Disciplines et techniques
Peinture
BEERNAERT Euphrosine(Ostende, 11/04/1831- Ixelles, 07/07/1901) Artiste, peintre de paysages Issue d'une famille de notables. Son grand-père est notaire et son père, Bernard Beernaert, vérificateur auprès du service des enreg...
Nationalite : Belgique
Communaute : Communauté flamande
Peinture
Ecole belge, Ecole bruxelloise, Artiste
Paysage
Aucune relation pedagogique documentee.
BEERNAERT Euphrosine
(Ostende, 11/04/1831- Ixelles, 07/07/1901)
Artiste, peintre de paysages
Issue d'une famille de notables. Son grand-père est notaire et son père, Bernard Beernaert, vérificateur auprès du service des enregistrements et domaines ostendais. Sa mère, Euphrosine Royon, fait partie d'une des plus grandes familles de la ville côtière. Son grand-père maternel fut bourgmestre durant la période révolutionnaire. Le couple Beernaert élève ses deux enfants, Euphrosine et son frère Auguste (1829-1912), dans une ambiance de profonde piété chrétienne.
Née dans la rue Albertus à Ostende.
* Après sa mort, cette rue à été rebaptisée rue Euphrosine Beernaert
Son frère fut ministre des Transports, de l’agriculture, des Beaux-Arts et puis, premier ministre de Belgique. Il obtient le prix Nobel de la paix (1909)
En 1837. Bernard Beernaert est nommé inspecteur d'arrondissement à Dinant, puis en 1839 à Namur. La famille quitte donc Ostende, ville à laquelle Euphrosine restera attachée toute sa vie.
Elevée en français.
Initiée à la peinture par sa mère, la jeune fille aime dessiner et peindre les paysages de la vallée de la Meuse. Très tôt, ses parents décèlent en elle un réel talent et font appel à l'un de leurs amis, Fernand Marinus, peintre paysagiste et directeur de l'Académie de peinture de Namur, pour parfaire son éducation artistique.
En dehors de cet enseignement, la formation d'Euphrosine est celle d'une autodidacte, comme c'est le cas pour la plupart des femmes qui, à cette époque, veulent se lancer dans une carrière artistique.
En 1847, une nouvelle nomination oblige la famille Beernaert à déménager à Louvain. puis à Schaerbeek en 1850.
Euphrosine y rencontre de nombreux artistes qui lui prodiguent leurs conseils, notamment Pierre-Louis Kuhnen, Edmond De Schampeleer, peut-être aussi Théodore Fourmois. Munie de ce solide bagage tech nique, elle poursuivra une brillante carrière picturale.
1847
Elle commence par peindre des paysages romantiques (levers de soleil, ambiances du soir, ciel orageux) dans un style proche de Ferdinand Marinus, puis elle adopte un style plus réaliste dès l'âge de seize ans
1848
( / - / /1848) Bruxelles, Salon triennal
1851
( / - / /1851) Bruxelles, Salon triennal
Accueillie favorablement par la critique avec deux paysages romantiques bourgeois : Mémoire de la Meuse : Coucher de soleil et Paysage de montagne à l'approche d'un orage, deux paysages romantiques.
1853-1856
* Son inspiration, elle la puise dans les nombreux voyages qu'elle entreprend en compagnie de son frère Auguste, en France, en Allemagne et en Italie.
1854
( / - / /1854) Bruxelles, Salon triennal
Expose deux toiles: Commémoration à Ziepelhausen et Lever de Soleil.
Suit des cours dans l’atelier Pierre-Louis Kuhnen mais le quitte rapidement car elle estime son enseignement trop classique
1862
Rencontre Louis Robbe, un peintre animalier réputé pour ses qualités de réalisme. À son contact, tout comme à celui de De Schampeleer, elle développe un sens aigu de l'observation de la nature et une passion pour la peinture de plein air, à une époque où l'art du paysage se détache peu à peu de la vision romantique pour adopter une palette plus réaliste. Ses tableaux connaissent un succès croissant.
Mais c'est Schampheleer, pionnier de l'« École de Tervuren », qui aura réellement eu une influence sur elle. C'est par son intermédiaire qu'elle entre également en contact avec le style de l' École de Barbizon .
Elle participe à des expositions, aux salons officiels, ainsi qu'à de multiples manifestations artistiques, en Belgique, en France, aux Pays-Bas, ou encore en Angleterre. Artiste à part entière, elle assume pleinement son art et se déclare « peintre », chose rare pour une femme, dans les recensements.
1860
( / - / /1860) Bruxelles, Salon triennal
Avec Postel et Vieilville
1861
( / - / /1861) Anvers, Salon
Avec Dijle & Weide te Evergem.
Selon ses propres dires, Beernaert n'a commencé à poursuivre sérieusement sa carrière de peintre paysagiste spécialisée que vers 1862. Elle abandonne alors son style antérieur, qui porte encore de nombreuses influences romantiques : coloris doux et flatteurs, grands contrastes clair-obscur, thèmes tels que l'orage, le lever du soleil et l'ambiance du soir... Sous l'influence de son ami, le peintre animalier Louis Robbe , elle arrive en quelques années à un réalisme très masculin dans son art du paysage. Grâce à ses efforts, Euphrosine Beernaert a commencé à travailler dans la nature pour représenter des paysages et des animaux de manière réaliste. La création d'atmosphère, caractéristique de ses œuvres, comme la représentation de la solitude mélancolique dans les forêts, les landes ou les dunes, souvent en automne ou sous un ciel nuageux, était la contribution romantisante à son art par ailleurs réaliste. Le style mature de Beernaert peut donc être décrit au mieux comme un « réalisme romantique ». Par l'intermédiaire de Robbe, elle entra également en contact avec des peintres contemporains tels que Constant Woutermaertens (1823-1867) et Edouard Woutermaertens (1819-1897), Alfred Verwee (1838-1895), Charles Tschaggeny (1815-1894), Edmond Tschaggeny (1818-1873), Henri de Pratere (1815-1890) et Edmond de Pratere (1826-1888).
1866
(08/08–21/10/1866). Bruxelles, Local provisoire de la Place du Trône. Salon 1866 – Bruxelles. Exposition générale des Beaux-Arts (20e).
* Organisation : Commission directrice dont les membres sont nommés par le Ministère de l’Intérieur qui a les Beaux-Arts dans ses attributions.
*** Catalogue numérisé :
https://books.google.be/books?id=yN49AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
1867
Médaille d'argent au Havre
Médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris
Les critiques voient en elle, comme en Marie Collart, autre femme peintre de l'époque, les deux principales artistes féminines du pays. Euphrosine Beernaert, qui affectionne particulièrement les sites de la Campine, des Ardennes, des rives de l'Escaut et de la Meuse, séjourne souvent chez sa nièce, épouse d'un riche homme d'affaires anversois qui possède, des résidences sur l'île de Walcheren.
Grand amateur d'art, il réunit souvent chez lui des artistes et Euphrosine y rencontre Emile Claus, Anna Boch et Camille Van Camp. Sa création se nourrit encore des souvenirs qu'elle ramène de ses nombreux voyages à l'étranger.
1870
Elle connaît le succès à partir de 1870 et la peinture, qui n'était jusque-là qu'un loisir, devient son métier. Grâce à Louis Robbe, Euphrosine Beernaert commence à représenter des paysages et des animaux de manière réaliste. Mais ses tableaux conservent une composante romantique qui font qualifier son style de "réalisme romantique
1872
Médaille de bronze à Lyon.
1873
Médaille d'or à l'exposition universelle de Vienne pour son tableau "Eikenbos"
Mention honorable à Amiens
Le succès extraordinaire que Beernaert a connu pendant toutes ces années s'explique en grande partie par la position de son frère comme ministre de l'Agriculture, des Travaux publics et des Beaux-Arts, et plus tard même comme Premier ministre. On a toujours prétendu qu’Euphrosine Beernaert jouait un rôle majeur dans les coulisses de l’attribution de commandes d’État à des artistes plasticiens. Par conséquent, sa personne et son travail étaient généralement tenus en haute estime par les cercles intéressés.
À partir de 1873, Beernaert travaille intensivement sur les rives de l'Escaut, près d'Anvers. Elle séjourna ensuite à Hoboken au Gravenhof, le domaine de son cousin et nièce Emile et Louise de Harven-Van den Abeele. Beernaert y rencontre régulièrement d'autres artistes invités chez de Harven, amateur d'art : Théodore Baron (1840-1899), Emile Claus (1849-1924), Edgard Farazyn (1858-1938), François Lamorinière (1828-1911), Charles Tschaggeny, Camille van Camp et Charles Verlat 1824-1899)... De Hoboken, ils réalisent ensuite des études à l'huile le long de l'Escaut (Burcht, Temse et plus loin jusqu'à Hingene). Ils se revoyaient tous à Walcheren , près de Domburg , où la famille Harven possédait un deuxième domaine. Les nombreuses vues de Walcheren des peintres paysagistes mentionnés sont en fait indirectement dues à l'hospitalité des Harven.
1875
* Habite avec sa mère une maison rue du Buisson, près des étangs d'Ixelles, où elle a installé un vaste atelier et décoré les mars du salon de grandes toiles de paysages. Elle en exécute d'autres pour la maison Verbist à Ostende et pour l'hôtel de son frère Auguste. devenu entre-temps ministre catholique, incontournable dans la vie politique du pays. Certains émettent l'hypothèse que cette position ne serait pas étrangère aux nombreuses reconnaissances officielles décernées à Euphrosine. C'est oublier sans doute un peu vite qu'elle se fit remarquer bien avant que son frère n'accède à une quelconque notoriété.
1875. Médaille d'or à la Commission des récompenses du Salon triennal de Bruxelles
1876
Médaille d'or à l'exposition de Philadelphie
Médaille à Teplice
Médailles de bronze à Melbourne et Sydney
( / - / /1876) Bruxelles, Salon triennal
* Avec ses paysages hollandais et de Walcheren
1876-1877
Entreprend un voyage en Norvège . En chemin, elle a visité le Cap Nord et Tromsö et en a ramené un certain nombre d'études qu'elle a utilisées plus tard pour plusieurs grandes pièces d'atelier.
1877
La reine Marie-Henriette lui achète Scheldt Banks in Temse.
1881
Nommée Chevalier de l'Ordre de Léopold (4 mai)
Charles Brunin fait son portrait en buste.
1882
D'un voyage en Suisse ( Valais ) en 1882, Beernaert rapporte quelques études qu'elle avait faites dans la région de Saxon , qu'elle transforme en plusieurs grandes pièces d'atelier chez elle : « Marais à Saxon », « Moulin à Saxon », « Bords du Rhône ».
1883
(août) Membre du Cercle des Aquarellistes et des Aquafortistes à Bruxelles,
1885
Membre du Corps Académique de l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers
1887
Le roi Léopold II achète Rive de l’Escaut à Hoboken, à la suite d’une exposition à Bruges
1888
Nommée Officière de l’Instruction Publique par le gouvernement français
Médaille d’or à l’Exposition universelle de Barcelone
Un séjour à Saint-Hélier sur Jersey (1888) fut encore une fois la source de quelques tableaux ravissants : Vieux chênes sur Jersey (Bruges, Musée Groeninge), Plage à Saint-Hélier .
1888 Décès de sa mère avec laquelle elle a toujours vécu.
1890
Son chef-d'œuvre incontesté Porte d'entrée du monastère de Schilde est achevé en 1890. Ce tableau est un point d'orgue de la peinture de paysage belge du XIXe siècle. Malheureusement, cette œuvre arrive trop tard : même l'impressionnisme a déjà dépassé son apogée. La toile, prêtée par les musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles au musée d'Ostende, a disparu avec de nombreux autres tableaux d'Euphrosine Beernaert lors de l'incendie de l'hôtel de ville en mai 1940 à la suite des bombardements
1892
(16/01/1892) Nommée Officier de l'Ordre de Léopold, titre décerné pour la première fois à une femme.
Lorsqu'Euphrosine Beernaert fut promue Officier de l' Ordre de Léopold en janvier 1892 , elle fut la première femme artiste à recevoir une distinction aussi élevée. Elle a bénéficié d'un grand banquet d'hommage offert par des artistes belges, auquel ont participé pas moins de 146 peintres, sculpteurs et architectes illustres et moins connus. Cela a provoqué quelques critiques dans L'Art Moderne de Louis Delmer, qui a suggéré qu'elle était honorée parce qu'elle était la sœur du ministre Auguste Beernaert.
Par ailleurs promue au grade d'Officier de l'Instruction publique de France et membre de l'Académie royale d'Anvers
Le Cercle des Beaux-Arts d'Ostende, animé par James Ensor et Léon Spilliaert, l'accueillera également dans ses rangs à titre de membre d'honneur.
1894
Elue vice-présidente de la Commission nationale pour la protection des sites et des monuments en Belgique.
Vice-présidente de la Commission royale des monuments et sites
Notons que les activités artistiques d'Euphrosine ne se limiteront pas à la peinture ; pianiste virtuose, elle tenait salon avec sa mère et s'y produisit régulièrement.
Euphrosine Beernaert est également formatrice et mécène.
- Elle enseigne notamment à Anna Boch mais leurs styles sont trop différents et celle-ci la quitte assez rapidement pour poursuivre ses études avec Isidore Verheyden.
- En 1895, elle intervient comme médiatrice entre l'amateur d'art Léon Gauchez et l’État belge pour l'achat de trois panneaux de Hans Memling : "Le Christ aux anges chanteurs et musiciens". Les tableaux sont finalement achetés par le courtier d'Euphrosine Beernaert, qui intervient pour une partie considérable du prix, pour le Musée des Beaux-Arts d'Anvers.
Plus tard elle fait don aux Musées des Beaux-Arts de Bruxelles de tableaux de Joshua Reynolds, John Astley, Henry Raeburn, Denis Van Alsloot, Adriaen Van Utrecht, Jan Van Kessel et de sculptures d'Augustin Pajou, Louis-Jean Vasse et Louis-Philippe Mouchy.
- Elle a également joué un rôle de mécène vis-à-vis d'artistes peu fortunés et pris l'initiative, en 1881, de créer une caisse de soutien alimentée par des cotisations ; elle en fut membre d'honneur jusqu'à sa mort.
Très malade, elle vit ses dernières années dans l'isolement et ne participe plus activement à la vie artistique.
1901
( / - / /1901) Bruxelles. Salon de la Société des Beaux-Arts (08e)
(07/07/1901). Décès de l’artiste des suites d'une longue maladie cardiaque.
De nombreuses personnalités importantes viennent saluer sa dépouille : ministres, ministres d'État, représentant du roi et un grand nombre d'artistes.
Le cardinal Goossens célèbre la messe funéraire.
Elle est enterrée au cimetière de Boitsfort
Post-mortem
(06/10/1990-06/01/1991) Ostende, Musée des Beaux-Arts. Euphrosine Beernaert, landschapschilder 1831-1901
* Catalogue : texte de N. Hostyn, catalogue de l’exposition organisée du 6 octobre 1990 au 6 janvier 1991 au Musée des Beaux Arts d’Ostende
Le Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers possède un buste en marbre de Beernaert par Charles Brunin (vers 1881), le Musée Groeninge de Bruges possède un portrait de Beernaert par Godefroid Guffens (1898) et le Musée royal des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles possède un médaillon en bronze de Beernaert par Paul de Vigne (1892). Ce médaillon ornera plus tard sa chapelle funéraire.
Eugène Broerman a dessiné son portrait au fusain. Elle a été imprimée dans son album "Célébrités Nationales", publié au Staatsopdracht en 1893 à Anvers.
Un tableau anonyme de la collection Schott à Bruxelles représente Auguste et Euphrosine Beernaert en compagnie des frères Alfred Stevens et Joseph Stevens , dont ils étaient de bons amis.
Des photographies intéressantes de Beernaert peuvent être trouvées dans les magazines suivants : L'Art (21, 1901) – Le Patriote illustré (17, 28, 14 juillet 1901) et Dietsche Warande (5, 3, 1892).
BEERNAERT Euphrosine
(Ostende, 11/04/1831- Ixelles, 07/07/1901)
Artiste, peintre de paysages
Issue d'une famille de notables. Son grand-père est notaire et son père, Bernard Beernaert, vérificateur auprès du service des enregistrements et domaines ostendais. Sa mère, Euphrosine Royon, fait partie d'une des plus grandes familles de la ville côtière. Son grand-père maternel fut bourgmestre durant la période révolutionnaire. Le couple Beernaert élève ses deux enfants, Euphrosine et son frère Auguste (1829-1912), dans une ambiance de profonde piété chrétienne.
Née dans la rue Albertus à Ostende.
* Après sa mort, cette rue à été rebaptisée rue Euphrosine Beernaert
Son frère fut ministre des Transports, de l’agriculture, des Beaux-Arts et puis, premier ministre de Belgique. Il obtient le prix Nobel de la paix (1909)
En 1837. Bernard Beernaert est nommé inspecteur d'arrondissement à Dinant, puis en 1839 à Namur. La famille quitte donc Ostende, ville à laquelle Euphrosine restera attachée toute sa vie.
Elevée en français.
Initiée à la peinture par sa mère, la jeune fille aime dessiner et peindre les paysages de la vallée de la Meuse. Très tôt, ses parents décèlent en elle un réel talent et font appel à l'un de leurs amis, Fernand Marinus, peintre paysagiste et directeur de l'Académie de peinture de Namur, pour parfaire son éducation artistique.
En dehors de cet enseignement, la formation d'Euphrosine est celle d'une autodidacte, comme c'est le cas pour la plupart des femmes qui, à cette époque, veulent se lancer dans une carrière artistique.
En 1847, une nouvelle nomination oblige la famille Beernaert à déménager à Louvain. puis à Schaerbeek en 1850.
Euphrosine y rencontre de nombreux artistes qui lui prodiguent leurs conseils, notamment Pierre-Louis Kuhnen, Edmond De Schampeleer, peut-être aussi Théodore Fourmois. Munie de ce solide bagage tech nique, elle poursuivra une brillante carrière picturale.
1847
Elle commence par peindre des paysages romantiques (levers de soleil, ambiances du soir, ciel orageux) dans un style proche de Ferdinand Marinus, puis elle adopte un style plus réaliste dès l'âge de seize ans
1848
( / - / /1848) Bruxelles, Salon triennal
1851
( / - / /1851) Bruxelles, Salon triennal
Accueillie favorablement par la critique avec deux paysages romantiques bourgeois : Mémoire de la Meuse : Coucher de soleil et Paysage de montagne à l'approche d'un orage, deux paysages romantiques.
1853-1856
* Son inspiration, elle la puise dans les nombreux voyages qu'elle entreprend en compagnie de son frère Auguste, en France, en Allemagne et en Italie.
1854
( / - / /1854) Bruxelles, Salon triennal
Expose deux toiles: Commémoration à Ziepelhausen et Lever de Soleil.
Suit des cours dans l’atelier Pierre-Louis Kuhnen mais le quitte rapidement car elle estime son enseignement trop classique
1862
Rencontre Louis Robbe, un peintre animalier réputé pour ses qualités de réalisme. À son contact, tout comme à celui de De Schampeleer, elle développe un sens aigu de l'observation de la nature et une passion pour la peinture de plein air, à une époque où l'art du paysage se détache peu à peu de la vision romantique pour adopter une palette plus réaliste. Ses tableaux connaissent un succès croissant.
Mais c'est Schampheleer, pionnier de l'« École de Tervuren », qui aura réellement eu une influence sur elle. C'est par son intermédiaire qu'elle entre également en contact avec le style de l' École de Barbizon .
Elle participe à des expositions, aux salons officiels, ainsi qu'à de multiples manifestations artistiques, en Belgique, en France, aux Pays-Bas, ou encore en Angleterre. Artiste à part entière, elle assume pleinement son art et se déclare « peintre », chose rare pour une femme, dans les recensements.
1860
( / - / /1860) Bruxelles, Salon triennal
Avec Postel et Vieilville
1861
( / - / /1861) Anvers, Salon
Avec Dijle & Weide te Evergem.
Selon ses propres dires, Beernaert n'a commencé à poursuivre sérieusement sa carrière de peintre paysagiste spécialisée que vers 1862. Elle abandonne alors son style antérieur, qui porte encore de nombreuses influences romantiques : coloris doux et flatteurs, grands contrastes clair-obscur, thèmes tels que l'orage, le lever du soleil et l'ambiance du soir... Sous l'influence de son ami, le peintre animalier Louis Robbe , elle arrive en quelques années à un réalisme très masculin dans son art du paysage. Grâce à ses efforts, Euphrosine Beernaert a commencé à travailler dans la nature pour représenter des paysages et des animaux de manière réaliste. La création d'atmosphère, caractéristique de ses œuvres, comme la représentation de la solitude mélancolique dans les forêts, les landes ou les dunes, souvent en automne ou sous un ciel nuageux, était la contribution romantisante à son art par ailleurs réaliste. Le style mature de Beernaert peut donc être décrit au mieux comme un « réalisme romantique ». Par l'intermédiaire de Robbe, elle entra également en contact avec des peintres contemporains tels que Constant Woutermaertens (1823-1867) et Edouard Woutermaertens (1819-1897), Alfred Verwee (1838-1895), Charles Tschaggeny (1815-1894), Edmond Tschaggeny (1818-1873), Henri de Pratere (1815-1890) et Edmond de Pratere (1826-1888).
1866
(08/08–21/10/1866). Bruxelles, Local provisoire de la Place du Trône. Salon 1866 – Bruxelles. Exposition générale des Beaux-Arts (20e).
* Organisation : Commission directrice dont les membres sont nommés par le Ministère de l’Intérieur qui a les Beaux-Arts dans ses attributions.
*** Catalogue numérisé :
https://books.google.be/books?id=yN49AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
1867
Médaille d'argent au Havre
Médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris
Les critiques voient en elle, comme en Marie Collart, autre femme peintre de l'époque, les deux principales artistes féminines du pays. Euphrosine Beernaert, qui affectionne particulièrement les sites de la Campine, des Ardennes, des rives de l'Escaut et de la Meuse, séjourne souvent chez sa nièce, épouse d'un riche homme d'affaires anversois qui possède, des résidences sur l'île de Walcheren.
Grand amateur d'art, il réunit souvent chez lui des artistes et Euphrosine y rencontre Emile Claus, Anna Boch et Camille Van Camp. Sa création se nourrit encore des souvenirs qu'elle ramène de ses nombreux voyages à l'étranger.
1870
Elle connaît le succès à partir de 1870 et la peinture, qui n'était jusque-là qu'un loisir, devient son métier. Grâce à Louis Robbe, Euphrosine Beernaert commence à représenter des paysages et des animaux de manière réaliste. Mais ses tableaux conservent une composante romantique qui font qualifier son style de "réalisme romantique
1872
Médaille de bronze à Lyon.
1873
Médaille d'or à l'exposition universelle de Vienne pour son tableau "Eikenbos"
Mention honorable à Amiens
Le succès extraordinaire que Beernaert a connu pendant toutes ces années s'explique en grande partie par la position de son frère comme ministre de l'Agriculture, des Travaux publics et des Beaux-Arts, et plus tard même comme Premier ministre. On a toujours prétendu qu’Euphrosine Beernaert jouait un rôle majeur dans les coulisses de l’attribution de commandes d’État à des artistes plasticiens. Par conséquent, sa personne et son travail étaient généralement tenus en haute estime par les cercles intéressés.
À partir de 1873, Beernaert travaille intensivement sur les rives de l'Escaut, près d'Anvers. Elle séjourna ensuite à Hoboken au Gravenhof, le domaine de son cousin et nièce Emile et Louise de Harven-Van den Abeele. Beernaert y rencontre régulièrement d'autres artistes invités chez de Harven, amateur d'art : Théodore Baron (1840-1899), Emile Claus (1849-1924), Edgard Farazyn (1858-1938), François Lamorinière (1828-1911), Charles Tschaggeny, Camille van Camp et Charles Verlat 1824-1899)... De Hoboken, ils réalisent ensuite des études à l'huile le long de l'Escaut (Burcht, Temse et plus loin jusqu'à Hingene). Ils se revoyaient tous à Walcheren , près de Domburg , où la famille Harven possédait un deuxième domaine. Les nombreuses vues de Walcheren des peintres paysagistes mentionnés sont en fait indirectement dues à l'hospitalité des Harven.
1875
* Habite avec sa mère une maison rue du Buisson, près des étangs d'Ixelles, où elle a installé un vaste atelier et décoré les mars du salon de grandes toiles de paysages. Elle en exécute d'autres pour la maison Verbist à Ostende et pour l'hôtel de son frère Auguste. devenu entre-temps ministre catholique, incontournable dans la vie politique du pays. Certains émettent l'hypothèse que cette position ne serait pas étrangère aux nombreuses reconnaissances officielles décernées à Euphrosine. C'est oublier sans doute un peu vite qu'elle se fit remarquer bien avant que son frère n'accède à une quelconque notoriété.
1875. Médaille d'or à la Commission des récompenses du Salon triennal de Bruxelles
1876
Médaille d'or à l'exposition de Philadelphie
Médaille à Teplice
Médailles de bronze à Melbourne et Sydney
( / - / /1876) Bruxelles, Salon triennal
* Avec ses paysages hollandais et de Walcheren
1876-1877
Entreprend un voyage en Norvège . En chemin, elle a visité le Cap Nord et Tromsö et en a ramené un certain nombre d'études qu'elle a utilisées plus tard pour plusieurs grandes pièces d'atelier.
1877
La reine Marie-Henriette lui achète Scheldt Banks in Temse.
1881
Nommée Chevalier de l'Ordre de Léopold (4 mai)
Charles Brunin fait son portrait en buste.
1882
D'un voyage en Suisse ( Valais ) en 1882, Beernaert rapporte quelques études qu'elle avait faites dans la région de Saxon , qu'elle transforme en plusieurs grandes pièces d'atelier chez elle : « Marais à Saxon », « Moulin à Saxon », « Bords du Rhône ».
1883
(août) Membre du Cercle des Aquarellistes et des Aquafortistes à Bruxelles,
1885
Membre du Corps Académique de l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers
1887
Le roi Léopold II achète Rive de l’Escaut à Hoboken, à la suite d’une exposition à Bruges
1888
Nommée Officière de l’Instruction Publique par le gouvernement français
Médaille d’or à l’Exposition universelle de Barcelone
Un séjour à Saint-Hélier sur Jersey (1888) fut encore une fois la source de quelques tableaux ravissants : Vieux chênes sur Jersey (Bruges, Musée Groeninge), Plage à Saint-Hélier .
1888 Décès de sa mère avec laquelle elle a toujours vécu.
1890
Son chef-d'œuvre incontesté Porte d'entrée du monastère de Schilde est achevé en 1890. Ce tableau est un point d'orgue de la peinture de paysage belge du XIXe siècle. Malheureusement, cette œuvre arrive trop tard : même l'impressionnisme a déjà dépassé son apogée. La toile, prêtée par les musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles au musée d'Ostende, a disparu avec de nombreux autres tableaux d'Euphrosine Beernaert lors de l'incendie de l'hôtel de ville en mai 1940 à la suite des bombardements
1892
(16/01/1892) Nommée Officier de l'Ordre de Léopold, titre décerné pour la première fois à une femme.
Lorsqu'Euphrosine Beernaert fut promue Officier de l' Ordre de Léopold en janvier 1892 , elle fut la première femme artiste à recevoir une distinction aussi élevée. Elle a bénéficié d'un grand banquet d'hommage offert par des artistes belges, auquel ont participé pas moins de 146 peintres, sculpteurs et architectes illustres et moins connus. Cela a provoqué quelques critiques dans L'Art Moderne de Louis Delmer, qui a suggéré qu'elle était honorée parce qu'elle était la sœur du ministre Auguste Beernaert.
Par ailleurs promue au grade d'Officier de l'Instruction publique de France et membre de l'Académie royale d'Anvers
Le Cercle des Beaux-Arts d'Ostende, animé par James Ensor et Léon Spilliaert, l'accueillera également dans ses rangs à titre de membre d'honneur.
1894
Elue vice-présidente de la Commission nationale pour la protection des sites et des monuments en Belgique.
Vice-présidente de la Commission royale des monuments et sites
Notons que les activités artistiques d'Euphrosine ne se limiteront pas à la peinture ; pianiste virtuose, elle tenait salon avec sa mère et s'y produisit régulièrement.
Euphrosine Beernaert est également formatrice et mécène.
- Elle enseigne notamment à Anna Boch mais leurs styles sont trop différents et celle-ci la quitte assez rapidement pour poursuivre ses études avec Isidore Verheyden.
- En 1895, elle intervient comme médiatrice entre l'amateur d'art Léon Gauchez et l’État belge pour l'achat de trois panneaux de Hans Memling : "Le Christ aux anges chanteurs et musiciens". Les tableaux sont finalement achetés par le courtier d'Euphrosine Beernaert, qui intervient pour une partie considérable du prix, pour le Musée des Beaux-Arts d'Anvers.
Plus tard elle fait don aux Musées des Beaux-Arts de Bruxelles de tableaux de Joshua Reynolds, John Astley, Henry Raeburn, Denis Van Alsloot, Adriaen Van Utrecht, Jan Van Kessel et de sculptures d'Augustin Pajou, Louis-Jean Vasse et Louis-Philippe Mouchy.
- Elle a également joué un rôle de mécène vis-à-vis d'artistes peu fortunés et pris l'initiative, en 1881, de créer une caisse de soutien alimentée par des cotisations ; elle en fut membre d'honneur jusqu'à sa mort.
Très malade, elle vit ses dernières années dans l'isolement et ne participe plus activement à la vie artistique.
1901
( / - / /1901) Bruxelles. Salon de la Société des Beaux-Arts (08e)
(07/07/1901). Décès de l’artiste des suites d'une longue maladie cardiaque.
De nombreuses personnalités importantes viennent saluer sa dépouille : ministres, ministres d'État, représentant du roi et un grand nombre d'artistes.
Le cardinal Goossens célèbre la messe funéraire.
Elle est enterrée au cimetière de Boitsfort
Post-mortem
(06/10/1990-06/01/1991) Ostende, Musée des Beaux-Arts. Euphrosine Beernaert, landschapschilder 1831-1901
* Catalogue : texte de N. Hostyn, catalogue de l’exposition organisée du 6 octobre 1990 au 6 janvier 1991 au Musée des Beaux Arts d’Ostende
Le Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers possède un buste en marbre de Beernaert par Charles Brunin (vers 1881), le Musée Groeninge de Bruges possède un portrait de Beernaert par Godefroid Guffens (1898) et le Musée royal des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles possède un médaillon en bronze de Beernaert par Paul de Vigne (1892). Ce médaillon ornera plus tard sa chapelle funéraire.
Eugène Broerman a dessiné son portrait au fusain. Elle a été imprimée dans son album "Célébrités Nationales", publié au Staatsopdracht en 1893 à Anvers.
Un tableau anonyme de la collection Schott à Bruxelles représente Auguste et Euphrosine Beernaert en compagnie des frères Alfred Stevens et Joseph Stevens , dont ils étaient de bons amis.
Des photographies intéressantes de Beernaert peuvent être trouvées dans les magazines suivants : L'Art (21, 1901) – Le Patriote illustré (17, 28, 14 juillet 1901) et Dietsche Warande (5, 3, 1892).
Aucune catalographie n est actuellement renseignee dans la base.
Aucune bibliographie reliee n est actuellement disponible.
Aucune oeuvre n est reliee a cet artiste dans la base.
Après sa mort, Auguste Beernaert fait don de nombreux tableaux de sa succession aux musées de Bruges (1903), Bruxelles (1901) et Ostende (1901)
Collection royale. Les rives de l'Escaut à Hoboken (2 versions ; c 1886) et Prairie en lisière de forêt .
Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts. Zone forestière à Oostkapelle (1878) ; Étang à Hingene (1886)
Termonde, Hôtel de Ville. À Westkapelle (1882)
Anvers, Musée royal des Beaux-Arts. La Bruyère à Oosterbeek en Gueldre (1885) ; Marais de Campine (c 1897) ; La porte de l'écluse (c 1897).
Bruges, Musée Groeninge. Paysage ; La prairie près du bois de Domburg (1880) ; Vieux chênes sur Jersey (c 1889) ; Soirée d'automne. Marais près d'une forêt (c 1893)
Gand, Musée des Beaux-Arts. Dans une forêt campinoise (1894)
Ixelles, Musée communal. Étang à l'aube (c 1888), En Campine (avant 1898)
Schaerbeek, Collection communal.
Ypres, Musée communal. Dans les dunes de Domburg
Courtrai, Musée communal. Laar avec étang (1874), Paysage de Campine (1891)
Louvain, Musée Van der Kelen–Mertens. Paysage de Campine (avant 1898)
Ostende, Musée communal. L'entrée du couvent de Schilde (dépôt de l'Etat ; détruit dans les bombardements) ; Paysage avec ruisseau (c 1868), Rives de l'Escaut au château (1873), L'Escaut (c 1873), Dans les dunes à Domburg (1873) ; Paysage en Norvège ; Paysage à Walcheren.
Spa, Musée de la Ville d'eau. Environs de Postel (1860), Vue de forêt avec formation rocheuse (avant 1889), Paysage de Campine (1891).
Aucun manifeste n est renseigne pour cet artiste.
Aucune interview explicite n est renseignee dans la base.
Camille Lemonnier.
Une fertile et renommée paysagiste.
E. de Taeye.
La vigueur et la souplesse furent les qualités dominantes prodiguées par l'artiste
Eugène de Seyn. Dictionnaire biographique des Sciences, des Lettres et des Arts en Belgique. Bruxelles, éditions l'Avenir, 1935.
Son beau talent a évolué de façon surprenant, surtout dans le domaine du coloris qui s'est éclairci et raffiné. peu à peu les tons sombres ont fait place à des tonalités argentées, souvent fines et subtiles. Son art est synthétique, solide, viril ; sa technique est simple et honnête. Elle dessine en peignant.
Son style, caractérisé par un sentiment de solitude, de mélancolie et d'abandon, une palette réduite de couleurs, avec des gris subtils, est parfois qualifié de réalisme romantique. Elle est une des rares femmes artistes de l'époque qui ait connu la célébrité durant toute sa carrière. Après sa mort, elle tombe dans l'oubli jusqu'à un regain d'intérêt depuis les années 1990.
C. KRAMM, Histoire des arts visuels aux Pays-Bas, annexe, Amsterdam 1864, 10
PP ALBERDINGK-THYM, «L'artiste Mlle Euphrosine Beernaert», dans Dietsche Warande, 5, 3, 1892, 296-303
EL DE TAEYE, Artistes belges contemporains. Bruxelles, 1894-1897, 461-471
H. FOUCHE DE HARVEN, Notice concernant la famille Van den Abeele et ses alliances, Verviers, s.d.
DU JARIDIN, L'Art flamand, 1900
H. KERVYN DE LETTENHOVE, « Discours prononcé le 15 juin 1903 lors du déplacement dans la ville de Bruges de deux tableaux peints par Melle E. Beernaert », in : Journal de Bruges et la Province, 16 juin 1903
C. LEMONNIER , L'école belge de peinture, 1830-1905. Bruxelles, 1906
THIEME-BECKER, Dictionnaire général des artistes plasticiens, 3, Leipzig 1909
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N. HOSTYN, La villageoise Euphrosine Beernaert (1831-1901). Sa vie et son œuvre, (thèse de licence non publiée KUL), Louvain, 1976
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W. & G. PAS, Dictionnaire biographique des arts plastiques en Belgique. Peintres-sculpteurs-graveurs 1800-2002, Anvers, 2002
P. PIRON, Dictionnaire des artistes plasticiens belges des XIXe et XXe siècles, Lasne, 2003
CD-ROM : Enregistrements des ventes aux enchères internationales Mayer sur CD-ROM
ART. Lexique biographique des arts plastiques en Belgique, Anvers, 2000
ART. Dictionnaire biographique des arts plastiques en Belgique, Anvers, 2002
Indice des ventes d'œuvres d'art
CAMPODONICO F., Euphrosine Beemaert, Travail inédit de 2e candidature Journalisme ULE 2000-2001 2001, NBW, VI, col. 21-28.
CREUSEN A. Femmes artistes en Belgique XIXe siècle et au début du XXe siècle. Paris, éd. L’Harmattan, 2007.
Pas de notes complementaires disponibles.
Aucune video exploitable n est renseignee dans la base.