Marcel-Louis Baugniet - Art Info
Marcel-Louis Baugniet

Marcel-Louis Baugniet

1896 - 1995
Architecture Collage Decors Design Dessin Gravure et image imprimée

Né à Liége, rue des Anges, le 18 mars 1896. et décédé à Ixelles le 1er février 1995.Son père, fonctionnaire, est amené à déménager souvent et c'est ainsi qu'il quitte Liège en 1901.M. L. Baugniet passera son enfance à Arlon où il aura l'occ...

Nationalite : Belgique

Communaute : Communauté française

Disciplines et techniques

Architecture, Collage, Decors, Design, Dessin, Gravure et image imprimée, Peinture, Affiche, Architecture d'intérieur, Céramique, Costumes, Design mobilier, Huile, Illustration, Luminaire, Pointe sèche, Recueil, Reliure, Tapis, Vaisselle

Ecoles et roles

Ecole belge, Ecole bruxelloise, Ecole wallonne, Artiste, Critique d'art, Membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts

Mouvements et themes

Abstraction, Abstraction géométrique, Art déco

Artistes lies

Aucune relation pedagogique documentee.

Resume

Né à Liége, rue des Anges, le 18 mars 1896. et décédé à Ixelles le 1er février 1995.
Son père, fonctionnaire, est amené à déménager souvent et c'est ainsi qu'il quitte Liège en 1901.
M. L. Baugniet passera son enfance à Arlon où il aura l'occasion d'apprendre l'allemand (Notons, à ce propos, son goût prononcé pour les langues étrangères qu'il pratiquera toute sa vie)

Formation :
- Après des humanités gréco‑latines, à l'athénée de Morlanwelz, il s'inscrit à l'Université Libre de Bruxelles pour des études de droit.
- Les allemands ayant fermé l’université, il s’inscrit en 1915 à l’Académie de la ville de Bruxelles, ses professeurs sont Jean Delville pour le dessin d’après nature et Herman Richir donne le cours de peinture; il y croise P.L. Flouquet, René Magritte, Roger Van Gindertael et Paul Delvaux.
De 1915 à 1919, il suit les cours d’Herman Richir (peinture d’après nature)
* Il y sera le condisciple de Roger van Gindertael, futur peintre et critique d’art à Paris ; Robert Giron, futur directeur des expositions au Palais des Beaux‑Arts et Stanislas Jasinski, futur architecte et collaborateur à 7 Arts.
Durant l’année académique 1917‑1918 il peint un Prométhée monumental qui doit beaucoup à son maître Delville, aux symbolistes germaniques et à Jan Toorop. Il termine brillamment l’année 1918 avec un premier prix de composition.
Séduit par la sociologie et la philosophie ‑ il cite volontiers Kant et Platon ‑ il lit assidûment l’œuvre du français J.M. Guyau dont il défendra plus tard à travers son œuvre et ses écrits propres, les thèses esthétiques et sociales.
1917. Grave sa première eau‑forte, « Le Vieux Solitaire ».
Premières peintures stylisées de caractère symbolique.

(été) Bruxelles, Salle Studio (rue des Petits Carmes) : Peintres et sculpteurs du nu.
* 28 participants dont Baugniet Marcel‑Louis, Khnopff Fernand, Montald Constant, Rassenfosse Armand, Sauer Walter, Wolfers Marcel, Wolfers Philippe.
** Catalogue.
*** Baugniet y expose trois dessins et une pointe sèche.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Salle de l’Union coloniale : Salon des artistes ixellois.

1918‑19.
Lié avec Raphaël Delville, aîné des enfants de Constant Delville, il entre dans sa classe à son retour d’Angleterre après le conflit.
* Avec Paul Delvaux, Pierre‑Louis Flouquet, René Magritte et Victor Servranckx.

1919.
Termine ses études académiques avec un premier prix de composition (grande distinction). Fernand Khnopff fait partie de son jury.

La guerre finie, appelé sous les drapeaux pour le service militaire où il devient le portraitiste attitré du 9e régiment d’infanterie. Et où il est chargé de former les jeunes recrues à l’escrime.

Mais c’est surtout F. Khnopff et son enseignement qui l’aidèrent à se découvrir. Il suit ses cours à l’Atelier libre Le Labor, rue Veydt en 1920.
Nivelles, Cercle artistique L’Eveil : 5e exposition.
* Catalogue.

Dès le début de sa carrière artistique, M.L. Baugniet réunit trois activités peinture, création de meubles, critique d’art.
Et c’est, déjà, qu’il se rend compte des réalités de l’art abstrait.
« Ma découverte de l’art abstrait remonte à l’année 1919 lorsque je vis dans la revue hollandaise «Wendingen» l’œuvre de G. Klirnt. Ses énormes mosaïques de 10 mètres sur 3 avaient été exécutées ici à Bruxelles entre 1909 et 1910 pour la maison Stoclet dont Hoffman était l’architecte. Si ces œuvres sont, au départ, figuratives II s’y trouve de grandes surfaces réalisées au moyen de formes géométriques d’une gamme de couleurs remarquables. » (M.L. Baugniet dans Plus Moins Zéro n° 18 juil.‑août 1977)

1921‑22.
Il séjourne à Paris où il retrouve Roger Van Gindertael et l’architecte Stanilas Jasinski. Il y crée ses premières affiches, y fait des rencontres intéressantes : Zadkine, les frères Lurçat, L. Rosenberg..., y expose au Salon d’automne (2 toiles en 1922 et 2 toiles en 1923)
Mais ce sera surtout la découverte de Kupka qui restera l’événement majeur de ce séjour.
* «G. Klimt fut mon premier choc. Le second, je le reçus à Paris, en 1921 à une     exposition de Kupka à la galerie Povolozki, rue Bonaparte. C’est à partir de ce moment-là que je compris ce qu’était la peinture en soi (...). Kupka m’impressionna très fortement et c’est lui, sans doute, qui influença ma propre peinture vers ce que nous nommions en Belgique, la plastique pure ; je connus Malevitch, Lissitzky, Kassak et Mondrian un peu plus tard mais ils ne furent pas pour autant de moindre valeur dans mon esprit.» (M.L. Baugniet dans Plus Moins Zéro op. cit.)

(  /  -  /  ) Bruxelles, Cercle d’Escrime : Baugniet Marcel-Louis, L’Escrime.
* PREMIERE EXPOSITION PERSONNELLE.
** Catalogue.

1922.
« Baugniet ouvre en 1922, avec l’aide d’un homme d’affaire bruxellois un atelier de publicité au nom cinglant : Fulgura.mais qui aura une vie éphémère suite à des démêlés financiers avec son associé.

(  /  -  /  ) Paris,            : Salon d’Automne.

1923.
(  /  -  /  ) Paris,            : Salon d’Automne.

(31/10) De retour à Bruxelles, Baugniet retrouve Marguerite Acarin (Akarova) qu’il épouse.
* “L’intérêt de Baugniet pour le théâtre est né de sa rencontre avec la danseuse Akarova sa première femme qui, dans l’après‑guerre était la représentante la plus qualifiée de la danse moderne en Belgique. C’est pour elle qu’il dessina, entre 1923 et 1926, quelques décors et plusieurs costumes. « Au grand décor de Scène de 1923 pour Akarova au tapis, il n’y a qu’un pas qu’il hésite d’autant moins

 (01/12-  /  ) Bruxelles, Palais d’Egmont : Les Arts belges d’Esprit nouveau .organisée par La Lanterne Sourde ;
* K. Maes, J J. Gailliard, P.L. Flouquet, Akarova et Baugniet
De 1923 à 1929, fréquente le milieu de la Plastique pure, collabore à 7 Arts (y écrit des articles pour la défense d’un art social et fonctionnel), peint des sportifs et des travailleurs d’inspiration cubiste ainsi que des compositions quasi abstraites inspirées des cheminées de bateaux, grave ses Kalloprosopies sur le thème de la danse, réalise affiches et projets décoratifs abstraits proches du suprématisme russe, crée du mobilier et des objets modernistes, fait ses premières décorations d’intérieur (pour Walter Schwarzenberg et P.G. Van Hecke)
Simultanément, écrit dans d’autres revues comme Europe ou l’Effort Moderne. »

1924.
« Il tombe gravement malade, victime d’une pleurésie qu’il soignera près de Chamonix. Il profite de son hospitalisation savoyarde pour passer quelques séjours à Paris, où sa femme le rejoint. C’est à cette occasion qu’il rencontre Tristan Tzara à la galerie Rosenberg et qu’il va voir les collages de Picasso rue de la Boétie ». (Ben Durant, 1990, op. cit.)

« Je dis la perfection mécanique d’une machine est une perfection esthétique.
Ainsi débute un des articles les plus célèbres de l’artiste intitulé Le Beau ? L’Utile ? écrit en convalescence à Chamonix le 28 janvier 1924.
« En 1924, il rencontre Sonia Delaunay chez l’écrivain Max Dauville, elle vient de commencer l’édition de ses créations de tissus et passe à Bruxelles proposer les châles simultanés. Ce type de rencontre conforte Baugniet dans ses propres recherches ». (Ben Durant, 1990 op. cit.)

Réalise une affiche pour la firme Philips.

S’oriente vers la création de mobiliers et d’objets dans un esprit esthétique et rationnaliste.
1925.
« Guéri, il rentre à Bruxelles. 1925 est une année extrêmement faste pour Baugniet, c’est cette année‑là qu’il grave les 9 linos représentant Akarova dans ses plus belles poses plastiques; la série est publiée début mai aux éditions de La Vache Rose sous le titre de Kaloprosopies. Une des attitudes plus longuement travaillée servira au tableau intitulé Statisme. Œuvre cubo‑futurjste par excellence, le nu, tel une moderne caryatide s’imbrique littéralement dans un fond abstrait, dont les  droites répondent un écho aux courbes du corps.Dorénavant absorbé par la peinture, la décoration et l’écriture, Marcel‑Louis Baugniet délaisse peu à peu les créations scéniques ». (Ben Durant, 1990, op. cit.)

(05/02). Donne une conférence au Foyer des artistes de Bruxelles : « Vers une synthèse esthétique et sociale»

Deux textes portant ce titre seront publiés: dans ‘l’Effort moderne’ d’avril à juillet 1925 et dans la revue ‘Europe’ de novembre 1925.

(  /  -  /  ) Paris,              : Exposition des arts décoratifs de Paris
* Participe avec la S.B.U.A.M. (Société belge des urbanistes et architectes modernistes) avec un meuble, et des photos de meubles.
** Catalogue.

Conçoit une couverture pour le n° spécial de la revue ‘belge ‘La Nervie’, consacré à la jeune architecture belge.

(  /  -  /  ) Monza,             : Exposition des, arts décoratifs de Monza.
* Il y participe avec un tapis et une lampe dans un stand conçu par V. Bourgeois.
** Catalogue.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Spectacles : Les Arts du Théâtre.

(nov.) Bruxelles, Cabinet Maldoror : «Peintres Constructeurs».
* Cette manifestation est organisée par La Lanterne Sourde. M.L. Baugniet y participe en compagnie de Jasinski, Servranckx, Flouquet, Gailliard, Xhrouet et K. Maes.

(  /  -  /  ) Antwerpen,               : 4e salon d’art religieux.

Organise avec R. Van Gindertael les numéros spéciaux de « La Nervie» : «La Jeune architecture belge», « La jeune peinture belge », « Inventaire »

1926.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Cabinet Maldoror : Baugniet Marcel-Louis.

(27/02-15/03) New York, Steinway building  ; (  /  -  /  ) Chicago,             ; Paris,              Exposition internationale de théâtre organisée par Frédérick Kiesler et Jane Heap.
* La section belge comprenait également Flouquet, Stobbaert et d’autres artistes.
C’est à partir de cette exposition que Baugniet et Flouquet animeront le groupe d’artistes réunis sous l’appelation « L’Assaut » dans l’intention de rassembler « la jeune peinture belge » au-delà de toutes tendances. En fait, en réunissant notamment Servranckx, Baugniet et Flouquet, « L’Assaut » prenait la relève du « groupe des peintres constructeurs » qui s’était constitué au Cabinet Maldoror de Bruxelles
« Aux expositions de L’Assaut qui eurent lieu à la Salle Fauconnier, en avril 1927 et à la galerie Marguerite Henry à Paris en juin 1928, Baugniet et Flouquet présentèrent de remarquables projets de décors et de costumes de théâtre aujourd’hui dispersés ». (G. Lista, Le travail de Baugniet pour la scène in cat. Baugniet, Bruxelles, Le Botanique, 1986.)

Couverture de programme pour «Dr. Faust » de M. de Ghelderode donné à Paris par le théâtre « Art et Action» de madame Lara.

Affiche pour la pièce de théâtre «L’angoisse des machines » de Ruggiero Vasari, mise en scène par l’Assaut et jouée, à Paris par le groupe Art et Action de Mme Lara.
Création du groupe l’Assaut. Autour de ses fondateurs Flouquet et Gailliard, les peintres de Boeck, Baugniet.

(  /  -  /  ) Paris, Galerie Charpentier.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Cabinet Maldoror 

Décor (mobile) de Baugniet pour ’Tam Tam’ de Géo Norge, créé par le «Groupe libre» de Raymond Rouleau en 1926 au théâtre‑cinéma de la chaussée de Louvain à Bruxelles

1927.
(26/04-05/05) Bruxelles, Galerie Fauconnier : Groupe l’Assaut.
* Baugniet, Gailliard, Wolfs, de Boeck, Maes, Flouquet.
** Baugniet y expose des «peintures sportives» telles que l’Escrimeur, le Joueur de Tennis, le Lanceur de Disque ou le Tireur à l’Arc.
*** Catalogue.

Parution de la première monographie sur Marcel Baugniet par Robert Vivier, éd. Les écrivains réunis, Paris.

Baugniet et Ewaud van Tonderen lancent la firme de décoration « L’Intérieur moderne » et publient, en février, «Quelques mises au point de l’art contemporain ».
* «En 1927, M. Baugniet signe avec E. van Tonderen un manifeste qui énonce huit vérités à méditer :
Le beau, c’est l’utile.
La fonction crée la forme.
Copier c’est voler : haïssons de toute notre âme les impuissants imitateurs des anciens.
Triomphe de l’ornement ‑ ruine de la forme et de la pensée.
La vertu de la forme est dans son rythme.
Nous aimons l’art ancien mais nous le laissons aux musées ; pour nous, nous vivons parmi les vivants.
Le style est déterminé par la compréhension d’une technique moderne, de nos habitudes, de nos besoins ; il est l’expression de la vie sociale.
Nous prêchons le triomphe de la machine.» (in N. Sauvage, M.L. Baugniet, Jalons des Arts, Brux. déc. 1977 n° 38)

Rencontre K. Schwitters à Bruxelles.

Conçoit les intérieurs de la chanteuse Evelyne Brélia et de Norine.

1928.
(septembre) La revue 7 Arts annonce dans son numéro du 23 que la diffusion se transforme radicalement.

1929.
(09-20/025) Bruxelles, Palais des Beaux- Arts : Baugniet Marcel-Louis.
* 10 peintures, 8 gouaches, 4 aquarelles, quelques gravures sur bois.
** Catalogue

En ce qui concerne 7 Arts, le découragement installé, la publication cesse définitivement.

1930.
M.L. Baugniet ouvre sa propre maison de décoration «Baugniet et Cie» 37, boulevard de Waterloo, Bruxelles.
1931

(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Le Centaure : Baugniet Marcel-Louis, grande exposition personnelle de meubles.

1935.
Participe à l’exposition internationale de Bruxelles.

1936.
Invité en Suisse avec Flouquet aux rencontres du Château de La Sarraz par Madame de Mendrot, une riche mécène; il y rencontre Max Ernst, O. Schlemmer, Moholy‑Nagy, Marino Marine et des architectes prestigieux comme Gropius, Rodgers, Goldfinger et Sartoris.

1937.
(  /  -  /  ) Paris,            : Exposition universelle.
* Participe à l’exposition de Paris « Art et technique» avec Henry Van de Velde : un ensemble mobilier en meubles juxtaposables et démontables « STANDAX»

1939.
(  /  -  /  ) New York,          : Exposition internationale de New York.

1940‑45.
Réalise par grattage des œuvres figuratives d’inspiration cubiste.

1942.
Monographie sur Marcel‑Louis Baugniet par Paul Fierens, Paris ‑ Bruxelles, éd. Marion.

1944.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Lou Cosyn : Baugniet Marcel-Louis, peintures, gouaches et dessins (œuvres figuratives)

1947.
Grand prix à la triennale de Milan

1949.
(  /  -  /  ) Amsterdam, Stedelijk Museum : «Goed maar mooi»
* Organisation de la participation belge à cette exposition d’art décoratif utilitaire.

1950.
(  /  -  /  ) Oslo, Musée des Arts populaires : Arts appliqués belges.

(03/06-18/06) Organise et participe à l’exposition « Logis 50». Porte de Namur, Bruxelles.

(26/09- 04/10) Bruxelles, Galerie Au cheval de verre : M.L. Baugniet, 24 numéros (oeuvres figuratives).

1951.
Cofondateur du groupe « Formes nouvelles» et de sa coopérative artisanale «Formes».
* De 1951 à 1961, il participe aux différentes manifestations de «Formes Nouvelles »

1954

(11/09-24/09). Bruxelles, Galerie Saint Laurent «Les premiers abstraits belges».
* C’est la première exposition consacrée à ce sujet en Belgique. Elle est organisée par Jo Delahaut, M. Bilcke et Philippe-Edouard Toussaint.
** L’exposition regroupe des oeuvres de : M.L. Baugniet, F. de Boeck, P. de Troyer, P.L. Flouqùet, J.J. Gaillard, P. Joostens, K. Maes, J. Peeters, Servranckx, H. Wolfs, Xhrouet.

1958.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Heysel : Exposition universelle, Pavillon belge.
* Catalogue.

1960.
Mariage avec Olga Reich.

Premier voyage en Russie.

1961.
Voyage à Spolète.

1962.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie de la Madeleine : 7 Arts, 1922-29.

1964.
Deuxième voyage en Russie.

1965.
(22/04) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts : Débat public sur le Pop Art avec Marcel-Louis Baugniet, Marcel Broodthaers, Jean Dypréau et Jacques Meuris.

S’adonne au collage.

1967.
(17/02-28/02) Bruxelles, Galerie P. Vanderborght «Portraits-souvenirs et pécadilles », 33 numéros dont 25 portraits.

1969.
(  /  -  /  ) Ixelles, Musée. L’effort moderne en Belgique autour d’Antoine Pompe»..

1971.
Fonde avec J. Milo le groupe «Coll’Art» (1971‑74).
Ils organisent des expositions au casino d’Ostende et au centre culturel de Saint Gilles (Bruxelles); on y trouve, entre autres, les noms de Mesens, Gaillard, Baugniet, Kurt Lewy, Lily Lewy, J. Milo, J. Delahaut, J. Graverol, M. Bucaille, M. Eemans...

1972.
(17/03-23/04) Bruxelles. Musées Royaux des Beaux-Arts : Vers une plastique pure. Les premiers abstraits belges 1918-1930.
* Baugniet Marcel-Louis, Bilcke Ferdinand, De Boeck Félix, Cockx Jan, Daenens Albert, Delhez Victor, Donas Marthe, Van Dooren Edmond, Eemans Marc, Engel-Pak, Flouquet Pierre-Louis, Gailliard Jean-Jacques, Joostens Paul, Kessels Willy, Kiemeneij Jan, Lacasse Joseph, Lempereur-Haut Marcel, Léonard Jos, Maes Karel, Magritte René, Peeters Jozef, Schmalzigaug, Servranckx, De Troyer Prosper, Vantongerloo Georges, Wolfs Hubert, Xhrouet Maurice.
** Catalogue (ill. n/bl ; bref CV ; liste d'œuvres ; biblio.) : introduction de Phil Mertens.

(20/10-14/11) Plastique pure de 7 Arts.
* Baugniet Marcel, Eemans Marc, De Boeck Félix, Flouquet Paul-Louis, Gaillard Jean-Jacques, Maes Karl, Magritte René, Servranckx Victor, Jasinski Stanislas.

1973.
(  /  -  /  ) Bruxelles (Saint Josse ten Noode), Musée Charlier :Groupe Coll’Art.
* Collage.

1975.
Retiré des affaires début 1970, il reprend la palette et les pinceaux pour retrouver la rigueur et la pureté du Constructivisme original.

« C’est en partie grâce à Delahaut que je suis revenu vers la Plastique pure mais aussi grâce à la visite de Gladys Fabre qui préparait un livre important sur le Constructivisme en Europe - l’ouvrage, hélàs, n’a pu se faire mais elle s’est intéressé beaucoup à mes anciens travaux et elle m’a acheté plusieurs tableaux - ; j’en étais le premier étonné. Ça m’a encouragé à revenir à ma première manière de peindre.
Ce fut ensuite au tour de Mme Schleiper de me proposer une rétrospective qui eut lieu à la galerie Jongen en 1977.
J’ai alors ressorti tous mes vieux tableaux de la cave et ce fut le déclic dans le public. J’ai vendu une quinzaine d’œuvres et le Musée d’Art Moderne de Bruxelles a acquis « Le Joueur de tennis ». (Entretien avec Ben Durant, 1990)

Revient à la peinture abstraite géométrique en s'inspirant de ses réalisations des années '20.

1976.
Donne dans Plus Moins Zéro n°. 12, mai-juin 1976 une traduction d’un important texte de Malevitch paru en 1928 dans la revue russe Architecture Contemporaine :Forme, couleur, sensation.»

(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Armorial : Plastique pure de 7 Arts.

1977.
(15/11-10/12). Bruxelles, Galerie Claude Jongen : « M.L. Baugniet, 50 ans de constructivisme».
* Catalogue.
** Le Musée de Bruxelles acquiert « Le joueur de tennis ».

1978

(24/11-20/12). Cologne, Maison belge «M.L. Baugniet, 50 ans de constructivisme»
* Catalogue

1980.
Monographie par Jean Dypréau et Emile Langui.

 (  /  -  /  ) Antwerpen, Galerij R. Van de Velde : Aspecten van de Belgische Avant-garde, 1915-1930.

(13/09-18/10) Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert 1e : 150 ans de gravure en Belgique.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie CGER : L’Art de l’Affiche en Belgique 1900-1980.
* Catalogue.

 (26/09-04/01/81) Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique : 150 ans d’art belge.
** Catalogue.

1982.
(  /  -  /  ) Paris, Musée d’Art moderne / MAM ; (  /  -  /  ) Houston, Museum of Fine Arts ; (  /  -  /  ) Genève, Musée Rath : Léger et l’Esprit moderne.
* Exposition organisée par Gladys Fabre

1983.
M. L. Baugniet est nommé membre de l’Académie Royale de Belgique, section des Beaux-Arts.

Dan Kotek réalise un film sur M.L. Baugniet pour la R.T.B. (plus ou moins 25 min.)

1984.
(06/10-04/11) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain - La Châtaigneraie : Les premiers abstraits wallons.
* Baugniet Marcel-Louis, Closon Henri-Jean, Engel-Pak Ernest, Lacasse Joseph, Lempereur-Haut Marcel.
** Catalogue (212 p., ill. coul.) conçu et réalisé par Florence Fréson et Marc Renwart.
1986.
(11/09-12/10) Bruxelles, Le Botanique : Baugniet Marcel-Louis, Hommage.
* Catalogue.
** A cette occasion, les éditions Labor réunissent un ensemble de ses textes sous le titre « Vers une synthèse esthétique et sociale.

1988.
Baugniet Marcel-Louis, Bauweraerts Jean-Jacques, Delahaut Jo, Husquinet Jean-Pierre, Maury Jean-Pierre et Wuidar Léon, fondent et éditent la revue Mesures Art International.

1993.

Il y eut quatre expositions intitulées Aspects actuels de la mouvance construite internationale, en 1993-94. (catalogue).

La première en 1993 (14/3-2/5) à Verviers, Musée des B.A.; la deuxième consacrée aux éditions et aux magazines (7/5-20/6) à La Louvière, Centre de la Gravure et de l'Image imprimée (exposition accueillie en 1994 au centre culturel Jacques Franck à Bruxelles ; enfin sous le titre "Aspekten van de hedendaagse Constructieve Beweging" les sections consacrées aux peintres furent montrées à Anvers au KMSK/ICC.

Org.: Fondation Pro et Mesures Art International

Mesures A. I. et ses amis: Yuri Avvakumov (CEI), Waldo Balart (E), Marcel-Louis Baugniet (B), Jean-Jacques Bauweraerts (B), Charles Bézie (F), Charles Biederman (Usa), Jürgen Blum (Pl), Hartmut Böhm (D), John Carter (GB), Nathan Cohen (GB), Amédée Cortier (B), Gilbert Decock (B), Jo Delahaut (B), César Domela (Nl), Jean Dubois (B), Jean-François Dubreuil (F), Ernest Edmonds (GB), Henri Gabriel (B), Pal Horvath (B), Jean-Pierre Husquinet (B), Fré Ilgen (Nl), Tim Johnson (GB), Nic Joosen (B), Michel Jouët (B), Michael Kidner (GB), Antonia Lambélé (B), Walter Leblanc (B), Young Hyang Lee (K), Sol Le Witt (Usa), Jean-Pierre Maury (B), Martine Meunier (L), Manfred Mohr (D), Véra Molnar (F), Aurélie Nemours (F), Victor Noël (B), Nausica Pastra (GB), Luc Peire (B), Yves Popet (F), Henri Prosi (F), Sigurd Rompza (D), Albert Rubens (B), Henryk Stazewski (Pl), Guy Vandenbranden (B), Marus Van der Made (Nl), Hilde Van Sumere (B), Dirk Verhaegen (B), Bob Verschueren (B), Noël Vermeulen (B), Jaak Vuylsteke (B), Léon Wuidar (B)

Pro-Verviers: Michael Bette (D), Peter Halley (Usa), Fré Ilgen (Nl), Mickael Kidner (GB), Jean-Pierre Maury (B), François Morellet (F), Sigurd Rompza (D), Paul Suter (Ch)

* Éditions - Magazines: B4 (GB), Beau-House (B), Constructivist Forum (GB), Cyan (B), Fanal (Ch), Heads & Legs (B), Hoffmann (D), Icsac (B), Lahumière (F), Mesures a.i. (B), Pro-Magazine (Nl), Quadri (B), Fausta Squatriti (I), Tandem (B).

1990.
(  /  -  /  ) Paris, Arche de la Défense. Cent ans d’art belge.

1992.
(  /  -  /  ) Verviers, Musée des Beaux-Arts. Baugniel Marcel-Louis. Rétrospective.

Biographie

Né à Liége, rue des Anges, le 18 mars 1896. et décédé à Ixelles le 1er février 1995.
Son père, fonctionnaire, est amené à déménager souvent et c'est ainsi qu'il quitte Liège en 1901.
M. L. Baugniet passera son enfance à Arlon où il aura l'occasion d'apprendre l'allemand (Notons, à ce propos, son goût prononcé pour les langues étrangères qu'il pratiquera toute sa vie)

Formation :
- Après des humanités gréco‑latines, à l'athénée de Morlanwelz, il s'inscrit à l'Université Libre de Bruxelles pour des études de droit.
- Les allemands ayant fermé l’université, il s’inscrit en 1915 à l’Académie de la ville de Bruxelles, ses professeurs sont Jean Delville pour le dessin d’après nature et Herman Richir donne le cours de peinture; il y croise P.L. Flouquet, René Magritte, Roger Van Gindertael et Paul Delvaux.
De 1915 à 1919, il suit les cours d’Herman Richir (peinture d’après nature)
* Il y sera le condisciple de Roger van Gindertael, futur peintre et critique d’art à Paris ; Robert Giron, futur directeur des expositions au Palais des Beaux‑Arts et Stanislas Jasinski, futur architecte et collaborateur à 7 Arts.
Durant l’année académique 1917‑1918 il peint un Prométhée monumental qui doit beaucoup à son maître Delville, aux symbolistes germaniques et à Jan Toorop. Il termine brillamment l’année 1918 avec un premier prix de composition.
Séduit par la sociologie et la philosophie ‑ il cite volontiers Kant et Platon ‑ il lit assidûment l’œuvre du français J.M. Guyau dont il défendra plus tard à travers son œuvre et ses écrits propres, les thèses esthétiques et sociales.
1917. Grave sa première eau‑forte, « Le Vieux Solitaire ».
Premières peintures stylisées de caractère symbolique.

(été) Bruxelles, Salle Studio (rue des Petits Carmes) : Peintres et sculpteurs du nu.
* 28 participants dont Baugniet Marcel‑Louis, Khnopff Fernand, Montald Constant, Rassenfosse Armand, Sauer Walter, Wolfers Marcel, Wolfers Philippe.
** Catalogue.
*** Baugniet y expose trois dessins et une pointe sèche.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Salle de l’Union coloniale : Salon des artistes ixellois.

1918‑19.
Lié avec Raphaël Delville, aîné des enfants de Constant Delville, il entre dans sa classe à son retour d’Angleterre après le conflit.
* Avec Paul Delvaux, Pierre‑Louis Flouquet, René Magritte et Victor Servranckx.

1919.
Termine ses études académiques avec un premier prix de composition (grande distinction). Fernand Khnopff fait partie de son jury.

La guerre finie, appelé sous les drapeaux pour le service militaire où il devient le portraitiste attitré du 9e régiment d’infanterie. Et où il est chargé de former les jeunes recrues à l’escrime.

Mais c’est surtout F. Khnopff et son enseignement qui l’aidèrent à se découvrir. Il suit ses cours à l’Atelier libre Le Labor, rue Veydt en 1920.
Nivelles, Cercle artistique L’Eveil : 5e exposition.
* Catalogue.

Dès le début de sa carrière artistique, M.L. Baugniet réunit trois activités peinture, création de meubles, critique d’art.
Et c’est, déjà, qu’il se rend compte des réalités de l’art abstrait.
« Ma découverte de l’art abstrait remonte à l’année 1919 lorsque je vis dans la revue hollandaise «Wendingen» l’œuvre de G. Klirnt. Ses énormes mosaïques de 10 mètres sur 3 avaient été exécutées ici à Bruxelles entre 1909 et 1910 pour la maison Stoclet dont Hoffman était l’architecte. Si ces œuvres sont, au départ, figuratives II s’y trouve de grandes surfaces réalisées au moyen de formes géométriques d’une gamme de couleurs remarquables. » (M.L. Baugniet dans Plus Moins Zéro n° 18 juil.‑août 1977)

1921‑22.
Il séjourne à Paris où il retrouve Roger Van Gindertael et l’architecte Stanilas Jasinski. Il y crée ses premières affiches, y fait des rencontres intéressantes : Zadkine, les frères Lurçat, L. Rosenberg..., y expose au Salon d’automne (2 toiles en 1922 et 2 toiles en 1923)
Mais ce sera surtout la découverte de Kupka qui restera l’événement majeur de ce séjour.
* «G. Klimt fut mon premier choc. Le second, je le reçus à Paris, en 1921 à une     exposition de Kupka à la galerie Povolozki, rue Bonaparte. C’est à partir de ce moment-là que je compris ce qu’était la peinture en soi (...). Kupka m’impressionna très fortement et c’est lui, sans doute, qui influença ma propre peinture vers ce que nous nommions en Belgique, la plastique pure ; je connus Malevitch, Lissitzky, Kassak et Mondrian un peu plus tard mais ils ne furent pas pour autant de moindre valeur dans mon esprit.» (M.L. Baugniet dans Plus Moins Zéro op. cit.)

(  /  -  /  ) Bruxelles, Cercle d’Escrime : Baugniet Marcel-Louis, L’Escrime.
* PREMIERE EXPOSITION PERSONNELLE.
** Catalogue.

1922.
« Baugniet ouvre en 1922, avec l’aide d’un homme d’affaire bruxellois un atelier de publicité au nom cinglant : Fulgura.mais qui aura une vie éphémère suite à des démêlés financiers avec son associé.

(  /  -  /  ) Paris,            : Salon d’Automne.

1923.
(  /  -  /  ) Paris,            : Salon d’Automne.

(31/10) De retour à Bruxelles, Baugniet retrouve Marguerite Acarin (Akarova) qu’il épouse.
* “L’intérêt de Baugniet pour le théâtre est né de sa rencontre avec la danseuse Akarova sa première femme qui, dans l’après‑guerre était la représentante la plus qualifiée de la danse moderne en Belgique. C’est pour elle qu’il dessina, entre 1923 et 1926, quelques décors et plusieurs costumes. « Au grand décor de Scène de 1923 pour Akarova au tapis, il n’y a qu’un pas qu’il hésite d’autant moins

 (01/12-  /  ) Bruxelles, Palais d’Egmont : Les Arts belges d’Esprit nouveau .organisée par La Lanterne Sourde ;
* K. Maes, J J. Gailliard, P.L. Flouquet, Akarova et Baugniet
De 1923 à 1929, fréquente le milieu de la Plastique pure, collabore à 7 Arts (y écrit des articles pour la défense d’un art social et fonctionnel), peint des sportifs et des travailleurs d’inspiration cubiste ainsi que des compositions quasi abstraites inspirées des cheminées de bateaux, grave ses Kalloprosopies sur le thème de la danse, réalise affiches et projets décoratifs abstraits proches du suprématisme russe, crée du mobilier et des objets modernistes, fait ses premières décorations d’intérieur (pour Walter Schwarzenberg et P.G. Van Hecke)
Simultanément, écrit dans d’autres revues comme Europe ou l’Effort Moderne. »

1924.
« Il tombe gravement malade, victime d’une pleurésie qu’il soignera près de Chamonix. Il profite de son hospitalisation savoyarde pour passer quelques séjours à Paris, où sa femme le rejoint. C’est à cette occasion qu’il rencontre Tristan Tzara à la galerie Rosenberg et qu’il va voir les collages de Picasso rue de la Boétie ». (Ben Durant, 1990, op. cit.)

« Je dis la perfection mécanique d’une machine est une perfection esthétique.
Ainsi débute un des articles les plus célèbres de l’artiste intitulé Le Beau ? L’Utile ? écrit en convalescence à Chamonix le 28 janvier 1924.
« En 1924, il rencontre Sonia Delaunay chez l’écrivain Max Dauville, elle vient de commencer l’édition de ses créations de tissus et passe à Bruxelles proposer les châles simultanés. Ce type de rencontre conforte Baugniet dans ses propres recherches ». (Ben Durant, 1990 op. cit.)

Réalise une affiche pour la firme Philips.

S’oriente vers la création de mobiliers et d’objets dans un esprit esthétique et rationnaliste.
1925.
« Guéri, il rentre à Bruxelles. 1925 est une année extrêmement faste pour Baugniet, c’est cette année‑là qu’il grave les 9 linos représentant Akarova dans ses plus belles poses plastiques; la série est publiée début mai aux éditions de La Vache Rose sous le titre de Kaloprosopies. Une des attitudes plus longuement travaillée servira au tableau intitulé Statisme. Œuvre cubo‑futurjste par excellence, le nu, tel une moderne caryatide s’imbrique littéralement dans un fond abstrait, dont les  droites répondent un écho aux courbes du corps.Dorénavant absorbé par la peinture, la décoration et l’écriture, Marcel‑Louis Baugniet délaisse peu à peu les créations scéniques ». (Ben Durant, 1990, op. cit.)

(05/02). Donne une conférence au Foyer des artistes de Bruxelles : « Vers une synthèse esthétique et sociale»

Deux textes portant ce titre seront publiés: dans ‘l’Effort moderne’ d’avril à juillet 1925 et dans la revue ‘Europe’ de novembre 1925.

(  /  -  /  ) Paris,              : Exposition des arts décoratifs de Paris
* Participe avec la S.B.U.A.M. (Société belge des urbanistes et architectes modernistes) avec un meuble, et des photos de meubles.
** Catalogue.

Conçoit une couverture pour le n° spécial de la revue ‘belge ‘La Nervie’, consacré à la jeune architecture belge.

(  /  -  /  ) Monza,             : Exposition des, arts décoratifs de Monza.
* Il y participe avec un tapis et une lampe dans un stand conçu par V. Bourgeois.
** Catalogue.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Spectacles : Les Arts du Théâtre.

(nov.) Bruxelles, Cabinet Maldoror : «Peintres Constructeurs».
* Cette manifestation est organisée par La Lanterne Sourde. M.L. Baugniet y participe en compagnie de Jasinski, Servranckx, Flouquet, Gailliard, Xhrouet et K. Maes.

(  /  -  /  ) Antwerpen,               : 4e salon d’art religieux.

Organise avec R. Van Gindertael les numéros spéciaux de « La Nervie» : «La Jeune architecture belge», « La jeune peinture belge », « Inventaire »

1926.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Cabinet Maldoror : Baugniet Marcel-Louis.

(27/02-15/03) New York, Steinway building  ; (  /  -  /  ) Chicago,             ; Paris,              Exposition internationale de théâtre organisée par Frédérick Kiesler et Jane Heap.
* La section belge comprenait également Flouquet, Stobbaert et d’autres artistes.
C’est à partir de cette exposition que Baugniet et Flouquet animeront le groupe d’artistes réunis sous l’appelation « L’Assaut » dans l’intention de rassembler « la jeune peinture belge » au-delà de toutes tendances. En fait, en réunissant notamment Servranckx, Baugniet et Flouquet, « L’Assaut » prenait la relève du « groupe des peintres constructeurs » qui s’était constitué au Cabinet Maldoror de Bruxelles
« Aux expositions de L’Assaut qui eurent lieu à la Salle Fauconnier, en avril 1927 et à la galerie Marguerite Henry à Paris en juin 1928, Baugniet et Flouquet présentèrent de remarquables projets de décors et de costumes de théâtre aujourd’hui dispersés ». (G. Lista, Le travail de Baugniet pour la scène in cat. Baugniet, Bruxelles, Le Botanique, 1986.)

Couverture de programme pour «Dr. Faust » de M. de Ghelderode donné à Paris par le théâtre « Art et Action» de madame Lara.

Affiche pour la pièce de théâtre «L’angoisse des machines » de Ruggiero Vasari, mise en scène par l’Assaut et jouée, à Paris par le groupe Art et Action de Mme Lara.
Création du groupe l’Assaut. Autour de ses fondateurs Flouquet et Gailliard, les peintres de Boeck, Baugniet.

(  /  -  /  ) Paris, Galerie Charpentier.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Cabinet Maldoror 

Décor (mobile) de Baugniet pour ’Tam Tam’ de Géo Norge, créé par le «Groupe libre» de Raymond Rouleau en 1926 au théâtre‑cinéma de la chaussée de Louvain à Bruxelles

1927.
(26/04-05/05) Bruxelles, Galerie Fauconnier : Groupe l’Assaut.
* Baugniet, Gailliard, Wolfs, de Boeck, Maes, Flouquet.
** Baugniet y expose des «peintures sportives» telles que l’Escrimeur, le Joueur de Tennis, le Lanceur de Disque ou le Tireur à l’Arc.
*** Catalogue.

Parution de la première monographie sur Marcel Baugniet par Robert Vivier, éd. Les écrivains réunis, Paris.

Baugniet et Ewaud van Tonderen lancent la firme de décoration « L’Intérieur moderne » et publient, en février, «Quelques mises au point de l’art contemporain ».
* «En 1927, M. Baugniet signe avec E. van Tonderen un manifeste qui énonce huit vérités à méditer :
Le beau, c’est l’utile.
La fonction crée la forme.
Copier c’est voler : haïssons de toute notre âme les impuissants imitateurs des anciens.
Triomphe de l’ornement ‑ ruine de la forme et de la pensée.
La vertu de la forme est dans son rythme.
Nous aimons l’art ancien mais nous le laissons aux musées ; pour nous, nous vivons parmi les vivants.
Le style est déterminé par la compréhension d’une technique moderne, de nos habitudes, de nos besoins ; il est l’expression de la vie sociale.
Nous prêchons le triomphe de la machine.» (in N. Sauvage, M.L. Baugniet, Jalons des Arts, Brux. déc. 1977 n° 38)

Rencontre K. Schwitters à Bruxelles.

Conçoit les intérieurs de la chanteuse Evelyne Brélia et de Norine.

1928.
(septembre) La revue 7 Arts annonce dans son numéro du 23 que la diffusion se transforme radicalement.

1929.
(09-20/025) Bruxelles, Palais des Beaux- Arts : Baugniet Marcel-Louis.
* 10 peintures, 8 gouaches, 4 aquarelles, quelques gravures sur bois.
** Catalogue

En ce qui concerne 7 Arts, le découragement installé, la publication cesse définitivement.

1930.
M.L. Baugniet ouvre sa propre maison de décoration «Baugniet et Cie» 37, boulevard de Waterloo, Bruxelles.
1931

(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Le Centaure : Baugniet Marcel-Louis, grande exposition personnelle de meubles.

1935.
Participe à l’exposition internationale de Bruxelles.

1936.
Invité en Suisse avec Flouquet aux rencontres du Château de La Sarraz par Madame de Mendrot, une riche mécène; il y rencontre Max Ernst, O. Schlemmer, Moholy‑Nagy, Marino Marine et des architectes prestigieux comme Gropius, Rodgers, Goldfinger et Sartoris.

1937.
(  /  -  /  ) Paris,            : Exposition universelle.
* Participe à l’exposition de Paris « Art et technique» avec Henry Van de Velde : un ensemble mobilier en meubles juxtaposables et démontables « STANDAX»

1939.
(  /  -  /  ) New York,          : Exposition internationale de New York.

1940‑45.
Réalise par grattage des œuvres figuratives d’inspiration cubiste.

1942.
Monographie sur Marcel‑Louis Baugniet par Paul Fierens, Paris ‑ Bruxelles, éd. Marion.

1944.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Lou Cosyn : Baugniet Marcel-Louis, peintures, gouaches et dessins (œuvres figuratives)

1947.
Grand prix à la triennale de Milan

1949.
(  /  -  /  ) Amsterdam, Stedelijk Museum : «Goed maar mooi»
* Organisation de la participation belge à cette exposition d’art décoratif utilitaire.

1950.
(  /  -  /  ) Oslo, Musée des Arts populaires : Arts appliqués belges.

(03/06-18/06) Organise et participe à l’exposition « Logis 50». Porte de Namur, Bruxelles.

(26/09- 04/10) Bruxelles, Galerie Au cheval de verre : M.L. Baugniet, 24 numéros (oeuvres figuratives).

1951.
Cofondateur du groupe « Formes nouvelles» et de sa coopérative artisanale «Formes».
* De 1951 à 1961, il participe aux différentes manifestations de «Formes Nouvelles »

1954

(11/09-24/09). Bruxelles, Galerie Saint Laurent «Les premiers abstraits belges».
* C’est la première exposition consacrée à ce sujet en Belgique. Elle est organisée par Jo Delahaut, M. Bilcke et Philippe-Edouard Toussaint.
** L’exposition regroupe des oeuvres de : M.L. Baugniet, F. de Boeck, P. de Troyer, P.L. Flouqùet, J.J. Gaillard, P. Joostens, K. Maes, J. Peeters, Servranckx, H. Wolfs, Xhrouet.

1958.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Heysel : Exposition universelle, Pavillon belge.
* Catalogue.

1960.
Mariage avec Olga Reich.

Premier voyage en Russie.

1961.
Voyage à Spolète.

1962.
(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie de la Madeleine : 7 Arts, 1922-29.

1964.
Deuxième voyage en Russie.

1965.
(22/04) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts : Débat public sur le Pop Art avec Marcel-Louis Baugniet, Marcel Broodthaers, Jean Dypréau et Jacques Meuris.

S’adonne au collage.

1967.
(17/02-28/02) Bruxelles, Galerie P. Vanderborght «Portraits-souvenirs et pécadilles », 33 numéros dont 25 portraits.

1969.
(  /  -  /  ) Ixelles, Musée. L’effort moderne en Belgique autour d’Antoine Pompe»..

1971.
Fonde avec J. Milo le groupe «Coll’Art» (1971‑74).
Ils organisent des expositions au casino d’Ostende et au centre culturel de Saint Gilles (Bruxelles); on y trouve, entre autres, les noms de Mesens, Gaillard, Baugniet, Kurt Lewy, Lily Lewy, J. Milo, J. Delahaut, J. Graverol, M. Bucaille, M. Eemans...

1972.
(17/03-23/04) Bruxelles. Musées Royaux des Beaux-Arts : Vers une plastique pure. Les premiers abstraits belges 1918-1930.
* Baugniet Marcel-Louis, Bilcke Ferdinand, De Boeck Félix, Cockx Jan, Daenens Albert, Delhez Victor, Donas Marthe, Van Dooren Edmond, Eemans Marc, Engel-Pak, Flouquet Pierre-Louis, Gailliard Jean-Jacques, Joostens Paul, Kessels Willy, Kiemeneij Jan, Lacasse Joseph, Lempereur-Haut Marcel, Léonard Jos, Maes Karel, Magritte René, Peeters Jozef, Schmalzigaug, Servranckx, De Troyer Prosper, Vantongerloo Georges, Wolfs Hubert, Xhrouet Maurice.
** Catalogue (ill. n/bl ; bref CV ; liste d'œuvres ; biblio.) : introduction de Phil Mertens.

(20/10-14/11) Plastique pure de 7 Arts.
* Baugniet Marcel, Eemans Marc, De Boeck Félix, Flouquet Paul-Louis, Gaillard Jean-Jacques, Maes Karl, Magritte René, Servranckx Victor, Jasinski Stanislas.

1973.
(  /  -  /  ) Bruxelles (Saint Josse ten Noode), Musée Charlier :Groupe Coll’Art.
* Collage.

1975.
Retiré des affaires début 1970, il reprend la palette et les pinceaux pour retrouver la rigueur et la pureté du Constructivisme original.

« C’est en partie grâce à Delahaut que je suis revenu vers la Plastique pure mais aussi grâce à la visite de Gladys Fabre qui préparait un livre important sur le Constructivisme en Europe - l’ouvrage, hélàs, n’a pu se faire mais elle s’est intéressé beaucoup à mes anciens travaux et elle m’a acheté plusieurs tableaux - ; j’en étais le premier étonné. Ça m’a encouragé à revenir à ma première manière de peindre.
Ce fut ensuite au tour de Mme Schleiper de me proposer une rétrospective qui eut lieu à la galerie Jongen en 1977.
J’ai alors ressorti tous mes vieux tableaux de la cave et ce fut le déclic dans le public. J’ai vendu une quinzaine d’œuvres et le Musée d’Art Moderne de Bruxelles a acquis « Le Joueur de tennis ». (Entretien avec Ben Durant, 1990)

Revient à la peinture abstraite géométrique en s'inspirant de ses réalisations des années '20.

1976.
Donne dans Plus Moins Zéro n°. 12, mai-juin 1976 une traduction d’un important texte de Malevitch paru en 1928 dans la revue russe Architecture Contemporaine :Forme, couleur, sensation.»

(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie Armorial : Plastique pure de 7 Arts.

1977.
(15/11-10/12). Bruxelles, Galerie Claude Jongen : « M.L. Baugniet, 50 ans de constructivisme».
* Catalogue.
** Le Musée de Bruxelles acquiert « Le joueur de tennis ».

1978

(24/11-20/12). Cologne, Maison belge «M.L. Baugniet, 50 ans de constructivisme»
* Catalogue

1980.
Monographie par Jean Dypréau et Emile Langui.

 (  /  -  /  ) Antwerpen, Galerij R. Van de Velde : Aspecten van de Belgische Avant-garde, 1915-1930.

(13/09-18/10) Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert 1e : 150 ans de gravure en Belgique.

(  /  -  /  ) Bruxelles, Galerie CGER : L’Art de l’Affiche en Belgique 1900-1980.
* Catalogue.

 (26/09-04/01/81) Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique : 150 ans d’art belge.
** Catalogue.

1982.
(  /  -  /  ) Paris, Musée d’Art moderne / MAM ; (  /  -  /  ) Houston, Museum of Fine Arts ; (  /  -  /  ) Genève, Musée Rath : Léger et l’Esprit moderne.
* Exposition organisée par Gladys Fabre

1983.
M. L. Baugniet est nommé membre de l’Académie Royale de Belgique, section des Beaux-Arts.

Dan Kotek réalise un film sur M.L. Baugniet pour la R.T.B. (plus ou moins 25 min.)

1984.
(06/10-04/11) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain - La Châtaigneraie : Les premiers abstraits wallons.
* Baugniet Marcel-Louis, Closon Henri-Jean, Engel-Pak Ernest, Lacasse Joseph, Lempereur-Haut Marcel.
** Catalogue (212 p., ill. coul.) conçu et réalisé par Florence Fréson et Marc Renwart.
1986.
(11/09-12/10) Bruxelles, Le Botanique : Baugniet Marcel-Louis, Hommage.
* Catalogue.
** A cette occasion, les éditions Labor réunissent un ensemble de ses textes sous le titre « Vers une synthèse esthétique et sociale.

1988.
Baugniet Marcel-Louis, Bauweraerts Jean-Jacques, Delahaut Jo, Husquinet Jean-Pierre, Maury Jean-Pierre et Wuidar Léon, fondent et éditent la revue Mesures Art International.

1993.

Il y eut quatre expositions intitulées Aspects actuels de la mouvance construite internationale, en 1993-94. (catalogue).

La première en 1993 (14/3-2/5) à Verviers, Musée des B.A.; la deuxième consacrée aux éditions et aux magazines (7/5-20/6) à La Louvière, Centre de la Gravure et de l'Image imprimée (exposition accueillie en 1994 au centre culturel Jacques Franck à Bruxelles ; enfin sous le titre "Aspekten van de hedendaagse Constructieve Beweging" les sections consacrées aux peintres furent montrées à Anvers au KMSK/ICC.

Org.: Fondation Pro et Mesures Art International

Mesures A. I. et ses amis: Yuri Avvakumov (CEI), Waldo Balart (E), Marcel-Louis Baugniet (B), Jean-Jacques Bauweraerts (B), Charles Bézie (F), Charles Biederman (Usa), Jürgen Blum (Pl), Hartmut Böhm (D), John Carter (GB), Nathan Cohen (GB), Amédée Cortier (B), Gilbert Decock (B), Jo Delahaut (B), César Domela (Nl), Jean Dubois (B), Jean-François Dubreuil (F), Ernest Edmonds (GB), Henri Gabriel (B), Pal Horvath (B), Jean-Pierre Husquinet (B), Fré Ilgen (Nl), Tim Johnson (GB), Nic Joosen (B), Michel Jouët (B), Michael Kidner (GB), Antonia Lambélé (B), Walter Leblanc (B), Young Hyang Lee (K), Sol Le Witt (Usa), Jean-Pierre Maury (B), Martine Meunier (L), Manfred Mohr (D), Véra Molnar (F), Aurélie Nemours (F), Victor Noël (B), Nausica Pastra (GB), Luc Peire (B), Yves Popet (F), Henri Prosi (F), Sigurd Rompza (D), Albert Rubens (B), Henryk Stazewski (Pl), Guy Vandenbranden (B), Marus Van der Made (Nl), Hilde Van Sumere (B), Dirk Verhaegen (B), Bob Verschueren (B), Noël Vermeulen (B), Jaak Vuylsteke (B), Léon Wuidar (B)

Pro-Verviers: Michael Bette (D), Peter Halley (Usa), Fré Ilgen (Nl), Mickael Kidner (GB), Jean-Pierre Maury (B), François Morellet (F), Sigurd Rompza (D), Paul Suter (Ch)

* Éditions - Magazines: B4 (GB), Beau-House (B), Constructivist Forum (GB), Cyan (B), Fanal (Ch), Heads & Legs (B), Hoffmann (D), Icsac (B), Lahumière (F), Mesures a.i. (B), Pro-Magazine (Nl), Quadri (B), Fausta Squatriti (I), Tandem (B).

1990.
(  /  -  /  ) Paris, Arche de la Défense. Cent ans d’art belge.

1992.
(  /  -  /  ) Verviers, Musée des Beaux-Arts. Baugniel Marcel-Louis. Rétrospective.

  • Nationalite : Belgique
  • Communaute : Communauté française
  • Geographies associees : Liège (centre), Liège (Province)

Catalographie

Livres illustrés.
- 1922. Nachama. Texte de Lucien Morea. Avec une pointe sèche de M. L. Baugniet.

- 1926. Dosages. Texte de Lucien François avec 5 illustrations de M. L. Baugniet.Bruxelles, éd. de la revue Sincère.
* (132 p., 18,5 x 14 cm : 2 exemplaires sur japon avec les illustrations hors-texte + 12 exemplaires sur Japon + 40 ex. sur hollande Van Gelder + 40 ex. sur featherweight + 600 exemplaires sur velin)

- 1927. Déchirures. Texte de Robert Vivier avec une couverture et un frontispice lithographié de M. L. Baugniet. Bruxelles, chez l’auteur.
* (132 p., 26 x 19cm ; 15 exemplaires sur Japon avec suite du frontispice sur Chine + 25 exemplaires sur hollande Van Gelder

- Tendances sur l’Architecture contemporaine et Etudes sur A. Servaes et G Minne. Texte d’Arnold De Kerchove avec un frontispice de M. L. Baugniet. Louvain, éd. de la Nouvelle Equipe
*(48 p., 19 x 13,5 cm : 26 exemplaires sur vergé anglais hollande Va, Gelder + 25 exemplaires sur vergé anglais + 150 exemplaires sur vergé.

- 1942. Marcel Baugniet. Texte de Paul Fierens, avec une pointe sèche de M. L. Baugniet. Bruxelles-Paris, éd. Marion
* (32 p., 20 x 14 cm ; 50 ex. avec la pointe sèche en hors-texte)

- 1980. La Bauhaus. Texte de Claudine Humbert, avec un dessin de couverture de M. L. Baugniet. Lausanne, éd. L’äge d’Homme.
* (348 p., 23 x 16 cm)

- 1985. Le Borinage. Texte de Bert Hogenkamp, 10 photographies de Willy Kessels avec une couverture de M. L. Baugniet. Bruxelles, éd. Contretype, Revue belge du cinéma.
* (portfolio, 43 x 36 cm, 25 exemplaires sous emboîtage toilé et sérigraphié)

- 1989. Conversation avec Ben Durant avec deux culs-de-lampe et une sérigraphie de M. L. Baugniet. Gerpinnes, éd. Tandem.
* (32 p., 18 x 11,5 cm ; 30 exemplaires avec une sérigraphie + 600 exemplaires sur Regina Mill)

Bibliographie

  • Marcel-Louis Baugniet - 31/12/1942 - Plus précisément Bruxelles - Paris

Oeuvres documentees

Aucune oeuvre n est reliee a cet artiste dans la base.

Acquisitions

Aucune information d acquisition n est renseignee.

Manifeste

Aucun manifeste n est renseigne pour cet artiste.

Interview

- Le Beau ? L’Utile ? Chamonix, le 28 janvier 1924 in 7 Arts, 2e saison, n°20. Bruxelles, 20 février 1924 (repris in Pour une synthèse… 1986, pp. 11-12)

‑ Vers une synthèse esthétique et sociale (I), 1925 in L'Effort Moderne n° 14‑17 (avril‑juillet) (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 13-30)
* Les 23 derniers paragraphes ont également paru sous le titre "Essai d'une psychologie de l'Architecture intérieur. Pièces, meubles, tableaux" in 7 Arts, 2e saison, n° 27, avril 1924.
Ils ont ensuite paru sous le titre "l'architecture intérieure" dans La Nervie n° VI‑VII, 1925 (numéro spécial consacré à la jeune architecture belge), augmentés de certaines considérations reproduites dans Pour une synthèse… 1986.

‑ Vers une synthèse esthétique et sociale (II), nov. 1925 in Europe, nov. 1925 (repris Pour une synthèse… 1986, p. 33-45)
- L’Art et le Sport. Réflexions à propos du Stade de Tony Garnier à Lyon in 7 Arts, 5e saison, n° 21. Bruxelles, 7 mars 1926 (repris Pour une synthèse… 1986, p. 47-49).

- Cubisme, Plastique pure, Art abstrait in Le Document, n° 48-49, juillet 1926 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 51-60).

- Quelques mises au point de l’art contemporain. Tract écrit avec Van Tonderen. Bruxelles, août 1927.

- La rigueur, 1930. Texte resté inédit à l’époque de sa rédaction. Publié dans le catalogue d’une exposition personnelle à la Maison belge de Cologne en 1978 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 61-62).

- Notes sur l’architecture intérieure in Le Document, 1930 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 63-66).

- Réflexions sur la technique du siège in La Maison, juin 1950 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 67-73).

- L’Ermite d’Oberägeri in La Maison, nov. 1956 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 75-76).

- L’Esthétique industrielle in Synthèse, nov. 1960 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 77-95).

- Etude de la couleur en tant que forme à partir de la Gestalttheorie ? Communication faite au congrès international de la couleur à Lucerne, le 3 juin 1965 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 109-111).

-[Les psychologies gestaltistes (inipit)] (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 109-111).

- Essai sur l’esthétique industrielle et sur sa contribution au bonheur de l’homme in Synthèse n° 236-237, janv. 1966 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 111-115).

 

- Essai sur la psychologie des formes. Bruxelles, éd. de la Maison du Poète, 1965. (17 x 24,5 cm, 70 p., non ill.
* Table des matières.
- Préface.
- Chapitre I, p. 5.
- Chapitre II.
Qu’est-ce que la forme ?, p. 10.
La Ségrégation des Formes, p. 15.
Perception Figure-Fond, p. 17.
Perception des rapports entre les formes, p. 21.
Etude des formes comme manifestation de la personnalité de l’artiste, p. 25.
L’Habitude, p. 26.
L’analyse de la synthèse, p. 28.
Le Nombre d’Or, p. 28.
Réaction du public, p. 34.
- Chapitre III.
La Forme-Couleur, p. 38.
Valeur psychologique de la forme, p. 42.
Chapitre IV.
La Forme dans l’esthétique industrielle, p. 48.
Historique de l’« Industrial Designer », p. 48.
Chapitre V.
La Forme dans la danse, p. 60.
- Bibliographie, p. 67.

 

- Appendice : Forme, couleur, sensation », texte de Malevitcht traduit par M. L. Baugniet et publié in +-0, n° 12bis, 1976.

- La grande aventure de l’art au début des années vingt, 1983. Des extraits en sont repris in cat. M. L. Baugniet aurait eu 100 ans cette année. Bruxelles, Hötel de Ville, 1996.

- Malevitch in +-0, n° 23-24, oct. 1978 (repris in Pour une synthèse… 1986, p. 117-123).

- La peinture polonaise de 1920 à 1939. Bruxelles, Bulletin de la Classe des Beaux-Arts, 1985 (19 p.).

- In Memoriam Pierre Flouquet et Henry van de Velde, 1986 repris dans Vers une synthèse…, 1986, p. 7.

- Vers une synthèse esthétique et sociale. Bruxelles, éd. Labor, 1986 (compilation)
* Compilation des écrits de l’artiste publié avec l’aide du Ministère de la Communauté française de Belgique à l’occasion de la rétrospective consacrée à M. L. Baugniet au Centre Culturel de la Communauté française – Le Botanique du 11 septembre au 12 octobre 1986.

- Marcel-Louis Baugniet, Conversation avec Ben Durant. Gerpinnes, éd. Tandem, 1989.

Texte libre

Jo Dustin. Notice Marcel‑Louis Baugniet in  Catalogue Confrontation, 111 artistes contemporains Belgique ‑ Luxembourg. Tielt, éd. Lannoo, 1993.
Marcel‑Louis Baugniet, peintre, créateur de meubles, décorateur d’intérieur, appartient à la première vague des artistes abstraits belges.
Il subit l’influence de Khnopff, de Klimt. Mais la rencontre des œuvres des cubistes et de Kupka, sa fascination de la machine modifient profonde sa démarche.
En 1925, ses sportifs subissent une géométrie synthétique où les courbes prédominent. Mais bientôt, il adopte les rythmes épurés du constructivisme et crée des compositions ou les diagonales dynamisent  l'espace. Toute anecdote est effacée.
Cependant, si Baugniet pratique les aplats stricts, il privilégie la matière sensible et les gammes chromatiques nuancées. La délicatesse d'un Klee ne lui est pas étrangère...
Dans les années '20, il sera de tous les combats. Collaborateur de la revue "7 Arts", défenseur de la Plastique Pure qui construit le beau et l’utile pour tous. Utopie généreuse.
Cependant dans les années ‘30, il connaît le découragement avec ses amis peintres : Maes, Peeters, Flouquet. L’art abstrait est toléré sous forme de tapis, pas de tableaux !
Tardivement à la fin des années ‘70, justice est rendue à ce pionnier de la modernité et son œuvre est libérée de l’oubli.
Aujourd’hui Baugniet demeure toujours actif.  Il continue sa quête sans amertume.
Depuis 1988, il collabore à la revue "Mesures" avec J.P. Maury, Husquinet, Bauweraerts.

Notes

- Jean‑Pierre Maury. Baugniet Marcel‑Louis, Le temps suspendu. in Catalogue Marcel‑Louis Baugniet, peintre et designer. Bruxelles, éd. Quadri, 1995.

"A force de construire, je crois bien que je me suis construit moi‑même" Paul Valéry, cité par M.‑L. Baugniet dans un texte daté de 1930 et intitulé « La Rigueur ».
Il me semble que, de vue, j’ai connu Marcel‑Louis Baugniet de longue date.
En se référant à mon âge, cela veut dire depuis le début des années 70. Dans les vernissages, les meilleurs ou les moins heureux que simultanément nous fréquentions, je le voyais promener une exceptionnelle haute stature dans le sillage de laquelle s’entendaient les murmures de connivence d’amateurs se confirmant qu’il s’agis‑ sait d’un artiste historique, capital et méconnu, heureusement redécouvert depuis peu dans une pratique à la mode où il témoignait d’une étonnante jeunesse.
En fait on évoquait l’animateur d’un groupe intitulé "Coll’Art", que Marcel‑Louis Baugniet avait fondé avec Jean Milo. Pour ma part j’avais en mémoire l’auteur d’œuvres présentées quelques années plus tôt à la Galerie Saint‑Laurent à Bruxelles dans une exposition intitulée "Les premiers abstraits Belges" qui marqua ma jeunesse.
Je devais retrouver la pertinence de l'œuvre, entrevue treize ans plus tôt, en novembre 1977 à la Galerie Claude Jongen à Bruxelles. Là, pour la première fois depuis très longtemps, dans un cadre mérité, se révélait l'œuvre d’un véritable pionnier, l’œuvre de celui qui, dès les années 20, avait compris d’où soufflait le vente d’un renouveau moderniste et salvateur, renouveau qui fut cependant très vite étouffé, tant par la vogue de l’expressionnisme Flamand que par celle du surréalisme Wallon.
Marcel‑Louis Baugniet, avec la foi de sa jeunesse, dont on ne savait pas alors qu’elle durerait si long‑ temps, s’était fondu dans l’enthousiasme des réflexions nouvelles et originales qui avaient déferlé sur le monde de l’art après la première guerre mondiale, il avait été, avec quelques autres, l’actif propagateur et le défenseur d’une pratique se référant en premier à la rigueur, issue d’abord du cubisme et ensuite investie par le retentissement des expérimentations menées tant en Pologne que dans la jeune Union Soviétique d’alors.
Fondée sur une aspiration à l’affranchissement plastique quasiment libertaire, la mouvance de la "plastique pure" des années 20 allait trouver une de ses figures de proue en Marcel‑Louis Baugniet. Las, dès la fin de la décennie force fut de constater que l’enthousiasme des officiels et des amateurs n’était pas à la mesure de celui des artistes qui avaient le plus choisi d’être résolument novateurs. Cette apathie ambiante allait décourager, temporairement Interrompue ou radicalement réorienter les élans.
A la faillite des tendances abstraites en Belgique, c:est dans les arts appliquées qu’il investit son sens aigu de la modernité, choisissant le métier d’ensemblier ‑ décorateur il allait avec succès faire vivre la fusion du beau et de l’utile dans la conception de meubles et d’accessoires de décoration. Dans le même temps l’œuvre du peintre des années 20 allait connaître une période de déréliction de près de cinquante ans. Vinrent heureusement les deux expositions citées plus haut qui allaient rendre justice à l’œuvre et ranimer la foi de l’artiste alors âgé de près de quatre‑vingts ans. Si l’œuvre de jeunesse fut quasiment reprise là où elle s’était arrêtée, le plus étonnant fut que l’enthousiasme de la jeunesse lui‑ même accompagna cette remise en route. Le temps semblait s’être simplement suspendu, tant pour l’œuvre que pour l’homme dont l’exceptionnelle longévité alerte et féconde allait faire l’admiration de tous.
Il n’est pas sans intérêt de noter qu’en Union Soviétique les artistes pionniers et leurs continuateurs qui furent contraient, pour des raisons bien connues d’orthodoxie, à s’investir dans les arts appliqués, reprirent leurs explorations plastiques exactement où elles avaient été arrêtées, j’eus l’occasion de le constater personnellement à Moscou en 1990 lors de l’exposition "Universal Progression" organisé par Fré Ilgen. C’est ce que fit aussi Marcel‑Louis Baugniet. Ainsi, dans deux systèmes politiques et économiques différents, opposés même, tantôt l’ oppression totalitaire, tantôt les caprices de la mode et du marché eurent les mêmes effets suspensifs, tandis qu’il s’avérait en finalité que l’impulsion créatrice renaissait intacte quelqu’aient été les raisons de son enfouissement temporaire.
C’est en 1986 que j’ai fait personnellement connaissance avec Marcel‑Louis Baugniet lors de l’exposition intitulée "la surface sculpturale". Je fus frappé tant par la qualité des souvenirs qu’il pouvait évoquer que par la qualité de l’écoute, jamais condescendante, que ce vétéran avait pour les plus jeunes dont les travaux l’intéressaient toujours vivement. Un réel sens de la convivialité, une disponibilité que bien de plus jeunes, éventuellement moins actifs, ne peuvent se ménager contribuèrent à d’amicales relations où la différence d’âge des intéressés n’interférait en rien.
Avec quelques amis, nous eûmes en 1988 l’ idée de fonder la revue "Mesures Arts International", d’emblée Marcel‑Louis Baugniet adhéra au projet et fut un des fondateurs les plus assidus aux réunions que nous tenions régulièrement chez Jo . Delahaut. La pertinence de ses avis, son exigence, jamais péremptoire, sa volonté de rigueur contribuèrent à ancrer l’aventure de « Mesures» dans sa préoccupation de stimulation constante de la mouvance construire internationale qui allait être sa marque.
La disparition de Jo Delahaut fut une grande perte, Marcel‑Louis Baugniet lui survivait en nous donnant l’impression que le temps s’était arrêté pour lui, la perspective de son centenaire suscitait déjà des projets, lui‑même, fort sollicité à près de quatre‑vingt‑dix‑neuf ans, envisageait des expositions pour dans un an ou deux... Celui qui mêlait indiscutablement en lui l’histoire et la jeunesse avait su suspendre son temps d’homme comme celui de son œuvre. L’un et l’autre demeureront un exemple.

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