Georges Bianchini - Art Info
Georges Bianchini

Georges Bianchini

1954 - 1987
Dessin Peinture Sculpture Artiste

 1973(  / -  /  ) Huy, Maison de la Culture.1974(  / -  /  ) Wanze, Salle omnisports aménagée.1975(  / -  /  ) Herstal, Musée du Fer.1979(05/05-15/05/1979) Liège, Galerie du C...

Nationalite : Italie

Disciplines et techniques

Dessin, Peinture, Sculpture, Acrylique, Gouache, Pastel, Sculpture Pierre, Sculpture plâtre, Technique mixte (Dessin), Ardoise, Marbre de Carrare, Petit Granit, Pierre, Plâtre, Schiste

Ecoles et roles

Ecole belge, Ecole liégeoise, Ecole wallonne, Artiste

Mouvements et themes

Abstraction, Figuration, Minimalisme

Artistes lies

Aucune relation pedagogique documentee.

Resume

 

1973
(  / -  /  ) Huy, Maison de la Culture.

1974
(  / -  /  ) Wanze, Salle omnisports aménagée.

1975
(  / -  /  ) Herstal, Musée du Fer.

1979
(05/05-15/05/1979) Liège, Galerie du Cirque Divers. Georges Bianchini. Sculpture.

1980
(10/05-01/06/1980) Flémalle, La Châtaigneraie. Artistes liégeois de la Principauté.
(27-29/06/1980) Verviers, domaine de Séroule. POPULART 80. Solidarité Immigrés, Verviers
(  /  - /  /1980) Charleroi, Musée de la Photographie.

1981
(19/02-11/3/1981) Liège, A. S. Galerie (rue de l’Etuve). Georges Bianchini. Sculpture.
(29/04-23/05/1981) Liège, Galerie de la Province (quai van Hoegarden 3). Le chat dans l'art liégeois contemporain. 
(12-30/05/1981) Liège, Salon de l’Echevinat des Affaires culturelles. Grand Prix de La Ville de Liège.

1982
(13-31/05/1982) Liège. Echevinat des Affaires Culturelles, Beaux-Arts, Jeunesse et Sports. Exposition des sculptures des candidats au Grand Prix de la Ville de Liège.
(juin 1982) Georges Bianchini reçoit le Prix de la Pierre, pour son oeuvre intitulée Regarder, Toucher, Entendre.
(09/04-30/04/1982) Liège, Galerie L’A. Georges Bianchini Regarder, Ecouter, Toucher / Willem Cole, Travaux (12,2).
(29/04-30/05/1982) Liège, Musée de l'Art wallon. 2ème Quadriennale des jeunes artistes liégeois.
(25/11-14/12/1982) Seraing, Centre Culturel, Foyer. Angeli Marc, Bianchini Georges, Couturier Michel, Debanterlé René, Tambour Dani, Vandresse Cécile.
(1982) Commande de Henri Claessen d’une sculpture « Chemises de coton + plâtre »
(1982) réalise une sculpture « Corto Maltèse », en collaboration avec le peintre René Ali, pour Manuel Da Costa pour le restaurant « Lisboa, Tejo e tudo » à Liège.
Le 16 décembre1982 , il part avec son épouse – Dani Tambour - en Italie.
(17/12/1982-05/01/1983) Liège, Galerie L’A. La Marelle.

1983
(1983) Réalise, en Italie à San Vanerio, une sculpture pour Jean-Pierre Ransonnet, d’après des photos de lui.
(21/07-04/08/1983) Carrara / IT, Piazza Alberica. 5° symposium international de sculpture « Scolpire all’aperto » - Citta’Laboratorio.
L’œuvre réalisée à cette occasion sera acquise par l’Administration communale de Carrare pour décorer le jardin public de Marina di Carrara.

1984
(début mars 1984) Georges et Dani rentrent à Liège.
(30/03-18/04/1984) Liège, Galerie L’A. Le Lieu en projet. 
(29/04-27/051984) Liège, Ancien Cirque d'Hiver Treize interventions dans le lieu
(  / -  /1984) Liège, Eglise Saint-André.[Sans titre] (pour le Centre Régional d’Action contre le Cancer).
(  / -21/10/1984) Liège, Maison des Artistes. Sculptures sur les terrasses.
( /  -  /  ) Liège, Salle Saint-Georges. Droit de l'Homme 
(06/09-06/10/1984) Chaudfontaine, Maison Sauveur, Parc, etc. Art actuel.
(sept- oct 1984) Liège, Musée d’art moderne, Concours d’art urbain de la Ville de Liège.(Projet primé mais non réalisé)
(15/09-23/09/1984) Participe au 2e Symposium international de Sculpture sur pierre à Fanano / IT.
L’œuvre sera acquise par l’Administration communale de Fanano.

1985
(11/01-26/01/1985) Liège, Galerie L’A, Signature.
(24/05-12/06/1985) Liège, Galerie du Cirque Divers. Bianchini Georges. Vraies Ombres Faussement (Re)Portées / Fausses Ombres Vraiment Portées ? / En Tous Cas Vraies Sculptures.
(06/09-06/10/1985) Liège, Musée d'Art Moderne (Mamac) et Parc de la Boverie. Art Actuel II.
(27/11-15/12/1985) Liège, Maison des Artistes. Un groupe d’artistes italiens (avec dame).

1986
(21/02-06/04/1986) Liège, Musée d'Art Moderne. Galerie L'A Rétrospective / janvier 1979-janvier 1986 / 50 expositions.
(09/05-28/05/1986) Liège, Galerie du Cirque Divers. Sculpture et voix humaine.
(22/05-12/06/1986) Paris, Universités Paris 6 - Paris 7, Centre culturel. Espace et Matièreexposition de sculpture.
(27/06-31/08/1986) Liège, Salle Saint-Georges. « 75 artistes pour créer la Liberté. Exposition d’art contemporain en l’honneur du peintre turc Orhan Taylan.
(10/09-22/09/1986) Paris, Grand Palais, Communication. Art, vidéo & cinéma, écritures.
(20/09-20/10/1986) Liège, Musée d’Art moderne et parc de la Boverie. Art Actuel 3.
(07/12-19/12/1986) Tienen /Tirlemont, Regentat Plastische Kunsten / PNT Gangtento. 2 x 3 Luikse kunstenaars. Bianchini Georges, Klenes Anne-Marie, Schmetz Francis.
Travaux de décoration : 
(11/10/1986) Liège, inauguration de la nouvelle cafétaria du Rondin Sport asbl, repensée et décorée par Michel Debatty, Georges Bianchini et l’architecte Yvan Dickmans. 

1987
Le 22 janvier 1987, Georges Bianchini meurt tragiquement – à 32 ans - dans l’incendie de son atelier où il réalisait des décors de théâtre avec un autre artiste : Michel Debatty.

 

Post Mortem

1987
(16/05-03/06/1987) Liège, Galerie L’A, Georges Bianchini (1954-1987). 
(19/06/1987) Liège, Galerie du Cirque Divers. Présentation et vente du dessin de Georges Bianchini pour Art Actuel 87, édité à 500 exemplaires. 

1988
(01/08-31/08/1988) Huy, maison des Artistes et des Artisans. (Couleurs en Val Mosan 88). Bianchini Georges (Rétrospective), Renard Lucien et Goffaux Robert (Peintres), Van Dormael Armand (Sculpteur).

1990
(16/02-18/03) La Louvière, Centre de la Gravure et de l’Image imprimée. De Corto à Corto. Hugo Pratt

1993
(06/03-28/03/1993) Amay, Tour romane. Pierres. Dessins-gravures-peintures-photos-poèmes-sculptures.

1995
(19/05-25/06/1995) Liège, Salle Saint-Georges. Exposition du 200 ème anniversaire de l’Académie des Beaux-Arts 

1996
(7-22/09/1996) Amay, Place des Cloîtres. Per non dimenticare – contre l’oubli.

1997
(19/12/1997-25/01/1998) Liège, Musée d’art moderne et contemporain MAMAC. Georges Bianchini

1999
(11/12/1999-28/02/2000) Liège, Galerie Flux. Mare, artistes italiens de Belgique.

2007
(17/06-08//08/2007) Marchin, Centre culturel. Georges Bianchini (1954-1987). Sculptures - peintures.
(30/01-03/02/2007) Liège, Musée d’art modern et contemporain / MAMAC. Autour d’une affiche, une idée de Georges Bianchini.

2017
(10/11-15/12/2017) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain / CWAC. Carte blanche à Françoise Safin.

2019
(13/09-03/11/2019) Flémalle, La Châtaigneraie - CWAC. / Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture. Efflorescence.
(15/11/2019-19/01/2020) Flémalle, La Châtaigneraie / CWAC Un panorama des arts plastiques en pays de Liège entre 1980 et 2000. Le temps des commissaires. 

2020
(28/08-06/09/2020) Liège, Musée Boverie  / Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture . En Piste (6e)

2023
(27/01-19/02/2023) Flémalle, Centre Wallon d’art Contemporain / CWAC -La Châtaigneraie. Les péripéties d’un centre d’art contemporain en province (1979 – 2023) 
(29/01-26/02/2023) Marchin, Oyou / Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture. Volumes

 

Biographie

 

1973
(  / -  /  ) Huy, Maison de la Culture.

1974
(  / -  /  ) Wanze, Salle omnisports aménagée.

1975
(  / -  /  ) Herstal, Musée du Fer.

1979
(05/05-15/05/1979) Liège, Galerie du Cirque Divers. Georges Bianchini. Sculpture.

1980
(10/05-01/06/1980) Flémalle, La Châtaigneraie. Artistes liégeois de la Principauté.
(27-29/06/1980) Verviers, domaine de Séroule. POPULART 80. Solidarité Immigrés, Verviers
(  /  - /  /1980) Charleroi, Musée de la Photographie.

1981
(19/02-11/3/1981) Liège, A. S. Galerie (rue de l’Etuve). Georges Bianchini. Sculpture.
(29/04-23/05/1981) Liège, Galerie de la Province (quai van Hoegarden 3). Le chat dans l'art liégeois contemporain. 
(12-30/05/1981) Liège, Salon de l’Echevinat des Affaires culturelles. Grand Prix de La Ville de Liège.

1982
(13-31/05/1982) Liège. Echevinat des Affaires Culturelles, Beaux-Arts, Jeunesse et Sports. Exposition des sculptures des candidats au Grand Prix de la Ville de Liège.
(juin 1982) Georges Bianchini reçoit le Prix de la Pierre, pour son oeuvre intitulée Regarder, Toucher, Entendre.
(09/04-30/04/1982) Liège, Galerie L’A. Georges Bianchini Regarder, Ecouter, Toucher / Willem Cole, Travaux (12,2).
(29/04-30/05/1982) Liège, Musée de l'Art wallon. 2ème Quadriennale des jeunes artistes liégeois.
(25/11-14/12/1982) Seraing, Centre Culturel, Foyer. Angeli Marc, Bianchini Georges, Couturier Michel, Debanterlé René, Tambour Dani, Vandresse Cécile.
(1982) Commande de Henri Claessen d’une sculpture « Chemises de coton + plâtre »
(1982) réalise une sculpture « Corto Maltèse », en collaboration avec le peintre René Ali, pour Manuel Da Costa pour le restaurant « Lisboa, Tejo e tudo » à Liège.
Le 16 décembre1982 , il part avec son épouse – Dani Tambour - en Italie.
(17/12/1982-05/01/1983) Liège, Galerie L’A. La Marelle.

1983
(1983) Réalise, en Italie à San Vanerio, une sculpture pour Jean-Pierre Ransonnet, d’après des photos de lui.
(21/07-04/08/1983) Carrara / IT, Piazza Alberica. 5° symposium international de sculpture « Scolpire all’aperto » - Citta’Laboratorio.
L’œuvre réalisée à cette occasion sera acquise par l’Administration communale de Carrare pour décorer le jardin public de Marina di Carrara.

1984
(début mars 1984) Georges et Dani rentrent à Liège.
(30/03-18/04/1984) Liège, Galerie L’A. Le Lieu en projet. 
(29/04-27/051984) Liège, Ancien Cirque d'Hiver Treize interventions dans le lieu
(  / -  /1984) Liège, Eglise Saint-André.[Sans titre] (pour le Centre Régional d’Action contre le Cancer).
(  / -21/10/1984) Liège, Maison des Artistes. Sculptures sur les terrasses.
( /  -  /  ) Liège, Salle Saint-Georges. Droit de l'Homme 
(06/09-06/10/1984) Chaudfontaine, Maison Sauveur, Parc, etc. Art actuel.
(sept- oct 1984) Liège, Musée d’art moderne, Concours d’art urbain de la Ville de Liège.(Projet primé mais non réalisé)
(15/09-23/09/1984) Participe au 2e Symposium international de Sculpture sur pierre à Fanano / IT.
L’œuvre sera acquise par l’Administration communale de Fanano.

1985
(11/01-26/01/1985) Liège, Galerie L’A, Signature.
(24/05-12/06/1985) Liège, Galerie du Cirque Divers. Bianchini Georges. Vraies Ombres Faussement (Re)Portées / Fausses Ombres Vraiment Portées ? / En Tous Cas Vraies Sculptures.
(06/09-06/10/1985) Liège, Musée d'Art Moderne (Mamac) et Parc de la Boverie. Art Actuel II.
(27/11-15/12/1985) Liège, Maison des Artistes. Un groupe d’artistes italiens (avec dame).

1986
(21/02-06/04/1986) Liège, Musée d'Art Moderne. Galerie L'A Rétrospective / janvier 1979-janvier 1986 / 50 expositions.
(09/05-28/05/1986) Liège, Galerie du Cirque Divers. Sculpture et voix humaine.
(22/05-12/06/1986) Paris, Universités Paris 6 - Paris 7, Centre culturel. Espace et Matièreexposition de sculpture.
(27/06-31/08/1986) Liège, Salle Saint-Georges. « 75 artistes pour créer la Liberté. Exposition d’art contemporain en l’honneur du peintre turc Orhan Taylan.
(10/09-22/09/1986) Paris, Grand Palais, Communication. Art, vidéo & cinéma, écritures.
(20/09-20/10/1986) Liège, Musée d’Art moderne et parc de la Boverie. Art Actuel 3.
(07/12-19/12/1986) Tienen /Tirlemont, Regentat Plastische Kunsten / PNT Gangtento. 2 x 3 Luikse kunstenaars. Bianchini Georges, Klenes Anne-Marie, Schmetz Francis.
Travaux de décoration : 
(11/10/1986) Liège, inauguration de la nouvelle cafétaria du Rondin Sport asbl, repensée et décorée par Michel Debatty, Georges Bianchini et l’architecte Yvan Dickmans. 

1987
Le 22 janvier 1987, Georges Bianchini meurt tragiquement – à 32 ans - dans l’incendie de son atelier où il réalisait des décors de théâtre avec un autre artiste : Michel Debatty.

 

Post Mortem

1987
(16/05-03/06/1987) Liège, Galerie L’A, Georges Bianchini (1954-1987). 
(19/06/1987) Liège, Galerie du Cirque Divers. Présentation et vente du dessin de Georges Bianchini pour Art Actuel 87, édité à 500 exemplaires. 

1988
(01/08-31/08/1988) Huy, maison des Artistes et des Artisans. (Couleurs en Val Mosan 88). Bianchini Georges (Rétrospective), Renard Lucien et Goffaux Robert (Peintres), Van Dormael Armand (Sculpteur).

1990
(16/02-18/03) La Louvière, Centre de la Gravure et de l’Image imprimée. De Corto à Corto. Hugo Pratt

1993
(06/03-28/03/1993) Amay, Tour romane. Pierres. Dessins-gravures-peintures-photos-poèmes-sculptures.

1995
(19/05-25/06/1995) Liège, Salle Saint-Georges. Exposition du 200 ème anniversaire de l’Académie des Beaux-Arts 

1996
(7-22/09/1996) Amay, Place des Cloîtres. Per non dimenticare – contre l’oubli.

1997
(19/12/1997-25/01/1998) Liège, Musée d’art moderne et contemporain MAMAC. Georges Bianchini

1999
(11/12/1999-28/02/2000) Liège, Galerie Flux. Mare, artistes italiens de Belgique.

2007
(17/06-08//08/2007) Marchin, Centre culturel. Georges Bianchini (1954-1987). Sculptures - peintures.
(30/01-03/02/2007) Liège, Musée d’art modern et contemporain / MAMAC. Autour d’une affiche, une idée de Georges Bianchini.

2017
(10/11-15/12/2017) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain / CWAC. Carte blanche à Françoise Safin.

2019
(13/09-03/11/2019) Flémalle, La Châtaigneraie - CWAC. / Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture. Efflorescence.
(15/11/2019-19/01/2020) Flémalle, La Châtaigneraie / CWAC Un panorama des arts plastiques en pays de Liège entre 1980 et 2000. Le temps des commissaires. 

2020
(28/08-06/09/2020) Liège, Musée Boverie  / Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture . En Piste (6e)

2023
(27/01-19/02/2023) Flémalle, Centre Wallon d’art Contemporain / CWAC -La Châtaigneraie. Les péripéties d’un centre d’art contemporain en province (1979 – 2023) 
(29/01-26/02/2023) Marchin, Oyou / Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture. Volumes

 

  • Nationalite : Italie

Catalographie

Aucune catalographie n est actuellement renseignee dans la base.

Bibliographie

Aucune bibliographie reliee n est actuellement disponible.

Oeuvres documentees

  • Petit Granit et métal - 1986 -  (13/09-03/11/2019) Flémalle, La Châtaigneraie / CWAC. Efflorescence.  Organisation : Fondation Province de Liège. Art et cul...
  • dessin préparatoire pour l'expo de Tirlemont - 1986 - Papier - 25 x 27 cm
  • Gestes de couleurs - 1986 - Papier - cm
  • Sans Titre acrylique sur schiste - 1985 - cm
  • Pierres suspendues - 1985 - 1985 1986 Petit granit, surfaces taillées ou polies, travaillées avec des métaux ou pigments colorés,
  • La marelle - 1985 - cm
  • ST Pastel gras sur schiste - 1985 - cm
  • Carrare - 04/08/1983 - cm
  • Regarder, Toucher, Entendre - 1982 - cm - (juin 1982) Georges Bianchini reçoit le Prix de la Pierre, pour son oeuvre intitulée Regarder, Toucher, Entendre.* Concours annuel « Prix de...
  • Regarder Ecouter Toucher - 1982 - cm - (09/04-30/04/1982) Liège, Galerie L’A. Georges Bianchini Regarder, Ecouter, Toucher / Willem Cole, Travaux (12,2).
  • Sans Titre (Italie) - 1982 - Papier
  • Sans Titre (Italie - 1982 - Papier

Acquisitions

Musée d'Art Wallon Liège

Administrations communales de Carrare et Fanao (Italie)

 

Manifeste

Aucun manifeste n est renseigne pour cet artiste.

Interview

1982

Regarder – Ecouter – Toucher. Liège, Galerie L’A (09/04-30/04)
2 textes manuscrits et 1 croquis (archives G Bianchini)

Regarder – Ecouter – Toucher 
Projet d’une prochaine exposition. Présenté pour le prix de la Pierre.
Matériaux
1) Blocs de petit granit taillés sommairement en parallélépipèdes rectangles de ± 80 x 40 x 40 (dimensions4 optimales)
2) Couleurs du spectre solaire + le noir et le blanc, étendues soit à l’intersection des blocs juxtaposés (noir et blanc) soit dans une rainure taillée dans les blocs superposés (autre couleurs).
3) Musique constante (saxophone sur fond de musique électronique) diffusée par des haut-parleurs disposés dans la salle d’exposition. 
La disposition des blocs est nécessitée par la surface d’exposition disponible (voir schéma), mais néanmoins subjective, en effet, volonté par le choix de l’emplacement des blocs de suggérer des formes géométriques simples sur le sol et des volumes simples dans l’espace.
But
Faire interpénétrer entre elles et les réunir en un seul environnement la peinture, la sculpture et la musique.

 

1984

in catalogue Le lieu en projet. Liège, Galerie L’A (30/03-18/04), p. 9, 1 ill.

Espace – environnement – blanc – noir – musicalité – temps – instant – bleu – jaune – rouge – infini – décor – mémoire – sculpture – regarder – toucher – entendre – immobilité – traces – mouvement – présence – participer – entrer.

Vingt-quatre mots qui n’expliquent rien, mais ils peuvent faire comprendre beaucoup.

Cet environnement-projet de lieu a été réalisé en 1980.

 

1985

Projet de sculpture pour l’exposition Articulture de Morlanwelz, Parc et Musée de Mariemont et Ecole d’horticulture (01/06-01/09/1985) ; projet non retenu.(Inédit, lettre manuscrite de G. B., archives Bianchini).

Le projet de sculpture que j’ai proposé pour l’exposition Articulture a été élaboré essentiellement à partir de l’élément « Nature ».
Cette sculpture avait été structurée en trois parties distinctes.
une partie sculpturale peinte – un assemblage de tuteurs en bambou – un choix de plantes grimpantes.
Détails techniques :
Partie sculpturale. Elle aurait dû être construite à partir de bois de récupération / vieilles planches, panneaux … assemblés et collés entre-deux, quant à ses formes, dimensions et aspect, elles auraient été en fonction des bois dont j’aurais pu disposer, de l’endroit où elle aurait trouvé place ; sa dimension aurait été variable pour la même raison. Mais la mesure minimum de base se serait inscrite dans un carré de 2 m x 2 m.
Sa peinture aurait été non-figurative. Employant uniquement les couleurs primaires non mélangées entres-elles, à savoir : différents tons de bleu, de rouge et de jaune.
Tuteurs en bambou disposés tout autour de la sculpture, leur disposition aurait été définie sur place pour des raisons déjà citées + haut / forme, dimensions, endroit du travail)
- Le choix du bois bambou se justifie par le fait que ce bois est naturellement et régulièrement divisé, et aurait évoqué un élément de mesure, de rigueur, de stabilité. Ils auraient été assemblés entre eux par des cordelettes, les entrelacs auraient déterminé chaque fois des quadrillages / découpages différents d’une partie de la sculpture.
Les plantes grimpantes : Je les aurais choisies de type alimentaire : courgettes – pois chiches – haricots… parce que ce sont des plantes qui ont une vie très courte, donc par la même occasion une évolution ( de la naissance à la fructification) très rapide.
Elles auraient été l’élément pictural vivant variable et co-acteur du travail. Il aurait permis, selon l’époque où on aurait pu le voir, une vision différente de l’ensemble 
 

 

 

1986

- Philippe Miest, "Le Liégeois Georges Bianchini a appris à sculpter le marbre à Carrare", in Passions, rubrique de la Meuse – La Lanterne, 28-29 juin 1986 (Interview).
Avant d'aller « là-bas », Georges Bianchini était un sculpteur comme les autres, travaillant surtout le modelage. Et puis, il y a eu ce symposium international de sculpture auquel il a pris part, à Carrare, la ville du marbre. Là, il a appris à tailler la pierre en compagnie d'une trentaine d'artistes venus des quatre coins du monde.
C'était en 1983. L'année suivante, il est retourné en Italie, à Modène, poursuivant son perfectionnement. Depuis, ce jeune sculpteur liégeois est amoureux de la pierre.
« On ne peut rêver meilleur apprentissage. »

- Qu'est-ce que c'est, un symposium de sculpture ?
« C'est la réunion, en un endroit, de sculpteurs de toutes les nationalités. Ceux qui souhaitent y participer doivent présenter une maquette de l’œuvre qu'ils veulent créer. C’est un jury qui sélectionne alors les artistes qui participent au symposium. A Carrare, nous étions 30. »

- Pratiquement, comment cela se passe-t-il sur place ?
«Nous sommes complètement pris en charge, nourris, logés, et même payés pendant tout notre séjour. Notre travail s'effectue en public, sur une grande place de Carrare, transformée en gigantesque atelier. »

- C'est une compétition ?
«A la fin du symposium, un jury populaire remet un prix, mais les sculpteurs n`aiment pas cela. On travaille tous ensemble pendant un certain temps, on échange les idées, les conseils techniques, les avis artistiques. Entre nous, il n'est pas question de compétition. »

- Comment « attaque » -t-on une œuvre en marbre ?
«Des ouvriers dégrossissent le bloc de marbre à la masse, suivant les indications du sculpteur. Leurs coups sont extraordinairement précis. Ensuite, c'est au tour du sculpteur de tailler le marbre pour réaliser son œuvre. »

- Une taille qui se fait à la main ?
«Certains font tout à la main, avec des marteaux et des burins. D'autres préfèrent utiliser des machines, un compresseur avec marteau pneumatique ou une meuleuse à disque diamanté. Tout dépend de l'option que chaque sculpteur choisit. »

Une taille brute

- Vous aviez appris à tailler le marbre ?
«A l`académie, en sculpture, l'enseignement est surtout axé sur le modelage et le moulage. Moi, je suis plutôt un modeleur. Avant d'aller à Carrare, je n'avais jamais travaillé le marbre. J 'avais juste taillé un peu de petit granit. »

- Les sculpteurs dans votre cas n'ont-ils pas de problèmes techniques en débarquant à Carrare ?
«La plupart des sculpteurs sélectionnés pour le symposium étaient déjà des tailleurs de pierre. Pour eux, pas de problème. Les autres ont reçu l'aide de conseillers techniques : le professeur de taille de l’académie de Carrare et de nombreux ouvriers tailleurs de pierre. »

- Des conseillers de choix.
«Ces hommes ont une précision folle. Lors d'une foire consacrée à l'artisanat du marbre, j'ai vu un lit sculpté entièrement en marbre. J'ai aussi vu une chaine dont les maillons pouvaient bouger. Quelle virtuosité ! »

- Quelle démarche de sculpture aviez-vous choisie ?
«A l'époque, j'avais choisi une taille assez brute, grossière, de la matière. Une taille faite d'éclats, et avec de la couleur. Mais certains sculpteurs préfèrent un travail plus poli. L’approche dépend de la conception artistique de chacun. »

- Un sculpteur de marbre évolue-t-il au cours de sa carrière ?
«Je crois qu'on éprouve le besoin de pousser sa précision toujours plus loin, de voir jusqu`où on peut aller. »

- C'est un travail physiquement dur ?
«Le plus dur, c`est de déplacer les morceaux. » 

Amoureux de la pierre

- Vous avez tiré des leçons de votre séjour à Carrare ?
«C'est une expérience extraordinaire. Comme on travaille tous ensemble, on regarde ce que font les autres, comment ils regardent la pierre, comment ils la travaillent. Et puis, Carrare m'a rendu amoureux de la pierre. Maintenant, chaque fois que j'envisage une sculpture, je pense avant tout à la faire en pierre. »

- Vous travaillez encore le marbre, en Belgique ?
«Non. Je travaille une pierre d'ici, le petit granit, dont il existe plusieurs carrières dans les environs. L’idéal, c'est même d'aller travailler sur place, dans la carrière. Les pierres jusqu'à 200 kilos, on peut les déplacer ; mais les autres, c'est difficile. En Italie, j'ai vu dernièrement quelqu'un travailler un bloc de marbre de 10 tonnes ».

- Quel est le marbre idéal ?
«Le blanc, qui est pur, sans veines. C'est le plus recherché, mais c'est le plus cher. »

- A Liège, un sculpteur peut-il vivre de son art ?
«C'est très difficile. Pendant pas mal de temps, j'ai dû exercer d’autres métiers. Maintenant, je peux m'occuper d'une coopérative de décoration artistique. Je participe aussi régulièrement à des expositions et je donne des cours de dessin, de peinture et de sculpture à « La Sanguine », place des Franchises, à Liège. »

- Après Carrare et Modène, vous avez d'autres symposiums en vue ?
«L'an prochain, je voudrais aller dans d'autres pays. Cette année, il y en avait un en Yougoslavie, mais il était consacré au bois et au ciment. Ça ne m'intéressait pas. »

Son art, c'est sa vie. Georges Bianchini n’échappe pas à cette règle qui veut que tous les artistes vivent avant tout pour créer. Ses réponses à mon petit questionnaire spécial le prouvent à souhait.

- Quel est votre rêve de bonheur ?
- Ne faire que de la sculpture, n'avoir à résoudre que des préoccupations de sculpteur.

- Quel serait votre plus grand malheur ?
- Ne plus pouvoir faire aucun travail artistique.

- Quel est votre peintre favori ? -
- Impossible d'en citer un. J'en ai beaucoup, de l'antiquité à l'époque moderne.

- Votre musicien favori ?
- Je n'en ai pas. J'aime avant tout la musique moderne, sans doute par manque de connaissances en ce domaine.

- Quelle qualité préférez-vous chez l’homme ?
- La tolérance.

- Qui auriez-vous aimé être ?
- Si je n'étais pas ce que je-suis, je voudrais de toute façon être un autre artiste.

- Quel est votre principal trait de caractère ?
- La bonne humeur, je crois.

- Votre principal défaut ?
- Je ne suis pas ponctuel. Je n'aime pas les contraintes.

- Quel don de la nature aimeriez-vous avoir ?
- Je ne crois pas tellement aux dons en général. Tout cela dépend du hasard et surtout du milieu dans lequel on vit.

- Qu'appréciez-vous le plus chez- vos amis ?
- J’aime qu'ils soient tolérants et honnêtes. »

 

Texte libre

- Guy Vandeloise.Texte sur l'invitation de l'exposition : Georges Bianchini, Liège, galerie L'A, 16/05-03/06/1987 dans Galerie L’A, avril 1987, n. p., [p. 21, 1 ill. [p. 3]

Il mangeait les fleurs des champs 

Il était curieux de tout 

Il aimait le beau 

Il aimait le laid, l’anal et le mental 

Il aimait le foot 

Il était sculpteur 

Il détestait les gens qui se prennent au sérieux 

Il faisait sérieusement son travail 

Il avait 32 ans 

Il aimait les chemises kitsch 

Il cirait la semelle de ses chaussures 

Il aimait l’opéra 

Il aimait Corto Maltèse 

Il aimait rire 

Il voyait tout 

Il aimait l’Italie 

Il aimait Marcel Duchamp 

Il adorait sortir avec les copains 

Il détestait les chapelles 

Il se souciait peu de l’oeuvre terminée 

Il aimait les trois couleurs primaires 

Il était gentil 

Il connaissait tout ce qui concerne le Nombre d’or 

Il détestait le snobisme 

Il aimait les colonnes 

Il aimait bien boire et bien manger 

Il était sentimental 

Il était honnête 

Il était tendre 

Il aimait les sculptures de Mambour et de Marcel Caron 

Il était à l’écoute de l’autre 

Il était secret 

 

 

- Guy Vandeloise “Georges Bianchini, 19.10.1996”  in Flux news n° 11. Liège, novembre 1996, p. 8

Il était né à Berloz (province de Liège) de parents italiens le 21 mai 1954. Il mourut tragiquement dans l'incendie de son atelier de décoration le 22 janvier 1987.
- C'est de sa vie et de sa famille qu`il nous parla tout d'abord alors qu'il était toujours étudiant à l'atelier de sculpture de l'Académie de Liège. Avec bonhomie, avec humour aussi 1orsqu'il se présenta presque nu, chauve et bedonnant mais digne, confortablement assis dans un vieux fauteuil.
- Dès 1978, alors qu'il terminait ses études, il commença une "autobiographie allégorique”, comme il l'appela, qui comprend deux volets.
- On se souvient des choux roses ou verts moulés en grand nombre, déposés sur les marches de l'escalier qui mène au premier étage de l'Académie et qui disaient littéralement sa naissance et, par l'art, sa renaissance. Entre ces deux "états", qui, sculpturalement, ne faisaient qu'un, figuraient d'autres pièces (vieilles chaussures, vieux vêtements), témoins désormais rejetés d'une époque révolue. Ils nous renvoyaient aux costumes et livrées du "Grand Verre" de Marcel Duchamp.
- Le second volet se présentait sous la forme d`un happening pétrifié qui nous invitait à participer à sa rencontre amoureuse avec celle qui devait devenir sa femme.
- Il réalisa encore une installation hautement symbolique en 1981. Il nous demandait de nous laisser imprégner par l'atmosphère d`un environnement dans lequel, disait-il, peinture, musique, sculpture étaient placés sur un même pied. "le tout sous l`emprise du temps". Les différents constituants de l'œuvre nous mettaient en présence de notre androgynie même. Nous la révélait.
- Mais dès 1980 il se posait déjà le problème du réel et de sa reproduction dans un travail présentant un singe assis, sculpté, regardant d'un œil interrogatif de faux palmiers, à côté de noix de coco bien réelles, dans le cadre, tout aussi réel, du parc de la Châtaigneraie. Ce questionnement devait le conduire bientôt au rejet des apparences et, de ce fait, a la suppression "d'histoires", fussent-elles symboliques. C'est par le langage spécifique de l'art pratiqué que se dirait désormais son point de vue sur le monde.
- C’est ainsi qu'en 1982 il réalisait neuf projets de sculpture en petit granit qui restent. pour le sens, dépendants de sa quête de l`androgyne. C’est comme si deux parallélépipèdes s'étaient soudés dans la pierre, la rainure qui les délimite encore n`ayant pour but que d'affirmer l`unité de ce qu’elle divise. Sept blocs inscrivaient dans l'entaille même les couleurs de l`arc-en-ciel. Les deux derniers, le noir et le blanc, sont le mélange des couleurs du spectre solaire dans la matière ou dans la lumière. Ces projets lui servirent pour la création, la même année, à la galerie L`A, d'une exposition intitulée "Regarder. Ecouter, Toucher". S'y conciliaient la peinture. la sculpture et la musique composée par son ami saxophoniste Pierre Vaiana.
- Ils furent aussi le point de départ d’un travail réalisé lors du symposium de Carrare durant l’été 1983. Il est constitué de huit parallélépipèdes de base identique et de hauteurs différentes sculptés dans le marbre "idéal". Disait Georges, :" le blanc qui est pur, sans veines". Les blocs sont juxtaposés après que chaque face ait été taillée. De leur rencontre approximative découle la fissure - la rainure des pièces faites à Liège – de laquelle semble naître la couleur pure, noces d'alliance de la matière et de la lumière, noces d'amour.
- Mais dès la fin 1982 s`ouvraient d'autres voies. Ses "Traces", ardoises finement rainurées où la couleur déborde largement la ligne gravée indiquent, par l'importance accordée au geste en soi, son intérêt pour l'inscription du temps... et de la liberté dans l'œuvre. Par ailleurs, il établit dès 1983 un dialogue entre des matériaux différents en introduisant du plomb coulé dans un bloc de petit granit. Ainsi accordait-il à la fonction sensation un rôle essentiel en mettant en rapport des gris de valeurs différentes, le mou et le dur, le lisse et le rugueux.
- Désormais, l’importance accordée aux relations entre des matériaux de nature différente, entre ceux-ci et les couleurs pures ou mélangées ira s'affirmant alors que le vocabulaire plastique s'étoffe. Il met en relation des volumes stricts et aléatoires dont les surfaces sont polies ou taillées. Suspendus ou posés, ces travaux réalisés au terme de sa vie montraient la très grande liberté acquise et l'ampleur de son talent.
- Il ne nous faut cependant pas oublier sa dernière exposition particulière montée au Cirque Divers en 1985. Il s’agissait d’un environnement au titre sibyllin : « Vraies ombres faussement (re)portées. Fausses ombres vraiment portées ? En tout cas vraies sculptures. ». Au sol, disséminées dans l’espace de la galerie, sept fausses pierres en plâtre peintes avec de la couleur gris foncé et cirées. Dressés, sept hauts cylindres aux couleurs du spectre recouverts en partie de giclées de plâtre leur donnant l'apparence de "bordons" kitsch. Au mur, partant du sol, autant de feuilles de papier qu'il y avait de "vraies sculptures" sur lesquelles étaient "vraiment portées" ou "faussement (re)portées" de "fausses" ou de "vraies ombres" en plans noirs sur fond blanc. Allez savoir ! En fait, ne s'agissait-il pas plutôt de fausses ombres projetées dont la fonction était de faire passer les objets de la tridimensionnalité à la bidimensionnalité ? Perdant leur poids, leur volume, leur couleur et leur matière spécifiques, ils passaient ainsi de l'univers gravitationnel et particularisant à un champ plus mental où tout se vit en relation.
- Dès le départ de son trop bref cheminement, Georges Bianchini voulut se situer en dehors de l'opposition beau-laid, kitsch-bon goût. C'est que l'art en tant que produit bourgeois ne l'intéressait pas. Il lui paraissait plus important de se révéler et par là même de nous révéler dans la "chair" même de la sculpture la nécessité de la réconciliation.

 

 

- Guy Vandeloise. » Georges Bianchini, Réflexions sur une œuvre », mai 1994 in Catalogue Georges Bianchini, Liège, Mamac, (19/12/1997-25/01/1998), repris inPoly Krom, Bimestriel publié par l’Académie des BA de Liège, (Salle 7 asbl) n°1janv-fév. 1998 pg4-5

Il commença par nous parler de sa famille et de sa vie. De nombreux dessins et quelques sculptures faits en cours d'études en témoignent. Parmi ces statues, son « autoportrait âgé »› où, avec humour, il se représente presque nu, chauve et bedonnant mais digne, confortablement assis dans un vieux fauteuil. Il aurait certes poursuivi longtemps dans ce sens s'il n'avait vu à Marche-en-Famenne, en 1976, L’important travail de Jean-Pierre Ransonnet : « Lierneux, Lieux et Liens ». Impressionné par cette œuvre introspective et rétrospective et craignant de la plagier, il renonça à la représentation « littérale » de son environnement passé, présent et … futur, pour se consacrer à ce qu'il devait appeler une « autobiographie allégorique » (in Gérard marquet, Art contemporain et 7e Art – Georges Bianchini, sculpteur. Travail de fin d’études. Année sculpture 1979-1980, n. p.).
Un premier volet fut réalisé pour la fin de ses études en juin 1978. Plus symbolique qu'allégorique car incarné, l'ensemble sculptural comportait trois parties. Point de départ et... d'arrivée de son œuvre : des choux moulés en grand nombre avaient été déposés sur les marches de l'escalier qui mène au premier étage de l'Académie de Liège. Peints en rose ou en vert, ils disaient certes sa naissance mais aussi, me semble-t-il, sa renaissance, ses études l'ayant amené à naître à ce qu'il est. Cela dit avec tant de simplicité et de bonhomie qu'en était exclue toute pédanterie.
D`un état à l'autre, le temps a passé, l'a vu se déplacer, l'a conduit de |'enfance a l'âge adulte. Des silhouettes découpées d'un personnage de profil en mouvement rendaient compte de ce passage. Pour les exécuter, il se servit de la chronophotographie de Muybridge : « Athlète marchant vu de profil ». Il faisait ainsi du temps une dimension semblable à celles qui définissent l’espace en proposant dans l'optique de Marcel Duchamp qu'il admirait tant, mais de façon littérale, une image statique du mouvement. Ces changements de position, ces différents moments de la vie d'un être pouvant être aussi bien, pour reprendre le propos de Wells dans La Machine à explorer le temps : « les sections, d’un être à quatre dimensions, qui est fixe et inaltérable ». Cela dit sans se prendre au sérieux, « légèrement » - la frigolite utilisée pour réaliser les silhouettes l'indique-et de façon « anartistique » : la banalité de la découpe est évidente. On le voit, l'esprit même de Marcel Duchamp l'a impressionné. Il en sera ainsi toute sa vie. 
Constituant la troisième partie du travail, les vêtements et chaussures usagés qui l’avaient vu étudiant ou footballeur furent présentés englués dans le polyester (costumes et livrées du « Grand Verre » ?), témoins désormais inutiles d'une époque révolue. Georges Bianchini était mûr pour sa renaissance.
Un an après sa sortie de l’Académie, il présenta un deuxième et dernier volet à. son « autobiographie allégorique » sous la forme d’un environnement sculptural intégré à l’espace de la galerie du Cirque Divers. Cette fois, c'est d'amour dont il nous entretient. Elle l'attend, il va vers elle. À jamais « fixés » en cet instant par le moulage de leurs corps et gestes. Entre eux, un chien que Bianchini voyait comme le symbole de la fidélité. Créant le cadre de leur rencontre, des colonnes moulées nous rappelaient la classe de sculpture de l’Académie. Ce happening pétrifié pourrait faire penser à Segal s’il n’y avait la dimension symbolique. De plus, il était naturellement intégré a un happening réel, les visiteurs devant porter, le temps du vernissage, le masque réalisé par l’artiste d’après son propre visage. Ainsi étions-nous, selon le vœu de l'auteur, intégrés à une sculpture sur laquelle nous pouvions projeter notre propre image. Peut-être aussi bien Georges Bianchini projetait-il lui-même ses aspects méconnus sur l'autre devenu lui par le masque porté. Une façon de se dire totalement et à jamais fidèle.
Ce qu'il met en évidence dans l’environnement sculptural exposé à la Châtaigneraie en mai 1980 est d’une tout autre nature. Il s’y pose en effet le problème du réel et de sa reproduction. Le singe assis et les palmiers qu'il regarde d’un œil interrogatif sont de l'ordre du vrai et du faux réunis puisqu’ils appartiennent au monde de l’image. Par contre, les noix de coco bien réelles et le parc de la Châtaigneraie où l’ensemble était présenté sont de l’ordre du vrai. Ce questionnement devait déboucher bientôt sur l’abandon de toute imagerie et sur la prise en compte des seuls constituants de l’art pratiqué.
Il est intéressant de faire ici un bond dans le temps et de comparer l’environnement de 1980 à celui exécuté en 1984 dans les bois qui surplombent le parc de Chaudfontaine. Les faux palmiers cèdent la place à trois « arbres » non plus imités mais recréés. Véritables sémaphores dressés sur la colline, ils mettaient en rapport la réalité de l’art dans sa permanence avec celle de la nature dans sa mouvance. Georges Bianchini n'avait-il pas prévu de les photographier aux quatre saisons ? Volés avant le printemps, ils ne le furent qu’en automne et en hiver.
Mais avant de trouver dans l'art même son vocabulaire expressif, Georges Bianchini exposa encore à l'A. S. Galerie, en février 1981, une installation hautement symbolique. Il la présentait comme suit : 
« C'est un travail réalisé intuitivement (choix et emplacement des éléments).
Essai de placer sur un même pied la peinture, la musique, la sculpture, le tout sous l’emprise du temps.
Chaque élément contribue à l'élaboration d’un environnement sculptural. Il ne faut pas regarder chaque élément séparément, il faut ‘entrer’ dans l'environnement et se laisser imprégner de son atmosphère et puis comme disait John Lennon, Imagine    » (Document inédit).
«Entrons » donc dans cette installation où prime l’intuition. Ce mot ne peut être pris à la légère puisqu’il en avait noté la définition sur un brouillon préparatoire au travail : « connaissance, claire, directe, immédiate de la vérité sans l’aide du raisonnement ». Il y a là de l’ordre de la révélation. L’environnement a pour mission de nous y conduire.
Dans |l’axe de la galerie peinte en noir, on voyait une femme en position frontale regardant une harpe au-delà d'un portique. Fortement éclairés - mis en lumière -, les protagonistes du « jeu » se retrouvaient inversés, mais dans un même plan réel, dans le miroir placé au fond de la pièce. Faite en plâtre et peinte en piano, la femme apparait rigide, fruste, rugueuse et froide : non réalisée Elle est confrontée à une harpe dont l’évidente féminité ne doit pas nous cacher le caractère androgyne. La colonne de l’instrument pénètre, fixe au sol à sa base la table d’harmonie en forme de mandorle. Ce faisant, elle en redresse l`autre extrémité pour s’accorder à elle par le biais de la console. La harpe ne signifiait-elle pas anciennement la rencontre de la terre et du ciel, la réalisation d’une totalité ! Mais vivre ce qu’implique l’instrument pour arriver à la connaissance implique le franchissement de la Porte. On la croyait fermée, elle est ouverte. Elle rappelle la Porte du Baiser de Brancusi et est constituée de trois parallélépipèdes blancs dont les arêtes sont peintes avec les trois couleurs primaires représentatives de l’ensemble de l’univers. Fixée au centre de l'architrave, une sphère est suspendue au bout d’un fil qui divise la femme en deux parts égales. Elle rend compte du temps arrêté, de l'instant de la révélation qui découle du renversement de point de vue qu’opère naturellement le miroir placé dans l’axe du tout. Nous nous croyions séparés de notre vraie réalité. Nous nous retrouvons l'épousant clans le plan du miroir. N’est-il pas le symbole de la sagesse et de la connaissance ! L’instrument de l’llumination.
En 1984, trois ans après la présentation de cette installation, Georges Bianchini en choisit une photographie synthétique pour l’exposition Le Lieu en projet. À l’avant-plan figurait la harpe, l'instrument de la révélation. À l'arrière-plan, le miroir, lieu de conscience du « voyage ». Il l’accompagnait du texte suivant :
« Espace-environnement - blanc - noir - musicalité - temps - toucher- entendre - immobilité -traces - mouvement –présence - participer - entrer» (Catalogue Le Lieu en projet).
On le voit, il s’agissait d’un assemblage de mots, non de littérature : d’une simple nomenclature d’ingrédients, dans laquelle la participation du spectateur est inclue car essentielle. C’est que depuis 1982, Georges Bianchini a choisi de supprimer tout discours, de ne plus raconter d’ «histoires » comme, par ailleurs, il a décidé de ne plus reproduire les apparences. Cette évolution était déjà latente dans son environnement de la Châtaigneraie où, nous l'avons vu, il se questionnait sur le vrai et le taux, sur le problème de la réalité et de sa reproduction. Dès 1982, il le résout par sa prise de conscience des possibilités expressives spécifiques à l’art pratiqué. En fait, il les avait déjà utilisées dans la réalisation du portique de l'A.S. Galerie. Ses montants verticaux resteront d’ailleurs les constituants de base des travaux exécutés jusqu’en 1983. Rapprochés, ils se souderont dans la pierre, la rainure qui les délimite encore n’ayant pour but que d’affirmer l’unité de ce qu'elle divise.
Georges Bianchini réalisera ainsi neuf projets de sculpture en petit granit pour le Prix de la Pierre de 1982. Sept inscriront dans l’entaille même les couleurs de l’arc-en-ciel. Le noir et le blanc, qui sont le mélange des couleurs du spectre solaire dans la matière ou dans la lumière, seront utilisés pour les deux autres.
Il se servira de ces projets pour son exposition « Regarder, Écouter, Toucher » présentée la même année à la Galerie L’A. Son souhait était alors de « réunir en un environnement des matières visuelles, auditives et tactiles » en utilisant « des moyens élémentaires ». Pour des raisons de poids, il ne sculpta qu'un des parallélépipèdes en petit granit. Il est constitué de deux blocs superposés de base carrée (35 x 35 cm) et de 80 cm de hauteur chacun. « Faite d’éclats », dira l'auteur lui-même, la taille en est volontairement « assez brute, grossière ». La rainure est orange. Les six autres couleurs seront posées dans celles des travaux réalisés en papier mâché, en bois, en polyester, en terre cuite, en plâtre et en fer. La diversité des matières utilisées impliquait des sensations visuelles et tactiles différentes.
La répartition des blocs dans les deux pièces de la Galerie L’A fut imposée par la surface d’exposition « mais néanmoins subjective ». Il voulait en effet suggérer par leur emplacement « des formes géométriquement simples sur le sol et des volumes simples dans l’espace ». Disposés selon un plan triangulaire dans la première salle et rhomboïdal dans la seconde, ils étaient mis en relation par une dalle plate de forme carrée posée dans l’ouverture reliant les deux pièces. Celle-ci était divisée en quatre parties égales par une croix creusée dans la pierre. Les deux cannelures arrondies étaient noire et blanche.
Enfin, des « éléments sonores » composés par son ami saxophoniste Pierre Vaiana devaient donner à l'ouïe une importance égale à celle conférée à la vue et au toucher. Intitulée « Sept matières » et interprétée par un « quatuor d’Improvisation », l’œuvre devait passer de façon continue.
Ce travail trouve son prolongement dans l'œuvre réalisée au symposium de Carrare durant l’été 1983. Elle est constituée de huit parallélépipèdes de base identique et de hauteurs différentes sculptés dans le marbre idéal « le blanc qui est pur, sans veines ». Les blocs sont juxtaposés après que chaque face ait été taillée. De leur rencontre approximative découle la fissure - la rainure des pièces faites à Liège - de laquelle semble naître la couleur pure, noce d’alliance de la matière et du soleil ! Apparaissent ainsi les sept couleurs du prisme solaire et le noir dans une œuvre lumineuse dont la qualité de tendresse doit beaucoup à la taille et au matériau utilisé. Plus tard, Bianchini dira « Carrare m’a rendu amoureux de la pierre ». C’est d’amour dont il est en effet ici question.
C'est en marbre blanc que Bianchini aurait encore voulu exécuter une œuvre dont nous possédons heureusement la maquette. Nous nous étions accoutumés à ses parallélépipèdes rectangles quelque peu hiératiques. Nous nous trouvons ici en face d’un « trio en conversation » rendu vivant, dansant presque, par la superposition de trois blocs plus ou moins cubiques aux arêtes aléatoires recouvertes des couleurs primaires.
Lors de son séjour en Italie, où il était arrivé en décembre 1982 avec son épouse, Dani Tambour, pour y rester, pensait-il, définitivement, Bianchini fit quelques autres œuvres qui amorcent, à l'instar de la précédente, des voies nouvelles. Parmi elles, trois « traces » : ardoises de forme quadrangulaire finement rainurées en leur centre où la couleur primaire utilisée déborde largement la ligne gravée. Par l’importance accordée au geste en soi – sans lyrisme - Bianchini dit alors l’intérêt, nouveau chez lui, accordé à l’inscription du temps... et de la liberté dans l’œuvre.
Alors qu’il réalisait ses « traces », il souhaitait s’attaquer, m’écrivait-il début 1983, à un travail plus tridimensionnel et en pierre. Ainsi en chercha-t-il de récupération « plus ou moins appropriées à finir leurs jours sculpturalement ». Il en trouva finalement une dans laquelle il introduisit, pour la première fois à. ma connaissance, un matériau différent. Du plomb qu'il coula dans trois entailles creusées dans le bloc de petit granit taillé horizontalement. Un léger cerne de couleur rouge donnait toute son importance à la matière introduite. Mettant en rapport des gris de valeurs différentes, le mou et le dur, le lisse et le rugueux, il accordait à nouveau à la fonction sensation un rôle de premier plan.

De retour à Liège en mars 1984, Bianchini ne montra plus qu'une exposition particulière. D'importance. Elle eut lieu au Cirque Divers en 1985. ll s'agissait d’un environnement au titre sibyllin : « Vraies ombres faussement (re)portées
Fausses ombres vraiment portées ?
En tous cas vraies sculptures »
Au sol, disséminées dans l’espace de la galerie, sept fausses pierres en plâtre peintes avec de la couleur acrylique gris foncé et cirées. Dressés, sept hauts cylindres aux couleurs du spectre recouvertes en partie de giclées de plâtre leur donnant l’apparence de « bordons » kitsch. Au mur, partant du sol, autant de feuilles de papier qu’il y avait de « vraies sculptures » sur lesquelles étaient « vraiment portées » ou «faussement (re)portées », de «fausses » ou de «vraies ombres » en plans noirs sur fond blanc. Allez savoir ! En fait, ne s’agissait-il pas plutôt de fausses ombres projetées dont la fonction était de faire passer les objets de la tridimensionnalité à la bidimensionnalité ? Perdant leur poids, leur volume, leur couleur et leur matière spécifiques, ils passaient ainsi de l'univers gravitationnel et particularisant a un champ plus mental où tout se vit en relation.
En dehors de cette exposition personnelle, Georges Bianchini participa jusqu’à sa mort a de nombreuses manifestations collectives. Il y confirme l’importance accordée dès son séjour en Italie aux relations entre des matériaux de nature différente, entre ceux-ci et les couleurs. Mais le vocabulaire purement plastique utilisé va s'étoffant. Ainsi, la forme générale de ses sculptures n’est plus forcément géométrique : les parallélépipèdes, auxquels il restera cependant attaché, seront accompagnés « d’objets » aux formes aléatoires que préfigurait déjà, à dire vrai, l’ouvre que j’ai appelée « Trio en conversation ». De même, les couleurs du spectre déposées séparément d’abord, se verront-elles parfois mélangées ensuite.
Cet élargissement de son vocabulaire s'affirmera dans toute sa richesse lors de sa participation à une exposition de sculpteurs liégeois qui eut lieu a Tirlemont en décembre 1986, peu avant sa mort tragique.
Pierre de France ou petit granit aux formes strictes ou plus naturelles, aux surfaces polies ou taillées, étaient confrontés dans leur « chair » même à des métaux différents ou modifiés dans leur tonalité par des pigments colorés. Suspendus ou posés, ces travaux au faire franc, direct et sain montraient, au terme de sa vie, la très grande liberté acquise et l’ampleur de son talent. L'équilibre aussi, semblait-il, retrouvé après ces mois de 1986 ou le geste, vu pour lui-même auparavant, était devenu le véhicule d’une émotion.
Après ce mois de décembre 1986 où il éleva au parc de la Boverie une croix - hélas en partie détruite - dont le caractère dramatique et énigmatique n’avait échappé à personne.
L’enracinant dans le sol par un bloc en béton, le reliant au ciel par une flèche d`acier, Bianchini confirmait la croix en tant que lieu de communication entre le ciel et la terre, alors qu'en voilant son centre de toile de jute enduite de plâtre noir, il nous cachait le lieu favorable de tous les passages d’un monde à un autre. Ce lieu par où notre réalité spatio-temporelle et l’éternité communiquent. Ce qui ne l’empêchait d’ailleurs pas d'établir, par la forme curviligne donnée à ce voile, une liaison plus souple entre l’horizontale et la verticale, l'espace et le temps.
Dès sa première « autobiographie allégorique » de 1978, Georges Bianchini voulut se situer en dehors de l’opposition beau-laid, bon goût-kitsch. Il le signale d’ailleurs à son premier biographe en 1980 (Gérard Marquet, op cit.). C'est que « faire de l’art », comme on l’entend habituellement, ne le concernait pas. Il lui paraissait en effet plus important de résorber des oppositions qui ne sont que culturelles et morales et de découvrir, par la pratique de l'art, le point de jonction de ses contradictions. Il le fit dans un premier temps par des moyens qui restaient en partie « littéraires », on l’a vu dans son exposition de l’A. S. Galerie. Mais des 1982, il perçut les possibilités infinies qu’offre le vocabulaire spécifique des arts plastiques pratiqués pour signifier les rapports existants entre les différents constituants du monde, les siens. Ce faisant, il inscrivait dans le langage de son temps une préoccupation éternelle, la seule, sans doute, qui vaille la peine d’être abordée.

 

 

 

- Sylvie Canonne, juin 2007

Du nécessaire retour au terreau de l'enfance, la famille, les amis, les liens, à la mise en question de la nature symbolique de ces liens - dans l'amour entre l'homme et la femme - puis en quittant le langage discursif jusqu'à atteindre au pur vocabulaire plastique, Georges Bianchini a rejoint la voie profonde.
Comme toute démarche vraie, l'œuvre, interrompue mais aboutie dans son essence, nous regarde encore aujourd'hui.
Ses dernières sculptures, dans leur élémentaire complexité, tendent au dépassement de ses contradictions d'humain, un doigt sur le noyau de l'être.

 Celle qui a partagé la vie de l'homme, puis veillé sur son œuvre, vingt ans après, vivante et grave, nous ramène à lui. Un certain amour n'a pas de fin. Sa racine ignore le temps. Il s'agit de cette sorte d'amour. Ce qui peut sembler obsession, vaine obstination dans l'aujourd'hui qui balaie, remplace, jette tout vite, juge honteuses les tristesses, morbides les mélancolies, n'est-ce pas plutôt fidélité ? Pas celle des contrats, mais celle qui, les gardant reliés, flue entre deux êtres, native, archaïque, donnée.
À l'usure, aux brisures du temps, rien sans doute ne résiste, mais le raffinement qu'il nous impose creuse en nous un essentiel qui lui, au fond, demeure.

 

 

 

Notes

 

René Debanterlé, Bande dessinnée adressée à Dani et Georges Bianchini

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Video

Aucune video exploitable n est renseignee dans la base.