Disciplines et techniques
Dessin, Peinture, Photographie, Sculpture, Vidéo
en construction
Nationalite : Belgique
Communaute : Communauté française
Dessin, Peinture, Photographie, Sculpture, Vidéo
Ecole belge, Ecole liégeoise, Ecole wallonne, Professeur d'art plastique
Abstraction, Art conceptuel, Minimalisme, Monochromisme
Aucune relation pedagogique documentee.
en construction
1990
(01/12-22/12/1990) Liège, Galerie L’A. «1990»
1991
(03/01-13/01/1991) Bruxelles, Abbaye de Forest /Flux Gallery. Iritis Bruxelles, 3ème volet * Organisation
( / - / /1991) New-York / US, Dannenberg Gallery
( /04- /04/1991) Dannenberg Gallery, New-York /US. Kozakis Nicolas.
(20/12/1991-27/03/1992) Liège, Espace 251 Nord / E2N. Quartiers d'Hiver. La norme et le caprice
1992
Distinction au Prix de la Jeune Peinture belge en 1992
Bourse de soutien à la création artistique de la Communauté française de Belgique en 1992
(octobre) New York, Dannenberg Gallery. Kozakis Nicolas.
(04/12-06/12/1992). Liège, 13 impasse Hubart. 13 impasse Hubart.
1993
( / - / /1993) Bruxelles, Galerie Gille-Stiernet. [Sans titre]
( / - / /1993) Liège, Cap Ateliers (Contemporary Art Promotion) . [Sans titre]
1994
(21/09-30/10/1994 ; Liège, Les Brasseurs. Kozakis Nicolas.
(05/11-07/12/1994) Liège, Les Brasseurs. Acquisitions A. A. P.
( / - / /1994) Bruxelles, . Prospectus -1x9. * e. a. Kozakis Nicolas
( / - / /1994) Bruxelles, Galerie Gille-Stiernet [Sans titre]
( / - / /1994) Liège, Musée d’art modern et contemporain / MAMAC. Fifty One St-Lambert.
1995
(10/06-08/07/1995) Liège, Hôtel de Bocholz. La galerie Vega expose 9 anciens élèves de l’Académie.
(24/06-15/09/1995) Mons, Grand-Hornu. Train et Création. L'Autre Voie. Regards de 22 artistes contemporains sur le train.
(29/09- /12/1995) Liège, Espace 251 Nord / E2N. Les Yeux d'un Monde". Situations & perspectives d'oeuvres, projets & jeux d'artistes.
(22/11-23/12/1995) Liège, Espace Brasseurs - Art et Nature – Elément Eau.
( / - / /1995) Mons, Site du Grand Hornu.
( / - / /1995) Mons, musée des Beaux-Arts
( / - / /1995) Poznan / PL, Arsenat, Galeria Miejska. 1 x 9.
1996
(25/05-22/06/1996) Liège, Espace 251 Nord / E2N. Art & Nature - Elément Feu / Solstice.
(25/05-22/06/1996) Liège, Espace 251 Nord / E2N. Solstice.
( / - / /1996) Amsterdam / NL, . Ica Proton M/I -
( / - / /1996) Aachen / DE, Ludwig-Forum Fur Internationale Kunst. Post-Action, M/I
( / - / /1996) Valencia / ES, Punto Gallery.
( / - / /1996) Sofia / BG, Triennal-Sofia ’96 - International Exhibition Of Painting.
1997
( /01- /01/1997) Bruxelles, Etablissement d’en Face - +- 103 Jours. Vidéo projection.
( /03- /03/1997) Aachen / DE. Atelierhaus Aachen E.V. [Sans titre]
( / - / /1997) Aachen, Ludwig-Forum für Internationale Kunst. [Sans titre]
( / -31/10/1997) Liège, Les Brasseurs. Les frontières de la ville, photos originales d'artistes plasticiens, dans le cadre de la Biennale de la photographie et des arts visuels (1e).
(16/12/1997-28/02/1998) Liège, Espace 251 Nord / E2N (à La Boutique ou "En face de chez Georges", Liège) Ecoles liégeoises & Spécialités belges.
1998
1999
(08/07-22/08/1999) Liège, Musée d’Art Moderne et Contemporain / MAMAC. Acquisitions de la Communauté française 1993-1998
(02/10-30/10/1999) Bruxelles, Galerie Gille-Stiernet. Kozakis Nicolas.
(05/12/1999-30/01/2000) Musée de l'Art wallon et Liège, Espace BBL. Quand soufflent les vents du Sud. Aujourd'hui Artistes de Wallonie.
Ensuite (29/03/04-05/2000) Tallin / SI, Salle de Hansa (Hausbank).
2000
(02/06-20/08/2000) Liège ; (19/05-17/06/2001) Aachen ; (17/06-01/10/2001) Knokke ; ( / - / /2001) Esplanade Rockefeller, New York ; (printemps / été 2001) Luxembourg. World Wild Flags, Drapeaux d'artistes.
(21/09-22/10/2000) Liège, Musée d'art moderne et d'art contemporain / MAMAC. Les Brasseurs 1993-2000.Conclusions provisoires. "1 x 9":
( / - / /2000) Bruxelles, Chapelle de Boendael. Nicolas Kozakis.
( / - / /2000) Helecine. Chantier Besix-Muller : TGV Bruxelles-Cologne, Nicolas Kozakis, "Caroline. La Pelleteuse extraordinaire".
( / - / /2000) Roma / IT, Rialto - Sant’Ambrogio.
( / - / /2000) Talinn / EE, Hansabank. Mars
2001
(1909-27/10/2001) Bruxelles, Centre d’Art Contemporain. Défis, La galerie Vega en Wallonie.
(14/12/2001-03/02/2002) Paris / FR,Passage du Retz. Instants fragiles.
2002
. Technique Tectonique : Intégration artistique avec Eugène Savitzkaya (2002) Espace Wallonie à Bruxelles (rue Marché-aux- Herbes n° 25-27)
(21/03-05/05/2002) Liège, Les Brasseurs / Centre-Ville. Bonjour, 24 artistes vous rencontrent.
( / - / /2002) Bruxelles, La Lettre volée. Glimpses, The world after september 11.
( / -20/07/2002) Liège, Galerie de Tarussa. Histoire approximative et raccourcie de quinze aventuriers. Poésie, sculptures, lectures, photographies, dessins, peinture, vidéo…
( /2002/) Bruxelles, Centre Dansaert, Atelier de Creation Sonore et Radiophonique - Nuit du son de la nuit – Performance
2003
(30/04-15/06/2003) Bruxelles, Botanique. Art abstrait en Wallonie et à Bruxelles de 1900 à nos jours.
(15/08-15/10/2003) Liège, World Wide Flags – Drapeaux d’Artistes 2003
( / - / /2003) Bruxelles, Foire du Livre. Avec Guy Jungblut. Présentation, aux Editions Yellow Now, de l’ouvrage Carnets de voyage.
2004
(11/02-14/02/2004) Madrid / ES, Arco / MediaLab. La creación de la Guerra de los Balcanes : el juego (The Making Of Balkan Wars : The Game).
Ensuite ( / - / ) Skopje, New Media Center / FYROM ; ( / - / ) Belgrade / SRB, Rex Cultural Center
(23/04-15/05/2004) Jette, Atelier 340 Muzeum. Approvisionnement de printemps. Exposition - Vente aux enchères.
(29/04-30/05/2004) Liège, Galerie Nadja Vilenne. Collection de l'Association Art Promotion
( / - /05/2004) Athènes / GR, …………….. Kozakis Nicolas. Els Hanappe Underground (avec Koen Wastijn).
( / - / /2004) Amsterdam / NL, Netherlands Media Art Institute, Montévideo / Time Based Arts avec Personal Cinema. Channel Zéro
(28/08-23/10/2004) Amsterdam / NL, Netherlands Media Art Institute avec Personal Cinema. Channel Zero.
2005
Lauréat du Prix Emma du Cayla-Martin, Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 2005
(22/01-24/04/2005) Paris, Centre Wallonie-Bruxelles. Intime Conviction
(22/09-11/12/2005) Stavelot, Abbaye. Affinités : 25 ans d'architecture, arts et lettres en Région wallonne.
2006
(19/05-17/09/2006) Liège, Images publiques, 1e triennale d'art public.
(29/06-17/09/2006) Liège, Musée d’Amsembourg. After Cage. Potlatch & Gambit, Trésors Cachés : Cabinets de curiosités, Wunderkammern. 24 collections en mouvement.
( /12/ 2006- /01/2007) Tirana / AL, National Gallery of Arts. Onufri 2006 There is no place like home
2007
(21/06-17/09/2007) Liège, Boverie. La Leçon d’anatomie. 500 ans d’histoire de la médecine.
( / - / /2007) Bruxelles, Halles de Schaerbeek. Nouba. Lecture Performance –- Vidéo Projection. Mise en scène : Marie André.
2008
Lauréat en vue d’une intervention artistique place Mansart à La Louvière, 2008
(29/02-30/04/2008) Bruxelles, Des Arts - e2n. (59 rue de Flandre, 1000 Bruxelles). Un projet d’Archives Actives.
(21/07-20/09/2008) Bruxelles, Office d'art contemporain. L’union fait la forme. Acte III.
(13/09-20/09/2008) Liège, Les Brasseurs (Ouverture de L’Annexe). 15 ans. 1993 - 2008.
(05/06-28/06/2008) Bruxelles, Des Arts – E2N. No Connection.
( / - / /2008) Gijon / ES, Laboral-Centro de Arte y Creation Industrial. Homo Ludens Lundens avec Personal Cinema.
(mai-juillet 2008) Teheran / IR, . International Roaming Biennal (01e). Urban Jealousy.
2009
( /01- /02/2009) Bruxelles, BW Gallery. Klashs.
(24/04-07/06/2009) La Louvière, Musée Ianchelevici. No style, no glory.
(24/04 - 17/05/2009) Huy, Galerie Juvénal. Prix de Peinture 2009.
(20/07-30/08/2009) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. L’Union fait la forme.
(10/10-21/11/2009) Bruxelles, Rossi Contemporary Gallery. Coups de coeur & Audioguides.
2010
(28/01-14/02/2010) Liège, Musée d’art moderne et contemporain / Mamac. S.P.A.C.E. 2018- Collection la Spac.
(05/02-07/03/2010) Esch-sur-Alzette / LU, Galerie Schlassgoart (Pavillon du Centenaire / Arcelormittal). Angeli Marc, Kozakis Nicolas.
(28/02-25/04/2010) Liège, Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège (07e) / BIP2010.
(25/04-27/06/2010) Hasselt, Cultureel Centrum. Hommage aan de monochromie.
( /03- /05//2010) Liège, Jean-Sébastien Uhoda Art Contemporain. Full Contact.
(19/05-31/12/2010) Province de Liège. Aux Arts, Etc., 16 communes, 16 artistes :
(10/09-19/12/2010) Eupen. Nicolas Kozakis.
2011
- PANORAMIC REFUGE, intégration artistique au Musée d'art contemporain en plein air du Sart Tilman, Université de Liège (Belgique)
Intégration artistique place Mansart à La Louvière (Belgique),
( / - / /2011) Wetteren, Loods12.
2012
STARRY, intégration artistique au centre funéraire de Welkenraedt. Architecte Daniel Dethier.
(18/03-08/04/2012) Marchin, Centre culturel. Montagne.
(2012) Kulturfabrik, Esch-Sur-Alzette
(02/06-30/09/2012) Genk, Limburg, C-Mine. Manifesta9 – European Biennale Of Culture Commune, Nord-Pas De Calais, Loos-En-Gohelle - Theater Antigone, Kortrijk - Assemblea Teatro, Turin
(02/06-30/09/2012) Genk, Limburg, C-Mine. Manifesta9 – European Biennale Of Contemporary Art - - Nicolas Kozakis, avec Raoul Vaneigem
(23/11- / /2012) Bruxelles, Galerie Frédéric de Goldschmidt. Exposito-Lopez Aniceto, Kandilaptis Babis, Kozakis Nicolas
2013
(18/01-02/02/2013) Bruxelles, Galerie Frédéric de Goldschmidt. … Next …
(18/03-24/03/2013) Berlin, Haus Der Kulturen Der Welt. 4th Former West Research Congress: Documents, Constellations, Prospects
(22/06-29/09/2013) Melle / FR. VIe Biennale internationale d’art contemporain. Art –Être humain et le savoir ensemble
(03-25/08/2013) Marchin-Evelette. 6èmes Promenades Photographiques en Condroz
(31/08-09/10/2013) Utrecht. Bak. Basis Voor Actuele Kunst, Former West: Notes from Berlin
(04-09/11/2013) Thessalonique /GR. Thessaloniki Film Museum - Cinemathèque - 4th Biennale of Contemporary Art Thessaloniki. Art Projections
(06/09/2013-12/01/2014) Vienne, Kunsthalle Wien Museumsquartier/Karlsplatz. Salon Der Angst – Salon de la peur
(20/09-20/10/2013) Moscou 5th Biennale of Contemporary Art Moscow – More Light
(09/11-07/12/2013) Liège, Les Brasseurs / L’Annexe. XX Ans.
(13/12/2013-11/01/2014) Liège, Galerie Flux. Tower of power in Paradise Street.
(1913) Nicolas Kozakis : Hommage à son père
(2013) Bruxelles, De Markten Cultural Centre . Transformatie/Transformation
2014
PRIX de la FONDATION MARIE-LOUISE JACQUES 2014
(2014) Bruxelles, Parc Régional Tournay-Solvay. Kozakis Nicolas. White refuge-Travel trunk-Capture still
(14/03-27/04/2014) Riga / Riga Art Space - Centre For Contemporary Art Latvian Exposition internationale d'art contemporain « Re: visited »
(27/03-03/08/2014) Bruxelles, Bozar. No country for young men / L'art grec contemporain en temps de crise
( /06/2014) Copenhagen / DK, Bureau Publik, An exhibition on withdrawing, escaping and dropping out,
(02/08-26/10/2014) Auckland , New Zealand Aotearoa Pakuranga Te Tuhi. Unstuck in Time.
(04/10-27/12/2014) Nanterre / FR, La Terrasse, Espace d’art contemporain. Kozakis Nicolas et Vaneigem Raoul. Un moment d'éternité dans le passage du temps
(18/10-08/11/2014)) Bruxelles, Frédéric de Goldschmidt. Sharing works
2015
(27/03-27/06/2015) Liège, Espace 251 Nord. Les Mains libres.
(25/06-13/09/2015) Liège, Musée Curtius. Wild Open Space.
(04/07-27/09/2015) Montauban-Buzenol / Espace René Greisch et bureau de forges // Montauban. L’envers du décor
(04/07-27/09/2015) Melle, Biennale Internationale d'Art Contemporain (07e). Jardiniers Terrestres Jardiniers Célestes.
(10/09-20/11/2015) Wien / AT, Mario Mauroner contemporary Art / MAM. It' money Jim, but not as we Know it (C’est money Jim, mais pas comme nous le connaissons)
(11/09-24/10/2015) Bruxelles, Kusseneers. Kozakis Nicolas, Rolls Royce Infinity Black Met ; Messiaen Steven. Three Sides of A Medaillon.
(19/09-25/10/2015) Gand, Jan Colle galerie. "Enlightened Fountains ( reasons to be cheerful !) Fontaines éclairées (raison d’être joyeux) (1ère partie)
2016
(15/04-21/05/2016) Bruxelles, Kusseneers gallery. Kozakis Nicolas. The proof of the pudding is in the eating’ #2
(21/04-24/04/2016) Bruxelles, Tour & Taxis. Art Brussels
(27/06-07/10/2016) Amay, Parc et jardins du Château de Jehay. Arts & Métaux – Trilogie contemporaine 2016
(30/06-25/09/2016) Ixelles, Musée communale. Rien ne va plus ! Pictures at an exhibition.
(16/09- 17/10/2016) Flémalle– CWAC - Centre wallon d'Art contemporain - La Châtaigneraie. Biennale - Arts & Métaux
(20/01-03//04/2016) Eupen, IKOB - Museum für Zeitgenössische Kunst. MUSEUM = K (x+y)/D, Dédié à Jan Hoet
2017
- STAR GALAXY. Intégration artistique. Quai 10, Charleroi (Belgique)
(21/06-17/09/2017) Liège, La Boverie La Leçon d’anatomie. 500 ans d’histoire de la médecine.
(05/09-30/09/2017) Bruxelles, Kusseneers gallery. Arocha Carla & Schraenen Stéphane. Marauding in Molenbeek ; Kozakis Nicolas. Ferrari Rosso Berlinetta Pert 266154’
(12/03- / /2017) Marchin, Centre culturel de Marchin. Kozakis Nicolas. Désire tout, n’attends rien (avec Raoul Vaneigem) (dessins - photographies - films)
(03/08-15/10/2017) Samos / Gr. Art Space Pythagorion. Sumer of Love / L’été de l’amour
(01/09-05/11/2017) Charleroi. Triennale d’Art public (03e)
(21/07-01/09/2018) Salzburg / AT. Mario Mauroner Contemporary Art Gallery. Black Mirrors
(07/05/2017) Bruxelles, Wiels Auditoire (16h à 17h). Raoul Vaneigem et Nicolas Kozakis : Film screening
2018
(18/03-26/05/2018) Nanterre / FR, La Terrasse, Espace d’art contemporain. 1968 / 2018, des métamorphoses à l’oeuvre
(02/06-28/10/2018) Riga /Letonie. 10e Biennale Internationale d’Art Contemporain. (RIBOCA)
2019
(14/03-06/04/2019) Bruxelles, Kusseneers Gallery. Nicolas Kozakis ‘The gyrovague who smelled gold and platinum ; Oscar van der Put ‘Traced Process
(07/10/2019-16/02/2020) Thessalonique / GR., Thessaloniki Music Hall. Biennale d’art contemporain (07e)
2020
(17/09-17/10/2020) Bruxelles, Kusseneers Gallery. Nicolas Kozakis. Pleasures of Earth.
2021
(09/05-11/07/2021) Bruxelles, Galerie Duflon / Rivoli Building. Der Rattenfläger.
(21/05-14/06/2021) Liège, Flux. Waiting for Robert.
(12/06-10 /07) Bruxelles, Kusseneers Gallery. The Shadow of the Cross.
(17/11/2021-30/01/2022) Bruxelles, Cloud Seven, Quai du Commerce, 7. Collection Frédéric de Goldschmidt. Inaspettatamente (Inattendu) / 250 Artistes – 315 Œuvres d’art – 1 Collection
(18/11-10/12/2021) Liège, Cré@lab. Exposition des acquisitions 2021 de la collection artistique provinciale
-TRILITHON, Intégration artistique : peinture murale : acrylique sur mur en brique, Namur, SPW Boulevard Cauchy, 2021
2022
(29/04-29/05/2022) Paris, Centre Wallonie-Bruxelles. Allez, allez !
(16/09-06/11/2022) Schaerbeek, La Maison des Arts. Couleur / Lumière.
(02/12-23/12/2022 et 05/01-21/01/2023) Liège, Space. Presque monochrome
2023
(16/09/2023) Bruxelles, Cinemaxiliaan (Ostende, KAAP, Zeedijk, Koning Boudewijnpromenade 10, 8400) Jacqueline Mesmaeker, projections. Participation à l’exposition : Nicolas Kozakis & Raoul Vaneigem, A Declaration of the Right of Human Beings, 5 min. HD, BE 2020
(18/11/2023-14/01/2024) Flémalle, Centre Wallon d’Art Contemporain - La Châtaigneraie. [ Peindre la couleur ]. Mouvement (s) de la couleur en Europe - Le regard des collectionneurs –
2024
(26/01-24/02/2024) Bruxelles, Saint-Gilles. 76,4 (24 rue de Bosnie). Kozakis Nicolas, Savitzkaya Eugène. Ce qui demeure.
(23/06-19/09/2024) Furnes, Galerie Emergent. Enlightened Fountains Pt.2 (Fontaines éclairées Pt.2)
(03/11-24/11/2024) Wetteren, Loods 12. De Wilde Johan, Kozakis Nicolas.
2025
(12/10-23/11/2025) Furnes, Galerie Emergent. Clayé – Kozakis – Vandenabeele. 3 expositions solo : - Kozakis Nicolas. Belvédère noir ;
(28/11/2025-29/03/2026) Liège, Espace 251 Nord (au Trésor de la cathédrale). Nous tournoyons dans la nuit et nous voilà consumés par le feu.
(12/12/2025-04/01/2026) Furnes, Galerie Emergent. DNA Emergent.
2026
(27/03-30/07/2026) Hangzhou / CN, Bank Tower. Contemporary Belgium Art.
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- Julie Bawin . « Gants de boxe (1991) »
Dans un coffret en bois clair qui se détache en deux parties pour épouser l’architecture en coin du lieu où il sera accroché, Nicolas Kozakis a placé une paire de gants de boxe sur laquelle viennent se greffer des motifs de croix, directement peints sur le cuir naturel, teinté noir. L’ensemble s’intitule sobrement « Gants de boxe » et fait partie d’une série réalisée sur le thème des objets de sports de combat intéressant l’artiste aussi bien par leur présence manufacturée – en tant que ready-made – que par leur force sculpturale. Hormis quelques réminiscences minimalistes, genre Flavin ou Malevitch, l’œuvre fait appel à une démarche se fondant sur le principe de l’objet détourné et du déplacement sémantique. En convoquant deux sources visuelles suffisamment fortes pour être immédiatement reconnaissables, Kozakis fait naître une proposition plastique qui se prête à être lue comme une superposition d’idées et d’images antinomiques. Le gant de boxe évoque la culture populaire, le culte du jeu et de la performance sportive tandis que la croix, en elle-même symbolique, vient révéler un contexte et un système de valeurs à la mesure des différentes interprétations qu’elle suscite dans l’histoire et la tradition picturale. Plus que la simple confrontation de deux univers opposés – profane et sacrée, culture populaire et culture élitiste–, cette sculpture hybride propose une vision différée des choses et met à jour une relation métonymique entre deux « motifs » et les images mentales que ceux-là mêmes suscitent. De cette expérimentation combinatoire – propre à une pensée rhizomique et à la prolifération des sens – naissent des réseaux de lecture qui semblent infinis : on peut y voir une allusion ironique aux propositions spatiales (le coin) et symboliques (la croix) d’un Beuys ou d’un Malevitch ou une référence au coin du ring comme étant le point où le boxeur tente de conduire son adversaire afin de l’immobiliser et de le mettre K.-O. L’angle est d’ailleurs propice aux surprises sémantiques les plus troublantes. Le coin, nous dit l’artiste, est aussi le lieu où sont placées certaines icônes byzantines en vue d’exorciser le mal. Le rapport avec la croix est dès lors plus évident. Enfin, si l’on replace cette pièce dans le contexte qui entoure sa création, on découvre encore une autre lecture. Réalisée en 1991, époque marquée par la Guerre du Golf, l’œuvre rappelle l’émergence d’une vogue proprement occidentale pour les sports de combat : alors qu’une lutte sanglante et bien réelle accablait une partie du monde, nous dit l’artiste, « on voyait se multiplier les espaces de loisirs consacrés à une compétition ludique, presque festive ». La démarche de Nicolas Kozakis s’inscrit ainsi dans une perspective telle que, plus que l’œuvre elle-même, importent les conditions de sa réalisation et de sa présentation. Elle n’en est dès lors que plus intéressante.
2008
Jean-Louis Gille, « KLASH « Décembre 2008.
La peinture de paysage, en tant que genre artistique traditionnel, offre une « image visible par excellence ». En 2004, Nicolas Kozakis met en chantier de grandes toiles qui doivent contenir et magnifier le paysage de montagne. Il réenvisage ainsi la peinture à l’huile pour le crédit qu’elle donne. Mais aujourd’hui, le monde digital et virtuel, avec ses nouveaux moyens d’investigation du réel, impose de traverser le paysage car le visible ne suffit plus quand il s’agit de « vivre » la nature. Les grandes toiles accueilleront des paysages de haute montagne, en tant que paysages « extrêmes ». En plus de son pouvoir d’icône, la montagne est « organique » et à ce titre, elle interpelle encore l’architecture dans son dernier fronton. Nicolas Kozakis regarde la peinture vénitienne. Celle là même qui, à l’âge baroque, dans le cadre des palais et des églises, abolira l’horizon pour le nuage et réalisera l’espace pictural au-delà de la représentation. Or, comme Venise, le lieu de cette peinture est un théâtre. Son cadre est un décor. Son masque procure bien vite la sensation du vide…Dès lors les formats empruntés au Titien sont choisis pour le rapport au spectacle. Par ailleurs, pour une dimension anthropologique du paysage, l’artiste « rappelle » les modules d’habitat épurés en axonométrie. Ceux-ci figuraient déjà dans le travail des « Rêves bleus d’architecture ». Le propos est de les mettre en scène sur le terrain de la peinture, sans distraire le regardeur par un décalage d’image, mais dans une confrontation juste, qui ne préjudicie pas à la spatialité de l’œuvre.
Deux balises peuvent d’ores et déjà guider la démarche de l’artiste. Dans ses icônes monochromes, il avait « réalisé » la confrontation du matériau couleur de carrosserie avec l’âme de bois, matériau du support. A Liège en 2006, il avait éprouvé l’architecture en maculant d’une forme énigmatique le haut d’un pignon aveugle surplombant le centre ville. Cette forme noire était peinte au bitume et reproduisait l’entrée d’une grotte figurée dans une icône de la « nativité ».
L’intérêt de l’artiste pour le monde virtuel fait rebondir l’oeuvre. Dans les jeux vidéo, les modules d’architecture et autres figures anthropomorphiques, en tant qu’avatars, peuvent être cliqués et déplacés librement dans l’image. L’écran plasma facilite ainsi leur rencontre avec le paysage informatisé, dans une unité d’image virtuelle. Tandis que leur ralliement au paysage peint n’est pas gagné d’avance, car la peinture a son chemin et le tableau son format. Au gré de l’exploration, l’intrusion à l’écran d’un nouvel avatar va relancer le travail de la peinture se faisant. Il s’agit d’une forme couleur à l’image d’un essaim de pixels rouges déflagré en étoile. Nicolas Kozakis le choisit comme un change pour aboutir, un change pour une « issue ».
Reporter l’avatar sur la toile, c’est le décliner en autant de versions qu’il y a de peintures, le paysage peint, et lui seul détermine à chaque fois la forme couleur. Nicolas Kozakis attaque la toile en y clashant un badigeon rouge qui oblitère non seulement le module d’architecture mais aussi le champ euclidien de la montagne. Le badigeon du maçon recouvre la couleur à l’huile du peintre, et la forme géométrique crante l’image organique. Le marquage très physique (il n’a rien à envier à la peinture gestuelle) ainsi que le contour agressif de la forme traduisent notre monde menacé. Mais, l’effet repoussoir s’inverse. La vitre brisée permet de regarder par la fenêtre dans un nouvel éclairage. L’image de la montagne se reconstitue petit à petit au bord du décolletage. Le sentiment du paysage est donné par la peinture alors même qu’elle est transgressée.
La lecture en positif du cratère découpé ramène au médium de la sculpture. Dans les nouvelles réalisations sur aluminium, la forme couleur peut dès lors prendre son autonomie au mur et rayonner dans tout l’espace attribué au regardeur.
2017
- Katerina Gregos
https://likeyou.com/events/its-money-jim-but-not-as-we-know-it-curated-by-katerina-gregos/
« C'est de l'argent, Jim, mais pas tel que nous le connaissons » est une exposition collective qui réfléchit sur l'évolution du statut, de la nature et de la perception de l'argent, ainsi que sur son utilisation et son rôle dans le monde contemporain. Depuis l'apparition des premières pièces de monnaie dans l'ancienne Lydie (aujourd'hui la Turquie) au VIIe siècle avant J.-C., le développement du papier-monnaie en Chine au VIIe siècle après J.-C., la création des banques à la Renaissance et l'avènement plus récent de la monnaie électronique, le concept d'argent a évolué au fil du temps. Aujourd'hui, à l'exception des réserves de devises détenues par les banques centrales, la majeure partie de l'argent dans le monde n'existe que sous forme de chiffres, de bits et d'octets, qui circulent par le biais de transferts numériques. La monnaie bancaire consiste en des enregistrements informatisés et en une assurance implicite que votre argent sera là quand vous en aurez besoin. De moins en moins, l'argent que nous utilisons se présente sous forme physique. L'argent et la finance sont devenus de plus en plus abstraits et immatériels. En 2009, le Bitcoin a été conçu, donnant naissance au concept de cryptomonnaie : une monnaie numérique dans laquelle des techniques de cryptage sont utilisées pour réguler la génération d'unités monétaires et vérifier le transfert de fonds, fonctionnant indépendamment d'une banque centrale.
Le capitalisme lui-même s'est diversifié, passant de la production industrielle à la production de services, de formes intangibles et de produits financiers complexes. Des termes tels que « capitalisme cognitif » et « biocapitalisme » en sont venus à désigner l'accumulation de richesses par l'exploitation du savoir ainsi que de l'ensemble du corps humain et de ses facultés. Dans le même temps, alors que le capitalisme industriel et la production tangible n'ont pas disparu, mais s'effacent de plus en plus au profit des pays du Sud, le capitalisme financier – tout simplement la production d'argent par l'argent – a acquis une position dominante dans l'économie mondiale. L'argent est désormais créé à partir de rien. Tout ce qui était autrefois solide s'est désormais évaporé.
Les déréglementations successives (visant à faciliter l'entreprise privée) ont permis au pouvoir de l'argent de croître avec sa quantité. Paradoxalement, bien que l'argent soit devenu beaucoup moins « tangible », son pouvoir a augmenté de manière exponentielle, au détriment d'autres valeurs. Si certains critiques parlent d'une « tyrannie de l'argent », celui-ci reste néanmoins un langage que tout le monde comprend et que la plupart des gens désirent. On pourrait dire que « l'argent fait tourner le monde » aujourd'hui plus que jamais.
Les artistes participant à l'exposition « It's Money Jim, but not as we know it » (C'est de l'argent, Jim, mais pas tel que nous le connaissons) réfléchissent à la matérialité et à l'immatérialité de l'argent, ainsi qu'à son fonctionnement et à sa circulation dans notre société actuelle. Certains travaillent avec l'argent comme matériau pour analyser, déconstruire et transformer ses propriétés physiques, d'autres font allusion à l'argent de manière plus abstraite et conceptuelle, tandis que d'autres encore se livrent à une sorte de détournement monétaire afin d'évoquer les multiples imbrications de l'argent et son influence omniprésente dans tant d'aspects de la société. Comment le concept d'argent a-t-il évolué ? Comment comprenons-nous l'argent aujourd'hui ? Quelles formes prend-il ? De la pièce et du billet à l'émergence de la monnaie plastique, des transactions virtuelles et du Bitcoin, les artistes de l'exposition explorent le pouvoir sans précédent que l'argent exerce aujourd'hui sur l'imagination humaine.
- Katerina Gregos. Texte de présentation :
https://likeyou.com/events/its-money-jim-but-not-as-we-know-it-curated-by-katerina-gregos/
« It's Money Jim, but not as we know it » est une exposition collective qui s'intéresse à l'évolution du statut, de la nature et de la perception de l'argent, ainsi qu'à son utilisation et à son rôle dans le monde contemporain. Depuis l'apparition des premières pièces de monnaie dans l'ancienne Lydie (aujourd'hui la Turquie) au VIIe siècle avant J.-C., le développement de la monnaie papier en Chine au VIIe siècle après J.-C., la création des banques à la Renaissance et l'avènement de la monnaie électronique plus récemment, le concept d'argent a évolué au fil du temps. Aujourd'hui, hormis les réserves monétaires détenues par les banques centrales, la majorité de l'argent du monde n'existe que sous forme de chiffres, de bits et d'octets, qui circulent par le biais de transferts numériques. L'argent bancaire se compose d'enregistrements informatisés et d'une assurance implicite que votre argent sera là quand vous en aurez besoin. De moins en moins d'argent que nous utilisons est sous forme de monnaie physique. L'argent et la finance sont devenus de plus en plus abstraits et immatériels. En 2009, Bitcoin a été conçu, donnant naissance au concept de crypto-monnaie : une monnaie numérique dans laquelle des techniques de cryptage sont utilisées pour réguler la génération d'unités monétaires et vérifier le transfert de fonds, fonctionnant indépendamment d'une banque centrale.
Le capitalisme lui-même s’est diversifié, passant de la production industrielle à la production de services, de formes immatérielles et de produits financiers complexes. Des termes tels que le capitalisme cognitif et le biocapitalisme désignent désormais l’accumulation de richesses par l’exploitation du savoir ainsi que du corps humain et de ses facultés. En même temps, alors que le capitalisme industriel et la production matérielle ne disparaissent pas, mais « disparaissent » de plus en plus dans les pays du Sud, le capitalisme financier – tout simplement la production d’argent au moyen de l’argent - a acquis une position dominante dans l’économie mondiale. L’argent est désormais fabriqué à partir de rien. Tout ce qui était autrefois solide s’est maintenant fondu dans l’air (mince).
Les déréglementations successives (pour faciliter l’entreprise privée) ont permis à l’argent de prendre de l’ampleur. Paradoxalement, bien que l’argent soit devenu beaucoup moins « tactile », son pouvoir a augmenté de manière exponentielle, au détriment d’autres valeurs. Bien que certains critiques parlent d’une « tyrannie de l’argent », l’argent est en même temps un langage que tout le monde comprend et quelque chose que la plupart des gens désirent. On pourrait dire que « l’argent fait tourner le monde » aujourd’hui plus que jamais.
Les artistes de l’exposition « It’s Money Jim, but not as we know it » réfléchissent à la matérialité et à l’immatérialité de l’argent, ainsi qu’à la manière dont il fonctionne et circule dans notre société actuelle. Certains travaillent avec l’argent comme matériau pour analyser, déconstruire et transformer ses propriétés physiques, d’autres font allusion à l’argent de manière plus abstraite et conceptuelle, tandis que d’autres encore se livrent à une sorte de détournement monétaire afin de faire allusion aux vastes enchevêtrements de l’argent et à son influence omniprésente dans de nombreux aspects de la société. Comment le concept d’argent a-t-il évolué ? Comment comprenons-nous l’argent aujourd’hui ? Quelles formes prend-il ? De la pièce et du billet à l’émergence de la monnaie plastique, des transactions virtuelles et du Bitcoin, les artistes de l’exposition explorent le pouvoir sans précédent que l’argent exerce sur l’imagination humaine aujourd’hui.
- Melanie Deboutte
L’œuvre multi-couches de Nicolas Kozakis (1967, Liège) est empreinte d’une poésie profondément enracinée : avec son âme sensible, il saisit les choses simples et « belles » qu’il rencontre dans son environnement immédiat. En utilisant un large éventail de moyens artistiques, l’artiste cherche à capturer ou composer des images ou à les créer lui-même. Pour cela, il aime exploiter le potentiel de médias tels que la photographie et la vidéo, qui révèlent un aspect plus documentaire de son travail. Il fait un bond géant de cette quête « in situ » au milieu du paysage naturel et urbain à la boîte blanche de la galerie. Ici, il expose des œuvres aseptisées qui contiennent à la fois des éléments de peinture et de sculpture : les objets fixés au mur se situent quelque part entre une peinture « plate » et bidimensionnelle d’une part, et une sculpture qui se détache du mur d’autre part.
Dans l’une de ses dernières séries, Kozakis explore les frontières entre ces deux formes d’art, définies par l’histoire de l’art comme des opposés et des concurrents. Dans ce contexte, il puise son inspiration pour la forme et le contenu de la tradition des icônes. Pendant de nombreux siècles, des figures saintes ont été représentées dans les cultures orthodoxes catholiques orientales sous cette forme singulière : pures et uniformes, avec leurs teintes dorées-brun, rouges et bleues familières et de la feuille d’or. Dans ce contexte, l’icône est une représentation de la divinité, et non une effigie littérale, et agit comme un médium de contemplation. Kozakis abstrait ces détails essentiels de manière contemporaine en optant résolument pour une couleur spécifique : un monochrome.
Les œuvres portent des titres comme Rolls Royce Infinity Black Met W41 et Porsche Kristallgrün Met A6W 3P – des descriptions techniques qui font directement allusion à des codes couleur qu’il emprunte aux voitures de luxe. Kozakis fait appel à un spécialiste de la carrosserie pour appliquer ces nuances de couleur sur les supports de peinture émaillée résistante aux UV, puis les finir avec une couche de vernis brillant et parfaitement présente. Le médium peint est généralement du bois, mais parfois du marbre, qu’il commande auprès d’un fabricant d’icônes authentiques.
L’absence radicale d’éléments figuratifs encourage la réflexion sur le sens et le rôle de l’image. Le spectateur occidental – endurci et saturé de médias de masse au quotidien – cherche quelque chose à quoi s’accrocher, une forme de reconnaissance, mais ne la trouve pas. Dans les sources littéraires, les icônes sont fréquemment décrites comme des « fenêtres sur l’éternité », et les monochromes de Kozakis fonctionnent aussi comme une sorte de miroir bidirectionnel. Les œuvres se situent quelque part entre l’artiste et le spectateur, et engendrent une projection réciproque : que se cache derrière le regard de l’artiste, et qu’est-ce qui nous pousse à regarder ainsi ? La surface monochrome ne nous apporte pas de réponse, mais ne fait que refléter les échos de ces réflexions.
L’artiste tente de sortir ses spectateurs de leur léthargie en juxtaposant paradoxalement la décadence des voitures de luxe à la pureté de la tradition icône. La société contemporaine semble ne fonctionner que sur la base de la consommation constante et insatiable de biens inutiles. Dans cette série de monochromes, et en fait dans toute son œuvre, le but de Kozakis est d’offrir un antidote : une vision contemporaine de notre histoire séculaire, débordante d’histoires extraordinaires, de valeurs nobles et de pure beauté.
- Eugène Savitzkaya. La dette grecque
Le peuple grec a commencé à rembourser sa dette, faisant payer au prix du caviar le marbre tant renommé. Il sera livré poli au maximum de sa résistance en fines tablettes emballées comme du chocolat de luxe. Extrait de la terre mère de tous, sa valeur est inestimable. Bientôt on en usera comme de l’or, en très fines pellicules fragiles.
- Christine Jamart. Par-delà le silence
(…) Nicolas Kozakis reconnaît poser, par le biais du monochrome, une résistance à l’inflation et à la saturation de l’image, (...). A la nature sacrée et contemplative qui se voit volontiers accolée au monochrome, le peintre insuffle de manière subversive et paradoxale un glissement sémantique. La radicalité du monochrome ainsi pris au pied de la lettre bascule, le formalisme et le spiritualisme, avers et revers d’une même tentation, sont ici parodiés. Le geste de Kozakis n’est pas sans relever d’une attitude post-moderne en ce qu’il utilise le monochrome tel un produit fini hautement connoté, sorte de ready-made conceptuel, pour le déplacer sur un tout autre terrain que le sien. De fait, laques de carrosserie sur panneaux de bois assemblés selon la méthode traditionnelle des supports d’icônes auxquelles ils empruntent également leur format, ses tableaux monochromes au surfacement miroir d’une perfection quasi immatérielle, délèguent aux firmes spécialisées le soin de leur mise en couleur, en un rappel amusé de la nature divine de l’icône « qui n’est pas de la main de l’homme ». Clin d’oeil aussi aux symboles de réussite de ce monde consumériste que sont les luxueuses Porsche, Rolls Royce, Ferrari et autres Lamborghini à la subtile et exponentielle gamme chromatique dont s’inspire le peintre pour formuler autant d’échos contemporains aux tonalités du répertoire iconographique byzantin qui titreront, sans détour mais avec une certaine poésie décalée, ses oeuvres. (...) Résistance silencieuse de ces surfaces aveuglantes (...) réfléchissantes chez Kozakis, défont le regard et déjouent la vision.
2025
- Frank Maes, Octobre 2025. Nicolas Kozakis –Belvedere noir
Nicolas Kozakis joue avec les lois du dessin, de la peinture et de la sculpture. Il explore les relations entre la matière et l'image, interrogeant le pouvoir et la vulnérabilité des images. Ses créations interpellent notre regard, nos réflexes et nos réflexions. À travers des références à l'histoire de l'art et à ses racines grecques, Kozakis ouvre de nouvelles perspectives sur notre culture contemporaine.
Icônes contemporaines
La première œuvre exposée, Klash Ferari Rosso Corsa – 322, date de 2009. En termes de contenu, elle constitue également un bon point de départ pour explorer l'exposition. Les origines de Klash remontent même à quelques années plus tôt. Après une visite à Venise, Kozakis a peint une série de paysages montagneux à l'huile sur de grandes toiles, parsemées çà et là de petites structures. Cela peut faire référence au mont Athos, que Kozakis visite régulièrement. Cette montagne est située sur une péninsule grecque parsemée de monastères et d'ermitages chrétiens orthodoxes.
Le paysage est apparu comme sujet et genre dans la peinture occidentale au début de la Renaissance (XVe siècle). Les gens ne se fiaient plus uniquement à la révélation divine, ils commençaient à regarder au loin de leurs propres yeux, en tant qu'individus. La peinture est devenue une fenêtre, ouvrant à notre regard un monde naturel apparemment sans limites. Dans un tel monde, ces ermitages semblent être une anomalie. Mais à Venise, Kozakis a vu comment, pendant les périodes maniériste et baroque (XVIe-XVIIe siècles), la relation entre le spectateur et l'image a de nouveau fondamentalement changé. Sur de grandes toiles et des peintures de plafond, des ciels nuageux spectaculaires, pleins d'action surnaturelle, se sont ouverts.
Dans un deuxième temps, l'artiste a repeint ses impressionnants paysages dans un geste « iconoclaste ». Au milieu de ces magnifiques panoramas, il a inséré des formes « abstraites » aux angles vifs. Il les a peintes avec du « bolus », une peinture rouge argileuse qui donne aux représentations religieuses un aspect plus chaleureux lorsqu'elle est utilisée comme sous-couche pour la feuille d'or. Ces formes agressives rappellent les représentations d'explosions dans les bandes dessinées ou les jeux vidéo. Mais l'artiste s'est également inspiré des représentations de vêtements ou de montagnes dans la peinture médiévale (occidentale et byzantine). Il existe également une similitude formelle avec certaines œuvres de Magritte, dans lesquelles il brise pour ainsi dire la « fenêtre » (la peinture) et révèle le vide derrière l'image.
Troisièmement, et enfin, il a détaché les formes angulaires de la peinture à l'huile traditionnelle. Elles ont été réalisées en aluminium et peintes en rouge Ferrari par un carrossier. Kozakis a ainsi créé sa version de la toile façonnée, telle qu'elle a été introduite dans les années 1960 par des artistes tels que Frank Stella et Ellsworth Kelly. Ceux-ci ont abandonné la forme rectangulaire du tableau, si typique de la modernité occidentale. Il ne fonctionne plus comme une fenêtre offrant une vue sur un espace virtuel. La peinture devient un objet littéral, et le seul espace de la peinture est le contexte concret dans lequel elle est exposée. D'une part, cela est renforcé lorsque la surface est recouverte d'une laque réfléchissante, comme celle d'une voiture de luxe, dans laquelle le spectateur se voit lui-même et l'espace environnant se refléter.
D'autre part, la laque brillante génère une sorte d'aura autour de l'objet, qui peut le transformer en fétiche, en objet de désir obsessionnel, voire d'adoration.
Ces dernières années, Kozakis a créé une série d'œuvres dans lesquelles le revêtement laqué des voitures de luxe a été appliqué aux supports traditionnels des icônes chrétiennes orthodoxes. La peinture d'icônes est soumise à des règles strictes. Dans la religion orthodoxe, les icônes représentent le Christ, Marie, les saints ou les fêtes religieuses. Elles ne sont pas adorées, mais vénérées. Elles sont censées nous mettre en contact avec le sacré. Les titres des œuvres font référence aux codes couleurs des couches de peinture, par exemple Aston Martin AM6280 Photon Lime. Kozakis crée ainsi un court-circuit entre les désirs religieux et matérialistes, jouant avec les traditions, les codes ou les « moules » dans lesquels les gens coulent, façonnent et donnent un sens à leur vie à différentes périodes historiques. À l'instar des toiles façonnées, ces œuvres oscillent entre deux et trois dimensions, peinture et sculpture, objet et image, matériel et immatériel.
Par leur monochromie et leur rejet de la figuration, elles font également référence à deux événements importants dans le contexte de la peinture d'icônes. D'une part, la lutte qui a opposé à Byzance, aux VIIIe et IXe siècles, les « iconoclastes », qui voulaient bannir toutes les images figuratives du surnaturel des églises, et les « iconodules », qui voulaient maintenir cette vénération. D'autre part, il y a eu le Carré noir de Kazimir Malevitch, datant de 1915. On peut considérer cette œuvre comme le fruit d'un iconoclasme radical. Cependant, Malevitch préférait que ses toiles, à l'instar des icônes, soient accrochées en diagonale dans le coin supérieur d'une pièce. Dans les deux cas, la question était de savoir comment capturer dans une image ce qui est radicalement différent, immatériel, inimaginable.
Recreation
Outre des peintures et des sculptures, Nicolas Kozakis réalise également de nombreux dessins. Certains, principalement au fusain et au crayon, s'inspirent de peintures byzantines de la période pré-Renaissance, tandis que d'autres font référence aux montagnes sacrées grecques de l'Athos ou de l'Olympe. Ces dessins sont très précis dans leur conception et nécessitent beaucoup de patience pour être réalisés.
De plus, Kozakis présente ici pour la première fois une sélection plutôt aléatoire d'une grande série de dessins, créés entre 2011 et aujourd'hui à l'aide de divers matériaux et techniques, qu'il intitule Recreation – un terme qui peut être interprété à la fois comme « détente » et « recréation ». Ces dessins réalisés rapidement, chacun suivant une procédure ou un protocole spécifique, semblent très éloignés à la fois de la série de dessins que nous venons de mentionner et des autres œuvres de cette exposition, qui présentent un haut degré de finition. Mais le caractère quasi automatique ou irréfléchi de ces dessins – un aspect qui rappelle les gribouillages – les laisse dans un équilibre précaire entre « quelque chose » et « rien », entre « futile » et « précieux », entre « gratuit » et « sublime », entre nihilisme et rédemption. C'est peut-être précisément grâce à cette absence de réflexion que ces dessins parviennent à nous transporter au-delà de nos activités pratiques, quotidiennes et orientées vers un but. Nous retrouvons cette même tension amplifiée dans Blue Digital Icon. L'artiste envisage également de présenter un grand nombre de ces dessins dans une sorte de boîte dans laquelle ils fonctionneraient davantage comme une « collection ».
Grèce
Dans le grenier, nous trouvons Plateia. Cette œuvre est composée de morceaux de pierre naturelle qui formaient autrefois une terrasse. En enveloppant simplement ces pierres dans du ruban adhésif en aluminium, elles semblent libérées de leur matière et de leur poids. Ou bien elles évoquent l'image d'une mer miroitante et ondulante. Cette œuvre peut prendre différentes formes, d'une version empilée sur une palette à une installation occupant tout l'espace.
L'œuvre Ferry, composée de huit morceaux de papier collés ensemble avec du ruban adhésif en aluminium, montre une vue nocturne en forme de grille (barrée ?) de la mer Méditerranée.
Enfin, le dessin Cave, on the Rocks Facing the Sea nous ramène en quelque sorte au début. On y voit la cabane d'un ermite et l'entrée d'une grotte. La forme de cette dernière est dérivée d'une icône (représentant la naissance du Christ ou la grotte d'un ermite). Cela rappelle une citation du philosophe français Jacques Derrida, qui écrit que le dessinateur est un « voyant aveugle », un « spectateur sensible à l'invisibilité au cœur de la visibilité ».
Pas de notes complementaires disponibles.
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