Disciplines et techniques
Art public, Design, Sculpture, Design objet, Intégration, Luminaire, Sculpture Matériaux mixtes, Sculpture Verre, Aluminium, Eau, Inox, Métal, Miroir, Verre
Formation- 1979. Diplômée Ingénieur civil des constructions. Université de Liège.* Mémoire : Effets des caractéristiques rhéologiques du béton frais sur les pressions des coffrages. Activités comme ingénieur :1979-80 Re...
Nationalite : Belgique
Communaute : Communauté française
Lieu de naissance : Ville-sur-Haine
Art public, Design, Sculpture, Design objet, Intégration, Luminaire, Sculpture Matériaux mixtes, Sculpture Verre, Aluminium, Eau, Inox, Métal, Miroir, Verre
Ecole belge, Ecole liégeoise, Ecole wallonne, Professeur d'architecture
Lumière, Transparence
Aucune relation pedagogique documentee.
Formation
- 1979. Diplômée Ingénieur civil des constructions. Université de Liège.
* Mémoire : Effets des caractéristiques rhéologiques du béton frais sur les pressions des coffrages.
Activités comme ingénieur :
1979-80 Recherche CEOCOR sur l’amiante ciment au service des « Matériaux non métalliques » de la Faculté des sciences appliquées de l’Université de Liège.
1980-83. Collaboration au Bureau des Techniques Spéciales BERGER à Liège.
Etudes d’éclairage et objets
1988-93 : Recherches personnelles sur la lumière et l’éclairage architectural. Créations de luminaires.
1991
Premiers luminaires.
1992
Rencontre l’architecte Bernard Herbecq, à l’Institut d’Architecture Lambert Lombard (Liège).
Mise en lumière de la maison-atelier de Bernard Herbecq, rue des Anglais à Liège.
Collabore avec B. Herbecq au chantier de rénovation du magasin de mobilier contemporain Désiron Lizen,
1993
(printemps) Liège. Désiron-Lizen. Michaux Henriette. Première exposition personnelle.
( / - / ) Bruxelles, Galerie Théorème (Martine Bouchez). 100% Belgium,
DEPUIS 1993, ENSEIGNE À LA FACULTÉ D’ARCHITECTURE DE L’UNIVERSITÉ DE LIÈGE (ANCIENNEMENT INSTITUT SUPÉRIEUR D’ARCHITECTURE LAMBERT LOMBARD)
1994.
(04//02-26/03) Villeurbanne / FR, . Mobilier belge, belgische meubel.
( / - / ) Gommegnies / FR, Atelier Pirson, Michaux Henriette.
1996
Mise en lumière :Médiathèque de Mons, 1996.
Création de la SPRL LUMIERE et OBJET (1996-2011)
(13/09-14/09) Ben-Ahin, Ancien site de la Poudrerie. Un groupe de jeunes designers organisent une journée destinée aux responsables de sociétés. Sujet : de l’intérêt du design industriel pour l’innovation dans l’entreprise.
( / - / ) La Bruyère (Saint-Denis), Atelier de l’artiste. Michaux Henriette.
1997
Mises en lumière : Glaverbel, éclairage du hall d’accueil, Bruxelles ; Chapelle cistercienne de Saint-Martin de Castillon / FR. ; Bijouterie Detroz, Liège.
(14/01-25/02) Cologne/ DE. Maison Belge/ Das Belgische Haus. 20 designers (de la communauté française de Belgique).
(12/13,14/ 09) Ben-Ahin, La Poudrerie/Atelier de design François Seleck. [Sans titre]
1998
Mises en lumière : - Designer Ink Graphisme, Bruxelles ; Hôtel Le Castel, Fosses-la-ville ; Maison de la Mémoire (étude des abords), Eugies,
(17/04-29/04) Milano /IT. Salon du meuble de Milan. 20 designers de Wallonie et de Bruxelles.
1998-2008
ECOLE SUPÉRIEURE DES ARTS VISUELS DE LA CAMBRE : DE 1998 À 2008 CONFÉRENCIÈRE DANS LE CADRE DE L’ATELIER D’ARCHITECTURE D’INTÉRIEUR. (INTERACTION LUMIÈRE ET MATIÈRE)
1999
Mises en lumière : Maison du tourisme de Malmedy ; Musée Victor Horta : réaménagement de l’atelier de l’architecte Victor Horta.
2000
Mises en lumière : Musée Victor Horta, Bruxelles, mise en lumière de l’extension de l’actuel musée ; Centre d’échanges culturels Le Béguinage, Liège ; Catherine Fache, Habitation personnelle, Bruxelles ; Groupe Planning Architectes (salle de réunion), Bruxelles.
(24/11-26/11 et 01/12-03/12) Bruxelles, L’Escaut. Michaux Henriette.
( /12/2000- /01/2001) Prague. Národni Technické Museum. Design Valonsko / Brussel.
2001
Mise en lumière : - Abbaye de Stavelot, (abords) ; Valorisation du site de la gare du sud à Charleroi. Phase 1 ; - Rénovation de l’ancien presbytère Sint-Geertruid à Leuven en habitation privée.
(28/04-01/05) Jodoigne (Jauchelette), « Théâtre » de la Ferme de l’Abbaye de la Ramée. Gros plan sur le design belge.
(22/06-09/09) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain / CWAC - La Châtaigneraie. Mobiliers 2.
( / - / ) Bruxelles, Horas. Artisans du design, Designer’s WE.
2002
Mise en lumière : Eclairage monumental du ring de Charleroi (MET)
(15 03 /21/04) Bruxelles, CIVA / Galerie van het Vizo. Een Nieuw Belgie, in ideeën en materialen / Une nouvelle Belgique.
( / - / ) Bruxelles, Usage Externe. Parrainage du prix du jeune Design Belge.
( / - / ) Amsterdam / NL. . Exposition Internationale du verre. Emerging Artists.
(octobre) Saint-Etienne / FR, . Biennale de Design.
(26/10-10/11) Liège, Cœur Saint Lambert. Design, créateurs de Wallonie. À table.
(octobre) Gand, Design Museum. From bakelite to composite.
(09/11-22/12) La Louvière, Musée Ianchelevici. Arts appliqués au quotidien.
( /12/2002- /01/03/2003) Paris / FR. Centre Wallonie-Bruxelles. Le meilleur du design
2003
(fév.-mars) Bruxelles, Galerie du Vizo. Gluren bij de Buren.
(oct.-nov.) Mainz / DE, HWK Rheinhessen. Kunshandwerk aus der Wallonie,
2004
Mises en lumière : Eclairage monumental de trois ouvrages d’art pour la ville de Charleroi (MET) ; Mise en lumière d’un voilier conçu par P. Hertay, Bâtisse.
(18/03-02/05) Mons, Salle Saint-Georges. Allume ! Je m’assieds.
(03-04 et 05/09) Gand, lieux multiples. Oeverture, design buiten de oevers in Gent.
(oct.-nov.) Liège, Cœur Saint Lambert, Liège. Salon Design 2004 (2e)
2005
CHARGÉ DE COURS À L'INSTITUT SUPÉRIEUR D'ARCHITECTURE DE MONS (2005-2010)
(sept.) , . Designers week-end, Quattro Benelux,
(oct.) Bruxelles, Tour et Taxis. Talent.
(oct. 2005-fév. 2006) Grand Hornu Images. Label Design.be.
(déc.) Bruxelles, Musées royaux d’Art et d’Histoire. Art nouveau et Design.
2006
Mise en lumière : - Château de Petit-Rechain.
(19/01-04/03) Liège, Office provincial des métiers d’art. Lumière. Luminaires et objets lumineux.
( / - 22/10) Liège, Eglise Saint Antoine, Musée de la Vie Wallonne. Couleur. Biennale du Design 2006 (3e).
(nov.) Palladio /IT. 20 ans de mobilier contemporain.
(05/12/2006-07/01/2007) Paris, Centre Wallonie-Bruxelles. Objets de lumière. Quand l’architecture nous éclaire. 11 designers de Wallonie et de Bruxelles.
2007
Mises en lumière : Ancien presbytère de la Tour à Leuven, architecte : P. Vander Maren ; Revalorisation du quartier de la place Vivegnis, Liège, Alain Richard, architecte ; place d’Erezée, H. Chaumont, architecte ; une habitation de l’architecte Blérot, à Ixelles, F. Metzger architecte ; restaurant “ Le Veneto “ à Liège.
(janv.) Mons, Les abattoirs. Objets de lumière.
( / / ) Liège, Institut supérieur d’Architecture Lambert Lombard. Ombres et Lumières.
2009
(nov. – janv. 2010) Mons, Anciens Abattoirs. Dialogues en œuvre(s).
2010
(20-28/03) Liège, Château des 4 tourrettes. Henriette Michaux. Grand déballage de lampes.
( / - / ) Mons, Les abattoirs. Exposition collective des membres associés du WCC-BF.
(septembre) Stavelot, Abbaye de Stavelot (dans les caves). Henriette Michaux et Sylvie Canonne.
2012
Mises en lumière : réhabilitation du presbytère Sainte Rita à Bouge ; mise en lumière de la Scénographie du concert de Nao dans le cadre d’ Ars musica ; hôtel *** à Borlon,
(14/09-01/11) Liège, Le Placard à Balais. Henriette Michaux. Un dispositif
2013
Mises en lumière : Commissariats de Seraing et du Payret, auteur de projet Chora ; Centenaire ; commissariat d’une mairie de quartier et de 3 logements à Seraing ; écoles fondamentale maternelle et primaire à Namêche.
(22/06-18/08) Mons, Anciens abattoirs. Tandem, des étudiants en architecture d’intérieur d’arts² rencontrent
(26/10-22/12) Bastogne, L’Orangerie, espace d’art contemporain. Cosy Corner. Objets d’auteurs, objets à vivre.
2014
Mises en lumière : maison personnelle de Jean-Baptiste Dewin au 151 avenue Molière à Bruxelles ; « brasserie Cheravoie » à Liège, architecte Marina Frissenna ; Phénix 4.8, Ville de Charleroi : étude de l’aménagement des quais de la Sambre et réalisation d’une passerelle enjambant la Sambre.
(24/04-13/06) Mons, WCC, site des anciens Abattoirs. Carte blanche à Henriette Michaux. Tant qu’à faire. Une table, une nappe, un barbecue, des livres, des lampes, une robe et des bijoux. Henriette Michaux rassemble 9 créateurs.
(14/09-09/11) Grand-Leez, Château du Petit-Leez. Exit11, contemporary art. Delalleau André … addiction à la soustraction.
2015
Mises en lumière : Restauration et réhabilitation en artothèque de la chapelle du couvent des Ursulines de Mons ; château de Vianden (Grand-Duché du Luxembourg) ; aménagement d’un centre du visiteur et d’un parcours dans le site de l’abbaye de Villers-La-Ville ; - Mise en lumière à Marchin – La Cure, résidence d’artiste du centre culturel.
2016
Mises en lumière : annexe de la maison de Dieudonné Dujardin à Bois-de-Breux ; réaffectation de l’ancien Pathé Palace (partie Hamesse) en un complexe cinématographique d’art et essai de 4 salles à Bruxelles ; Kelders. Mise en lumière au Luxembourg – Bâtiment privé – Aménagement d’un espace d’exposition ; Dido. Mise en lumière à Jupille – Habitation privée– Architecte Pierre Hebbelinck.
(13/03-10/04/2016) Marchin, Centre culturel. [Sans titre]
2017
Mise en lumière : cinéma Palace, complexe cinématographique à Bruxelles ; la Laiterie, parc Josaphat, Bruxelles ; Liège (Saint-Gilles) Habitation privée.
(13/10-23/12) Liège, Galerie Quai 4 : Henriette Michaux. Maraude, Verres - laiton - miroirs - or - perles - lentilles – pampilles.
2018
Mises en lumière : Avant-projet de mise en lumière du nouvel orgue de la Basilique de Koekelberg à Bruxelles ; espace extérieur pour l’Ambassade d’Autriche, Bruxelles ; REAL Luxembourg
[cage d’ascenseur / escalier] ; projet d’intervention à la Maison Saint Cyr à Bruxelles (2018, suspendu)
(04/03-20/05) Mons, Anciens Abattoirs. Elle luit.
(6 septembre 2018) Liège, La Boverie. En piste (avec la galerie Quai 4).
2019
Mise en lumière : Liège – Passerelle cyclo-piétonne
2020
Mises en lumière : Extension de mission au musée Victor Horta, Bruxelles ; atelier d’architecture de l’architecte Robert Grabczan à Waremme ; Trooz - Habitation privée ; Liège (Angleur), maison sculpture réalisée par Jacques Gillet,/ René Greisch, et Félix Roulin ; Pont du Jubilé à Bruxelles,
2021
Mise en lumière : château de Vianden, service des sites et monuments nationaux pour l’état du Grand Duché du Luxembourg (phase 2, toitures.
(06/03-28/03) Bruxelles-(Saint-Gilles,( avenue Jean Volders 56). Le Maga. Un signe dans l’espace.
(01/06-30/06) Bruxelles (Saint-Gilles), Maison Pilgrims. Elixirs.
2022
(20/08-17/09) Liège Quai 4 (à la Maison-Sculpture) Hors les murs.
Formation
- 1979. Diplômée Ingénieur civil des constructions. Université de Liège.
* Mémoire : Effets des caractéristiques rhéologiques du béton frais sur les pressions des coffrages.
Activités comme ingénieur :
1979-80 Recherche CEOCOR sur l’amiante ciment au service des « Matériaux non métalliques » de la Faculté des sciences appliquées de l’Université de Liège.
1980-83. Collaboration au Bureau des Techniques Spéciales BERGER à Liège.
Etudes d’éclairage et objets
1988-93 : Recherches personnelles sur la lumière et l’éclairage architectural. Créations de luminaires.
1991
Premiers luminaires.
1992
Rencontre l’architecte Bernard Herbecq, à l’Institut d’Architecture Lambert Lombard (Liège).
Mise en lumière de la maison-atelier de Bernard Herbecq, rue des Anglais à Liège.
Collabore avec B. Herbecq au chantier de rénovation du magasin de mobilier contemporain Désiron Lizen,
1993
(printemps) Liège. Désiron-Lizen. Michaux Henriette. Première exposition personnelle.
( / - / ) Bruxelles, Galerie Théorème (Martine Bouchez). 100% Belgium,
DEPUIS 1993, ENSEIGNE À LA FACULTÉ D’ARCHITECTURE DE L’UNIVERSITÉ DE LIÈGE (ANCIENNEMENT INSTITUT SUPÉRIEUR D’ARCHITECTURE LAMBERT LOMBARD)
1994.
(04//02-26/03) Villeurbanne / FR, . Mobilier belge, belgische meubel.
( / - / ) Gommegnies / FR, Atelier Pirson, Michaux Henriette.
1996
Mise en lumière :Médiathèque de Mons, 1996.
Création de la SPRL LUMIERE et OBJET (1996-2011)
(13/09-14/09) Ben-Ahin, Ancien site de la Poudrerie. Un groupe de jeunes designers organisent une journée destinée aux responsables de sociétés. Sujet : de l’intérêt du design industriel pour l’innovation dans l’entreprise.
( / - / ) La Bruyère (Saint-Denis), Atelier de l’artiste. Michaux Henriette.
1997
Mises en lumière : Glaverbel, éclairage du hall d’accueil, Bruxelles ; Chapelle cistercienne de Saint-Martin de Castillon / FR. ; Bijouterie Detroz, Liège.
(14/01-25/02) Cologne/ DE. Maison Belge/ Das Belgische Haus. 20 designers (de la communauté française de Belgique).
(12/13,14/ 09) Ben-Ahin, La Poudrerie/Atelier de design François Seleck. [Sans titre]
1998
Mises en lumière : - Designer Ink Graphisme, Bruxelles ; Hôtel Le Castel, Fosses-la-ville ; Maison de la Mémoire (étude des abords), Eugies,
(17/04-29/04) Milano /IT. Salon du meuble de Milan. 20 designers de Wallonie et de Bruxelles.
1998-2008
ECOLE SUPÉRIEURE DES ARTS VISUELS DE LA CAMBRE : DE 1998 À 2008 CONFÉRENCIÈRE DANS LE CADRE DE L’ATELIER D’ARCHITECTURE D’INTÉRIEUR. (INTERACTION LUMIÈRE ET MATIÈRE)
1999
Mises en lumière : Maison du tourisme de Malmedy ; Musée Victor Horta : réaménagement de l’atelier de l’architecte Victor Horta.
2000
Mises en lumière : Musée Victor Horta, Bruxelles, mise en lumière de l’extension de l’actuel musée ; Centre d’échanges culturels Le Béguinage, Liège ; Catherine Fache, Habitation personnelle, Bruxelles ; Groupe Planning Architectes (salle de réunion), Bruxelles.
(24/11-26/11 et 01/12-03/12) Bruxelles, L’Escaut. Michaux Henriette.
( /12/2000- /01/2001) Prague. Národni Technické Museum. Design Valonsko / Brussel.
2001
Mise en lumière : - Abbaye de Stavelot, (abords) ; Valorisation du site de la gare du sud à Charleroi. Phase 1 ; - Rénovation de l’ancien presbytère Sint-Geertruid à Leuven en habitation privée.
(28/04-01/05) Jodoigne (Jauchelette), « Théâtre » de la Ferme de l’Abbaye de la Ramée. Gros plan sur le design belge.
(22/06-09/09) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain / CWAC - La Châtaigneraie. Mobiliers 2.
( / - / ) Bruxelles, Horas. Artisans du design, Designer’s WE.
2002
Mise en lumière : Eclairage monumental du ring de Charleroi (MET)
(15 03 /21/04) Bruxelles, CIVA / Galerie van het Vizo. Een Nieuw Belgie, in ideeën en materialen / Une nouvelle Belgique.
( / - / ) Bruxelles, Usage Externe. Parrainage du prix du jeune Design Belge.
( / - / ) Amsterdam / NL. . Exposition Internationale du verre. Emerging Artists.
(octobre) Saint-Etienne / FR, . Biennale de Design.
(26/10-10/11) Liège, Cœur Saint Lambert. Design, créateurs de Wallonie. À table.
(octobre) Gand, Design Museum. From bakelite to composite.
(09/11-22/12) La Louvière, Musée Ianchelevici. Arts appliqués au quotidien.
( /12/2002- /01/03/2003) Paris / FR. Centre Wallonie-Bruxelles. Le meilleur du design
2003
(fév.-mars) Bruxelles, Galerie du Vizo. Gluren bij de Buren.
(oct.-nov.) Mainz / DE, HWK Rheinhessen. Kunshandwerk aus der Wallonie,
2004
Mises en lumière : Eclairage monumental de trois ouvrages d’art pour la ville de Charleroi (MET) ; Mise en lumière d’un voilier conçu par P. Hertay, Bâtisse.
(18/03-02/05) Mons, Salle Saint-Georges. Allume ! Je m’assieds.
(03-04 et 05/09) Gand, lieux multiples. Oeverture, design buiten de oevers in Gent.
(oct.-nov.) Liège, Cœur Saint Lambert, Liège. Salon Design 2004 (2e)
2005
CHARGÉ DE COURS À L'INSTITUT SUPÉRIEUR D'ARCHITECTURE DE MONS (2005-2010)
(sept.) , . Designers week-end, Quattro Benelux,
(oct.) Bruxelles, Tour et Taxis. Talent.
(oct. 2005-fév. 2006) Grand Hornu Images. Label Design.be.
(déc.) Bruxelles, Musées royaux d’Art et d’Histoire. Art nouveau et Design.
2006
Mise en lumière : - Château de Petit-Rechain.
(19/01-04/03) Liège, Office provincial des métiers d’art. Lumière. Luminaires et objets lumineux.
( / - 22/10) Liège, Eglise Saint Antoine, Musée de la Vie Wallonne. Couleur. Biennale du Design 2006 (3e).
(nov.) Palladio /IT. 20 ans de mobilier contemporain.
(05/12/2006-07/01/2007) Paris, Centre Wallonie-Bruxelles. Objets de lumière. Quand l’architecture nous éclaire. 11 designers de Wallonie et de Bruxelles.
2007
Mises en lumière : Ancien presbytère de la Tour à Leuven, architecte : P. Vander Maren ; Revalorisation du quartier de la place Vivegnis, Liège, Alain Richard, architecte ; place d’Erezée, H. Chaumont, architecte ; une habitation de l’architecte Blérot, à Ixelles, F. Metzger architecte ; restaurant “ Le Veneto “ à Liège.
(janv.) Mons, Les abattoirs. Objets de lumière.
( / / ) Liège, Institut supérieur d’Architecture Lambert Lombard. Ombres et Lumières.
2009
(nov. – janv. 2010) Mons, Anciens Abattoirs. Dialogues en œuvre(s).
2010
(20-28/03) Liège, Château des 4 tourrettes. Henriette Michaux. Grand déballage de lampes.
( / - / ) Mons, Les abattoirs. Exposition collective des membres associés du WCC-BF.
(septembre) Stavelot, Abbaye de Stavelot (dans les caves). Henriette Michaux et Sylvie Canonne.
2012
Mises en lumière : réhabilitation du presbytère Sainte Rita à Bouge ; mise en lumière de la Scénographie du concert de Nao dans le cadre d’ Ars musica ; hôtel *** à Borlon,
(14/09-01/11) Liège, Le Placard à Balais. Henriette Michaux. Un dispositif
2013
Mises en lumière : Commissariats de Seraing et du Payret, auteur de projet Chora ; Centenaire ; commissariat d’une mairie de quartier et de 3 logements à Seraing ; écoles fondamentale maternelle et primaire à Namêche.
(22/06-18/08) Mons, Anciens abattoirs. Tandem, des étudiants en architecture d’intérieur d’arts² rencontrent
(26/10-22/12) Bastogne, L’Orangerie, espace d’art contemporain. Cosy Corner. Objets d’auteurs, objets à vivre.
2014
Mises en lumière : maison personnelle de Jean-Baptiste Dewin au 151 avenue Molière à Bruxelles ; « brasserie Cheravoie » à Liège, architecte Marina Frissenna ; Phénix 4.8, Ville de Charleroi : étude de l’aménagement des quais de la Sambre et réalisation d’une passerelle enjambant la Sambre.
(24/04-13/06) Mons, WCC, site des anciens Abattoirs. Carte blanche à Henriette Michaux. Tant qu’à faire. Une table, une nappe, un barbecue, des livres, des lampes, une robe et des bijoux. Henriette Michaux rassemble 9 créateurs.
(14/09-09/11) Grand-Leez, Château du Petit-Leez. Exit11, contemporary art. Delalleau André … addiction à la soustraction.
2015
Mises en lumière : Restauration et réhabilitation en artothèque de la chapelle du couvent des Ursulines de Mons ; château de Vianden (Grand-Duché du Luxembourg) ; aménagement d’un centre du visiteur et d’un parcours dans le site de l’abbaye de Villers-La-Ville ; - Mise en lumière à Marchin – La Cure, résidence d’artiste du centre culturel.
2016
Mises en lumière : annexe de la maison de Dieudonné Dujardin à Bois-de-Breux ; réaffectation de l’ancien Pathé Palace (partie Hamesse) en un complexe cinématographique d’art et essai de 4 salles à Bruxelles ; Kelders. Mise en lumière au Luxembourg – Bâtiment privé – Aménagement d’un espace d’exposition ; Dido. Mise en lumière à Jupille – Habitation privée– Architecte Pierre Hebbelinck.
(13/03-10/04/2016) Marchin, Centre culturel. [Sans titre]
2017
Mise en lumière : cinéma Palace, complexe cinématographique à Bruxelles ; la Laiterie, parc Josaphat, Bruxelles ; Liège (Saint-Gilles) Habitation privée.
(13/10-23/12) Liège, Galerie Quai 4 : Henriette Michaux. Maraude, Verres - laiton - miroirs - or - perles - lentilles – pampilles.
2018
Mises en lumière : Avant-projet de mise en lumière du nouvel orgue de la Basilique de Koekelberg à Bruxelles ; espace extérieur pour l’Ambassade d’Autriche, Bruxelles ; REAL Luxembourg
[cage d’ascenseur / escalier] ; projet d’intervention à la Maison Saint Cyr à Bruxelles (2018, suspendu)
(04/03-20/05) Mons, Anciens Abattoirs. Elle luit.
(6 septembre 2018) Liège, La Boverie. En piste (avec la galerie Quai 4).
2019
Mise en lumière : Liège – Passerelle cyclo-piétonne
2020
Mises en lumière : Extension de mission au musée Victor Horta, Bruxelles ; atelier d’architecture de l’architecte Robert Grabczan à Waremme ; Trooz - Habitation privée ; Liège (Angleur), maison sculpture réalisée par Jacques Gillet,/ René Greisch, et Félix Roulin ; Pont du Jubilé à Bruxelles,
2021
Mise en lumière : château de Vianden, service des sites et monuments nationaux pour l’état du Grand Duché du Luxembourg (phase 2, toitures.
(06/03-28/03) Bruxelles-(Saint-Gilles,( avenue Jean Volders 56). Le Maga. Un signe dans l’espace.
(01/06-30/06) Bruxelles (Saint-Gilles), Maison Pilgrims. Elixirs.
2022
(20/08-17/09) Liège Quai 4 (à la Maison-Sculpture) Hors les murs.
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Pensées extraites de l’article deJean-François Pirson. ‘Henriette Michaux. Donner corps à la lumière’ in A+ n° 139. Bruxelles, 2/1996, avril mai 1996, pp 62-63.
"donner à voir, mais aussi à penser, à rêver" (Henriette Michaux, lettre à l’architecte Jean-François Pirson, 3 janvier 1996)
"Après chaque proposition le "client" a mieux vu. A voir, c'est voir ce que l'on fait, l'environnement, l'autre ou les autres sans nécessairement se rapprocher de la réalité. C’est aussi voir autre chose, autrement " (Henriette Michaux, lettre à l’architecte Jean-François Pirson, 7 janvier 1996).
- ‘Quelques conseils lumineux’, encart en fin de l’article de Serge Vanmaercke. ‘Henriette Michaux, magicienne de la lumière’ in Weekend Le Vif/L’Express n° 42. Bruxelles,18-24/10/1996, p. 71.
- Pour une construction nouvelle, demander à l’architecte de faire très attention aux sorties de fils souhaitées.
- Privilégier la fonction et puis le décor.
- Choisir son type de lampe selon les besoins. Pour l'atmosphère, plutôt du traditionnel.
Pour les objets : l’halogène.
- Faire beaucoup d'essais (soquet, lampe, carton). Attendre quelques jours avant de prendre une décision.
- Dans une grande pièce, éclairer les murs si vous voulez percevoir le périmètre de votre maison.
- Dans les pièces hautes, pour abaisser le plafond, utiliser un luminaire de type assiette opaque.
- Multiplier les fenêtres à l’est et à l'ouest pour la lumière naturelle, l'atmosphère est différente et bien plus riche.
- ‘La lumière des lampes éteintes’. Propos recueillis par Julie Huon in Le Soir, 27/02/1997, pp. 17-18.
De longs insectes. Souples et pourtant de métal. Terminés par des ailes de papillons ou de libellules, presque des chapeaux blancs... Les lampes d'Henriette Michaux sont plus que mobiles. Elles sont animées de vie. Parfois elles hochent la tête avec des allures de grand échassier. D'autres glissent le long des murs, telle la Baladeuse. Le fer épouse le polyester, une étrange matière pleine de chaleur.
Pour nous parler lumière, il fallait quelqu'un qui soit capable de créer l'énergie domptée par l’élégance. Henriette Michaux, ingénieur civil de formation, est consultante en éclairage et créatrice d'objets, surtout lumineux.
- On rencontre un énorme problème quand on construit sa maison : ou va-t-on poser les fils ? Sur les murs ? Au plafond ? Dans la salle à manger, sait-on déjà où on va mettre la table ? Je trouve qu'il faut au moins avoir vécu une année dans une maison pour bien la connaître. L'avoir vue au fil des quatre saisons. C’est évidemment impossible quand on construit. On essaiera donc au maximum de penser où l'on aimerait de la lumière. Sachant qu'il y aura forcément trois ou quatre points à changer.
- Avec qui peut-on parler de ces problèmes ?
- Avec l'architecte. Mais il est vrai qu'il a tellement de choses à gérer qu'il n'a pas vraiment le temps de se pencher sur l'élément lumière. Et pourtant, comme c'est un domaine fascinant, il a parfois du mal lui-même à déléguer ses pouvoirs et à faire confiance à quelqu’un comme moi. Qui parlerai toujours de « lumière » plutôt que d'« éclairage »…
Avant tout, c'est aux gens d'exprimer leur perception de l'espace. La perception, c'est le lien entre la chose vue et la manière dont on la ressent. Ils doivent réfléchir à comment ils ont envie d’être, de se sentir dans cette lumière. Et se rappeler qu'ils vont y vivre !
Parfois des clients arrivent avec des photos, des revues de déco, et ils veulent des choses très mode, dans le vent. Et puis, en dialoguant, on se rend compte que cela ne correspond pas du tout à ce dont ils rêvent.
- Savent-ils vraiment ce qu'ils veulent ?
Cela dépend. En règle générale, il existe deux sortes d'éclairage : le diffus (la lumière du jour ; les néons) et le directionnel. On a alors le choix selon que l’on veut neutraliser l'espace ou le théâtraliser, le dramatiser. Là, il est essentiel de définir le « périmètre de l'espace » ; on a besoin de sentir où il commence et où il finit pour être vraiment bien. Si la pièce a de très grands murs et si les habitants ont du mal à vivre sous cinq mètres de haut, on va abaisser la lumière, comme dans les églises. De la même façon, un spot placé de bas en haut, en éclairant le plafond, va donner une plus grande hauteur.
La lumière transforme vraiment l'espace On quitte sa maison le matin, et le soir elle n'est plus du tout la même ! Heureusement nous avons une extraordinaire mémoire visuelle et nous ne nous apercevons même pas de ce changement !
Au niveau de la matière et du type d’éclairage, quelles sont vos préférences à vous ?
Il faut que les lampes existent aussi éteintes. Pour moi, le polyester est une matière fine et parfaite ; il peut être transparent, ou chargé et opaque. Il est beaucoup moins froid que le verre. Je joue avec sa couleur comme avec son opacité. Il a une incroyable faculté : amplifier la luminosité en réduisant l’éblouissement.
En ce qui concerne l’éclairage, j’ai le plus de tendresse pour l’éclairage incandescent. C’est-à-dire l’ampoule claire où l’on voit le filament. Mais il ne faut pas renier les néons, par exemple. Ce sont eux qui offrent le plus d’IRC (indice du rendu de la couleur), les plus proches de la lumière du jour. En revanche, les halogènes déforment très fort les couleurs.
- Quelles sont les qualités d’une bonne lumière ?
L’ambiance ne naît pas de la lumière mais de la manière dont les choses et les gens sont éclairés. En montagne, vous vous dites « quelle belle lumière ! ». La façon dont la crête se découpe sur le ciel, le visage de votre compagnon, baigné d’une belle lumière dorée … Henri Alekan, le plus grand éclairagiste du cinéma (« Quai des Brumes », entre autres …), parle de la lumière à l’état pur qui se brise sur les objets. Quand Cocteau lui a demandé de travailler sur « La Belle et la Bête », il lui a dit : « Tu vois les peintures de Vermeer ? Eh bien, je veux ça ! ». Et Alekan a conçu un éclairage « qui donne à voir, à ressentir, à penser » … Et c’est vrai que le rôle de la lumière, c’est de voir, mais pas nécessairement la réalité. Comme une bougie qui déforme tout, mais rend tout magnifique.
- Vous avez relevé des défis particuliers ?
On m’a demandé un jour de réaliser des lampes pour un hall d’ascenseur. Pour une banque, dans un vieil immeuble d’il y a 30 ou 40 ans. Il n’y avait qu’un seul hall pour les 10 étages. C’est ingrat, un hall ; on y attend les gens, on papote un peu … Je voulais donner une sensation de hauteur par un artifice lumière. Finalement, l’architecte a tout repensé en fonction de cela et je n’ai créé aucune lampe. Je lui ai donné l’idée et il a transformé les parois : maintenant on a l’impression d’avoir le ciel au-dessus de la tête et des fenêtres sur les côtés ! Concevoir une idée de lumière, c’est ça qui est passionnant.
- Le coup de foudre « lumière », ça vous a pris très jeune ?
J’ai toujours eu besoin de lumière. Et cela devient encore plus fort avec l’âge. Un jour, des amis ont compté, tous les miroirs de la maison ; leurs jeux de reflets m’attirent énormément. Eh bien, il y en a … 29 !
- ‘La balade de la lumière’. Propos recueillis par M.-F. Holemans in Designers Weekend n° 8, mai 1997, pp. 42-43.
Voici bientôt six ans qu'Henriette Michaux fait chanter la lumière. Lumière du jour, lumière du soir. Conseils d'éclairage, conception de luminaires. Une approche sensible et technique à l'écoute de l'espace à vivre.
Ses lampes sont toujours nées d'une commande. Les plus connues, Wenda et La Baladeuse, de la collection La Luna, répondaient à une contrainte spatiale qu'elle a dû maîtriser. Sa formation d'ingénieur civil - une étiquette lourde à porter dans le domaine de la création - lui a valu la confiance d'architectes dans leurs installations d'éclairage, voire dans la conception de leurs plans. Sa capacité à entrer dans la maison sur plan et à comprendre les points sombres, ainsi que son écoute attentive des souhaits et du budget de ses habitants, l'amènent selon les cas à prodiguer des conseils, à concevoir de nouveaux objets ou à proposer des installations complètes pour assurer la cohérence lumineuse entre les pièces du bâtiment.
« Les architectes me contactent pour réfléchir sur la lumière. Pas seulement du point de vue technique : on parle d'émotion, espace, force, lumière. Chaque expérience est intéressante et c'est dans la contrainte de chaque projet que de nouvelles idées naissent, pour le présent et pour l'avenir. J'aime maîtriser une ligne, un plan, un volume et je procède par essais : je me présente la première fois avec une douille, une ampoule et des morceaux de carton. A ne concevoir que des lampes, on court le risque de ne faire que de la forme et non de la lumière ».
Outre les cours d'équipement du bâtiment (thermique, isolation, acoustique, installation électrique) qu'elle dispense à l'Institut d'Architecture Lambert Lombard à Liège, Henriette Michaux mène donc une double activité au sein de sa jeune société Lumière et Objet : consultance en éclairage et installations concrètes sur chantiers, création, édition et diffusion de luminaires et objets contemporains.
« L'envie d'éclairer m'était personnelle mais c'est mon compagnon qui m'a convaincue de développer et d'associer mon nom à la conception-création."
Des lampes simples, légères, gracieuses et élancées, qui portent, presque par hasard, des noms à consonance féminine : Sylvie, Anna, Clara, Wenda, Cobra.
L'atelier d`Henriette Michaux offre une vue imprenable et lénifiante sur la campagne. Une source d'inspiration ?
« La campagne m'endort ! J'ai besoin de la ville, d'y être bousculée. Les choses y bougent plus vite, on s'y sent plus proche d'une conscience du monde, professionnel et culturel ».
Dans cet espace de 30 m2, au cœur de sa maison, pendent au mur des fils électriques, et les plans de travail sont parsemés de douilles, ampoules, maquettes, moules, tôles, comme pour rappeler qu'avant la forme vient la maîtrise des matériaux et des procédés. Henriette Michaux s'en défend :
« Dans les installations, les connaissances techniques sont indispensables, mais pour fabriquer des lampes, c'est très simple ! Ce qui compte, c'est la lumière dégagée par l'objet et les matériaux s'effacent d'eux-mêmes pour rejoindre l'idée. Pour Wenda, je cherchais un artisan qui puisse produire le verre en courbe. Il s'est avéré que les matières de synthèse et la résine étaient bien plus faciles à travailler. Sur un moule en terre, j'applique de fines couches de fibre de verre que je recouvre ensuite d'un vernis anti-UV en polyester translucide. J'obtiens un résultat comparable au verre, qui laisse passer toute la puissance de l'ampoule claire sans éblouir, qui est plus léger et qui rejoint la forme que j'ai imaginée ».
Dans la conception de ses objets, elle fait intervenir des matériaux parfois surprenants :
« Je souhaite travailler prochainement sur un tabouret qui invite à s'y asseoir, un objet nomade et souple en caoutchouc et polyester. Ma poubelle, qui sort de production début mai, est en acier inoxydable et l'anneau de fermeture ainsi que le couvercle sont en caoutchouc. Dans les composants de La Baladeuse intervient du néoprène. La série de lampes de jardin Cobra, en acier galvanisé et fonte d'aluminium, est produite par mon partenaire essentiel, un ferronnier. Avec son aide, j'édite aujourd'hui à mon rythme, en petites séries, mais je souhaite me dégager de ces contraintes d'édition et de diffusion pour me consacrer principalement à la création de pièces uniques et explorer plus encore le domaine de la lumière, dont on aura toujours besoin ».
- ‘Y voir plus clair’, encart en fin d’article de Manuella Damiens. ‘Elle a les mains baladeuses’ in Victor, magazine polymensuel du journal Le Soir. N° 12. Bruxelles, 23/03/2001, p. 17.
Bien qu’Henriette Michaux réfute la notion de « recettes d’éclairage », elle pointe néanmoins quelques astuces pour parfaire celui de votre intérieur.
- Eclairer un objet, c'est créer une atmosphère. En orientant uniquement la lumière vers un plat d'oranges posé sur une table, on définit une ambiance. Travailler par petites touches de lumières donne souvent de beaux résultats.
- L’utilisation d'une assiette opaque permet de diminuer l’impression de hauteur d’une pièce. Elle crée une séparation entre l’ombre au-dessus et la lumière en dessous et induit deux sentiments. D’une part, on se trouve dans le faisceau de la lumière, comme autour d'une table de tripot, et d'autre part, on a l’impression d'avoir au-dessus de soi des plafonds très hauts, mystérieux.
- Pour donner du volume à une pièce, mieux vaut ne pas trop l'éclairer. C’est un phénomène perspectif reconnu : plus on éclaire une surface, plus on éprouve la sensation de s'en rapprocher.
- D'un point de vue thermique, il est plus intéressant de placer des fenêtres vers le sud. Mais la lumière de cette orientation change peu au fil du jour. C’est une lumière assez plate, annihilante. Les fenêtres orientées est et ouest, en revanche, sont des cadeaux momentanés, du matin et du soir.
- Régine Kerzmann. ‘Henriette Michaux. Quand la lumière devient design’ in Keskispas magazine, n° 18, Liège, 29/09-13/10/2006, p. 7.
La biennale liégeoise du Design démarre ce soir : L'occasion de jeter un œil curieux sur la riche et éclectique production créatrice de notre région, rivalisant d’imagination et de génie. Parmi les nombreuses expositions accessibles au public jusqu'au 22 octobre, celle mise sur pied au Musée de la Vie wallonne à l’église Saint-Antoine servira de phare et portera le nom de « Couleur ». C'est là qu'Henriette Michaux, designer liégeoise installée à Huy présentera son dernier concept luminaire. Une troisième participation qui vaut à cette ingénieur civile de formation, professeur à La Cambre et à l'Institut Lambert Lombard, le rang de valeur sûre dans le rôle de designer. Une designer subjuguée par la reproduction de la lumière naturelle.
- Keskispas: Expliquez-nous votre participation à cette 3ème biennale du Design ?
- H. M.: C'est la troisième fois que je participe. La première fois j'ai été sélectionnée par un jury composé de spécialistes du design.
Mon truc à moi, c'est la lumière. Je crée des luminaires. La première année, j'avais réalisé des verres soufflés, la seconde biennale portait sur la mobilité, j'avais alors imaginé un luminaire sans fil à brancher directement dans une prise. Cette année, mon projet initial a dû être modifié pour raisons techniques. Finalement, je présente autre chose. Un luminaire toujours sans doute moins généreux que ce que j'imaginais. A vous de le découvrir...
- KKP : Votre première expo remonte à 1993. Aujourd'hui, vous collaborez avec les éditions Axis. Comment cela se passe-t-il ?
- H. M. : Être édité, c'est l'objectif suprême pour un designer car il n'est pas aisé de ne vivre que de cela. J'élabore d'abord un concept que je réalise sous forme de maquette puis de prototype. Je ne travaille qu'avec la couleur, la lumière. Celle du ciel m'inspire énormément. Je tente de reproduire au mieux cette lumière naturelle si insaisissable. Axis achète mon idée et la reproduit en atelier, en Italie puis se charge de sa distribution et de sa promotion. Nous disposons de « royalties ».
- KKP : Comment devient-on designer ?
- H.M. : Après mes études, je n'ai pas eu envie d'évoluer dans le secteur. J'ai entamé une recherche personnelle sur la lumière ; je voulais être proche de la matière. L'envie de toucher l'objet est plus forte que tout. Je ne travaille pas sur écran avec de simples dessins. Il faut que je crée. Je cherchais à créer une lumière naturelle, économique puis la forme, le support ont pris le dessus. En plus, je donne des cours aux futurs architectes. Un atelier de lumière à La Cambre, un autre en équipement du bâtiment à Liège. Je varie les plaisirs. Ces activités restent proches de ma formation. L'essentiel est le rapport à la matière. Créer, imaginer, C’est une passion devenue un métier à part entière. Les artisans, verriers, ferronniers, que je côtoie souvent me disent souvent la même chose.
- KKP : Qu'est-ce qui vous inspire ?
- H.M. : Le ciel et les espaces. De plus, ma volonté est d'induire une expressivité au luminaire, à l'objet. Je ne cherche pas à plaire mais de donner envie à celui qui se le procurera de le garder longtemps. Cette volonté est plus consciente qu'à mes débuts. Lors de ma collaboration au réagencement du Musée Horta, on disait de mes objets qu'ils étaient intemporels. Je pense que c'est vrai. Ils ne sont pas un phénomène de mode.
- KKP : Le design, c'est quoi ?
- H.M. : Cela signifie dessin et dessein. C’est tout. Sortir d'une brocante m'émeut parfois plus que d'une expo design. Je reproche au design l'image qu'on en donne aujourd’hui. Des formes épurées, froides et un sentiment d'inaccessibilité de l'objet de la part du grand public. La biennale liégeoise a cela de bien qu'elle offre précisément une autre image que celle-là. Le design y est moins sophistiqué et à la portée de tous, décadenassé. C’est tout positif pour nous.
- KKP : Outre la création, vos autres passions ?
- H.M. : Je suis maman de trois filles et j'ose dire que c'est tout aussi passionnant (rires). Sincèrement.
Thierry Génicot. Par Ouï-dire – Henriette Michaux, émission de la RTBF, septembre 2017.
Pour cette rentrée radiophonique dédiée à l'architecture, Thierry Génicot a rencontré dans son atelier à Liège Henriette Michaux, ingénieur et designer de la lumière, chargé de cours à la Faculté d’architecture de l’ULg. Pratiquant l'éclairage architectural et urbain, créatrice de luminaires, elle est intervenue récemment au Cinéma Palace à Bruxelles, évoqué ici par l'architecte Alain Richard qui a en charge sa transformation, et au Musée Horta à Saint-Gilles, commenté par sa conservatrice Françoise Aubry. La plasticienne belge Sylvie Canonne porte un regard complice sur la démarche de la créatrice lumière, notamment sur la mise en lumière du Château de Vianden, au Grand-Duché de Luxembourg.
Henriette Michaux /
Bruxelles, Le Palace, 2017
Production Cellule architecture,
Service général de la Création
artistique, RTBF
DATE 1 septembre 2017
LIENS
Par Ouï-dire (RTBF, La Première)
Émission de la Radio Télévision Belge Francophone qui relate le travail d’Henriette Michaux en tant que conceptrice lumière :
- Jean-François Pirson. ‘Henriette Michaux. Donner corps à la lumière’ in A+ n° 139. Bruxelles, 2/1996, avril mai 1996, pp 62-63.
Henriette Michaux est ingénieur et designer (sa fille dit lampiste, le mot évoque mieux le travail de lumière en forme et en espace). Sa collaboration avec l'architecte ou le particulier se situe au départ du projet (études de lumière : naturelle et artificielle, plans et cahiers des charges d'électricité et d'éclairage), dans l'espace bâti ou déjà habité. Elle considère chaque cas comme nouveau, avec la nécessité d'une approche particulière, avec cette exigence joyeuse d'éclairer : "donner à voir, mais aussi à penser, à rêver" (Henriette Michaux, lettre du 3 janvier 1996).
Chargée de cours à l'Institut Supérieur d'Architecture Intercommunal Lambert Lombard (ISAI, site de Liège), Henriette Michaux a développé ses recherches personnelles dans les domaines de la lumière et de la couleur. Elle intervient ponctuellement dans les ateliers d'architecture et de mobilier, elle dirige des séminaires.
Un chemin
La femme
Attachée à la terre, elle sait, de la ferme, ce que travailler dur veut dire ; elle a le goût des poires en rondeur dans la main et habite de cette cuisine serrée, chaleureuse, vivante, sans effets, qui toujours la ramène à énoncer "la simplicité". L'ingénieur civil, c'était pour le chantier, mais elle a donné la naissance à Émilie, Catherine, Marie. Sa formation lui donne la rigueur de l'étude objective, de la solution à trouver. Elle sait cette voie trop étroite, elle sait qu'une part du monde lui est cachée. Dans la rencontre de celui à qui elle dit : "tu es de mon village", elle demande : "apprends-moi la forme". L'ouverture d'un autre chemin, l'ouverture de son chemin.
La forme
Dans l'amour, les révélations sont fortes, et la forme s'est manifestée à elle. Il n'y a pas eu apprentissage, mais échanges avec ce compagnon d'années belles et denses, dans l'atelier, la cuisine, l'érotisme et la poésie au quotidien, le voyage, les rencontres - dans l'étonnement de cette naissance. La terre d'abord comme exercice, la conscience de la plastique, du chemin, du moyen. Et du partage encore, de longues conversations complices et de confrontations : Brancusi, Flanagan, le pavillon de Mies Van der Rohe à Barcelone, Jujol dans la même ville, Marc Angeli, Giacometti, la tête et l'exposition de Wittgenstein, le Goetheanum de Steiner, Prouvé, Chareau, Sipek au Musée Vitra, les luminaires de l'Espérance, la Fondation Himsel Hombroïch, les sculptures Mumuye à Cologne, des zelliges ramenés de Marrakech, les lampes fragiles d'lngo Maurer, la maison de Bernard Herbecq, les morceaux de tissus Tellem à rayures et carreaux blancs et bleus à Bamako, les carreaux d'une nappe chez Ikea, les lanternes de mosquée à Istanbul, Casimir, les photos de Blossfeldt... cette phrase de Valéry : "L'idée vient à toute heure ; mais non la forme. Car l'idée est événement local, et la forme, acte de l’ensemble. Il faut pour trouver la forme que tout l'être soit en jeu, le corps présent, le temps unifié, c'est à dire les durées diverses accordées". Finalement peu de "design", beaucoup de chemins, d'expériences, de recherches, du "plus haut moyen d'un but élevé" (Phrase de Rilke notée et donnée par Henriette dans une lettre, 1989). Rien à imiter, des affinités. De sa manière de prendre la matière pour former le volume, mordre l'espace, je retiens le pliage, le découpage, la courbe de la ligne ou du plan, de toutes petites maquettes en fil de fer et carton, puis ses lampes dans l'architecture.
La lumière
Sans savoir comment, un intérêt pour la lumière (était-ce un prétexte à la forme ?). Dans les échanges encore, le livre d'Alekan Ombres et lumières, la rencontre de Bernard Herbecq dans sa maison en chantier, puis un jour dans l'émotion "j'ai envie d'éclairer la maison de Bernard".
D'Alekan, Henriette Michaux retient qu'éclairer, c'est donner à voir, mais aussi à penser et à rêver. "Après chaque proposition le "client" a mieux vu. A voir, c'est voir ce que l'on fait, l'environnement, l'autre ou les autres sans nécessairement se rapprocher de la réalité" ("C’est aussi voir autre chose, autrement " ajoute-t-elle dans sa lettre du 7 janvier). Sans effets. A penser et à rêver : le Tripode, ce vieux réflecteur de théâtre monté sur trois pattes qui me rassure dans l'atelier ; les Appliques en polyester, suspendues en mouvement végétal de lumière chaude ; la Baladeuse à l'ampoule nue qui accompagne mes lieux nomades...
L'objet
Le travail a commencé par la forme, en masse : la terre, le plâtre, puis le béton comme socle des premières lampes (1991) : celle qui reste dans sa chambre ; trois lampes de chevet, pour Catherine, Émilie et Marie : un petit abat-jour en treillis et un flexible sur un cube de béton ; en variante, deux lampes de lecture : un abat-jour en carton noir sur treillis, un ressort, un socle en caoutchouc. Ces premiers bricolages l'ont conduite à produire Eclipse en série : un disque en verre sablé qui pivote autour d'une ampoule, un flexible, un socle en béton coloré, sa lampe la plus "design", celle qu’il fallait faire pour abandonner cette voie, et Cigale : une ampoule à calotte dorée, un ressort, un morceau de brique, une lampe qui produit son ombre en spirale.
L'objet manifeste ou résout les difficultés d'être juste dans la forme et la lumière. “C'est son truc", et elle aime concevoir l'objet pour un espace particulier avant d'en produire quelques exemplaires. Ils s'associeront à de nouvelles créations ou à d'autres luminaires pour habiter l'espace.
La baladeuse
C'est avec cet objet nomade qu'elle est entrée chez Théorème, chez Antoine Rozès, à L'Eclaireur, à Espace Lumière à Paris, ailleurs, et récemment chez Michel de Visscher. C'est un objet autonome sans destination précise. Il me reste attaché à son corps qui le déplace dans l'atelier, dans les magasins, dans sa maison. Sa référence. La poésie de la lumière et de la forme, quelque chose de l'insecte posé sur le mur, comme un morceau d'ombelle sur sa tige, un objet anthropomorphe à l'échelle de celui qui le balade. Cette lampe révèle le vocabulaire artisanal (qui est relatif à l’artisan) du travail d'Henriette Michaux : l'ampoule à incandescence, le polyester (le pôle chaud), le treillis métallique dans une variante (le pôle froid), le métal, qu'elle travaille sous toutes ses formes en collaboration avec le ferronnier Joël Lavigne, et le néoprène.
L'espace
Eclairer chez Bernard, c'était d'abord éclairer la Galerie L'A installée dans le lieu : élaborer une continuité entre l'espace et l'objet sans qu'il ne prenne trop à l'exposition, donner à celle-ci ce que les galeristes demandaient : la lumière la plus neutre possible. De ce travail il reste un objet : une applique pour coin saillant, un pliage en acier galvanisé. On y reconnaît une des constantes du travail d'Henriette Michaux : risquer la forme, le volume, à partir du plan plié, découpé ou formé. Cette constante se concrétise dans une magnifique suspension en polyester qui ponctue en coquillage la cuisine de Bernard. Il lui a offert "Tableaux d'Afrique", la couleur de la main féminine. Plus tard elle lui fera Sylvie, pour la lecture. Avec Bernard Herbecq, elle collabore au chantier du magasin Désiron & Lizen à Liège (plans d'électricité, étude d'éclairage, élaboration d'objets). C'est là qu'elle fait sa première exposition au printemps 1993. Elle travaille également pour les architectes Jean-François Pirson, Colette Henrion, Michel de Visscher, pour une maison conçue par Charles Dumont à Tilff et d'autres particuliers. A chaque fois, une installation qui répond à l'espace, montée sur place, en lignes arquées, en voilettes légères, en verreries rapportées, en mouvement... Pour ça, il faut s'approprier l'espace, c'est-à-dire le rendre propre à un usage, en même temps l'occuper, s'imbiber du lieu, se mouler a l'autre comme un acteur, sans chercher l'expression exacerbée du moi, rendre humblement, assumer les contradictions dans l'installation elle-même. C'est ainsi qu'elle "donne à voir, à penser, à rêver".
La simplicité
La simplicité, elle l'a de l'enfance. Pour une chose en elle, dans la durée, elle écrit : "...Comme quand je découvre une forme (souvent en 3D plutôt qu'en 2D) et me dis en ne la quittant pas des yeux : elle m'appartient un peu, je la reconnais au plus profond de moi, elle devient si familière qu'elle ne peut m'épater. Elle me grandit puisque, insoupçonnée auparavant, elle se révèle à moi comme m'appartenant déjà." (Henriette Michaux, lettre du 3 janvier 1996)
Dès qu'il y a forme, recherche de forme, on bouscule la simplicité, à ne plus s'y retrouver entre simplicité, complexité, unité, exigence, émotion, et exister, bouger, dans tout ça. Ces contradictions sont celles que Sipek assume (bien ou mal ?) lorsqu'il choisit la photographie de ses objets somptueux entre les mains et les visages de ceux de son village qui nous regardent.
En tout cas Henriette Michaux refuse l'effet (pour autant qu'il puisse y avoir de mise en forme sans effets), se méfie de l'esthétique (mais se nourrit de la forme) et cherche la clarté. Je vois sa simplicité comme un chemin (avec ses contradictions), autant pour elle que pour moi : transcender un morceau de l'univers dans l'humilité de sa tâche. Dans la vie.
Son travail
"Elaborer les plans d'éclairage et d'électricité. Concevoir l'éclairage qui donne vie à l'espace. Donner corps à la lumière."
- Serge Vanmaercke. ‘Henriette Michaux, magicienne de la lumière’ in Weekend Le Vif/L’Express n° 42. Bruxelles,18-24/10/1996, pp. 70-71.
Maîtriser la lumière dans une maison, c’est tout un tout un art. Les conseils d’Henriette Michaux, consultante en éclairage… et aussi créatrice.
« Il ne faut pas trop théoriser la lumière » lance Henriette Michaux. Conseillère en éclairage et chargée de cours à l’école d’architecture liégeoise Lambert Lombard, cette Belge ingénieur civil en construction de l’Université de Liège, récolte de beaux succès parisiens avec ses créations design. Comme conseillère, elle travaille souvent par essais. Henriette Michaux se présente d’abord chez le client avec un soquet, deux bagues dans lesquelles on peut coincer du carton ou une autre matière colorée ou transparente, une ampoule et elle fait des essais. Lumière vers le mur, vers le haut, vers le bas. « Au-delà de toutes les considérations esthétiques, il faut avant tout voir l’espace dans une maison, et ce qu’on y fait » souligne-t-elle.
Les particuliers font rarement appel à un consultant en éclairage quand ils font bâtir leur habitation, Généralement, ils s’adressent à Henriette Michaux quand ils vivent depuis un certain temps dans leur maison et quand le budget, hélas, est déjà bien entamé. Le tarif de Henriette Michaux dépend du nombre de pièces à examiner. Une première réflexion pour une conception – sans engagement pour les clients – coûte de 3.000 FB à 5.000 FB, la réalisation du projet varie de 20.000 FB à 50.000 FB. Le travail porte à la fois sur l’atmosphère et la fonction de la lumière : dans un bureau, une cuisine, un salon, etc. ou dans une médiathèque comme à Mons.
Les interventions sont multiples : quelqu’un peut être dérangé de ne pas voir les limites de son espace quand une pièce est grande par exemple. En éclairant tel ou tel objet sans éclairer les murs, certaines personnes ne sont plus sécurisées, car elles ne voient plus le périmètre de leur maison. Pour les personnes qui ont cette sensibilité, Henriette Michaux proposera d’éclairer les murs, les bibliothèques, etc. « Quatre spots d’une grande surface peuvent faire l’affaire », précise-t-elle. Vos plafonds vous paraissent trop élevés ? Un luminaire du type assiette opaque fera l'affaire et vous aurez une pièce qui paraîtra moins haute. En fonction des désirs des clients, un consultant peut agrandir ou réduire les espaces grâce à la lumière. Sans coûts excessifs : les lampes de qualité ne sont pas nécessairement inabordables.
Henriette Michaux est aussi conseillère en lumière naturelle. Certains architectes multiplient les baies vitrées orientées vers le sud qui permettent, certes, de récupérer de la chaleur. « Mais c’est une ineptie au niveau atmosphère », note Henriette Michaux. Les fenêtres à l’est et à l’ouest sont des « bénédictions », puisqu’au moment où le soleil pénètre, il est bas, et il noie un espace davantage que quand il est au sud. La qualité colorimétrique de l’aube ou du crépuscule est beaucoup plus jaune, plus changeante. La lumière du sud est plus froide et elle n'est pas changeante.
En plus de son travail sur la lumière, Henriette Michaux réalise des objets pour lesquels elle part d’une forme, et cherche ensuite le matériau qui conviendra au mieux à cette forme. « Beaucoup de designers font le contraire. J’ai travaillé le métal, le verre, l’aluminium laqué, etc. : une dizaine de créations jusqu'à présent. Pour l'instant, mon cheval de bataille, c'est “La Baladeuse”, dont le nom exprime si bien la fonction », précise-t-elle.
Henriette Michaux a aussi travaillé le polyester translucide sur fibre de verre. « Une nouveauté », souligne-t-elle. « Je cherchais un matériau qui pouvait iriser (amplifier) la lumière. La fibre de verre et le polyester, c'est comme une pâte de verre, mais avec une charge de matière qu'un verre n’a pas. Un verre sablé est mort tandis que cette matière-ci est vivante ». En réalité, Henriette Michaux réalise un moule en plâtre, y déploie la fibre de verre et enduit de polyester.
L`éclairage, ce sont aussi les ampoules. Les ampoules claires, qui laissent apparaître le filament, séduisent davantage Henriette Michaux que les opalines. Elle utilise presque toujours de l’incandescence qui est plus doux. Et elle n'a pas recours à l'halogène. Même si l`halogène basse tension est économique et bien utile pour l'éclairage ponctuel d’objets. Mais guère pour l'éclairage d'ambiance.
Le design trotte dans la tête d'Henriette Michaux depuis toujours. Pourtant elle ne dessine vraiment des objets que depuis fin 1991. Sa première expo, elle l`a faite à Liège chez Désiron & Lizen, en 1993. Jusqu’ici ses lampes étaient achetées à Bruxelles, à Liège, à Charleroi, à Lille ou à Paris. Désormais, le distributeur belge Quattro Benelux/ Sisterco de Hoegaarden va diffuser ses créations sur les marchés belge et néerlandais, « et peut-être l`Italie », espère-t-elle. En magasin, ses créations coûtent de 5 000 à 13 500 FB. Ses dernières créations : trois lampes de jardin.
La simplicité que cette érudite affiche dans son travail s'explique sans doute en partie par ses origines. Ses parents étaient agriculteurs près de Visé. « Le mot simplicité est un mot que j’aime bien dans mon travail, confie-t-elle. Je préfère ce qui est le plus simple possible. Pour moi, la meilleure lumière restera toujours la lumière du jour. »
- Viviane Eeman. ‘Henriette Michaux, architecte de la lumière’ in Déco Idées, le magazine belge de la décoration active, n° 22. Bruxelles, février 1997, p. 30.
Henriette Michaux, consultante en éclairage et créatrice d’objets, lumineux surtout, permet aux gens de voir autrement. Mieux ?
Souvent au hasard des routes, au bord des chemins, Henriette Michaux, ingénieur et designer belge, s`arrête pour regarder les cieux, leurs vastes plans et leurs lumières. Est-ce à eux qu'elle pense quand un peu larguée au milieu de sa carrière professionnelle, elle « rencontre » une maison et propose à l’architecte Bernard Herbecq de mettre celle-ci en lumière ? Séduit par l`idée, il le sera aussi par la réalisation. Une commande d’objets suivra : notamment une applique en tôle galvanisée. Des lors, traçant définitivement une croix sur son diplôme d’ingénieur civil, elle va mener de pair une carrière de créatrice d'objets (surtout de luminaires) et de consultante en éclairage. Les propriétaires d’un des trois grands magasins d’ameublement contemporain de Liege, séduits par une applique, lui proposent de monter une exposition. Celle-ci a lieu en 93, chez eux. C’est alors que naît la baladeuse, une lampe insecte à poser aussi bien sur un mur que dans un coin et qui sera le clou de l’exposition. Elle invente pour une amie des modèles de lampes pour enfants, dont le concept de base -un bloc de béton et une tige flexible-, sera édité [par] sous le nom Eclipse en ajoutant un simple abat-jour de verre sablé. Il sera produit en quarante exemplaires. Au métal, elle veut associer le verre mais c’est finalement le polyester dont elle va s’emparer. « Une fabuleuse matière qui amplifie la luminosité tout en atténuant l'intensité » dit-elle. Suivront Anna, Clara et Wenda, les trois modèles de La Luna, une collection réalisée dans cette matière et produite par Sisterco (une filiale de la société Quattro Benelux) et la série Cobra, en acier galvanisé et fonte d`aluminium à poser aussi dehors. Toutes ces lampes sont nées de contraintes liées à l`espace, et sur commande. Créées pour une personne, pour un lieu. Les défis la rattrapent : celle qui ne peut concevoir dans la gratuité ne cherche pas à offrir une multiplicité de fonctions à ses lampes. « J’ai le regret de ce qu’aujourd’hui tous les objets doivent avoir plusieurs fonctions ». En revanche, elle se permet d’être personnellement multiple dans ses fonctions. Outre les lampes, elle crée également des objets. Poubelle, paravent et chaise ont ainsi eu l’honneur de naître sous ses doigts.
Elle est également consultante en éclairage. Là aussi les défis sont à relever : du hall d’ascenseur auquel il faut donner du souffle à la médiathèque qu’il faut éclairer de façon économique mais intéressante. Comme elle n'est attachée à aucun magasin, ni à aucune marque, les gens lui font facilement confiance, son avis est plus objectif.
Toujours à l'affût, Henriette n'a de cesse de développer de nouveaux concepts qui permettent tout simplement aux gens de mieux voir et répond lumière aux gens qui lui parlent d’éclairage...
- E. F. in ?
Henriette Michaux ne fait pas du design. Elle cherche.
Presque toujours insatisfaite de ne pouvoir capter ce qu’elle sait pourtant insaisissable. Alors se dévoile parfois la lumière : une poésie qui s’étonne elle-même d’avoir embrasé là.
Si nue qu’elle n’a besoin que de matières simples et de gestes clairs pour nous rappeler combien nous emprisonne l’inutile, et que c’est au cœur d’ici, malgré tout, que s’enracine cette lumière qui nous parle.
- Manuella Damiens. ‘Elle a les mains baladeuses’ in Victor, magazine polymensuel du journal Le Soir. N° 12. Bruxelles, 23/03/01, pp 16-17.
Ce sont des mains caressantes, fines et fragiles. Des mains de salon qui ne se contentent pas, toutefois, de servir le thé en présentant des sablés. Elles sculptent, dessinent, moulent, bricolent...
À l’image de ses extrémités, Henriette Michaux est un paradoxe. Ingénieur car elle en était capable, et pour faire plaisir à ses parents agriculteurs, elle éprouve vite un malaise au sein de cet univers rigoureux et cartésien. Son premier pas vers la sensibilité, elle l’effectue en travaillant comme assistante dans une école d'architecture. J’y ai appris une autre langue, celle de l’espace. Je m’intéressais beaucoup à la lumière, explique-t-elle d’une voix douce.
Encouragée dans cette direction, tout s'éclaire soudain pour la jeune femme. Pendant un an, j’ai lu sur le sujet. J’ai appris en visitant des lieux, des expositions, des salons. Durant cette période de « lancement », je devais impérativement taire mon diplôme car les gens ne croyaient pas en ma sensibilité. J’ai failli retourner à mon boulot d 'ingénieur. Pour « bouffer ».
Mais de fil en ampoule, la belle s’obstine. Réalise des lampes pour ses trois filles - un simple bloc de béton dans lequel j’avais planté des tiges de fer colorées. Reçoit la confiance d’un architecte liégeois, Bernard Herbecq, qui lui cède l’éclairage de sa maison. Un tremplin pour la jeune femme. A un moment donné, je suis devenue crédible.
Henriette Michaux crée, à tour de bras, travaille le métal, le verre, l’aluminium laqué... De cette recherche sort la Baladeuse, une lampe étrange dont elle fera son cheval de bataille. La bien nommée, très aérienne, se déplace dans la maison au gré de la journée, où le besoin se fait sentir. Suivront ensuite Wenda, Anna, Sylvie, Flora, Roberto... autant de modèles aujourd’hui diffusés en Belgique et à l'étranger. Pour les réaliser, la designer associe son travail à celui de deux artisans : Pierre Schweitzer, un ferronnier qui officie également pour les décors de la Monnaie, et Emmanuel Martin, souffleur de verre rencontré lorsqu’elle fut chargée « d'éclairer » le Musée Horta. Le verre soufflé est d’ailleurs son dernier amour. J'aime beaucoup le polyester aussi car il est doux et donne une jolie lumière, argumente-t-elle. Il est incolore, comme la vessie de porc. Mais je regrette que ce soit une matière plastique. Aujourd’hui, on ne peut pas faire n’importe quoi avec l 'écologie C 'est pour cela que j'apprécie le verre soufflé : il est recyclable, c'est du sable.
Dans cette fulgurante ascension, la « concepteur lumière », comme elle se définit elle-même, ne perd pas de vue son credo : la mise en lumière plutôt que l'éclairage. L’éclairage, c’est fonctionnel, matériel. Au-delà de cela, il y a un espace à mettre en valeur. Celui-ci s’appréhende par la lecture qu’on a de ses limites, lesquelles se discernent parce qu’elles sont éclairées. On ne peut pas parler d’espace sans lumière.
De plus en plus nombreux, des architectes l’ont compris et acceptent de lui « abandonner » une partie de leur mission. C’est l'autre volet du métier d'Henriette Michaux. En dehors de la conception d'objets, elle intervient à titre de consultante. Mue du même élan créateur, elle débarque chez ses clients avec pour tout bagage un soquet, une ampoule, deux bagues et de petits cartons et papiers colorés ou transparents qui lui permettront d'effectuer des essais : lumière vers le haut, vers le bas, vers le mur... Je donne un avis sur la lumière et si vous y adhérez, vous pouvez parfaitement vous fournir dans une grande surface, poursuit Henriette Michaux. Avant d'intervenir, je trouve important que les gens aient vécu au moins un an dans leur habitation, qu'ils aient assisté au défilé des saisons et aux changements de luminosité quelles impliquent. Leur pensée est plus mûre, plus « éclairée », ensuite.
Alors qu'elle puisait essentiellement dans la couleur naturelle des matériaux, sa réflexion à elle s'oriente désormais vers la couleur. Je suis en train de concevoir une lampe en verre sablé dans un ton mauve puissant, munie d’un contre-poids. Cet objet-là me prend un temps fou car je dois mettre au point un mécanisme. Mais je sais aussi qu'il me fait progresser. C 'est un laboratoire.
Les mains virevoltent à nouveau. La « chercheuse » saisit la tasse de thé, la vide d'un coup sec et entreprend l’emballage de ses protégées. La création n'attend pas. Comme la mode, elle est en constante évolution. Henriette Michaux le sait. Profitant de la vague sur laquelle elle surfe depuis quelques temps, elle n’a pas une minute à perdre. La voilà repartie, ses Baladeuses sous le bras. Légère et lumineuse.
- Barbara Witkowska. ‘Quand la lumière se fait poésie’ in Weekend, Le Vif/L’Express. Bruxelles, 26-29/06/2001, pp. 44-45.
En acier, laiton, verre soufflé ou polyester, les créations lumineuses d’Henriette Michaux ne manquent ni d'imagination, ni d'allure, ni de supplément d'âme.
L’heure est propice, entre chien et loup. Dans un vaste espace nappé d'ombres, des boules lumineuses diffusent des halos de clarté vaporeuse. Il y a cette goutte en verre soufflé, doux et laiteux. Les proportions sont parfaites. Son esprit, essentiel et intemporel, est préservé. Henriette Michaux lui a pourtant trouvé des utilisations novatrices et originales. La goutte Flora, déposée simplement par terre, dessine des traces lumineuses au sol. Walla habille une applique, en acier ou en laiton. Dans le modèle Claudio, la goutte « chapeaute » une tige courbe en acier inox, appuyée nonchalamment contre un mur. Roberto décline le même concept, en version plus petite. Le luminaire peut alors prendre appui sur une table ou le dossier d'un fauteuil. Poids plume, discrètes et pourtant si présentes, ce sont des lumières nomades. Elles bougent, se déplacent au gré des envies, jouent à cache-cache avec les ombres, créent des ambiances insolites, pleines de poésie, un brin mystérieuses.
Parfois, Henriette Michaux troque le verre soufflé contre un polyester lisse et translucide. Elle lui imprime des formes douces et sensuelles et sculpte des suspensions, des appliques, des lampadaires sur pied. Des silhouettes simplissimes et aériennes, qui n'aiment pas les places fixes, préférant se balader dans toute la maison.
Cohérente et aboutie, la dernière collection d'Henriette Michaux échappe aux pesanteurs du quotidien par la grâce légère de leur dessin. Insolites, poétiques, tendres, ses créations ont la désinvolture et la délicatesse d'un croquis griffonné sur un coin de table. Telles des esquisses, ces beaux luminaires débarrassés de leur épaisseur se réduisent presque à l’état de symbole.
Henriette Michaux est ingénieur civil. « Mes parents, agriculteurs, et plus précisément, arboriculteurs fruitiers, m'ont inculqué la vérité liée à la terre et, surtout, au travail. A l'école, j'étais bonne en maths, d'où, peut-être, ce choix d'un métier à connotation très « solide », sourit-elle. Mais cette femme pleine de sensibilité, « ne se sent pas bien » dans le monde des ingénieurs. Son emploi suivant n'en est pas moins « viril ». Employée au Bureau des techniques spéciales Berger à Liège, elle trouve des solutions dans les domaines de l'électricité, de l'acoustique et du chauffage. Son travail lui donne l'opportunité de devenir assistante, puis chargée de cours, à l'Institut supérieur d'architecture Lambert Lombard, à Liège. C'est, enfin, le rendez-vous avec ce qu'elle aime : l'architecture, les formes, l'espace, la vie. La lumière, surtout.
L'architecte Bernard Herbecq lui demande de définir le concept d'éclairage pour une galerie d'art, puis pour une boutique de décoration. De la mise en scène de la lumière à la création des luminaires, le chemin est tout droit.
Henriette Michaux « teste » sa première création en famille et la destine à ses filles, comme cadeau de Noël. Sur un petit cube en béton, un flexible est surmonté d'une ampoule protégée par un abat-jour, en treillis d'acier inoxydable. Très vite, elle souhaite travailler le verre soufflé. Faute d'artisan compétent, l'idée est (provisoirement) abandonnée. Henriette Michaux choisit alors le polyester et avance lentement sur ce cheminement périlleux, commun à tous les jeunes designers : expositions collectives, diffusion confidentielle...
Il y a aussi ce défi, ambitieux et alléchant, pour le musée Horta, à Bruxelles. Pour désengorger les parties privées du musée, accessibles aux visiteurs, il est décidé de rénover les ateliers de l'architecte et de les ouvrir au public. Le projet est confié à l'architecte Barbara Vanderwee. Françoise Aubry, la conservatrice du musée demande à Henriette Michaux de s'occuper des lumières. « Le défi était très difficile, confie la jeune femme. Prise de panique a l'idée de ne pas réussir, j'ai failli abandonner. Mon intervention se devait d'être très discrète. Aujourd'hui, je crois que mes luminaires servent le lieu ». Henriette Michaux a imaginé deux appliques en laiton, réunissant, chacune, trois « gouttes » en verre soufflé. Les cache-ampoules en porcelaine ont été réalisés par le sculpteur Emile Desmet.
Le concept des fameuses « gouttes » n'étant pas une exclusivité du musée, Henriette Michaux peut le reprendre et le décliner à son gré. D'autant plus qu'elle a enfin trouvé la « perle rare » en la personne d'Emmanuel Martin. A Valenciennes, il souffle, en effet, le verre dans la plus pure tradition des grands maîtres. Flora est une goutte de lumière qui roule sur le sol.
« Jaime l'idée de mobilité, souligne Henriette Michaux. Pour moi, l'objet trouve une raison d'être quand il est le lien entre deux éléments » Claudio et Roberto, les lampadaires baladeurs, déclinés en grand et en petit modèle, peuvent donc se reposer contre un mur, se blottir contre le dossier d'un fauteuil ou éclairer de manière très douce la table de la salle à manger.
Plutôt qu'un designer de beaux objets, Henriette Michaux se définit comme concepteur de lumière. « Il y a une manière d'éclairer l'espace qui le prolonge, explique la jeune femme.
L'esthétique n'est pas primordiale, je préfère parler de lisibilité d'espace. Je ne suis pas partisane de clarté envahissante. Le soir, il y a des zones d'ombres et cela nous plaît, car nous sommes différents... Nous n'avons pas besoin de tant de clarté, nous aimons le mystère. On met toujours en évidence la lumière mais l'ombre, l'obscurité et la nuit sont très importantes. ll faut s'en approcher pour les apprivoiser ».
- n. s. ‘Apprivoiser la lumière, avec simplicité, élégance et émotion’ in CoCOOninG n° 3. Huy, avril-juin 2002, pp. 44-45.
Sous ses aspects d'être fragile et discret, Henriette Michaux est dompteuse ou plutôt ”apprivoiseuse" de filament luminescent. La lumière est son métier, son art, sa passion.
Fille de la terre, issue d’une famille d'agriculteurs, elle est particulièrement attentive et sensible aux éléments naturels comme le jour et la nuit, le froid et la chaleur, l’ombre et la lumière :
Comment cette autodidacte a-t-elle abouti å la création ?
“ Comme toute adolescente douée en math, j'ai passé l'examen d'entrée et j'ai fait des études d'ingénieur. Ce qui m'a apporté un bon raisonnement cartésien et technique. Dans un second temps, mon expérience professionnelle en équipement électrique, acoustique... du bâtiment m'a fort intéressée et aidée quand on m'a proposé de donner des cours aux étudiants de l’Institut Supérieur d'Architecture Lambert Lombard à Liège. J'ai tout de suite adhéré au langage architectural qui permettait d'exprimer les concepts de beau et de juste. “
Parallèlement ä cet emploi, Henriette crée des objets liés à la lumière ou ä l'espace. Caché/montré, translucide/transparent sont la poubelle, le paravent... C‘est pour faire plaisir, à elle-même ou pour offrir. Elle a créé ses premiers luminaires pour chacune de ses filles. Une petite lampe simplement composée d'une ampoule au bout d'un flexible scellé dans un cube de béton qu’elle leur offre pour Noël. Ainsi naissent les luminaires de Catherine, Emilie et Marie.
Un jour, elle propose à Bernard Herbecq (architecte liégeois) d'éclairer sa maison et de dessiner les luminaires. Elle travaille également avec lui pour la rénovation du magasin de mobilier contemporain “ Désiron et Lizen " à Liège. Elle fait l'étude de tout l’éclairage et Bernard Herbecq, connaissant son travail de créateur, lui propose d'exposer ses objets et luminaires lors de l’inauguration du magasin. Ça plaît beaucoup et sur les conseils d’un ami, elle décide d'aller les montrer dans une galerie de mobilier contemporain (Théorème), à Martine Bouchez. Accrochée à son fil de téléphone elle semblait ne pas prêter attention aux objets que je déposais discrètement sur le sol, raconte Henriette. Puis quand elle a raccroché elle a dit, "Je garde tout ! J'aime beaucoup". Et quand Martine dit qu'elle aime beaucoup..." Le succès est tel que certaines lampes seront éditées.
Par la suite, en recherchant des effets lumineux pareils à ceux du verre opalin soufflé, et puisqu’elle ne trouve pas d'artisan souffleur, elle expérimente le polyester. Elle crée Wenda, une suspension, Anna, une applique, et La Baladeuse, une baladeuse, un objet mystérieux et nomade se déplaçant au gré des envies. Elle a l’élégance légère et nonchalante d'un insecte qui se balade sur un mur. Le polyester est une matière fine et transparente quand il est éclairé par une ampoule incandescente. Il a l'incroyable faculté d’amplifier la luminosité en réduisant l'éblouissement. Une fois la lampe éteinte, il a l'aspect fragile de la nacre opaque, il permet à la lampe d’exister encore, différemment.
Aujourd'hui, Henriette a découvert le souffleur de verre tant cherché. Apparaissent des luminaires très architecturaux, dotés de poires opalines qui diffusent sensuellement le flux lumineux. Outre le verre soufflé, la simplicité de la forme et les matériaux utilisés semblent volontairement sobres et discrets pour laisser prendre toute sa place au petit globe luminescent. On le dépose sur le sol (Flora), on le suspend (Chiara), on l'appuie contre une paroi verticale (Claudio) ou on l’attable ã un bureau (Roberto).
Henriette Michaux est également consultante en éclairage. Elle élabore des plans d'éclairage et d’électricité. Son leitmotiv : concevoir l’éclairage qui donne vie à l'espace, donne corps à la lumière. Soucieuse d'éclairer "juste" tant les espaces publics que privés, elle dialogue énormément avec l'architecte et/ou avec ses clients, cherchant à comprendre leur perception de l’espace, comment ils le voient et le ressentent. Comment ils ont envie d'être et de se sentir avec cette lumière, sachant qu'ils vont vivre avec elle. Lors d’un premier contact, Henriette visite le bâtiment "équipée" d'un fil électrique, d'un soquet avec une ampoule, d’un morceau de carton et de filtres transparents colorés. Elle concrétise avec le client les différentes façons d'éclairer l'espace : applique ou suspension, direct ou indirect, lumière diaphane ou faisceau concentré. Toujours à l’affût, elle cherche des solutions qui permettent aux gens de mieux comprendre la lumière (terme qu'elle préfère à éclairage).
La simplicité et l’émotion dans sa passion, son métier, nous rendent curieux et impatients sur l’évolution des créations d'Henriette Michaux.
- n. s. ‘Henriette Michaux Designer : « Lumière & Objet »’ in So Home n° 1, printemps 2008.
Henriette Michaux tente de marier la poésie à la fonctionnalité de l`objet. Ses boules blanches Opalines soufflées en verre de Murano font partie de la collection « Habits de lumière le château » éditée par Axis-71. Réalisée en série suivant un processus semi industriel, chaque pièce reste unique dans la dimension aléatoire de sa reproduction. Les tiges en acier inoxydable tiennent, debout ou couchées, les rondes formes de la lumière. L'éclairage, bien qu'artificiel, procure la même émotion que la lumière naturelle et revêt un caractère flottant et intemporel.
Les noms donnés à ses luminaires sont révélateurs de ce regard fragile posé sur les « choses » précieuses de l’existence qui prennent souvent l’apparence d'un être, « Chiara », « Flora », « Claudio », « Roberto » … Henriette Michaux s'interroge sur «la lumière et la forme ».
En marge de la création propre de luminaires, elle travaille sur des projets d’éclairage architectural. Ses travaux prennent parfois une dimension urbaine, comme la mise en lumière de l’extension du Musée Horta à Bruxelles, des abords de l'Abbaye de Stavelot ou de l'ancien presbytère de la Tour à Leuven.
Outre ces activités, cette experte dans la mise en lumière - des espaces intérieurs et extérieurs - et dans l'interaction lumière-matière, enseigne à l'Institut d’Architecture Lambert Lombard à Liège et à l'institut supérieur d'Architecture de Mons.
De même, elle expose beaucoup, ici et ailleurs : Paris, Cologne, Milan, Prague, Amsterdam...
M. Burton, in Paris Match, 2473, octobre 1996. Les pages de la Déco
J.L. Legrain, in Confluent, avril 1997. « Habilleuse de Lumière ».
In guide des métiers d’art contemporain en Belgique, édition Artelier asbl, mars 2004. Artelier.
In Design 1945-2000 en Belgique, édition Racine, novembre 2004.
Wallonie-Bruxelles, Les lumières urbaines, septembre 2005.
In catalogue de l’exposition Label Design.be, Grand Hornu Images, édition Racine, octobre 2005.
RTBF 6 octobre 2007. Une brique dans le ventre, Portrait.
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