune relation pedagogique documentee.
1930. Sa carrière débute par une exposition à la galerie du journal La Meuse.
1932. Participation à une exposition collective.
1933 ( / - / ) Liège, Galerie La Meuse. [Sans titre]
1934 Fait un bref passage au groupe L’Atelier d’Alfred Defize.
1935 Membre du groupe Nord 7
1939 Exposition internationale de l’Eau.
1940
(21/09-21/10) Liège, Musée des Beaux-Arts. Salon quadriennal de Liège.
1940-1943 Membre de l’ « Atelier libre »
1941
(mai) Liège, Salons de l’Association des Ingénieurs. Salon de Printemps.
( / - / /1941) Liège, La Petite Galerie. Rets Jean. [cat. Vivegnis]
1942
(25/01-06/02) Liège, Galerie Apollo. Jeunes peintres et sculpteurs.
(nov. ) Liège, La Petite Galerie. Rets Jean.
1944
(mai) Liège, Musée des Beaux-Arts. Salon de Printemps (02e)
1945
Devient membre associé de l’Apiaw.
(01/09-21/09). Liège, Musée des Beaux-Arts. Salon quatriennal / Artistes vivants, collections privées, architecture et urbanisme
(03/11-15/11) Liège, Apiaw. Rets Jean.
1946
MEMBRE DE LA JEUNE PEINTURE BELGE
(oct. ) Buenos-Aires / AR, Musée national des Beaux-Arts.: Exposicion de Arte Belga Moderno.
(08/11- / ) Den Haag / NL, Kunstzaal Plaats. Groupe La Jeune Peinture Belge.
1947
(18/01-10/02) Stockholm / SE, Svensk Franska Kunstgalleriet. Groupe Jeune Peinture Belge.
(02/02-13/02) Liège, Apiaw. [Sans titre]
(10/05-25/05) Charleroi, Artistes wallons contemporains
(14/05-14/06) Zürich / CH, Salon d’Art Wolfsberg. Groupe Jeune Peinture Belge.
(mai ) Alexandrie / EG, . Exposition d’Art belge contemporain.
(25/10-09/11) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Jeune Peinture Belge.
(oct. ) Bordeaux, Musée des Beaux-Arts. Peintres et graveurs belges contemporains.
1948
04/04-15/04) Liège, Apiaw. [Sans titre]
(20/06-20/07) Liège, Apiaw. (à Flémalle, Hôtel Communal) Les peintres de l'Apiaw exposent.
(18/09-18/10) Palais des Beaux-Arts / Parc de la Boverie. Salon d’art moderne et contemporain 1948.
1950
1951
(24/02-08/03) Liège, Apiaw. Le groupe "Rythme et Couleur".
( / - / ) La Louvière, La Maison des Loisirs. Rets Jean.
(30/09- /09) Paris / FR, . Salon d’Automne (05e).
(01/12-30/12) Salon de la Paix, préludant à l’inauguration du MUSEE DE L’ART WALLON.
1952
(02/03-14/03) Verviers, Musée. Rets Jean.
(29/03-10/04) Liège, Apiaw. Le groupe "Rythme et Couleur".
1953
(07/03-19/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(23/11-03/12) ) La Louvière, Maison des Loisirs. Rets Jean.
( / /-23/01) Bruxelles, Galerie Ex-Libris. Rets Jean.
MEMBRE DU GROUPE ART ABSTRAIT
1954
(30/01-12/02) Bruxelles, Galerie Ex-Libris. Présentation du second cahier du groupe Art Abstrait.
(13/03-25/03) Liège, Apiaw. [Sans titre]
(08/07-08/08) Paris, Musée d'Art moderne de la Ville. Salon des Réalités Nouvelles (09e)
(02/07-07/08) Bruxelles, Galerie Saint Laurent. GROUPE ART ABSTRAIT.
(08/07-08/08) Paris, Musée d'Art moderne de la Ville. Salon des Réalités Nouvelles (09e)
(oct.-nov.) Milano / IT, Palazzo della Permanente: Pittura belga contemporanea.
1955
(03/12-14/02) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. GROUPE ART ABSTRAIT.
1956
EXÉCUTE UNE SÉRIE DE RELIEFS.
(18/02-01/03) Liège, Apiaw. Bury Pol, Rets Jean.
(08/04-30/04) Aachen / DE, Suermondt Museum. GROUPE ART ABSTRAIT.
(28/04-27/05) Liège, Musée des Beaux-Arts. Dix ans d’Apiaw.
MEMBRE DU GROUPE FORMES animé par Jean Séaux et Maurits Bilcke.
(26/05-03/06) Morlanwelz, Cercle éducatif Jean Jaurès. Peintres du groupe FORMES.
(14/07-10/08) Ostende, Musée communal. Peinture liégeoise d'aujourd'hui.
(11/08-15/09) Mulheim- Ruhr / DE, Städtische Museum. GROUPE Belge ART ABSTRAIT.
(29/09-12/10) Milano / IT. Galleria del Fiore. Cinq peintres du GROUPE ART ABSTRAIT.
1957
(23/02-07/03) Liège, Apiaw. Bury Pol, reliefs et mobiles ; Rets Jean, huiles et reliefs.
(avril ) Charleroi, Le Rouge et Le Noir. [Sans titre]
(09/05-12/06) Paris / FR, Galerie Creuze (à la Salle Balzac). 50 ans d'art abstrait.
(08/06-01/07) Knokke, Casino. Esthétique d'aujourd'hui.
(14/06-27/06) Anvers. Galerie Accent. Groupe Formes.
( / - / ) Bonn / DE, . Nouvelle Ecole de Paris.
1958
Vitrail pour l'ancienne gare des Guillemins dans l’un des couloirs sous-voies.
Jean Rets : un relief en béton à la plaine de Droixhe.
Composition, sur la façade de la Résidence César Franck (architecte Jean Poskin), quai de Rome, à Liège.
(18/01-16/02) Düsseldorf / DE, Galerie Hella Nebelüng. GROUPE ART ABSTRAIT.
(07/03-06/04) Bruxelles, Galerie Europe. Art Actuel, Peintres belges contemporains. Salon (01e).
(21/04-19/10) Heysel, Exposition internationale et universelle. L’Art belge contemporain (Palais VII)
1959
Jean Rets : Etude de mise en couleurs pour la nouvelle aciérie Thomas-Cockerill (Architecte : Georges Dedoyard)
(28/02-12/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(03/10-31/10) Liège, Musée de Beaux-Arts Salon 59
1960
MEMBRE DU GROUPE ART CONSTRUIT.
(30/01-28/02) Bruxelles/Ixelles, Musée; (02/04- / ) Liège, Musée d'Art wallon (A.P.I.A.W.); ( /06- / ) Brugge, Groeninge Museum/Raaklijn. Art Construit.
(05/03-03/04) Malines, Centre culturel. Kunstbezit in ieders bereik / L'œuvre d'art à la portée de tous.
(02/06-16/06/1960) Liège, Foire internationale des Mines, de la Métallurgie, de la Mécanique et de l’Electricité / MMME. Art d’aujourd’hui.
(13/08-04/09) Maastricht / NL, Dominicanerkerk. Jeune peinture liégeoise.
(06/09-22/09) Bruxelles, Galerie La Madeleine. Peintres et sculpteurs abstraits.
(24/09-30/10) Gand, . 50e nationaal salon voor Schone Kunsten / 50e salon national des Beaux-Arts.
(15/10-25/12) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Gloires des Communes belges.
(17/12-05/01) Liège, APIAW. Exposition d’ensemble de membres de l’Apiaw.
1961
PRÉSIDENT DE LA SECTION LIÉGEOISE DE LA COMMISSION DES BEAUX-ARTS DE L’APIAW.
(18/02-03/03) Bruxelles, Cabinet d’Art Luxus. Rets Jean.
(11/03-23/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(29/09-12/10) Bruxelles, Les Contemporains. [Sans titre]
(04/11-30/11) Anvers, Hessenhuis. G. 58. 4ème exposition du groupe
1962
( / - / /1962) Paris / FR, Musée d’Art moderne de la ville. Salon des Réalités Nouvelles.
(12/05-17/06) Liège, Musée de l’Art Wallon. Salon de Mai.
(02/09-16/09) Dinant, Musée communal. La province de Namur invite les artistes liégeois de l’Apiaw.
(15/10-25/10) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(19/11-15/12) Wien / AT, Museum des 20. Jahrunderts. Belgische Malerei seit 1900.
1963
(janvier) Verviers, Musée des Beaux-Arts. Rets Jean.
( / - / ) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Rets Jean.
( / - / /) Luxembourg / LU, . Expositioninternationale d’Art contemporain.
( / - / ) Maastricht / NL, Bonnefanten Museum. [Sans titre]
( / - / ) Stavanger / NO, . Belgisk Samtidskunst (Art belge contemporain).
(16/11-08/12) Liège, Musée de l’Art Wallon. Art sans frontière.
(13/12/1963-15/01) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Première exposition décennale.
(14/12/1963-02/01) Bruxelles, Galerie La Proue. Art Abstrait ’63.
1964
(04/01-19/01) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Œuvres d’art acquises par l’Etat en 1963.
(17/01-18/03) Liège, Crédit communal. 25 peintres d'aujourd'hui.
(14/12-19/01) Anvers, Hessenhuis. De abstracte schilderkunst in Vlaanderen
1964
(08/02-08/03) Liège, Musée des Beaux-Arts; ( / - / ) Charleroi; Palais des Beaux-Arts; ( / - / ) Gand, Sint Pieters abdij; ( / - / ) Nice, Musée des Ponchettes; ( / - / ) Lyon, Musée des Beaux-Arts:.
(28/03-08/04) Bruxelles, Galerie de la Madeleine: Hommage à Jean Séaux, critique d'art 1921-1962. Maurits Bilcke, Jo Delahaut et J. Derweduwen présentent: Art abstrait construit/Gekonstrueerde abstracte kunst.
( / - / ) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Rets Jean.
(27/03-08/04) Bruxelles, Galerie de La Madeleine. Hommage à Jean Séaux, critique d'art, 1921-1962, Maurits Bilcke, Jean Dypréau et J. Derweduwen présentent Art Abstrait Construit / Gekonstueerde abstrakte kunst.
(11/04-10/05) Liège, Musée d’Art wallon. 125e anniversaire de l'Académie royale des Beaux-Arts.
(juin – août) Avionpuits, Centre culturel et artistique. De Picasso à Mathieu. L’art du collectionneur. (75 œuvres de la collection Graindorge).
(27/06-31/08) Stavelot, Musée de l'ancienne abbaye. L'aquarelle et la gouache depuis Rik Wouters.
(05/09-18/10) Anvers, Hessenhuis. Art d'aujourd'hui en Belgique / Kunst van Heden in België.
(26/09-25/10) Liège, Musée des Beaux-Arts. Salon 1964.
1965
S’INTÉRESSE À L’ESTHÉTIQUE DE L’OP ART
(07/03-18/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(22/05-07/06) Spa, Casino / Salon gris. Helleweegen Willy, Rets Jean.
(02/09-16/09) Dinant, Musée communal. Artistes liégeois de l’Apiaw.
(29/10-28/11). Copenhague / DK, Musée Louisiana : Collection Graindorge,
(06/11-18/11) Mons, Salle Saint-Georges. 7 artistes de l'Apiaw.
(26/11-02/01) Liège, Musée des Beaux-Arts. 20 ans d'Apiaw.
'11/12-26/12) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Œuvres d’art acquises par l’Etat en 1965.
( / - / ) Luxembourg / LU, Musée des Beaux-Arts. Collections privées d’art contemporain.
( / - / ) Rio de Janeiro / BR, . A pinture belga contemporanea. 40 anos de arte belga.
( / - / ) Tokyo / JP, . Biennale.
1966
( / - / ) Bruxelles, Galerie Le Zodiaque. Rets Jean.
( / - / ) Bruges, Galerie Korrekelder. Rets Jean, Willequet André.
(janv.) Bruxelles, Galerie Montjoie. Hommage à Vantongerloo.
(26/03-05/04) Utrecht / NL, Centraal Museum. Belgische Schilderkunst van 1890 tot heden.
(07/10-30/10) Paris / FR, Musée d'Art moderne de la Ville. Salon des Réalités Nouvelles (21e).
1967
(16/10-27/10) Liège, Assurances générales / A. G. Exposition des arts plastiques.
1967-1968
( / /- / ) Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts. Acquisitions 1961-1966, 2e exposition.
EXÉCUTE UNE SÉRIE DE SCULPTURES-LUMIÈRES
1968
( / - / ) Bruxelles, Théâtre National. Aquarelles et gouaches.
(08/02-02/03) Mons, Hôtel de Ville / Salle Saint-Georges. Introduction à la peinture moderne en Belgique.
( / -06/03) Bruxelles, Galerie Le Zodiaque. Rets Jean.
(16/03-27/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(13/07-11/08) Spa, Pouhon Pierre-le-Grand Artistes liégeois contemporains [* = abstraits]
1969
(14/02-16/03) Tournai, Cercle artistique. Art construit en Belgique.
(16/05-15/06) Liège, Musée de l’Art Wallon. Salon des artistes liégeois.
(02/10-13/10/1969) Bruxelles, Galeries Louise / Salle Arlequin. Foire d'art actuel (02e).
( / - / /1969) Mons, Hôtel de Ville. Introduction à la peinture moderne en Belgique.
1969-70.
( / - / ) Mons, Musée des Beaux-Arts. Cinquante ans de peinture en Wallonie et à Bruxelles.
1970
( / - / ) Namur, Galerie d’Art du Crédit Communal de Belgique. Rets Jean.
(13/01) Anvers, Galerie Campo. Belgische Kunst voor Vietnamese kinderen.
(10/05-24/05) Tervuren, Heilig Hartcollege. Privé-kunstbezit te Tervueren (02e)
(19/09-18/10/1970) Mons, Musée des Beaux-Arts. Hommage à Fernand Léger - artistes belges d'aujourd'hui.
1971
( / - / ) Bruxelles, Galerie Le Zodiaque. Rets Jean.
(mars-avril) Liège, Chiroux. 50 ans de peinture liégeoise 1920-1970.
(14/07-18/09) Liège, Maison de la Culture Les Chiroux. Abstraits wallons.
1971-1972 S’ADONNE AU COLLAGE
1972
(29/02-19/03/1972) Bruxelles (Saint-Gilles), Parvis. Œuvres acquises par le ministère de la culture française en 1971
(17/03-13/04) Liège, Musée des Beaux-Arts. Rets Jean. Rétrospective.
(11/08-17/09) Bruges, Stadshalle. Beurs voor hedendaagse kunst. Foire d’art actuel (03e)
(15/10-05/11) Esch-sur-Alzette / LU., Théâtre municipal. Trente-cinq peintres contemporains liégeois.
( / - / ) Alost, Galerie Pieter Coecke. Rets Jean.
1973
( / - / ) Verviers, Galerie Primaver. Rets Jean.
(17/03-15/04) Charleroi, Palais des Beaux-Arts. Biennale de la critique. 1970-71, 1971-72.
( / - / ) Paris / FR, . Salon des Réalités Nouvelles.
1974
(mars) Liège, Société royale des Beaux-Arts. Rets Jean.
( / - / ) Verviers, Galerie Primaver. [Sans titre]
1975
(24/04-13/05) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
(mars) Seraing, Val Saint-Lambert. Peintres liégeois aux Cristalleries du Val Saint-Lambert.
(12/07-31/08) Aubel (Charneux), Abbaye de Val Dieu 35 artistes de la Province de Liège.
(novembre) Charleroi, Galerie La Sarbacane. Helleweegen Willy, Rets Jean.
1976
MOSAÏQUE POUR LA STATION ARTS-LOI (MÉTRO DE BRUXELLES) : « ORTEM »
(octobre) Liège, Galerie Vega. Rets Jean.
( / - / )Verviers, Galerie Primaver. Rets Jean.
( / - / ) Anvers, Galerie Jeanne Buytaert. Rets Jean.
1977
(15/01-20/02) Charleroi, Palais des Beaux-Arts. Le Groupe Art Abstrait 1952-56.
(février) Liège, Affaires culturelles de la Province. L’Hiver vu par les Peintres.
(10/02-07/03) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
(03/05-22/05) Liège, Société Royale des Beaux-Arts. Groupe Art Abstrait.
1978
( / - / ) Liège, Galerie Aturiale. Rets Jean.
( / - / ) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
( / - / ) Lasne, International Art Gallery. Rets Jean.
(03/03-16/04) Lasne, International Art Gallery. Abstraction II.
( / -14/03/1978) Bruxelles, Galerie Armorial. Synthèses V. Quelques peintres du Groupe Art Abstrait (1952-1956).
1979
( / - / ) Herstal, Galerie Mathys. Rets Jean.
(11/05-17/06) Bruxelles, Palais des Beaux‑Arts. Œuvres d'art acquises par le Ministère de la Culture. (Communauté française), 1976/77/78.
(22/06-26/08) Gand, Centrum voor Kunst- en Cultuur Sint-Pieters Abdij. De Jaren ’60. Kunst in Belgïe.
(06/11-02/12) Lasne, International Art Gallery. Le Relief en Belgique après 1950.
(09/11-18/12) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
( / - / ) Verviers, Galerie Primaver. Rets Jean.
(17/11-16/12) Verviers, Musée des B.A. Reflets de la Peinture en Belgique 1950-1970.
1979-1980
(21/12/1979-15/01) Bruxelles, Galerie Armorial. 10e anniversaire de la galerie.
1980
(19/03-08/04) Liège, Galerie Aturiale. Rets Jean.
(23/04-10/05/1980) Liège, Winterthur. 10 artistes liégeois.
(03/07-31/08/1980) Liège, Musée d'Art moderne. Peinture contemporaine dans les collections privées liégeoises (35 ans d'Apiaw)
1980-1981
(26/09-04/01) Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts. 150 ans d'art belge dans les collections des M.R.B.A.
( / -25/11) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
(05/11-18/11) Liège, les Chiroux. IV. Les prolongements de l'abstraction.
1981
( / - / ) Verviers, Galerie Primaver. Rets Jean.
(déc. ) Liège, Intercom (quai Godfroid Kurth 100). Au fil de l’eau.
1982
( / -28/03) Lasne, Internationl Art Gallery. Rets Jean.
(06/06-04/07) Lasne, Internationl Art Gallery. Abstraction à Lasne.
(18/06-19/06) Liège, Université – Service psychiatrique. Art plastique liégeois contemporain.
(24/09-03/10) Liège, Musée d’Art Moderne. Biennale d'Art moderne de Liège I
(01/10-19/10) Bruxelles, Galerie Armorial. Ligne et support – Noir et blanc.
(14/10-21/11) Louvain-la-Neuve ; Musée. Exposition inaugurale de la Fondation Serge Goyens de Heusch pour l'art belge contemporain.
(novembre) Liège, Galerie Aturiale. Rets Jean.
( / - / ) , . Symposium francophone international de l’AMDP [cat. Vivegnis].
* e. a. Rets Jean.
1983
( / - / /1983) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean
( / - / /1983) Anvers, Galerie Vecu. Rets Jean.
(18/06-28/08) Tournai, Musée des Beaux-Arts / Halle aux Draps. Peinture belge depuis 45.
(23/09-29/10) Woluwé-Saint-Lambert, Médiatine. L'abstraction en Belgique 1920-1930 et 1945-1960. Œuvres de la Fondation Serge Goyens de Heusch pour l'Art Belge Contemporain.
1983-1984
(03/10-13/01) Charleroi, 10 quai de Brabant. Aspects de l'art belge actuel.
1984
(05/03-29/03) Bruxelles, ULB / Salle Allende. Exposition de peintres et sculpteurs belges contemporains (03e).
(14/06-02/09) Paris, Centre Wallonie-Bruxelles. Un Musée, des chefs d'œuvre, Le Musée d'Art moderne de Liège, période 1950-1984.
(28/07-19/08/ 1984) Centre d’art contemporain du Luxembourg belge (Florenville, Ecole communale). Quelques artistes de la Province de Liège.
(11/10- / /1984) Woluwé-Saint-Lambert Médiatine. Art et Entreprises.
(nov.) Lasne, International Art Gallery. Guilmot Jacques, Rets Jean.
(10/12- / ) Ostende, Stedelijk Museum. [Sans titre]
1985
(06/03-07/03) Liège, Galerie Aturiale. Rets Jean.
(08/03-19/03) Bruxelles, ULB / Salle Allende. Peintres et sculpteurs belges.
(22/03-31/03) Liège, Halles des Foires. Foire des antiquaires de la Province de Liège.
(18/11-12/01) Charleroi, Musée des Beaux-Arts. Autour de la collection des ACEC.
(02/12-02/01) Bruxelles, Galerie Horizons. Les toiles de Noël.
1986
(05/03-29/03) Bruxelles, ULB / Salle Allende. Peintres et sculpteurs belges.
(06/03-05/04/1986) Hasselt, Galerie Tamara. Abstrakte Kunst in Belgïe – 55 Kunstenaars in confrontatie voor / na 1945. Stichting voor Hedendaagse Belgische Kunst-Serge Goyens de Heusch.
(18/10-16/11) Flémalle, Centre d'Art Wallon Contemporain - CWAC / La Châtaigneraie. Commémoration du Groupe Art Abstrait 1952-56.
1987
ELU MEMBRE CORRESPONDANT DE LA CLASSE DES BEAUX-ARTS DE L’ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE. IL DEVIENT MEMBRE EN 1993.
(04/03-28/03) Bruxelles, ULB / Salle Allende. Exposition de peintres et de sculpteurs belges contemporains de moins de 40 ans (06e)
(10/04-10/05) Mons, Musée des Beaux-Arts. Art abstrait en Belgique. Œuvres de la Fondation pour l’Art belge contemporain.
(05/04-17/05) Stavelot, Le Triangle Bleu. Rets Jean.
1988
(04/02-24/02) Paris / FR, Galerie Callu-Mérite. Abstraits belges n° 1.
( / -19/06) Gand, Magnus Fine Arts. Abstraction 1948-1958
(18/06-04/09) (au Centre wallon d'Art contemporain de Flémalle). Fondation pour l'Art belge contemporain.
(24/11-28/11) Liège, Palais des Congrès et (25/11-23/12) Liège, Maison des Artistes : Abstraction '50. 1e volet
1989
(11/03-16/04) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain / CWAC, La Châtaigneraie. Abstraction 50, 2e volet
(11/11-10/12) Flémalle, Cwac. Carte blanche à Jacques Parisse, 25 ans de critique d'Art.
1990
(30/03-02/04) Courtrai, . Foire internationale d’Art et d’Antiquités.
( / -27/05) Bruxelles, Galerie Brigitte Geerinckx. Art belge, 1940-70, abstraction, figuration.
( / -27/05) Lasne, International Art Gallery. Cabinet particulier. Abstraction 1945-1990.
(12/06-26/08/1990) Paris, Grande Arche de la Défense. Cent ans d'art belge. La collection du Crédit communal de Belgique
(21/06-22/07) Gand, Michel Rooryck Gallery. Œuvres figuratives et abstraites du 20e siècle.
( / - / ) Stavelot, Le Triangle Bleu. Hommage à André Marchal
( / - / ) Aachen / DE, Museen der Stadt. Delahaut Jo, Rets Jean.
( / -04/11) Spa, Art Gallery (Paul Piront. Rets Jean.
1991
(23/04-18/05) Knokke-Heist, Cultureel Centrum Scharpoord. André Garitte Foundation. Abstraktie,
(01/07-11/08) Lasne, International Art Gallery. Exposition tournante d’été.
(09/08-08/09) Liège, Galerie Cyan. Mouvance construite.
1992
( / - / ) Seraing, Galerie ABC. Rets Jean
(26/04-31/05) Beerse, Musée Jan Vaerten. La Jeune Peinture Belge 1945-1948.
(25/09-22/11) Bruxelles, Crédit communal (Passage 44). La Jeune Peinture belge 1945-48.
(01/10-17/10) Bruxelles, Fondation pour l’art belge contemporain. Pigeon Jean. Itinéraire d’un critique.
(16/10-10/11) Bruxelles, Hôtel de Ville. (Salles ogivale et de la milice). Fondation André Garitte. Artistes abstraits des années ’50.
1993
DEVIENT MEMBRE DE LA CLASSE DES BEAUX-ARTS DE L’ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE.
(22/04-13/05) Anvers, Campo & Campo. Six abstraits belges de la « André Garitte Foundation »
(17/09-24/11) Mons, Musée des Beaux-Arts. Collection de la Province de Hainaut, 1913-1993.
1994
(12/02-20/02) Hamme, Gemeenschaponderwijs. Kunstsalon (10e). Belgische abstracten rond de jaren 50. Een keuze.
1995
(17/06-23/07) Herentals, Kunstkamer. Zomersalon ’95.
1996
(02/05-07/07) Bruxelles, Galerie Dexia (ex-Crédit Communal) / Passage 44. La peinture abstraite en Belgique 1920-1970.
1996-1997
(27/11-31/01) Liège, Espace BBL. 125 ans d'art liégeois - peinture, sculpture, gravure en province de Liège / 1870-1995.
1997
(03/10-15/11/1997) Liège, Générale de Banque. Talents d’hier et d’aujourd’hui.
1998
(21/06/1998) DÉCÈS DE L’ARTISTE.
Post-mortem.
1999
( / - / ) Schilde. Albert Van Dijk Museum. La Jeune Peinture Belge, 1945-1948.
1999-2000
(22/12-05/02) Bruxelles. Fondation pour l’art belge contemporain. Florilegium 1. Œuvres du patrimoine de la fondation.
* e. a. Baugniet Marcel-Louis, Rets Jean
2000
(17/09-15/10) Merendree, Lucas de Bruycker Fine Arts. Pure Abstractie. Constructieve Schilderijen.
(22/09-22/10) Herentals, The Kunstkamer. Jeune Peinture belge.
2001
(19/01-04/03) La Louvière, Musée Ianchelevici. Art construit belge (d'hier à demain).
2001-2002
(05/10-27/01) Mons, Musée des Beaux-Arts / Machine à eau / Salle Saint-Georges : Art/W20. Un 20e siècle d'art en Wallonie. (Peinture, sculpture, gravure, photographie). CATALOGUE / LIVRE.
2003
15/06) Bruxelles, Centre culturel de la Communauté française – Le Botanique. Art abstrait en Wallonie et à Bruxelles de 1900 à nos jours.
2004
(06/05-20/06/2004) La Louvière, Musée Ianchelevici. Sculpture construite belge. Géométries variables : plans, reliefs, volumes, mouvements, formes, matières, lumières.
2005
(26/02-10/04) Verviers, Musée des Beaux-Arts : Rets Jean, 1910-1998. Hommage.
2008
(09/05-29/06/2008) Liège, Salle Saint-Georges. Picon José. Un demi-siècle d’abstraction depuis l’exposition "L’Art d’aujourd’hui" avec Boel, Bury, Leblanc, Leonard, Peire, Renotte, Rets et Silvin.
2010(20/11-07/02/2010) Liège, Musée d’Art Moderne. Fernand Graindorge (1903-1985), Collectionneur et mécène. Donation à la Communauté française de Belgique.
2012-2013
(11/10-20/01) Ixelles, Musée Communal. Art belge. Un siècle moderne. Collection Caroline & Maurice Verbaet.
2014
(22/03-13/07/2014) Mons, BAM. Abstractions géométriques belges de 1945 à nos jours.
2015
(10/01-08/02/2015) Namur, Maison de la Culture (Hall & Etage) Peinture partagée. Une collection d’art abstrait wallon.
(15/03-23/05) La Panne, Cultuurhuis De Scharbiellie, (Kasteelstraat 34), Traces D’artistes & Courants d’art II. Retrospectieve van de Belgische Kunst van 1950 tot nu
(19/09-20/12) Anvers, Maurice Verbaet Art Center. Belgische Kunst / Art Belge / Belgian Art, 1945-1975.
2016-2017
(18/09-15/01) Saint-Rémy de Provence, Menton, Pontoise. 2 expositions et 3 étapes : Collection Caroline & Maurice Verbaet.
2018
(04/05-19/05) Aywaille, Espace 17bis. Autour du Groupe Art Abstrait 1952-56.
2002
(23/04-05/06) Ittre, Musée Marthe Donas. Rets Jean. Un constructeur inattendu
(10/09-08/10) Aywaille, Galerie Espace 17bis. Rets Jean. Poésie de l’abstrait.
1930. Sa carrière débute par une exposition à la galerie du journal La Meuse.
1932. Participation à une exposition collective.
1933 ( / - / ) Liège, Galerie La Meuse. [Sans titre]
1934 Fait un bref passage au groupe L’Atelier d’Alfred Defize.
1935 Membre du groupe Nord 7
1939 Exposition internationale de l’Eau.
1940
(21/09-21/10) Liège, Musée des Beaux-Arts. Salon quadriennal de Liège.
1940-1943 Membre de l’ « Atelier libre »
1941
(mai) Liège, Salons de l’Association des Ingénieurs. Salon de Printemps.
( / - / /1941) Liège, La Petite Galerie. Rets Jean. [cat. Vivegnis]
1942
(25/01-06/02) Liège, Galerie Apollo. Jeunes peintres et sculpteurs.
(nov. ) Liège, La Petite Galerie. Rets Jean.
1944
(mai) Liège, Musée des Beaux-Arts. Salon de Printemps (02e)
1945
Devient membre associé de l’Apiaw.
(01/09-21/09). Liège, Musée des Beaux-Arts. Salon quatriennal / Artistes vivants, collections privées, architecture et urbanisme
(03/11-15/11) Liège, Apiaw. Rets Jean.
1946
MEMBRE DE LA JEUNE PEINTURE BELGE
(oct. ) Buenos-Aires / AR, Musée national des Beaux-Arts.: Exposicion de Arte Belga Moderno.
(08/11- / ) Den Haag / NL, Kunstzaal Plaats. Groupe La Jeune Peinture Belge.
1947
(18/01-10/02) Stockholm / SE, Svensk Franska Kunstgalleriet. Groupe Jeune Peinture Belge.
(02/02-13/02) Liège, Apiaw. [Sans titre]
(10/05-25/05) Charleroi, Artistes wallons contemporains
(14/05-14/06) Zürich / CH, Salon d’Art Wolfsberg. Groupe Jeune Peinture Belge.
(mai ) Alexandrie / EG, . Exposition d’Art belge contemporain.
(25/10-09/11) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Jeune Peinture Belge.
(oct. ) Bordeaux, Musée des Beaux-Arts. Peintres et graveurs belges contemporains.
1948
04/04-15/04) Liège, Apiaw. [Sans titre]
(20/06-20/07) Liège, Apiaw. (à Flémalle, Hôtel Communal) Les peintres de l'Apiaw exposent.
(18/09-18/10) Palais des Beaux-Arts / Parc de la Boverie. Salon d’art moderne et contemporain 1948.
1950
1951
(24/02-08/03) Liège, Apiaw. Le groupe "Rythme et Couleur".
( / - / ) La Louvière, La Maison des Loisirs. Rets Jean.
(30/09- /09) Paris / FR, . Salon d’Automne (05e).
(01/12-30/12) Salon de la Paix, préludant à l’inauguration du MUSEE DE L’ART WALLON.
1952
(02/03-14/03) Verviers, Musée. Rets Jean.
(29/03-10/04) Liège, Apiaw. Le groupe "Rythme et Couleur".
1953
(07/03-19/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(23/11-03/12) ) La Louvière, Maison des Loisirs. Rets Jean.
( / /-23/01) Bruxelles, Galerie Ex-Libris. Rets Jean.
MEMBRE DU GROUPE ART ABSTRAIT
1954
(30/01-12/02) Bruxelles, Galerie Ex-Libris. Présentation du second cahier du groupe Art Abstrait.
(13/03-25/03) Liège, Apiaw. [Sans titre]
(08/07-08/08) Paris, Musée d'Art moderne de la Ville. Salon des Réalités Nouvelles (09e)
(02/07-07/08) Bruxelles, Galerie Saint Laurent. GROUPE ART ABSTRAIT.
(08/07-08/08) Paris, Musée d'Art moderne de la Ville. Salon des Réalités Nouvelles (09e)
(oct.-nov.) Milano / IT, Palazzo della Permanente: Pittura belga contemporanea.
1955
(03/12-14/02) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. GROUPE ART ABSTRAIT.
1956
EXÉCUTE UNE SÉRIE DE RELIEFS.
(18/02-01/03) Liège, Apiaw. Bury Pol, Rets Jean.
(08/04-30/04) Aachen / DE, Suermondt Museum. GROUPE ART ABSTRAIT.
(28/04-27/05) Liège, Musée des Beaux-Arts. Dix ans d’Apiaw.
MEMBRE DU GROUPE FORMES animé par Jean Séaux et Maurits Bilcke.
(26/05-03/06) Morlanwelz, Cercle éducatif Jean Jaurès. Peintres du groupe FORMES.
(14/07-10/08) Ostende, Musée communal. Peinture liégeoise d'aujourd'hui.
(11/08-15/09) Mulheim- Ruhr / DE, Städtische Museum. GROUPE Belge ART ABSTRAIT.
(29/09-12/10) Milano / IT. Galleria del Fiore. Cinq peintres du GROUPE ART ABSTRAIT.
1957
(23/02-07/03) Liège, Apiaw. Bury Pol, reliefs et mobiles ; Rets Jean, huiles et reliefs.
(avril ) Charleroi, Le Rouge et Le Noir. [Sans titre]
(09/05-12/06) Paris / FR, Galerie Creuze (à la Salle Balzac). 50 ans d'art abstrait.
(08/06-01/07) Knokke, Casino. Esthétique d'aujourd'hui.
(14/06-27/06) Anvers. Galerie Accent. Groupe Formes.
( / - / ) Bonn / DE, . Nouvelle Ecole de Paris.
1958
Vitrail pour l'ancienne gare des Guillemins dans l’un des couloirs sous-voies.
Jean Rets : un relief en béton à la plaine de Droixhe.
Composition, sur la façade de la Résidence César Franck (architecte Jean Poskin), quai de Rome, à Liège.
(18/01-16/02) Düsseldorf / DE, Galerie Hella Nebelüng. GROUPE ART ABSTRAIT.
(07/03-06/04) Bruxelles, Galerie Europe. Art Actuel, Peintres belges contemporains. Salon (01e).
(21/04-19/10) Heysel, Exposition internationale et universelle. L’Art belge contemporain (Palais VII)
1959
Jean Rets : Etude de mise en couleurs pour la nouvelle aciérie Thomas-Cockerill (Architecte : Georges Dedoyard)
(28/02-12/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(03/10-31/10) Liège, Musée de Beaux-Arts Salon 59
1960
MEMBRE DU GROUPE ART CONSTRUIT.
(30/01-28/02) Bruxelles/Ixelles, Musée; (02/04- / ) Liège, Musée d'Art wallon (A.P.I.A.W.); ( /06- / ) Brugge, Groeninge Museum/Raaklijn. Art Construit.
(05/03-03/04) Malines, Centre culturel. Kunstbezit in ieders bereik / L'œuvre d'art à la portée de tous.
(02/06-16/06/1960) Liège, Foire internationale des Mines, de la Métallurgie, de la Mécanique et de l’Electricité / MMME. Art d’aujourd’hui.
(13/08-04/09) Maastricht / NL, Dominicanerkerk. Jeune peinture liégeoise.
(06/09-22/09) Bruxelles, Galerie La Madeleine. Peintres et sculpteurs abstraits.
(24/09-30/10) Gand, . 50e nationaal salon voor Schone Kunsten / 50e salon national des Beaux-Arts.
(15/10-25/12) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Gloires des Communes belges.
(17/12-05/01) Liège, APIAW. Exposition d’ensemble de membres de l’Apiaw.
1961
PRÉSIDENT DE LA SECTION LIÉGEOISE DE LA COMMISSION DES BEAUX-ARTS DE L’APIAW.
(18/02-03/03) Bruxelles, Cabinet d’Art Luxus. Rets Jean.
(11/03-23/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(29/09-12/10) Bruxelles, Les Contemporains. [Sans titre]
(04/11-30/11) Anvers, Hessenhuis. G. 58. 4ème exposition du groupe
1962
( / - / /1962) Paris / FR, Musée d’Art moderne de la ville. Salon des Réalités Nouvelles.
(12/05-17/06) Liège, Musée de l’Art Wallon. Salon de Mai.
(02/09-16/09) Dinant, Musée communal. La province de Namur invite les artistes liégeois de l’Apiaw.
(15/10-25/10) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(19/11-15/12) Wien / AT, Museum des 20. Jahrunderts. Belgische Malerei seit 1900.
1963
(janvier) Verviers, Musée des Beaux-Arts. Rets Jean.
( / - / ) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Rets Jean.
( / - / /) Luxembourg / LU, . Expositioninternationale d’Art contemporain.
( / - / ) Maastricht / NL, Bonnefanten Museum. [Sans titre]
( / - / ) Stavanger / NO, . Belgisk Samtidskunst (Art belge contemporain).
(16/11-08/12) Liège, Musée de l’Art Wallon. Art sans frontière.
(13/12/1963-15/01) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Première exposition décennale.
(14/12/1963-02/01) Bruxelles, Galerie La Proue. Art Abstrait ’63.
1964
(04/01-19/01) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Œuvres d’art acquises par l’Etat en 1963.
(17/01-18/03) Liège, Crédit communal. 25 peintres d'aujourd'hui.
(14/12-19/01) Anvers, Hessenhuis. De abstracte schilderkunst in Vlaanderen
1964
(08/02-08/03) Liège, Musée des Beaux-Arts; ( / - / ) Charleroi; Palais des Beaux-Arts; ( / - / ) Gand, Sint Pieters abdij; ( / - / ) Nice, Musée des Ponchettes; ( / - / ) Lyon, Musée des Beaux-Arts:.
(28/03-08/04) Bruxelles, Galerie de la Madeleine: Hommage à Jean Séaux, critique d'art 1921-1962. Maurits Bilcke, Jo Delahaut et J. Derweduwen présentent: Art abstrait construit/Gekonstrueerde abstracte kunst.
( / - / ) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Rets Jean.
(27/03-08/04) Bruxelles, Galerie de La Madeleine. Hommage à Jean Séaux, critique d'art, 1921-1962, Maurits Bilcke, Jean Dypréau et J. Derweduwen présentent Art Abstrait Construit / Gekonstueerde abstrakte kunst.
(11/04-10/05) Liège, Musée d’Art wallon. 125e anniversaire de l'Académie royale des Beaux-Arts.
(juin – août) Avionpuits, Centre culturel et artistique. De Picasso à Mathieu. L’art du collectionneur. (75 œuvres de la collection Graindorge).
(27/06-31/08) Stavelot, Musée de l'ancienne abbaye. L'aquarelle et la gouache depuis Rik Wouters.
(05/09-18/10) Anvers, Hessenhuis. Art d'aujourd'hui en Belgique / Kunst van Heden in België.
(26/09-25/10) Liège, Musée des Beaux-Arts. Salon 1964.
1965
S’INTÉRESSE À L’ESTHÉTIQUE DE L’OP ART
(07/03-18/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(22/05-07/06) Spa, Casino / Salon gris. Helleweegen Willy, Rets Jean.
(02/09-16/09) Dinant, Musée communal. Artistes liégeois de l’Apiaw.
(29/10-28/11). Copenhague / DK, Musée Louisiana : Collection Graindorge,
(06/11-18/11) Mons, Salle Saint-Georges. 7 artistes de l'Apiaw.
(26/11-02/01) Liège, Musée des Beaux-Arts. 20 ans d'Apiaw.
'11/12-26/12) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Œuvres d’art acquises par l’Etat en 1965.
( / - / ) Luxembourg / LU, Musée des Beaux-Arts. Collections privées d’art contemporain.
( / - / ) Rio de Janeiro / BR, . A pinture belga contemporanea. 40 anos de arte belga.
( / - / ) Tokyo / JP, . Biennale.
1966
( / - / ) Bruxelles, Galerie Le Zodiaque. Rets Jean.
( / - / ) Bruges, Galerie Korrekelder. Rets Jean, Willequet André.
(janv.) Bruxelles, Galerie Montjoie. Hommage à Vantongerloo.
(26/03-05/04) Utrecht / NL, Centraal Museum. Belgische Schilderkunst van 1890 tot heden.
(07/10-30/10) Paris / FR, Musée d'Art moderne de la Ville. Salon des Réalités Nouvelles (21e).
1967
(16/10-27/10) Liège, Assurances générales / A. G. Exposition des arts plastiques.
1967-1968
( / /- / ) Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts. Acquisitions 1961-1966, 2e exposition.
EXÉCUTE UNE SÉRIE DE SCULPTURES-LUMIÈRES
1968
( / - / ) Bruxelles, Théâtre National. Aquarelles et gouaches.
(08/02-02/03) Mons, Hôtel de Ville / Salle Saint-Georges. Introduction à la peinture moderne en Belgique.
( / -06/03) Bruxelles, Galerie Le Zodiaque. Rets Jean.
(16/03-27/03) Liège, Apiaw. Rets Jean.
(13/07-11/08) Spa, Pouhon Pierre-le-Grand Artistes liégeois contemporains [* = abstraits]
1969
(14/02-16/03) Tournai, Cercle artistique. Art construit en Belgique.
(16/05-15/06) Liège, Musée de l’Art Wallon. Salon des artistes liégeois.
(02/10-13/10/1969) Bruxelles, Galeries Louise / Salle Arlequin. Foire d'art actuel (02e).
( / - / /1969) Mons, Hôtel de Ville. Introduction à la peinture moderne en Belgique.
1969-70.
( / - / ) Mons, Musée des Beaux-Arts. Cinquante ans de peinture en Wallonie et à Bruxelles.
1970
( / - / ) Namur, Galerie d’Art du Crédit Communal de Belgique. Rets Jean.
(13/01) Anvers, Galerie Campo. Belgische Kunst voor Vietnamese kinderen.
(10/05-24/05) Tervuren, Heilig Hartcollege. Privé-kunstbezit te Tervueren (02e)
(19/09-18/10/1970) Mons, Musée des Beaux-Arts. Hommage à Fernand Léger - artistes belges d'aujourd'hui.
1971
( / - / ) Bruxelles, Galerie Le Zodiaque. Rets Jean.
(mars-avril) Liège, Chiroux. 50 ans de peinture liégeoise 1920-1970.
(14/07-18/09) Liège, Maison de la Culture Les Chiroux. Abstraits wallons.
1971-1972 S’ADONNE AU COLLAGE
1972
(29/02-19/03/1972) Bruxelles (Saint-Gilles), Parvis. Œuvres acquises par le ministère de la culture française en 1971
(17/03-13/04) Liège, Musée des Beaux-Arts. Rets Jean. Rétrospective.
(11/08-17/09) Bruges, Stadshalle. Beurs voor hedendaagse kunst. Foire d’art actuel (03e)
(15/10-05/11) Esch-sur-Alzette / LU., Théâtre municipal. Trente-cinq peintres contemporains liégeois.
( / - / ) Alost, Galerie Pieter Coecke. Rets Jean.
1973
( / - / ) Verviers, Galerie Primaver. Rets Jean.
(17/03-15/04) Charleroi, Palais des Beaux-Arts. Biennale de la critique. 1970-71, 1971-72.
( / - / ) Paris / FR, . Salon des Réalités Nouvelles.
1974
(mars) Liège, Société royale des Beaux-Arts. Rets Jean.
( / - / ) Verviers, Galerie Primaver. [Sans titre]
1975
(24/04-13/05) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
(mars) Seraing, Val Saint-Lambert. Peintres liégeois aux Cristalleries du Val Saint-Lambert.
(12/07-31/08) Aubel (Charneux), Abbaye de Val Dieu 35 artistes de la Province de Liège.
(novembre) Charleroi, Galerie La Sarbacane. Helleweegen Willy, Rets Jean.
1976
MOSAÏQUE POUR LA STATION ARTS-LOI (MÉTRO DE BRUXELLES) : « ORTEM »
(octobre) Liège, Galerie Vega. Rets Jean.
( / - / )Verviers, Galerie Primaver. Rets Jean.
( / - / ) Anvers, Galerie Jeanne Buytaert. Rets Jean.
1977
(15/01-20/02) Charleroi, Palais des Beaux-Arts. Le Groupe Art Abstrait 1952-56.
(février) Liège, Affaires culturelles de la Province. L’Hiver vu par les Peintres.
(10/02-07/03) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
(03/05-22/05) Liège, Société Royale des Beaux-Arts. Groupe Art Abstrait.
1978
( / - / ) Liège, Galerie Aturiale. Rets Jean.
( / - / ) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
( / - / ) Lasne, International Art Gallery. Rets Jean.
(03/03-16/04) Lasne, International Art Gallery. Abstraction II.
( / -14/03/1978) Bruxelles, Galerie Armorial. Synthèses V. Quelques peintres du Groupe Art Abstrait (1952-1956).
1979
( / - / ) Herstal, Galerie Mathys. Rets Jean.
(11/05-17/06) Bruxelles, Palais des Beaux‑Arts. Œuvres d'art acquises par le Ministère de la Culture. (Communauté française), 1976/77/78.
(22/06-26/08) Gand, Centrum voor Kunst- en Cultuur Sint-Pieters Abdij. De Jaren ’60. Kunst in Belgïe.
(06/11-02/12) Lasne, International Art Gallery. Le Relief en Belgique après 1950.
(09/11-18/12) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
( / - / ) Verviers, Galerie Primaver. Rets Jean.
(17/11-16/12) Verviers, Musée des B.A. Reflets de la Peinture en Belgique 1950-1970.
1979-1980
(21/12/1979-15/01) Bruxelles, Galerie Armorial. 10e anniversaire de la galerie.
1980
(19/03-08/04) Liège, Galerie Aturiale. Rets Jean.
(23/04-10/05/1980) Liège, Winterthur. 10 artistes liégeois.
(03/07-31/08/1980) Liège, Musée d'Art moderne. Peinture contemporaine dans les collections privées liégeoises (35 ans d'Apiaw)
1980-1981
(26/09-04/01) Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts. 150 ans d'art belge dans les collections des M.R.B.A.
( / -25/11) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean.
(05/11-18/11) Liège, les Chiroux. IV. Les prolongements de l'abstraction.
1981
( / - / ) Verviers, Galerie Primaver. Rets Jean.
(déc. ) Liège, Intercom (quai Godfroid Kurth 100). Au fil de l’eau.
1982
( / -28/03) Lasne, Internationl Art Gallery. Rets Jean.
(06/06-04/07) Lasne, Internationl Art Gallery. Abstraction à Lasne.
(18/06-19/06) Liège, Université – Service psychiatrique. Art plastique liégeois contemporain.
(24/09-03/10) Liège, Musée d’Art Moderne. Biennale d'Art moderne de Liège I
(01/10-19/10) Bruxelles, Galerie Armorial. Ligne et support – Noir et blanc.
(14/10-21/11) Louvain-la-Neuve ; Musée. Exposition inaugurale de la Fondation Serge Goyens de Heusch pour l'art belge contemporain.
(novembre) Liège, Galerie Aturiale. Rets Jean.
( / - / ) , . Symposium francophone international de l’AMDP [cat. Vivegnis].
* e. a. Rets Jean.
1983
( / - / /1983) Bruxelles, Galerie Armorial. Rets Jean
( / - / /1983) Anvers, Galerie Vecu. Rets Jean.
(18/06-28/08) Tournai, Musée des Beaux-Arts / Halle aux Draps. Peinture belge depuis 45.
(23/09-29/10) Woluwé-Saint-Lambert, Médiatine. L'abstraction en Belgique 1920-1930 et 1945-1960. Œuvres de la Fondation Serge Goyens de Heusch pour l'Art Belge Contemporain.
1983-1984
(03/10-13/01) Charleroi, 10 quai de Brabant. Aspects de l'art belge actuel.
1984
(05/03-29/03) Bruxelles, ULB / Salle Allende. Exposition de peintres et sculpteurs belges contemporains (03e).
(14/06-02/09) Paris, Centre Wallonie-Bruxelles. Un Musée, des chefs d'œuvre, Le Musée d'Art moderne de Liège, période 1950-1984.
(28/07-19/08/ 1984) Centre d’art contemporain du Luxembourg belge (Florenville, Ecole communale). Quelques artistes de la Province de Liège.
(11/10- / /1984) Woluwé-Saint-Lambert Médiatine. Art et Entreprises.
(nov.) Lasne, International Art Gallery. Guilmot Jacques, Rets Jean.
(10/12- / ) Ostende, Stedelijk Museum. [Sans titre]
1985
(06/03-07/03) Liège, Galerie Aturiale. Rets Jean.
(08/03-19/03) Bruxelles, ULB / Salle Allende. Peintres et sculpteurs belges.
(22/03-31/03) Liège, Halles des Foires. Foire des antiquaires de la Province de Liège.
(18/11-12/01) Charleroi, Musée des Beaux-Arts. Autour de la collection des ACEC.
(02/12-02/01) Bruxelles, Galerie Horizons. Les toiles de Noël.
1986
(05/03-29/03) Bruxelles, ULB / Salle Allende. Peintres et sculpteurs belges.
(06/03-05/04/1986) Hasselt, Galerie Tamara. Abstrakte Kunst in Belgïe – 55 Kunstenaars in confrontatie voor / na 1945. Stichting voor Hedendaagse Belgische Kunst-Serge Goyens de Heusch.
(18/10-16/11) Flémalle, Centre d'Art Wallon Contemporain - CWAC / La Châtaigneraie. Commémoration du Groupe Art Abstrait 1952-56.
1987
ELU MEMBRE CORRESPONDANT DE LA CLASSE DES BEAUX-ARTS DE L’ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE. IL DEVIENT MEMBRE EN 1993.
(04/03-28/03) Bruxelles, ULB / Salle Allende. Exposition de peintres et de sculpteurs belges contemporains de moins de 40 ans (06e)
(10/04-10/05) Mons, Musée des Beaux-Arts. Art abstrait en Belgique. Œuvres de la Fondation pour l’Art belge contemporain.
(05/04-17/05) Stavelot, Le Triangle Bleu. Rets Jean.
1988
(04/02-24/02) Paris / FR, Galerie Callu-Mérite. Abstraits belges n° 1.
( / -19/06) Gand, Magnus Fine Arts. Abstraction 1948-1958
(18/06-04/09) (au Centre wallon d'Art contemporain de Flémalle). Fondation pour l'Art belge contemporain.
(24/11-28/11) Liège, Palais des Congrès et (25/11-23/12) Liège, Maison des Artistes : Abstraction '50. 1e volet
1989
(11/03-16/04) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain / CWAC, La Châtaigneraie. Abstraction 50, 2e volet
(11/11-10/12) Flémalle, Cwac. Carte blanche à Jacques Parisse, 25 ans de critique d'Art.
1990
(30/03-02/04) Courtrai, . Foire internationale d’Art et d’Antiquités.
( / -27/05) Bruxelles, Galerie Brigitte Geerinckx. Art belge, 1940-70, abstraction, figuration.
( / -27/05) Lasne, International Art Gallery. Cabinet particulier. Abstraction 1945-1990.
(12/06-26/08/1990) Paris, Grande Arche de la Défense. Cent ans d'art belge. La collection du Crédit communal de Belgique
(21/06-22/07) Gand, Michel Rooryck Gallery. Œuvres figuratives et abstraites du 20e siècle.
( / - / ) Stavelot, Le Triangle Bleu. Hommage à André Marchal
( / - / ) Aachen / DE, Museen der Stadt. Delahaut Jo, Rets Jean.
( / -04/11) Spa, Art Gallery (Paul Piront. Rets Jean.
1991
(23/04-18/05) Knokke-Heist, Cultureel Centrum Scharpoord. André Garitte Foundation. Abstraktie,
(01/07-11/08) Lasne, International Art Gallery. Exposition tournante d’été.
(09/08-08/09) Liège, Galerie Cyan. Mouvance construite.
1992
( / - / ) Seraing, Galerie ABC. Rets Jean
(26/04-31/05) Beerse, Musée Jan Vaerten. La Jeune Peinture Belge 1945-1948.
(25/09-22/11) Bruxelles, Crédit communal (Passage 44). La Jeune Peinture belge 1945-48.
(01/10-17/10) Bruxelles, Fondation pour l’art belge contemporain. Pigeon Jean. Itinéraire d’un critique.
(16/10-10/11) Bruxelles, Hôtel de Ville. (Salles ogivale et de la milice). Fondation André Garitte. Artistes abstraits des années ’50.
1993
DEVIENT MEMBRE DE LA CLASSE DES BEAUX-ARTS DE L’ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE.
(22/04-13/05) Anvers, Campo & Campo. Six abstraits belges de la « André Garitte Foundation »
(17/09-24/11) Mons, Musée des Beaux-Arts. Collection de la Province de Hainaut, 1913-1993.
1994
(12/02-20/02) Hamme, Gemeenschaponderwijs. Kunstsalon (10e). Belgische abstracten rond de jaren 50. Een keuze.
1995
(17/06-23/07) Herentals, Kunstkamer. Zomersalon ’95.
1996
(02/05-07/07) Bruxelles, Galerie Dexia (ex-Crédit Communal) / Passage 44. La peinture abstraite en Belgique 1920-1970.
1996-1997
(27/11-31/01) Liège, Espace BBL. 125 ans d'art liégeois - peinture, sculpture, gravure en province de Liège / 1870-1995.
1997
(03/10-15/11/1997) Liège, Générale de Banque. Talents d’hier et d’aujourd’hui.
1998
(21/06/1998) DÉCÈS DE L’ARTISTE.
Post-mortem.
1999
( / - / ) Schilde. Albert Van Dijk Museum. La Jeune Peinture Belge, 1945-1948.
1999-2000
(22/12-05/02) Bruxelles. Fondation pour l’art belge contemporain. Florilegium 1. Œuvres du patrimoine de la fondation.
* e. a. Baugniet Marcel-Louis, Rets Jean
2000
(17/09-15/10) Merendree, Lucas de Bruycker Fine Arts. Pure Abstractie. Constructieve Schilderijen.
(22/09-22/10) Herentals, The Kunstkamer. Jeune Peinture belge.
2001
(19/01-04/03) La Louvière, Musée Ianchelevici. Art construit belge (d'hier à demain).
2001-2002
(05/10-27/01) Mons, Musée des Beaux-Arts / Machine à eau / Salle Saint-Georges : Art/W20. Un 20e siècle d'art en Wallonie. (Peinture, sculpture, gravure, photographie). CATALOGUE / LIVRE.
2003
15/06) Bruxelles, Centre culturel de la Communauté française – Le Botanique. Art abstrait en Wallonie et à Bruxelles de 1900 à nos jours.
2004
(06/05-20/06/2004) La Louvière, Musée Ianchelevici. Sculpture construite belge. Géométries variables : plans, reliefs, volumes, mouvements, formes, matières, lumières.
2005
(26/02-10/04) Verviers, Musée des Beaux-Arts : Rets Jean, 1910-1998. Hommage.
2008
(09/05-29/06/2008) Liège, Salle Saint-Georges. Picon José. Un demi-siècle d’abstraction depuis l’exposition "L’Art d’aujourd’hui" avec Boel, Bury, Leblanc, Leonard, Peire, Renotte, Rets et Silvin.
2010(20/11-07/02/2010) Liège, Musée d’Art Moderne. Fernand Graindorge (1903-1985), Collectionneur et mécène. Donation à la Communauté française de Belgique.
2012-2013
(11/10-20/01) Ixelles, Musée Communal. Art belge. Un siècle moderne. Collection Caroline & Maurice Verbaet.
2014
(22/03-13/07/2014) Mons, BAM. Abstractions géométriques belges de 1945 à nos jours.
2015
(10/01-08/02/2015) Namur, Maison de la Culture (Hall & Etage) Peinture partagée. Une collection d’art abstrait wallon.
(15/03-23/05) La Panne, Cultuurhuis De Scharbiellie, (Kasteelstraat 34), Traces D’artistes & Courants d’art II. Retrospectieve van de Belgische Kunst van 1950 tot nu
(19/09-20/12) Anvers, Maurice Verbaet Art Center. Belgische Kunst / Art Belge / Belgian Art, 1945-1975.
2016-2017
(18/09-15/01) Saint-Rémy de Provence, Menton, Pontoise. 2 expositions et 3 étapes : Collection Caroline & Maurice Verbaet.
2018
(04/05-19/05) Aywaille, Espace 17bis. Autour du Groupe Art Abstrait 1952-56.
2002
(23/04-05/06) Ittre, Musée Marthe Donas. Rets Jean. Un constructeur inattendu
(10/09-08/10) Aywaille, Galerie Espace 17bis. Rets Jean. Poésie de l’abstrait.
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Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts.
- Coda, 1965. Acquis à la galerie Le Zodiaque en 1966.
Musée des Beaux-Arts de Liège :
- Anik, 1956 Contreplaqué peint avec reliefs métalliques appliqués 89 x 70cm
Beaux-Arts.BA.WAL.05a.1956.2585 S’Tzo, 1975
- Bakoon, 1962 Peinture à l’huile sur toile , 90 x 80 cm.
Beaux-Arts.BA.WAL.05b.1969.2765
- Reliefs en bois peints collés sur contreplaqué 90 x 82cm
Beaux-Arts.BA.WAL.05a.1977.2769
Musée de Verviers
Ostende, MuZee
- Abigale, 1955
- Kubaa, 1955
Jette, Musée René Magritte
- Ugolin, 1958
Musée de Reims
Musée de Wurtzburg
Collection Léon Koenig
- Formes sur fond vert, 1952, h. t.
Collection Fondation Roi Baudouin. Fonds Thomas Neyrynck,
- Sans titre, 1976 (ca) Relief sur panneau, 125 x 63 cm (en dépôt au BAM à Mons)
Collection. Région Bruxelles Capitale
- Ortem, 1976. Projet pour la Station de Métro Arts-Loi, huile sur bois, 40 x 55.
Collection . Belfius Banque
- Antagone, 1957, h. t., 125 x 95
Collection Fondation André Garitte.
- Ugoli, 1959, h. t., 80,5 x 120,5.
- Projet pour un relief mural pour le métro (non réalisé), 1975, acrylique sur bois, 12 x 51 cm
Aucun manifeste n est renseigne pour cet artiste.
- Jean Rets. « Propos recueilli par L.L. Sosset » in Les Beaux-Arts, Brux., déc. 1955.
Adapter, proportionner la forme au timbre de la couleur et, à cette fin, ne rien concéder à l'imprévu, au hasard, aux jeux sensuels de la pâte, voilà en bref ce qui guide mes aspirations.
Cependant, la peinture de chevalet est-elle vraiment compatible avec l’abstraction ? Le mur n`est-il pas son vrai support et l'architecture son débouché le plus adéquat ? Les peintures, les reliefs, les vitraux que j'ai eu l'occasion d'incorporer à quelques édifices me donnent à penser que là est la voie d'expansion, sinon d'épanouissement de l'art abstrait.
- Léon. Koenig, La peinture au pays de Liège, Liège, 1951, APPENDICE, p. 130.
Encouragés dans leurs recherches les plus libres et les plus radicales, maintenus dans un large courant d’émulation et de travail, les jeunes peintres d’après-guerre ont apporté à la vie liégeoise une contribution importante dont on augurera le plus grand bien. Après quatre années d’efforts, ils ont su mettre un terme à l’individualisme bien connu des wallons, cet individualisme qui cesse d’être une qualité quand il passe à l’outrance et nous les retrouvons aujourd’hui en des groupes décidés par une tendance commune ou une réciproque sympathie. J’en noterai la composition pour l’avenir et je les citerai par ordre d »antériorité de création.
Le groupe « Réalité » réunit Pol Bury – un ami louviérois -, Georges Collignon, Maurice Léonard, Léopold Plomteux et Silvin « Bronkart », « Réalité poétique » se compose de Paul Daxhelet, Paul Henrard, Mathieu Kratz, Pol-François Mathieu, Pol Nollet, Robert Thisens et André Wathieu. « Dix Pointes et Brosses » groupe surtout des ainés et l’on y trouvera, à côté d’artistes chevronnés comme Georges Comhaire, Jean Donnay, Marceau et Flory Gillart, Albert Lemaître et Edgar Scauflaire, Robert Liard et les jeunes Jean Debaticce et José Delhaye, Joseph Zabeau complète le groupe. « Rythme et Couleur » nous rappellera également des noms que nous avons rencontrés quasi tous au hasard des pages précédentes : Paul Cocagne, Milo Martinet, René Hauben, Gustave Paredis, Marcel Dumont, Jean Rets et Frédéric Braconier qui sont totalement neufs tandis que « Origines », au contraire, nous en propose : ce sont Paul Franck, Lena Karji, Antoine Plomteux et A.-M. Rener.
Quelques artistes, enfin n’ont rejoint aucun des noyaux précités et travaillent en « indépendants », je cite Jean Julémont, Valère Saive, Suzanne Fagard, Georges Pinet, Pierre J. Michel, Raymonde Dumoulin, Meuris, Suz. Bouillenne, Eva Herbiet.
« Réalité » et « Origine » sacrifient à l’art non-figuratif. Les peintres de « Réalité poétique » gardent leur confiance en une nature qu’ils « s’efforcent de transposer le plus efficacement posible alors que ceux de « Rythme et Couleur » abordent plus librement le problème esthétique et restent fidèles au mot d’ordre : peinture d’abord ! « Dix peintres et Brosses » est plus éclectique encore. On y rencontre de l’impressionnisme, du no-cubisme, de l’expressionnisme comme d’autres tendances moins caractérisées.
On voudra bien que je cite encore le groupe des sculpteurs de l’Apiaw (composé de Marcle Caron, Marceau Gillard, Guillaume Gueury, Freddy Wybeaux, Armand Silvestre et Ernest Stroobants ainsi que le groupe des graveurs (Constant Caron, Georges Comhaire, Jean Donnay, Eva Herbiet, Armand Lambrechts, Joseph Delfosse, Jean Eubelen, Louis Moyano, Robert Nibès, Georges Thomas et Emile Hougardy)
Après quoi, je terminerai en donnant une appréciation sur quelques-uns des peintres dont il vient d’être question.
(…)
Jean Rets est bien le prototype de l’artisan liégeois raffiné, consciencieux et savant et qui ne touche rien qui ne soit d’une perfection de main très rare. Il est le peintre né qui va aux harmonies subtiles, aux ligne gracieuses, aux beautés de l’ordre et il ne faut pas s’étonner de le voir aujourd’hui s’essayer aux joies multiples de l’art non-figuratif.
- Paul Haesaerts, Histoire de la peinture moderne en Flandre, Bruxelles, 1959, p. 231.
Les anciens de la « Jeune peinture belge » se mêlent à de nouveaux venus pour créer ensemble le vaste mouvement non-figuratif qui bientôt envahit la peinture flamande comme elle envahit la peinture de tous les pays du monde. En Flandre, comme ailleurs, deux tendances principales s’y affrontent, l’une illustré par un Bertrand [Wonck, province de Liège], un Delahaut [Liège], un Rets [Liège], cérébrale, linéaire, toute en agencements rigoureux, en calculs froids et précis, l’autre, illustrée par un Mortier [Bruxelles], un Burssens [Gand], un Vandercam [Copenhague], instinctive, fougueuse, toute en jaillissements, de chaude et généreuse effusion.
Le contraste est de toujours et de partout.
- Léon Koenig, Essai d’introduction à l’art abstrait, Liège, 1960 in catalogue Art d'aujourd'hui. Liège, Foire internationale des Mines, de la Métallurgie, de la Mécanique et de l’Electricité / MMME (02/06-19/06/1960).
(…) Définition.
« Etiquette que 1'on accroche à une multitude d'œuvres de significations très variées, et seulement pour les nécessités du langage » (Brion).
On ergoterait évidemment à perte de vue. « Je trouve qu'un tableau ou une sculpture qui n’ont pas eu d'objet pour modèle sont tout aussi concrets ou sensuels qu’une feuille ou une pierre », a noté Jean Arp ; et Van Doesburg, de son côté : « Notre peinture est une peinture concrète parce que nous avons dépassé la période des recherches et des expériences spéculatives. »
Puisque le langage est une convention, acceptons l’étiquette « art abstrait » pour toute œuvre ou l'artiste inclut des formes géométrisées ou des formes inventées ou réinventées à partir d'une impression reçue du visible. « Conception de la plastique qui n’invoque ni dans ses fins ni dans ses moyens, les apparences du monde visible », a écrit Leon Degand.
Le milieu.
Il n’est ni dans notre propos, ni dans nos moyens d'étudier le « système d’interactions du monde vivant dans lequel l’artiste vit ». Si le déterminisme de Taine est juge insuffisant aujourd'hui, il entre sans conteste dans le système, dans l’enchainement des causes, et il serait vain de vouloir l’en exclure
Comment ainsi ignorer que l’architecture du béton, du fer et du verre a permis un style nouveau, le seul véritablement original en Occident depuis les Gothiques ? Ce point mériterait d'être longuement développe mais qui n'a pas encore été frappe par l'évidence de la « cite nouvelle » où architectes et urbanistes rivalisent d’audace et de talent ? Tous les styles qui se sont succède depuis la Renaissance n’échappèrent pas plus qu’elle aux réminiscences classiques (M. Seuphor in L’art abstrait, ses origines, ses premiers maîtres. Paris, Maeght, 1950, p. 92 : « La révolution, des arts au XXe siècle ouvre une voie nouvelle qui, pour la première fois depuis 2.000 ans, n’est plus dans la tradition gréco-latino-égyptienne ») qu’il suffise de le remémorer pour signifier l’importance suggestive du décor actuel sur les artistes et sur nous tous.
Est-il meilleur, est-il pire ? Nous ne disposons pas du recul nécessaire pour en juger et les notions morales se situent sur un plan diffèrent que celui où nous placent les faits que nous enregistrons. Il sera, aussi bien, ce que les hommes voudront ou pourront en faire. « Le monde ou nous vivons est devenu... dangereusement clair et confortable. Le monde visible où nous avons notre vie quotidienne, le monde de 1'action où nous avons nos buts et nos moyens, s’i1 n'a pas encore l’aspect extérieur d'une clinique ou d'un laboratoire, est cependant en train de devenir aussi distinct dans sa structure, que les réponses des cerveaux électroniques, organes de ce nouvel art de penser qu’on appelle la cybernétique. Notre entourage est devenu fonctionnel et mécanique » (Maldiney, op cit. p. 340)
Ajoutons : fort abstrait. Les contempteurs du modernisme ne se privent pas de se moquer du progrès, « une civilisation de robinets », disent-ils. Il est de fait que nous ne communiquons plus qu’abstraitement avec les éléments quotidiens de notre vie ; l'eau, le feu, la lumière sont évidemment domestiques. La voix humaine, elle-même, nous parvient par des détours abstraits et abstraite est devenue, au travers des vitres de notre voiture, notre vision de toutes choses.
Ceci nous amène à parler de la vitesse. Notre monde, « traverse de vitesses », modifie les formes sous nos yeux, les superpose, les mélange, intègre l’espace au temps. « Aujourd’hui... le temps et l'espace ne sont pas seulement coordonnes sur un même axe (comme à la Renaissance), ils le sont par rapport à un observateur qui, lui-même, par sa position, détermine en partie l’image, et qui n'est plus fixe, mais mobile » (Mumford, op cit., p. 295)
Que l'on observe en auto, roulant à une allure moyenne, la succession de formes sous lesquelles va se présenter une surface carrée dont on se rapproche puis dont on s’éloigne : trapèze, rectangle, carre, rectangle, trapèze, l'un passant dans l’autre, s’interpénétrant, se surajoutant. Si la vitesse augmente, la suggestion opère davantage. Notre expérience du monde s’accomplit à un rythme accéléré et modífie le sentiment des formes qui s'insinue en nous, que nous le sachions ou pas ; nous subissons impérativement. Il en est de même pour le sentiment des couleurs. La sensibilité de l'artiste est directement touchée par ce phénomène nouveau et, lorsqu’il traduira pour nous ses impressions, sans confondre « le mouvement avec une image du mouvement », il se trouvera dans l’obligation de créer de nouveaux rythmes, d’inventer de nouveaux rapports, de suggérer de nouveaux espaces.
On s’avise que la forme et la couleur, qui sont tout un (cf. Cézanne), comme sont tout un le fond et la forme, agissent directement, à leur tour, sur notre sensibilité, par leurs seules vertus essentielles. La psychologie en est encore aux prémices dans ce domaine, mais on sait que le rouge a des effets excitants sur notre affectivité et le vert, des effets calmants, qu’en général tout ton chaud exalte et tout ton froid déprime. On sait que les lignes droites, aiguës ou brisées peuvent évoquer la volonté, la fureur, l'angoisse, tout sentiment violent en principe alors que les courbes tendent à signifier l’exubérance, la joie, la volupté, tout sentiment lénifiant. Les combinaisons infinies de couleurs et de lignes peuvent tout exprimer.
Les dates et les hommes.
On ne le sait pas assez, l’art abstrait a cinquante ans. Le « rayonnisme » de Larionov et Gontcharova se manifesta en 1909 ; Kandinsky écrivit son livre Du spirituel dans l'art en 1910 ; Kupka et Robert Delaunay peignent leurs premières toiles abstraites en 1912 ; le « Suprématisme » de Malévitch date de 1913, le « Constructivisme » de Pevsner de 1914, le « Néo-plastícisme » de Mondrian de 1916. Kandinsky et Paul Klee enseignent au Bauhaus pendant les années 20.
Les premiers maîtres abstraits meurent avant 1945 : Van Doesburg en 1931, Malévitch en 1935, Paul Klee en 1940, Delaunay en 1941, Mondrian et Kandinsky en 1944.
Après la guerre, l’abstraction se répand par vagues dans le monde entier. Des expositions d’art polonais ont révélé l’existence de nombreux « abstraits » intéressants dans cette république populaire. L”U. R. S. S. seule, résiste, officiellement.
Il est curieux de constater qu’avant 1939, la présence dans les salons, d’œuvres abstraites mêlées aux œuvres figuratives, ne soulevait pas de polémiques. Elles étaient aussi bien admises par le public que par tous les peintres et considérées, au même titre que les œuvres figuratives, comme de la « peinture ».
Le scandale, l’incompréhension et les attaques ont coïncidé avec le développement de 1'art abstrait, décidé par les peintres.
Ceux qui acceptent.
Certains artistes acceptent l'ordre du monde créé par la machine et la technique. La plupart, influencés par Mondrian, une partie de l’œuvre de Kandinsky et l’enseignement du Bauhaus, sont appelés « abstraits froids » ou « abstraits géométriques »
« L'art abstrait ajoute... à ses mérites, dit M. Brion, celui d'avoir reconnu la beauté et l’importance plastique de ces constructions mathématiques et il les fait passer ainsi du Palais de la Découverte où 1'on croyait qu’était leur seule place, jusqu’au musée, dans lequel ils méritent de figurer en tant qu'œuvre d’art, capable d'évoquer une précieuse délectation intellectuelle »
Art de constructeur, visant à l’essentiel, à 1°ordre, à la noblesse. Brion ajoute à son propos : « Je dirais volontiers que l’art abstrait me paraît plus capable d’exprimer une haute et profonde spiritualité que ne l’est l’art figuratif, justement parce qu'il ne s'enchaîne pas à la forme représentationnelle et parce qu’il peut évoquer directement, immédiatement, c’est-à-dire sans l’intermédiaire de ces formes, des états affectifs et émotionnels plus « purs » que ceux qui empruntent cette forme représentationnelle. Quoi qu'on en pense d’ordinaire, l’art abstrait va beaucoup plus loin dans l’expression ou, pour mieux dire, dans la suggestion du sentiment, que n’est jamais allé l'art figuratif »
La manière des « abstraits froids » tend au dépouillement. Les formes cherchent leur sens, leur efficacité, plutôt dans les quantités, les emplacements, les distances, dans la mesure, en un mot. L'organisation du tableau est basée sur l’asymétrie qui engendre le dynamisme. On accorde une signification particulière aux vides, aux « silences » Le métier s'écarte souvent du « morceau de peinture », de la touche où se révèle la main. Il s'efface, rejoint l’anonymat, vise à la sensibilité par la perfection, la pureté. Les abstraits « froids » pourraient être les « classiques » d'aujourd’hui.
Quelques noms : Herbin Magnelli, Vasarely, Mortensen, Dewasne. Albers, Marcelle Cahn, Ben Nicholson, Warb, Bury, Rets, Vandenbranden, Léonard, Lewy, Peire, etc., et les sculpteurs Arp, Brancusi, Gonzalez, Calder, Pevsner, Naum Gabo, Lardera, Jacobsen, Gilioli, Beothy, Anthoons, Moeschal, Renotte, Max Bill, Kosice, etc.
Ceux qui n'acceptent pas.
« Toute forme de vie est marquée par l’adaptation ou la révolte ‘Mumford, p. 275) » Beaucoup d’artistes, on s'en doute, n’acceptent pas l’ordre qui leur est imposé par un monde dont j’ai tenté bien schématiquement de dessiner les contours. Comme l” « homme révolté » de Camus, ils disent « non » ! Un « non » plein de dignité qui les oblige à créer eux-mêmes leurs propres valeurs.
Ils s'inscrivent tous à la suite de Kandinsky, qui faisait beaucoup plus de cas de la sensibilité que de l’intellectualisme, et à la suite de Paul Klee qui, dans une sorte d'ascèse, s’identifiait à la nature. ? « J'occupe un point reculé, originel, de la création, à partir duquel je pressens des solutions propres à l’homme, à l'animal, au végétal, au minéral, aux éléments, l’ensemble des forces cycliques », disait-il, ce qui ressortit à un panthéisme éternel. Kuo-Shi, dans un Traité du paysage, daté vers 1050, écrivait déjà : « Seul sera vraiment peintre, celui qui aura su méditer des années, s’identifier à l’objet de son étude et devenir lui-même arbre, torrent, oiseau » (repris de Cl. Roy. La Chine dans un miroir. Lausanne, La Guilde du Livre, p. 69)
Le peintre français Bazaine exprime une idée analogue : « Que le peintre oublie parfois cet œil spécialisé et son déclic, cet œil trop lucide, trop intellectualisé, piège à arbres et à visages, pour se souvenir qu'il voit aussi, et plus loin, avec tout son corps. Qu’il retrouve dans le formulé le mystère et la puissance de l'informulé. »
Voilà le grand mot lâche. L’abstraction non géométrique, ou abstraction « chaude », dont il sera parlé plus loin, a conduit au « tachisme » et à 1” « informel », que les Anglo-Saxons appellent « action-painting ». Il n'est plus question de construire ici, mais de se projeter violemment, totalement, dans son œuvre, en un acte incontrôlé.
« Will Grohmann a raison de dire, rapporte M. Brion, que, à partir du moment où la réalité disparaît en tant que modèle, et ou le peintre n'est plus placé qu’en face de lui-même, « la conception n’est plus la cause mais le résultat ». » Il est vrai que « presque jusqu’au bout de cette genèse, le peintre ignore lui-même ce qui va se former sous ses doigts. Il s'en remet à la logique interne de son activité créatrice, il travaille comme travaille la nature » (Art abstrait, op cit.)_
La sensible délectation de Kandinsky, la délicate alchimie de Paul Klee ont fait place au «cri », à 1' « explosion ». Le jeune critique anversois Marc Callewaert commente avec fougue la position de ses amis peintres qui ont rallié le mouvement : « La nature, écrit-il, écartée durant tout un moment par la plastique « technoïde », fête d'une façon surprenante son retour dans un torrent de forces biologiques et organiques... Ainsi naissent les concrétions fortement émotionnelles d’un temps... où la peur de la mort devient un amour de la vie crispée, brutale, universelle, embrassant tout. Il ne s'agit plus de contemplation ou de délectation, il s'agit d'une participation complète. Il s'agit de l’inexploré, du jamais-vu, dans lequel on reconnaît tout à coup l’éternel et l'unique » (La peinture contemporaine en Belgique. Bruxelles, De Kunst-Meridiaan n°1, 1959, pp. 13-14)
Si le peintre se fait « arbre, pierre, nuage », l'arbre, la pierre, le nuage ne réapparaissent pas dans ses œuvres. « De même que Gaston Bachelard a parlé de l’imagination de l’eau, du feu et de l'air, il s’engendre une imagination nouvelle de la couleur. Elle évoque, elle représente, elle recrée certaines énergies spirituelles de la matière en de larges et oppressantes concrétions et encore : des présences. L'art constitue une activité humaine qui crée de la « présence » sur un morceau réduit de toile ou de papier, dans un ensemble de mots, dans une construction de fer ou d’argile » (ibid. p. 5). « Leur coloris respire le parfum de la terre : le brun foncé de la boue, le bleu de la nuit, le rouge du sang... Leur jeu de lignes représente le remous, l’entassement, la masse débordante. La mesure s’est perdue totalement et le volume coïncide avec l’importance des grumeaux de couleur. C'est un art presque démoniaque, dans le sens goethéen du mot, pétri et mû par des énergies sombres et fortes, mystérieuses et inexplicables tel le principe vital lui-même »
Et ce déchaînement de forces torrentielles dans Part ne manque pas d'une certaine grandeur.
Quelques noms : les peintres Wols, Pollock, Fautrier, Tapies, Riopelle, Sam Francis, Mathieu, Feito, Burri, Vandercam, Marfaing, Guiette, Alechinsky, Leblanc, Picon, Silvestre ; les sculpteurs Consagra, César, Etienne Martin, Gio et Arnaldo Pomodoro, Roel D'Haese, etc.
Pour être complet, je dois signaler aussi qu’un groupe important d'artistes ne se rangent ni dans l’une, ni dans l’autre des catégories qui viennent d'être examinées. Rien n'est plus délicat que les classifications dès qu’i1 s’agit d'œuvres d'art, ou la théorie s’élabore souvent à posteriori. Certains artistes donc s'écartent de la géométrisation, assouplissent les formes et tendent à une expression colorée plus intense. Ils demeurent très soucieux de composer, selon des rythmes précis, et s'éloignent ainsi de 1” « informel », soumis à l'instinct et au hasard. Ce sont les lyriques, les « abstraits chauds ».
Quelques noms : les peintres Poliakoff, Estève, Hartung, Tobey, Manessier, Bazaine, Chastel, Soulages, Bissières, Ubac, Collignon, Bertrand, Van Lint, Anne Bonnet, Schneider, Avray-Wilson, Silvin, Boël, etc.
Je dois enfin mentionner une sorte d’excroissance de la tendance constructiviste. La peinture a quitté le plan et n'est pas pour la cause devenue sculpture. Les « reliefs » de Arp, et les œuvres « Mertz » du dadaïste Kurt Schwitters composées de matières multiples, même les plus communes (cordes, boîtes à conserves, bouts de ferrailles, toiles grossières, etc.), sont à 1'origine de ces objets souvent polychromes. L’Americain Calder, de son côté, a fait planer dans l’espace des « mobiles », curieusement poétiques, réussites conjuguées du calcul méticuleux et de la fantaisie, sortes de plateaux de métal, relies par un système ingénieux de branches du même métal, qui prennent toute leur valeur dès qu’ils se mettent en mouvement.
Les objets cinétiques, de même, doivent leur développement à un autre dadaïste, Marcel Duchamp. Son « ready-made », Roue, exposé en 1917, est le « premier objet d’art cinétique de notre époque » Vasarely a rendu leur impulsion à ces recherches en usant, depuis 1953, de toutes les ressources plastiques et optiques que lui procurent, en oppositions simultanées, le blanc et le noir disposes en formes également contrastées simultanément, recherches qui affirmeront bientôt leur volonté de signifier l’espace par le mouvement en recourant à l’électricité : un moteur discret fait se mouvoir les œuvres, ajoutant à leur suggestion. La multiplication des points de vue fait appel à la collaboration du spectateur.
Les œuvres cinétiques de Marcel Duchamp, Vasarely, Bury, Mari, Rot, Soto, Tinguely, etc. sont d’un vit intérêt.
Pour conclure.
L’art d’aujourd’hui s'adresse à 1'homme d'aujourd’hui.
Ozenfant et Jeanneret ont judicieusement dit : « L'homme complet est sensible et cérébral et son esprit critique prend de plus en plus de place, alors que parallèlement ses sens tendent à se perfectionner. L’Œuvre d’art ne peut plus se contenter de produire des sensations inintellectualisables et pourtant elle ne peut exister en peinture si le cerveau est touché par une autre voie que celle des émotions physiologiques du sens visuel. Or, jusqu'à ces dernières années, la peinture était surtout faite de formes colorées plus ou moins « belles », racontant de petites ou de grandes histoires. Nous avons maintenant besoin de pouvoir enrichir nos sensations du contentement de notre esprit ; nous voulons de la force sensible et de la finesse, mais nous voulons aussi quelque chose de plus qui flatte le meilleur de notre esprit et que touche par ailleurs un Bach, un Bergson, un Einstein.
« L'homme moderne sait qu’il n'est de réalités profondes, que celles qui nous affectent directement ; il se complait aux ingénieux agencements de la science et de l'industrie, mais il a besoin de ces certitudes idéales qu'autrefois la religion donnait; doutant d'elle et des métaphysiques, il est ramené à lui-même, et le monde vrai se passe au-dedans de lui; ces vides angoissants, ce n'est ni 1'action seule, ni les jouissances du corps qui peuvent les remplir, ni même la spéculation pure qui ne donne guère paix aux sens. A l'art de pourvoir à ce besoin, que fera de plus en plus impérieux la vacance que la machine donnera à l’homme... Plus iront les temps machinisés, plus 1'homme aura besoin de ces cordes qui semblent reliées à l'infini. Certes, c’est beaucoup demander à un peu de couleur sur la toile, mais l’art a prouvé qu’il savait parfois accéder à ces hauteurs »
Ces lignes ont été écrites en 1925, à propos surtout du « Cubisme » et du « Purisme ». Elles me semblent mieux s’adapter encore à l’art abstrait.
Que l'on ne me fasse pas dire que tous les artistes abstraits ont tous une conception aussi élevée de leur art et de leur fonction. Il y a autant de fumistes et de gens de mauvaise conscience parmi eux qu'il y en eut en d’autres temps. Je ne veux pas en tenir compte ici. Que l'on ne me fasse pas dire que l’art abstrait est plus ou moins valable que ceux des époques passées. J'ai pour eux la plus vive admiration et une prédilection spéciale pour la sculpture égyptienne, la peinture du XVe siècle et celle du XVIIe siècle hollandais. Que 1'on ne me fasse pas dire que je ne tiens pas compte des artistes figuratifs d’aujourd’hui : ils m’inspirent un profond respect lorsqu’ils s’expriment dans les Voies de l’honnêteté et du talent. Que 1'on ne me fasse pas dire que l’art abstrait est l'art de l'avenir et que plus jamais on ne reviendra à la figuration. Les prophéties ne me tentent pas. Je place l'art abstrait dans la perspective historique et, je le répète, j'enregistre des faits.
L'histoire conditionne les différentes branches du savoir et des lettres de notre temps, dit Jean-Paul Sartre, « nous savons que le plus intime de nos gestes contribue à faire l’histoire, que la plus subjective de nos opinions concourt à fournir cet esprit objectif que l'historien nommera l’esprit public de 1945... Nous vivons dans l’histoire comme les poissons dans l'eau, nous avons une conscience aiguë de notre responsabilité historique » (Sartre, Situations II, pp. 40-41). Accepterons-nous la responsabilité d'ignorer, ou de mépriser, les artistes qui ont souci d’interpréter notre temps, qui œuvrent sous nos yeux, qui voient le monde avec leurs « yeux de chair » et le traduisent pour nos « yeux chair » ?
Nous voudrons au contraire les connaître et les reconnaître. Même si le caractère d’ambigüité de l’œuvre d’art nous met parfois mal à l’aise.
Qu’il y faille consentir à quelques efforts, je ne le sais que trop bien.
J e confesse, quant à moi, l’insuffisance de ces pages. Elles pourront paraître abusivement elliptiques, elles donneront à croire à certains rapprochements arbitraires. Mais elles ne se veulent aussi bien qu'une proposition, une hypothèse. Si, pour une modeste part et dans un cas particulier, j’ai induit quelques-uns à plus de curiosité, et par là à plus de compréhension, je n’en ambitionnerai pas davantage
- Michel Seuphor, Dictionnaire de la peinture abstraite, Paris, 1957.
* Artistes belges : Alechinsky Pierre, Bertrand Gaston, Bogart Bram, Bonnet Anne, Burssens Jan, Bury Pol, Carrey Georges, Closon Henri-Jean, Collignon Georges, Delahaut Jo, Engel-Pak Ernest, Lacasse Joseph, Lewy Kurt, Meerbergen Rudolf, Mendelson Marc, Milo Jean, Orix, Peeters Joseph, Plomteux Léopold, Rets Jean, Saverys Jan, Servranckx Victor, Ubac Raoul, van Lint Louis
RETS Jean (né à Paris). Membre de plusieurs groupes d’art moderne en Belgique. Nombreuses expositions à Liège. Adopte l’abstraction intégrale et expose ses œuvres à la Galerie Ex-Libris, Bruxelles, 1953 Vit à Liège [pas d’ill.]
Michel Seuphor, La peinture abstraite, Paris, 1962.
- in La Peinture Abstraite en Flandre de Michel Seuphor. Ed. Arcade, 1963. P. 62, 224-227.
"Je vais commencer par une imprudence en annexant la Wallonie à la Flandre. Les peintres de Liège le trouveront peu de leur goût, eux qui depuis longtemps se sont annexé la France. Mais c'est un fait, la peinture en Belgique est flamande par définition. Laissons cela en l'état par commodité historique et géographique bien que la peinture ne soit par définition ni belge, ni flamande, ni wallonne mais universelle" (Michel Seuphor, p. 61)
J’ai vu des œuvres de Rets antérieures qui ne doivent rien aux autres, où l’impersonnelle géométrie traduit en rythmes linéaires très sobres une évidente personnalité de peintres (M. Seuphor, p. 62).
- Biographies et commentaires : Maurits Bilcke, Léon-Louis Sosset et Jan Walravens, pp.224-227.
La notice consacrée à Jean Rets est de Maurits Bilcke
Jean Rets fait figure d'exception, en ce sens qu'il demeura fidèle à la composition sévèrement construite qui marqua ses débuts vers 1950 dans l'art abstrait. C'est à juste titre qu'il fut appelé parfois : poète de la construction . En effet malgré l'intelligence, la mesure, l'ordre et l'exécution parfaite qui les caractérisent, ses toiles possèdent une logique aisée, un aspect dégagé, un charme naturel.
Le sentiment et la raison, l'inspiration et le métier marchent ici du même pas et assurent à l'œuvre de Jean Rets sa plénitude en même temps que sa pureté. Le motif plastique s'élève toujours au-dessus du simple effet décoratif, grâce à une imagination qui ne cesse de manifester son originalité dans le choix des plans, des lignes et des couleurs. Le rythme plastique qui en résulte donne à chaque toile un cachet strictement personnel.
Toutefois la sobriété n'exclut aucunement la fantaisie, le raffinement est loin de contredire la réflexion et le calcul, l'effort cérébral n'étouffe jamais le sentiment. Bien que nulle place ne soit faite au hasard, l'originalité de la composition produit constamment un effet de surprise. Les plans se croisent, glissent les uns sur les autres, se complètent par leurs contours au trait précis. Considérés séparément tous paraissent autonomes : leur ensemble forme, cependant, un tout, cohérent et indivisible. Aussi chaque toile frappe-t- elle par une grande unité plastique, si sur chaque plan la couleur est posée en aplats, certaines toiles de Jean Rets offrent néanmoins une impression de profondeur qui peut faire songer à une troisième dimension. Dans quelques-unes, le spectateur aura même le sentiment d'en découvrir une quatrième : la dimension du temps.
Si l’on estime qu’une distinction peut être établie entre la virtualité de la peinture de chevalet et l’efficience de celle qui se met au service d’une intégration de la peinture dans l’architecture, on sera d’avis que Jean Rets remplit aussi un rôle social. De nombreux particuliers, des directeurs d’usine, des services officiels font tour à tour appel à ses talents. Les effets de sa polychromie soutiennent et servent les effets architecturaux. Ses fresques animent les murs, ses vitraux – comme par exemple ceux de la gare des Guillemins de Liège – possèdent, grâce au rythme de leur composition et à l’ardeur de leur coloris, l’accent poétique de l’œuvre d’art parfaitement intégrée dans l’ensemble pour lequel on l’a conçue et exécutée.
On admirera d’ailleurs le talent de Jean Rets dans ses contributions au complexe de Droixhe et à la nouvelle scierie des usines Cockerill.
* Illustration : Saar, 1960, 60 x 70, huile sur toile. Collection privée.
- Jules Bosmant. Jean Rets. Bruxelles, éd. Meddens / Monographie de l’Art belge, 1963.
La peinture lâche est la peinture d’un lâche (Journal de Delacroix, décembre 1823)
Quand, feuilletant par hasard un catalogue des années 1945, 46, 47, on recherche ceux de nos artistes belges qui, depuis, se sont fait un nom dans l'art abstrait, on constate, avec une certaine surprise, que tous pratiquaient encore, à l'époque, une peinture figurative : c'est le cas d'Alechinsky, d'Anne Bonnet, de Bury, de Collignon, de Delahaut, de Mendelson, de Van Lint, de Jean Rets, d'autres encore.
Il ne faut pas s'en étonner. Les nôtres, coupés pendant cinq ans de tout contact avec le monde libre, soumis à une propagande qui exaltait des conceptions et des pratiques fanatiquement passéistes, n'eurent d'autre ressource - ce fut le cas des meilleurs- que de se replier sur eux-mêmes et, la nostalgie aidant, de s'insérer dans l'histoire au point où l'avaient glorieuse ment laissée les maitres prestigieux que, dans l'éblouissante avant-guerre, leur jeune âge venait à peine de découvrir.
La première participation de Jean Rets à une exposition, en 1935, eut lieu à une manifestation d'ensemble du groupe liégeois Nord-Sept où sept artistes, mettant en commun leur inquiétude et leur désir d'expression originale, se montraient plus assurés des voies abhorrées où ils refusaient de s'engager, que de celles qu'ils voulaient emprunter.
Le bon critique, Léon Koenig, devenu depuis conservateur des musées des Beaux-Arts de Liège, animait, dirigeait, conseillait, encourageait, et s'efforçait de tirer la lumière de dessous le boisseau.
Jean Rets, pour sa part, se rangeait avec intransigeance sous la bannière cubiste: Braque est son prophète et son Dieu. Hors de là, tout est confusion et molle paresse.
Ce n'était pas si banal qu'on pourrait, à distance, l'imaginer. Dans le domaine des idées, la province, mal irriguée, est toujours à la traîne. Au temps de la principauté, les styles français étaient pratiqués par nos bons sculpteurs, avec trente années de retard. Au vingtième siècle, ce décalage dam l'évolution du goût s'est évidemment amenuisé, mais néanmoins, jusqu'à la dernière guerre mondiale, on trouvait encore à Liège pas mal de peintres et d'amateurs pour qui l'impressionnisme n'avait pas perdu toute sa nouveauté,
Pratiquer le cubisme avec la rigueur qu'y mettait Jean Rets, à peine sorti de l'école et de son enseignement académique, attestait déjà des tendances qui acheminent vers l'évolution future. Cela impliquait une volonté d'interprétation du sujet, soustrait dès lors au joug réaliste ainsi qu'aux acrobaties chromatiques dont la virtuosité savante ne vise, en fin de compte, qu'à la restitution de l'illusion visuelle. C'est une volonté de construction, voire de reconstruction qui soumet l'objet à son re-créateur, et l'abolit en transformant ses données en autant de signes intellectuels qui le transcendent. Enfin, par le plan universel où cet art se veut situer, c'est une opération de dégagement à l'égard de ce particularisme local, si redoutable en Wallonie, et dont l'influence émolliente a souvent gauchi des œuvres dont le départ avait été fulgurant.
Certes Jean Rets, à ses débuts, cède quand même à l'amour envoûtant du paysage natal. Pour un Liégeois de cœur, les grisailles, les délicatesses de nos ciels mélancoliques auront toujours des accents émouvants auxquels on sait mal résister. Mais là encore, il ne sacrifie pas au sentimentalisme, il ne souhaite pas, comme le bon poète qui a si malheureusement infléchi notre sensibilité, qu'on le laisse pleurer avec délice. Il ne s'attendrit pas. Il ne s'apitoye pas sur lui-même et sur ses douleurs exquises. Il construit. Il peint des terrils géométriques. Il travaille à l'atelier et non sur le motif. Il est déjà celui qui s'oriente vers la totale liberté et se veut auteur bien plus qu'interprète.
Mais cette première période, ce galop d'essai que nous n'avons pas voulu omettre afin d'être véridique, dure peu. Dès 1935, Rets se voue au personnage, puis bientôt et exclusivement, à la nature morte, avec de très belles recherches de matière dense, bien éloignées à présent des préoccupations de l'artiste.
Et ceci aussi mérite quelque réflexion. Cette « exactitude que le plus grand nombre prend pour la vérité » dit Delacroix, est déjà rejetée par ce jeune artiste qui a adopté la « méthode », qui pratique le rabattement des plans, chers à l'école. Il a pressenti que « dans l'art, tout est mensonge » pour continuer à citer le grand romantique, mais qu'il sourd de ce mensonge une nouvelle vérité, soit subjective, celle que l'artiste porte en lui-même et le pousse à refaire le monde à son désir, soit objective, parce qu'elle rend compte du réel intrinsèque et non du réel aperçu. Si ces coquetteries de matière drue sont encore une concession à l'illusionnisme pictural, elles manifestent aussi un goût de la recherche proprement plastique qui trouve en elle-même son aboutissement. Par ailleurs, ces prétextes, en soi indifférents, et qui constituent le magasin aux accessoires du cubisme - la table, la cruche, le compotier, la chaise, la soupière, puis éventuellement la pipe, la guitare et les cartes à jouer - ont, par leur vulgarisation même, perdu tout pouvoir de suggestion et toute signification particulière. S'ils ne bridaient pas, s'ils n'entravaient pas l'imagination plastique, s'ils n'impliquaient pas, dans le domaine de la perspective surtout, quelques conventions qui sont la tarte la crème du cubisme, nous serions déjà dans les régions où règne la peinture pure.
Il reste de cette période abstraite, beaucoup d'œuvres qu'il serait puéril, en considération de l'évolution ultérieure, de sous-estimer : la Nature morte au vase gris, par exemple, dont ni à l'époque, ni aujourd'hui, nous ne trouvons l'équivalent dans la peinture liégeoise, et pas mal d'autres encore, qu'il serait vain de citer, parce que la grande aventure va bientôt nous requérir, mais qu'il serait tout aussi injuste d'oublier ou de négliger.
Ce qui distingue la peinture des autres arts, de la poésie, par exemple, c'est qu'elle peut se passer et se passe la plupart du temps, du recours à l'inspiration, en tant que moteur de la sensibilité créatrice.
Si l'opération picturale nécessitait, à chaque coup, une remise en transe, si le paysagiste, devant son chevalet, devait ressusciter, à chaque nouveau tableau, le choc amoureux qui détermina sa vocation, si le compositeur devait, à chaque séance, réchauffer l'enthousiasme initial qui l'enflamma pour son sujet, on concevrait difficilement qu'une vie entière puisse être sacrifiée à une œuvre aussi opiniâtrement attachée au même piquet. Heureusement, il n'en va pas ainsi. Sauf dans les plus mauvaises périodes de la peinture d'histoire, le peintre fut constamment sollicité par des problèmes plastiques toujours nouveaux, par des questions de métier, par des difficultés de rendu inédites.
Il n'empêche que celui pour qui ces préoccupations deviennent primordiales, et même essentielles, finit par trouver insupportable le joug d'un thème devenu tellement indifférent que Van Gogh a pu écrire un jour : « Lorsqu'on veut peindre une tête et que l'on regarde attentivement la nature qu'on a devant soi, on peut se dire: cette tête est une harmonie de brun-rouge, violet, jaune, le tout rompu - je mettrai un violet et un jaune et un brun-rouge sur une palette et je les romprai entre eux... mais que ma couleur soit rigoureusement identique (à la nature), je m'en soucie moins pourvu qu'elle fasse bien sur la toile... » (lettre 429 à Théo).
La passion praticienne a, dès lors, volatilisé les données du réel. L'artiste aspire à œuvrer sans plus aucun extérieur au plastique pur. Il rejette tout qui s'offre bien arrangé et trop gratuitement harmonieux. Il ne veut plus rien devoir qu'à lui-même. Cessant d'adorer la création, il se veut à son tour, créateur.
Mais, comme il est naturel, cette métamorphose, cette nouvelle vocation requiert le coup de pouce de la révélation. Chacun, sur son personnel chemin de Damas, a besoin de l'illumination soudaine. Plus modestement, il faut que la confrontation subite avec ce vers quoi on tendait, vous impose le Anch'ioson' pittore! du Corrège.
Pour Jean Rets, ce furent les salons organisés par l'A.P.I.A. W. (Association pour le progrès intellectuel et artistique de la Wallonie) dès la fin la deuxième guerre mondiale, et surtout l'exposition Magnelli, qui provoquèrent le choc salutaire et lui insufflèrent l'audace indispensable à ce grand départ pour les terres inconnues de l'abstrait. Il y fallait quelque courage. Certes les manifestations assez retentissantes de l'A.P.I.A. W. avaient ouvert des yeux, suscité des discussions passionnées, des revirements décisifs aussi bien dans la mentalité des peintres que dans le goût de quelques amateurs. A cet égard, on ne saurait assez rendre hommage au rôle catalyseur de la vaillante association. Mais le terrain n'était guère propice. Si le succès, en matière d'art, se mesurait par la méthode Gallup, la persévérance entêtée des dirigeants de l'A.P.I.A. W. leur mériterait la couronne des martyrs. Heureusement, les fruits d'un tel apostolat ne se pèsent pas au marché. La conviction d'avoir maintenu l'art local dans le courant universel, de l'avoir soustrait à l'engourdissement provincial, été à l'origine de quelques carrières d'artistes désormais en symbiose avec l'art contemporain le plus libre et le plus hardi, constitue une suffisante récompense. Et d'avoir élargi l'horizon d'un Collignon, d'un Jean Rets, d'autres encore, non moins dignes de considération, suffit amplement à leur gloire.
Par tempérament, Jean Rets répugne au cri, à l'étalage, à l'outrance verbale. Il a le goût sobre et connaît que la discrétion est plus persuasive et, en fin de compte, plus puissante que le déchaînement. Dans ses débuts tout au moins, et requis par de multiples problèmes, il se méfie de la couleur et, enfant d'un pays aux atmosphères délicates et nuancées, il se complaît dans des gammes grises d'une grande distinction et d'un charme très subtil. Dans les commencements, la composition est foisonnante, un peu compliquée. C'est que l'art qu'il vient d'embrasser comporte des exigences tyranniques. L'organisation de l'espace, notamment, propose un problème qu'il n'est pas aisé de résoudre. La légitime répudiation de toute perspective linéaire ou aérienne, interdit, ipso facto, les aires mortes, les surfaces vides, les plans sacrifiés au bénéfice d'un sujet qui, naguère, fort de son évidente prééminence, monopolisait la lumière. Satisfaire à cette impérieuse obligation par le bouchage, par l'occupation stratégique de tout le terrain, est une tentation à laquelle on cède facilement. Mais l'artiste se reprend vite. Il comprend qu'un tableau peut être aéré sans que, pour autant, les espaces apparemment vacants ne jouent un rôle dans la symphonie. Ce nouvel orchestre ne comporte plus des instruments d'accompagnement soumis à des instruments conducteurs. Le fond sonore sur lequel la noble mélodie se déroulait ne lui est plus asservi.
Une série naît qui, pour la couleur, joue dans des gris très fins, des noirs profonds, des jaunes, des bruns sombres. Les formes, au début assez tourmentées, se simplifient peu à peu, mais offrent cette singularité, tout ouvertes qu'elles soient, de ne pas trouver le contact, de ne s'offrir qu'à contre-sens, de se chercher sans se trouver. Il en résulte une impression générale d'angoisse, et même de tristesse qui, quant à moi, me parait faire écho aux épreuves que traverse le peintre au cours de cette période.
Car je tiens pour vrai que, si l'art abstrait se refuse farouchement à la représentation, il n'en est pas moins création humaine et comporte, à ce titre, sinon un message formel, du moins des aveux, des confidences, un désir de connivence. Il découvre la nature profonde de l'auteur, sa conception du monde, ses aspirations secrètes. Il peut instituer un climat d'optimisme ou de pessimisme, de confiance ou de désespoir qui imprègne peu à peu, et conduit à cette fin suprême, le dialogue - la communion - entre le spectateur et le créateur.
Un autre caractère qui, dès le début, s'affirme comme un élément permanent de l'œuvre, c'est la netteté géométrique, la pureté intransigeante, tranchons le mot, le fini merveilleux, tant des formes que des aplats colorés. Rien n'est plus éloigné de l'art de Jean Rets que l'improvisation, le bâclage inspiré, le recours au hasard qui nouera finalement en bouquet harmonieux les élans mal concertés. Jean Rets n'est pas un instinctif. C'est un cérébral qui sait où il va et domine son œuvre.
Certes, rien n'est plus dangereux que de prophétiser à propos d'un artiste vivant, encore au point culminant de sa carrière. Les dieux me sont témoins qu'à l'ordinaire je me garde soigneusement d'une pareille imprudence. Je sais ce qu'il en coûte. Néanmoins, je ne crois pas trop risquer en assurant que je n'imagine point qu'il puisse, un jour, abandonner les voluptés austères de l'abstrait construit pour se livrer aux effusions de l'abstrait lyrique Il est homme à les comprendre, à les aimer, s'il les sent sincères et les juge, exprimées avec talent. Il est incapable d'y céder. Il ne supporterait pas de perdre le contrôle de ce qu'il considère comme son bien le plus précieux : la façon qui lui est propre, et que sans doute il n'était pas dans sa nature de concevoir autrement, de traduire sa conception de l'art et de la beauté.
Après cette première phase, qui fut abondante en oeuvres valables, mais qui consentait encore à des complaisances que l'avenir, peu à peu, éliminerait, l'évolution se fit par voie d'enrichissement tant dans la matière que dans l'esprit.
Ce fut d'abord la couleur qui prit plus d'assurance et d'audace : les jaunes s'affirmèrent, les rouges surgirent, et une tonalité plus riche et plus haute vint réchauffer l'atmosphère assez froide des œuvres du début. Les noirs, qui avaient déployé tant de somptueuses profondeurs, se firent plus discrets, puis plus rares, pour céder finalement le pas à des accords plus sonores. Mais les formes restaient encore, sinon compliquées, du moins abondantes et variées. Elles trahirent cependant une modification dans la manière dont le peintre appréhendait le monde et la vie. Elles avouèrent une vision plus optimiste, par l'accord qui doucement se fit entre elles, par leur heureuse imbrication, par une sorte d'allégresse partagée. Ne pratiquant pas l'austérité au point où Mondrian l'a poussée, Jean Rets ne se refuse pas aux belles et longues courbes qui suspendent des demi-lunes, des formes allongées d'une élégance sans affèterie, dans la page allégée.
Au moment de la carrière où nous sommes arrivés (1957-1960), cette production si harmonieusement mûrissante n'a pas manqué d'attirer l'attention. Le peintre a exposé à Liège, à Bruxelles et aussi à l’étranger : Stockholm Bonn, New York. Il a pris sa place dans la troupe, tantôt encouragée, plus souvent méconnue et maudite, des peintres abstraits. C'est alors que des architectes liégeois, ceux du groupe « Egau », et Georges Dedoyard notamment, qui se montrent les plus ouverts aux conceptions modernes, s'avisent que l'art non-figuratif est évidemment le seul à pouvoir encore assumer la tâche difficile de décorer les surfaces planes des grands immeubles qu'ils édifient.
On vient précisément d'élever à Droixhe, au nord de la ville et en bordure de la Meuse, un vaste complexe d'habitations fort impressionnant et tel, disent les spécialistes, qu'il n'en existe pas encore en Europe. Les blocs de cette cité offrent à l'œil étonné un spectacle assez vertigineusement vertical pour se passer d'un divertissement polychrome. Leur montée est signifiée uniquement par des masses d'un gris clair, où la couleur ne joue pas, si ce n'est au rez-de-chaussée des arrières-façades revêtues d'un ton uniforme et doux. C'est fort bien ainsi, ce pourrait être suffisant.
Les architectes du groupe « Egau» ont pensé cependant que sur la façade en pignon des quatre blocs principaux, au rez-de-chaussée, une grande décoration abstraite pourrait introduire par un jeu de lignes et de formes, une zone colorée qui, discrètement, amuserait et retiendrait l'œil, avant qu'il n'aille, là-haut dans le ciel, mesurer l'émouvante ascension architecturale vers la lumière et l'espace.
L'art abstrait construit, encore qu'il faille défendre de l'exclusive fin décorative qu'on lui assigne dédaigneusement, ne peut cependant nier le particulier bonheur avec lequel il s'adapte à cette tâche. Ses tons purs, ses aplats, ses formes géométriques simples, son absence de modelé et de perspective, s'associent admirablement au mur qu'ils animent sans le trouer, et entrent intelligemment dans le jeu des volumes et des surfaces de l'architecture fonctionnelle.
Les architectes eurent recours à Collignon, Bury, Delahaut et Jean Rets. L'œuvre de ce dernier est, de toutes, la plus simple : quatre couleurs seulement, le gris, le blanc, le noir, le jaune vivifient des reliefs verticaux très purs qui se fondent dans l'ensemble monumental et préludent à sa lancée. Le bas-relief d'une façade latérale procède du même style, mais dans une composition horizontale.
Il me faudrait encore parler dans le même ordre d'idées d'un relief ornant la façade d'un vaste immeuble du quai de Rome à Liège, et surtout, parmi beaucoup d'autres, du grand vitrail en dalles de verre de la nouvelle gare des Guillemins, si heureux dans ses formes, si riche en effets colorés, et où le béton, en application des techniques les plus modernes, assume le rôle habituel des noirs. Mais il faut nous hâter.
Nous en arrivons maintenant à la dernière période, celle du dépouillement et de la plénitude. Les dernières œuvres, celles de 1962, celles de 1963, ont acquis une assurance tranquille, un équilibre souverain assez impressionnants. Les formes se sont extrêmement simplifiées ; on n'y discerne plus, même lointaine, l'influence de Magnelli qui avait tant subjugué les débuts. Elles s'articulent avec aisance, ont fait amitié, dirait-on, et renoncé à cette coexistence, pas toujours pacifique, qui avait marqué la période la plus inquiète de l'œuvre. La couleur, de son côté, s'est considérablement échauffée et atteste à la fois la joie de créer et la confiance dans l'effort engagé. Seule subsiste, comme le trait le plus permanent, cette facture nette, sans vaine recherche de matière et qui ne craint rien tant que les coquetteries de métier, les négligences de rapport, le laisser-aller de l'inspiration hasardeuse.
On sent que ce jeune maître se veut surtout maître de lui-même et de sa création, qu'il ne cessera jamais de se tenir en main, de se contrôler, d'accorder la prééminence à l'intelligence et à la volonté, de refréner les élans instinctifs et anarchiques. C'est un art cérébral, il nous faut y consentir, mais légitimé par une sensibilité proprement plastique qui est à l'origine du pouvoir exercé sur nous par ces formes et ces accords colorés. C'est une œuvre de probité, de méditation, où la tension interne ne s'étale jamais. Jean Rets a créé patiemment un monde de signes, de formes, de tons par quoi s'assure son entière originalité d'expression.
Il y a peu, il a abordé une nouvelle technique, celle des collages, dont jusqu'alors il n'avait rien attendu. Tout de suite, dans un genre où la chance joue un rôle si providentiel, il a, sans bavures, réinstauré les formes disciplinées et nettes de sa peinture de chevalet. Seules, des trouvailles de matière, papier émeri, cartons-reliefs, introduisent dans la page une fantaisie, d'ailleurs vite maîtrisée et mise à sa place dans un ensemble très élaboré ; car il n'est jamais question de rien confier aux bonheurs des fortuites rencontres, ou de recourir au pinceau conciliateur pour amortir, par des transitions de dernière minute, des heurts cacophoniques.
Telle est la force d'un talent qui a mesuré son domaine et ne se laisse pas égarer aux lisières. Telle est la force de qui sait refuser, autant qu'accorder C'est ici l'abstrait des constructeurs issus du cubisme, c'est l'abstrait architectural où rien n'est octroyé qui n'ait été durement gagné. C'est l'art qui ne livre rien qui n'ait été longuement réfléchi et pesé à ses propres balances, où les plans et les rythmes, soumis à la censure incessante du créateur, obéissent à ses lois. Dominant à la fois ses impulsions et son œuvre, Jean Rets n'entend engager avec nous le fructueux dialogue qu'au niveau supérieur où l'homme a subjugué la folle du logis.
- Léon Koenig Notice au catalogue Abstraits Wallons. Liège, Musée des Beaux-Arts (08/02/64-08/03). Itinérante.
Peindre est une tentative d’exister, et cette tentative n’a de sens, dit Rets que dans la mesure où elle est soumise au contrôle incessant de la raison. Tel est l’homme, telle est la peinture, la plus conforme à son créateur, dans un métier qui est la perfection même. Si la notion d’authenticité conserve encore quelque valeur, comment ne pas l’évoquer à propos de Jean Rets.
- Marc Eemans. Peinture moderne en Belgique. Bruxelles, éd. Meddens, 1969, p. 154.
Ses compositions géométriques sont avant tout décoratives, aussi Jean Rets a-t-il eu l’occasion de pratiquer à maintes reprises l’art monumental. Au cours d’une récente exposition, Jean Rets a montré qu’il délaissait à l’occasion les sentiers de la peinture, notamment pour des comparaisons à trois dimensions à base de tubes de néon.
[pas d’ill.]
- Marc Eemans. L’art vivant. Bruxelles, éd. Meddens, 1970, p. 154 pp 41-42.
Un digne émule de Jo Delahaut est Jean rets, et, comme celui-ci a déjà eu à maintes reprises l’occasion de mettre son idéal artistique en pratique et de décorer plus d’un ensemble architectural. C’est ainsi que jean Rets a eu l’occasion d’exécuter un grand vitrail pour la nouvelle gare des Guillemins à Liège. Depuis quelques années, lui aussi, pratique l’at tridimensionnel, notamment à l’aide de tubes de néon avec lesquels il crée des œuvres abstraites que l’on peut illuminer.. Jules Bosmant, l’encore très actif conservateur honoraire du Musée des Beaux-Arts de Liège, a pu érire à propos de l’ensemble de la production de Jean Rets qu’elle est « une œuvre de probité, de méditation où la tension ne s’étale jamais.
[ill. coul. : Antagone, 1958, h. t., 125 x 95]
- Jean Lejeune. [Avant-propos] in Catalogue de l’exposition Rétrospective Jean Rets, Liège, 1972.
Jean Rets s’est affirmé très tôt comme un des jeunes artistes susceptibles d’assurer la relève des maîtres de la génération d’entre-deux-guerres : Albert Lemaître, Adrien Dupagne, Robert Crommelynck, Auguste Mambour, Marcel Caron, Edgar Scauflaire, Fernand Steven et Jean Donnay. La suite de la carrière du peintre allait en apporter une confirmation brillante et ses œuvres ont été régulièrement sélectionnées, depuis 20 ans, pour les importantes représentations d’art belge à l’étranger.
Jean Rets s’est orienté vers « l’abstraction », le grand courant qui emporta l’art mondial après 1945 et plus particulièrement « l’abstraction géométrique », ainsi qu’on le disait alors, qui semble correspondre à la personnalité profonde de l’artiste, comme le suggère M. Jules Bosmant dans une excellente préface. Au premier abord, cette personnalité paraît fort différente de celle des peintres que nous venons d’évoquer. Mais à les considérer de plus près, certains caractères majeurs de son art ne rejoignent-ils pas des aspects typiques de la tradition wallonne et plus spécifiquement liégeoise ?
Intelligence de la construction, primauté du graphisme, sobriété du coloris, qui se retrouvent aussi bien dans ses œuvres figuratives les plus anciennes que dans sa production réente, caractérisent le style de Jean Rets et l’apparentent, cependant, à celui d’Edgar Scauflaire, de Fernand Steven et de Jean Donnay, entre autres, où la filiation est évidente. Ce n’est pas là un effet du hasard.
« L’artiste wallon doit penser affirmait lucidement Auguste Donnay au Congrès wallon de 1905. Jean Rets, n’en doutons pas, a recueilli le message.
Présence de la pensée dans cette peinture soumise à la primauté de l’intelligence et qui, sans jamais dessécher sa sensibilité, épure les formes, règle l’ordonnance, harmonise la composition. Vertus qui contribuent à la permanence d’une prédilection mosane en s’intégrant dans les grandes tendances de l’art contemporain.
Il faut en savoir gré à Jean Rets et lui être reconnaissant d’avoir su « raison garder » en un temps où le sens des valeurs plastiques est bouleversé et pose tant de problèmes.
Son art, que l’on pourrait dire « classique », réconforte et rassure.
Ses éminentes qualités lui valent aujourd’hui l’hommage de sa ville. Il l’a hautement mérité.
- Paul Caso. Un siècle de Peinture wallonne. De Félicien Rops à Paul Delvaux. Bruxelles, éd. Rossel,1984, p. 123.
Dans l’abstraction géométrique des peintres de premier plan, comme Jo Delahaut et jean Rets vont infiniment enrichir leur répertoire de formes, de recherches thématiques et de rapports chromatiques, en y ajoutant ce pesant d’âme qui faisait dire à Léonard de Vinci que la peinture c’était aussi de la philosophie.
[il. n/bl : Composition]
- Le Dictionnaire des Peintres belges du XIVe siècle à nos jours. Bruxelles, éd. La Renaissance du Livre 1994. Notice sur Jean Rets : Michèle Minne.
Belge, né à Paris, Jean Rets étudia la peinture en terre wallonne à l’Académie des beaux-Arts de Liège. Il sera membre de l’Apiaw. Il en sera même président de la Commission consultative en 1961. Sa carrière débute sous le signe du cubisme. Il peint des paysages géométrisants. Son art est alors fort apparenté aux peintures de Braque. Lors d’une exposition de l’Apiaw, il découvre Magnelli, ce qui le conforte dans son choix de la non-figuration. Il choisit de mener ses recherches picturales dans le sens de l’art construit dont il est, avec Jo Delahaut, un des meilleurs représentants. Il fut membre de La Jeune Peinture Belge. Il fit partie du groupe Art Abstrait en Belgique et également du groupe Formes dont les initiateurs étaient les critiques Maurits Bilcke et Jean Séaux. Il fut aussi un fervent du groupe Art Construit. Sa peinture se caractérise par un grand dépouillement, voire une certaine sévérité. L’espace et les supports des formes et des couleurs en son sein sont les préoccupations de ce peintre qui refuse de se laisser aller purement et simplement à ses impulsions. Travailleur acharné, il compare l’abstraction construite à une musique visuelle. Aussi son art n’est pas dénué de sensibilité ni d’harmonie. Il a également intégré des motifs abstraits dans l’environnement sous formes de reliefs en béton ou encore des néons. Il a aussi réalisé des vitraux. Ses sculptures lumineuses relèvent clairement de l’op art. Pour le métro bruxellois, il a réalisé une fresque en céramique émaillée dans la station Arts-Loi en 1976
- Jacques Parisse. Jean Rets l’impeccable in La Meuse, 06/08/1997
Ce n'est pas parce qu'un peintre se tait qu’il n'existe plus.
Quand, en mars 1972, il y a un quart de siècle la ville de Liège, à l’ancien Musée des Beaux-Arts, rue de l’Académie, offrit à Jean Rets une rétrospective, il était âgé de 62 ans et au sommet de sa notoriété. La vogue et la vague étaient à l’abstraction avec ses deux courants antinomiques : le construit et le lyrique. Avec quelques autres en Belgique _ dont le leader Jo Delahaut, Liégeois depuis longtemps installé à Bruxelles - Jean Rets était une figure de proue de la peinture construite injustement qualifiée de «froide ».
Jean Rets, aujourd’hui âgé de 87 ans, a, depuis quelques années, déposé les pinceaux à côté du chevalet. Retiré des bruits des vernissages, «ayant déserté les cimaises mais toujours invité quand un salon propose un panorama de l’art pictural des cinq dernières décennies, Jean Rets, parce qu'il a mis délibérément fin à sa carrière quand d’autres croient survivre en se répétant, est entré vivant dans l’histoire de la peinture belge. Il est vrai que son art était fondé non seulement sur l’imagination des formes mais aussi sur une exigence d'exécution impeccable qui ne pouvait s’accommoder d'une vue affaiblie ni des hésitations de la main.
De 1930 à 1950, le peintre est figuratif marqué par l'admiration qu’il porte à Georges Braque, qui a un émule liégeois en la personne de Scauflaire. Sous le post-cubiste perce l’amateur de formes et de rythmes ordonnés. Processus logique: l’abstraction de Rets découle de sa période cubiste. En 1951, Jean Rets, qui depuis 1945 participe activement à la vie de l’Apiaw, rencontre Magnelli et l`admire. «L'esprit des formes et des rythmes l'a touché, mais sa sensibilité est heurtée par la palette du peintre florentin. Les affinités sont ailleurs » (Jules Bosmant).
Vasarely (qui vient de mourir) expose à l’Apiaw en 1954. Pour Jean Rets c'est une rencontre déterminante.
Rapidement, il devient un des premiers représentants en Belgique de l'art construit fait d'équilibre, de mesure, de raison face au délire gestuel des peintres lyriques. Rets, dans son évolution, a suivi la logique des choses : cubisant, il devait devenir géomètre, mais un géomètre sensible qui a su allier à des structures pensées le lyrisme de la couleur posé en aplats parfaits.
Pendant vingt ans et, exigeant quant à ses manifestations publiques, Jean Rets va renouveler son univers des formes, hausser les couleurs pour dire peindre, se hasarder heureusement du côté des collages vers des bas-reliefs élégants et parvenir superbement à l’harmonie et à l’équilibre.
Un jour, il s'est éloigné avec élégance
- Dictionnaire PIRON, 2003
Peintre. Formation à l’Académie de Liège. Débute dans le sillage du cubisme et peint des personnages géométriquement stylisés. Découvre les œuvres de Magnelli et évolue vers un style sévère, constructivisme. Malgré une construction pure et géométrique, ses compositions témoignent également de sentiment et d’une certaine poésie. Crée également des bas-reliefs monochromes, des peintures murales, des vitraux, des sculptures à propulsion électrique, des sculptures illuminés au néon apparentées à l’optical art, une fresque en céramique pour la station de métro Arts-Loi à Bruxelles.
Catalogue de l’exposition Hommage à Jean Rets, Verviers, 2004
- Léon Wuidar in Nouvelle Biographie Nationale, t. 10. Bruxelles, 2010.
RETS, né Retserveld, Jean, Baptiste, Charles, artiste peintre, né à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis, France) le 6 décembre 1910, décédé à Liège le 21 juin 1998.
Les grands-parents de Jean Rets avaient quitté le Limbourg hollandais pour venir à Liège y trouver du travail. Ses parents étaient allés vivre dans la région parisienne pour le même motif. La famille, qui comptait deux enfants, Jean et une sœur cadette, revint en hâte à Liège, en Outremeuse, après la déclaration de guerre en août 1914.
Le père pratiquait la peinture en amateur. Comme il était autodidacte, ses tableaux étaient d’une facture assez naïve. A l’exemple de son père, Jean Rets dessinait quand l’école lui laissait du temps libre. Il avait conservé le souvenir émerveillé de la première boîte de gouaches qu’il avait reçue à l’âge de dix ans et s’appliquait à copier des reproductions de cartes postales.
Jean Rets termine l’Ecole moyenne communale du boulevard Saucy en 1926 et entre comme apprenti dans une firme de lettrage. Simultanément il s’inscrit au cours du soir de l’Académie royale des beaux-arts de la ville de Liège. On lui demande, en première année, de dessiner des cubes et des prismes en perspective, ce qu’il sait faire et qui l’ennuie ; il obtient de passer en deuxième année, où l’on dessine des motifs ornementaux en plâtre ; pour les mêmes raisons, il obtient d’entrer en troisième année pour dessiner le modèle antique. Comme il éprouve toujours le même ennui et que son désir ne correspond pas à ce qui se pratique, il n’achève pas l’année.
La carrière débute par une exposition à la galerie du journal La Meuse en 1930. Il y révèle son talent et ses qualités de peintre. Il participe à des expositions collectives et attire l’attention de la critique. Il devient membre d’un groupe qui se crée, Nord 7, animé par Léon Koenig. Il continue à pratiquer le lettrage, change plusieurs fois d’entreprise, développe un savoir-faire exceptionnel et se retrouve chef d’atelier, à vingt ans, dans une maison de publicité.
Comme dans les domaines artistique et professionnel, tout va très vite pour Jean Rets dans sa vie affective. Il épouse à dix-huit ans Suzanne - Mathilde - Charlotte Jacquemin. Une fille, Suzanne, naît un an plus tard ; elle décédera à dix-sept ans des suites d’une affection postopératoire. Le couple ne résistera pas à ce choc ; un divorce achèvera une longue séparation.
On ne peut mieux résumer le travail artistique de Jean Rets à cette époque que par ces mots de Léon Koenig : « Jean Rets, en pleine évolution, est précis, précieux et net. Il peint paysages, portraits, natures mortes et compositions avec une douceur intime ingénue et une habileté de main enviable ».
En juin 1940, à l’initiative du peintre Edgar Scauflaire, l’échevinat des Beaux-Arts de la ville de Liège demande à quelques peintres de décorer de nombreuses classes dans les écoles communales. Jean Rets est du nombre. Cette initiative permet à beaucoup d’artistes liégeois de se soustraire au travail obligatoire imposé par l’occupant.
La fin de la guerre sépare à Liège la vie des arts plastiques en deux : un passé très provincial et un futur orienté pour l’essentiel vers Paris. Ceci grâce à l’APIAW (Association pour le progrès intellectuel et artistique de la Wallonie), dont le projet avait été élaboré clandestinement pendant la guerre par des personnalités liégeoises. C’est à l’initiative de l’industriel Fernand Graindorge que la section des beaux-arts connaîtra un développement exceptionnel. Jean Rets en fera partie dès le début, y exposera à de multiples reprises et deviendra en 1961 le président de la Commission liégeoise des beaux-arts.
C’est grâce à l’APIAW que les Liégeois découvrent la non-figuration. Celle-ci, pour Jean Rets, apparaît comme une nouveauté révolutionnaire. En décembre 1951, l’exposition des tableaux d’Alberto Magnelli le convainc de rompre définitivement avec la figuration. De ce peintre italien, il ne copiera pas les recettes mais conservera l’esprit. Ce passage à la non-figuration avait été précédé dès 1949 par la réalisation occasionnelle d’œuvres abstraites.
L’après-guerre marque aussi un changement important dans la vie professionnelle de Jean Rets : il crée en 1948 sa propre entreprise, l’Atelier d’art Jean Rets. Cet atelier qui comptera jusqu’à vingt-cinq travailleurs, aura parmi sa nombreuse clientèle plusieurs marques de cigarettes (Bastos, Taf et Saint-Michel), la FN (Fabrique nationale d’armes de guerre) et la RTT (Régie des télégraphes et téléphones).
L’élégance du trait, la souplesse des contours, l’affirmation de la forme sont des qualités qui vont se développer en de multiples variantes. Des contacts vont se nouer avec des artistes, en Belgique, entre autres, Jo Delahaut et Pol Bury, et à Paris, Alberto Magnelli, Victor Vasarely, Robert Jacobsen et Silvano Bozzolini.
Les peintures sont préparées par de nombreux croquis que Rets jette plutôt que de les conserver. Les formes sont amples, la palette plus assourdie que vive et la couleur appliquée avec la plus grande assurance. Les compositions sont des imbrications de formes où se mélangent courbes et droites, angles et arrondis ; elles sont élaborées en toute lenteur, ce qui permet l’accès d’un flux plus intuitif que raisonné mais contrôlé par une mise au point pleine de réflexion. Ces formes ne seraient-elles pas la quintessence d’une longue pratique du lettrage ? C’est en tout cas un art plein d’ampleur pendant une très longue période de grâce.
Jean Rets est invité à exposer en la galerie de l’APIAW dès 1945. Cette invitation sera renouvelée en 1947, 1948 et 1951. Il y exposera encore des œuvres non-figuratives à plusieurs reprises entre 1952 et 1968 et, en 1955 et 1957, en duo avec Pol Bury qui apprendra (très vite) la soudure à l’Atelier d’art Jean Rets. Par ailleurs, Rets exécute, en 1956, des tableaux en relief. En 1958, il lui est demandé de réaliser un grand vitrail pour la gare des Guillemins et des reliefs en béton pour des tours au nouveau quartier de Droixhe. En 1959, il élabore une étude pour la mise en couleurs de la nouvelle aciérie Thomas à Ougrée.
Parmi d’autres réalisations moins connues, on peut encore citer un vitrail et un assemblage de marbres découpés dans une galerie commerciale (la galerie Cathédrale), une composition peinte sur un découpage de formes en aluminium sur la façade d’un centre médical (le centre du Vieux-Maïeur) qui sera malheureusement très dénaturée, et encore des peintures sur le garde-corps de la mezzanine d’une librairie (la librairie Halbart) aujourd’hui disparue.
Jean Rets sera membre de la Jeune Peinture belge, groupe créé en 1945 à Bruxelles par Robert Delevoy ; il participera à des expositions à La Haye et Amsterdam en 1946, au Palais des beaux-arts de Bruxelles, à Stockholm et à Zurich en 1947, à Bordeaux en 1948. Le groupe Art abstrait est créé en avril 1952 ; Jean Rets y arrive fin 1953. Des dissensions entre artistes construits et informels mettent un terme aux activités en 1956. Entre-temps, Pol Bury, Jo Delahaut et d’autres éditent le Manifeste du Spatialisme (1954) qui préfigure le groupe Formes créé en 1956, dont Jean Rets sera un des membres fondateurs. Enfin, il est aussi membre fondateur du groupe Art construit, en 1960, sous la direction du critique Maurits Bilcke. Il participe aux trois expositions, montées à Ixelles en février, à Liège en avril et à Bruges en juin 1960, comprenant, autour d’un hommage à Herbin, un choix d’artistes internationaux.
Les développements de l’œuvre se poursuivent pendant les années soixante avec des incursions du côté de l’Op art, la réalisation de quelques « sculptures-lumières » en tubes néon et la découverte du film adhésif, avec lequel de nombreux collages sont réalisés.
Jean Rets est invité à exposer au Musée de Verviers en 1952 et 1963 ; à La Louvière, galerie Tendances contemporaines, en 1949 et 1953 ; au casino de Spa (avec Willy Helleweegen) en 1965 ; à Bruxelles, à la galerie Ex-libris en 1953, au cabinet d’art Luxus en 1961, à la galerie Les Contemporains en 1964, à la galerie Le Zodiaque en 1966, 1968 et 1971 ; à Namur, à la galerie du Crédit communal de Belgique en 1970.
A partir de 1970, divers événements vont se succéder. Jean Rets, qui a soixante ans, décide d’abandonner son entreprise commerciale, suite notamment à des disputes avec son associé. De graves problèmes cardiaques s’ensuivent et une première opération est nécessaire. Une très belle rétrospective est organisée au Musée des beaux-arts de Liège. Le jour du vernissage de ce qui était un beau couronnement de carrière, Jean Rets apparaît le visage triste et défait ; c’est le début d’une période de dépression qui nécessitera une hospitalisation de quelques semaines.
Ces épreuves passées, Jean Rets va se retrouver avec plus de temps libre que jamais. Les œuvres vont se multiplier, plus variées que par le passé, exécutées avec des moyens nouveaux comme la peinture acrylique, l’utilisation du bois dans des tableaux en relief et des compositions sur papier aux contours graciles.
Viennent alors une série d’expositions. A Liège, à la Société royale des beaux-arts en 1974, à la galerie Vega en 1976, à la galerie Aturiale en 1978, 1980, 1982 et 1985 ; à Verviers, à la galerie Primaver en 1973, 1976, 1979 et 1981 ; à Bruxelles, à la galerie Armorial en 1975, 1977, 1978, 1980 et 1983 ; à Anvers, à la galerie Jeanne Buytaert en 1976 et à la galerie Vecu en 1983. En 1976, Jean Rets réalise une composition en céramique pour la station de métro Arts-Loi à Bruxelles.
En 1987, il est élu membre correspondant de la classe des Beaux-Arts de l’Académie royale de Belgique. Il devient membre en 1993. Malheureusement, sa santé continue de s’altérer et il est obligé d’arrêter définitivement son activité artistique dès 1990.
Jean Rets aura réalisé son rêve d’enfance, son projet de vie : devenir peintre. Bien loin des images et des poncifs traditionnels que lui offrait le milieu familial, il aura utilisé des formes qui se retrouvent tout au long de l’époque qui a succédé à la guerre de 1940, formes qui auront marqué l’évolution du mobilier comme celle de l’architecture et des arts graphiques.
Jean Rets aimait occuper ses loisirs en lisant, en écoutant de la musique ou encore en allant à la pêche. Il aimait les belles voitures. Il aimait aussi apporter le plus grand soin à sa tenue et à sa coupe de cheveux. On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre l’homme et l’œuvre. Il se disait athée, homme de gauche et franc-maçon. Jean Rets s’était remarié le 27 octobre 1959 avec Cécile Christine Bode. Il avait adopté son fils, Georges, en 1980.
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