Massart Jean-Georges - Art Info
Massart Jean-Georges

Massart Jean-Georges

1953 - 2022
Dessin Sculpture Membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts Professeur d'art plastique

Formation :- 1970-1977 Tienen, Stedelijke Tekenacademie : Promotion sociale / Arts plastiques. Professeur influent : Jef Vaes- 1978-1983 Bruxelles, E.N.S.A.V. La Cambre. Professeur : Roger Dudant. Atelier : Jean Glibert.- Stages (céramique)...

Nationalite : Belgique

Communaute : Communauté française

Lieu de naissance : Hérinnes

Disciplines et techniques

Dessin, Sculpture, Sculpture Bois, Sculpture céramique, Sculpture Matériaux mixtes, Sculpture Pierre, Bambou, Galet, Osier, Pigment, Schiste, Sureau

Ecoles et roles

Ecole belge, Ecole brabançonne flamande, Ecole flamande, Ecole wallonne, Membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts, Professeur d'art plastique

Mouvements et themes

Abstraction, Art et Nature, Land art, Minimalisme

Artistes lies

Glibert Jean, Vaes Jef, Joly Maurice, Roger Dudant

Resume

Formation :
- 1970-1977 Tienen, Stedelijke Tekenacademie : Promotion sociale / Arts plastiques. Professeur influent : Jef Vaes
- 1978-1983 Bruxelles, E.N.S.A.V. La Cambre. Professeur : Roger Dudant. Atelier : Jean Glibert.
- Stages (céramique): Maurice Joly et Serge Vandercam.

 

1971
(30/04-09/05) Tirlemont, Stadsfeestzalen. Jonge Tiense Kunst.
(23/10-31/10) Renaix (en nl Ronse), Stadhuis, Prijs voor schilderkunst van de stad Ronse (Renaix, Hôtel de ville, Prix de peinture de la ville de Renaix).

1972
(30/04-  /  ) Tirlemont, Academie.
(06/05-  /  ) Tirlemont, Stadschouwburg.
(16/12-29/12) Aarschot, Prijs voor schilderkunst van de stad Aarschot.(Œuvres retenues pour l'exposition).
(22/12-15/01/73) Tirlemont, Galerij de Kruisboog.

1973
(29/04-  /  ) Tirlemont, Academie.
(01/06-29/06) Saint-Ghislain, Club 180. Jean-Georges Massart (avec Jan Decoster).

1974
(14/01) Mons, T.E.J.; (11/02) Liège, T.E.J.; (18/02) Namur, T.E.J.; (26/02) Leuven, J.E.S.T.: Ouverture des 2e, 3e, 4e et 5e succursales de la galerie de prêt d'œuvres d'art du Château Malou de Woluwe-Saint-Lambert.
(28/04-  /  ) Tirlemont, Academie
(25/05-31/05) Woluwe-Saint-Lambert, Château Malou: Exposition des œuvres mises en vente le 31 mai au profit des malades mentaux.
(02/06-30/09) Hammamet (Tunisie) Sans titre. (Organisation : Château Malou).
(14/12-04/01/75) Woluwe-Saint-Lambert, Château Malou: Opération 500-5000 (Cadeaux de fin d'année, œuvres entre 500 et 5000 frs)

1975
(27/04-  /  ) Tirlemont, Academie
(  /  -  /  ) Woluwe-Saint-Lambert, École technique.
(27/06-15/09) Jardins d'Annevoie, La Petite Forge. Métiers d'art.
(05/12-06/12) Coutrai, Hallen, Sint-Nikolaasveiling.

1976
(05/03-26/03) Tirlemont, G. Galerij. Jean-Georges Massart.
(16/04-02/05) Tirlemont, Bank van Parijs en de Nederlanden. Jonge Tiense Kunst.
(15/05-15/10) Jardin d’Annevoie, La Petite Forge.
(22/05-23/05) Jodoigne, École normale (Château de l’Ardoisière).
(juillet) Blankenberghe, Plage. Massart Jean-Georges, Sculpture éphémère.
(11/09-26/09) Tirlemont, An-Hyp. Jonge Tiense Kunst: grafisch werk.
(24/10-30/10) Prijs van de stad Ronse (Prix de la ville de Renaix).
(06/11-21/11) Etterbeek, Salon d'Automne. / Prix Louis Schmidt de peinture. (Mention : Jean-George Massart)

1977
(11/02-27/02/1977) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts.  Prix Jeune Peinture Belge 1976 (distinction)
(  /  -  /  ) Lauréat du prix « Trait – couleur – volume. »
(28/10-20/11) Knokke-Heist, Cultureel Centrum Scharpoord. Internationale Prijs voor Schilderkunst (08e)

1978
(13/01-29/01/78) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Prix Jeune Peinture Belge 1977.
(08/02-26/02) Bruxelles, Studio van Passage 44, Lijn-Kleur-Volume 1977. Lauréat : Jean-Georges Massart.
(27/07-24/09 [ou 1979]) Barcelone, Fondation Miro. Premi internacional de Debuix J. Miro (17e) (Mention)
(octobre) Admis à la Cambre (1978-1983)
(nov.) Contrat avec la galerie "Kunst in Huis" à Vorst.
(29/11-17/12) Bruxelles (Woluwé-Saint-Pierre). Centre communautaire de Joli- Bois, La Cambre à Joli - Bois / Aperçus

1979
(10/05-10/06) Bruxelles, Musée communal d'Ixelles. La Cambre a 50 ans, 1928-1978.
(11/05-20/05) Gand, Het Pand. Jonge Vlaamse kunstschilders 1979 (distinction).
(20/06-  /  ) Bruxelles, rue de Praetere: 50e Parallèle.
(27/10-25/11) Knokke, Ontmoetingscentrum Scharpoord. Internationale Prijs voor Schilderkunst (09e) (sélectionné)

1980
(29/02-30/03) Bruxelles, Passage 44 : Sélection 80 - 10 ans de "Ligne-Couleur-Volume" (œuvre retenue).
(10/05-18/05) Charleroi, Palais des Beaux-Arts: Grand prix national des arts plastiques du Lion's Club. (Prix réservé aux lauréats des 10 dernières années des établissements d'enseignement artistique)
(19/08) Achat de "Peinture - sculpture éphémère" n° 6 et n° 7 (photos couleurs, chacune 30 x 16) par le Crédit communal de Belgique)

1981
(05/04-30/04) Wetteren, Galerij Drieghe. Sans titre.
Lauréat de la Fondation Belge de la Vocation, promotion 1981 Claire Préaux (Diplôme délivré le 05/04/82).

1982
(24/01-14/02) Wetteren, Galerij Drieghe. Jean-Georges Massart.
(18/03-02/04) Tirlemont, P.N.T. (Provinciale Normaalschool Tienen). 'n Aaiende waaier met pijn.
(03/04-25/04) Tirlemont, Stedelijk Museum « Het Toreke ». Jean-Georges Massart 
(10/09-12/09) Kortenberg, Sporthal, Prijs van Kortenberg voor Tekenkunst 1982 (œuvres sélectionnées)
(28/11-12/12) Gand, Villa des Roses. Jean-Georges Massart 

1983
(17/03-31/03) Tirlemont, P.N.T. : 3 in één.
(02/06-09/07) Bruxelles, Galerie A. Monett. Traces.
(17/06-27/09) Bruxelles, Atelier 340: La pierre dans l'art belge contemporain / Steen in de Hedendaagse Belgische Kunst.
​(18/06-18/09) Louvain, Stedelijke Kruidtuin. Hedendaagse sculpturale keramiek in België.
(18/11-17/12) Bruxelles, Espace City 2: Aspect de la sculpture contemporaine.

1984
(18/01-27/01) Bruxelles, V.U.B Galerij. Mixed Media.
(12/05-09/06) Liège, Espace 251 Nord. Nord / Investigations.
(05/07-28/07) Bruxelles, City II: Arts premiers dans les ateliers d'artistes.
(06/09-06/10) Chaudfontaine, Parc des sources / Maison Sauveur / Parc de l'hôtel de ville à Embourg : Art Actuel 1.
(22/09-16/12) Bruxelles, Atelier 340. Surface Sculpturale / Sculpturaal Oppervlak.
(10/11-02/12) Tourinnes-la-Grosse, Ferme Lambert. Fêtes de la Saint Martin (19èmes) Hommage à Jean-Sébastien Bach.

1985
(21/03-12/04) Bruxelles, Crédit général / La Louve. Œuvres des Lauréats de la Fondation belge de la Vocation.
(01/06-01/09) Mariemont, par cet Musée. Articulture.
(10/06-27/09) Lubbeek-Linden, P.B.E., Selectie uit het Brabants Kunstpatrimonium (1979-1984) (P.B.E.: Provinciale Brabantse Eneergiemaatschappij / Compagnie Provinciale brabançonne d’Energie / Sélection du Patrimoine artistique brabançon)
(16/06-13/07) Yerville / FR, Centre d’art et de recherche de l’Abbaye d’Ouville. Les interventions sur le paysage.
(21/06-28/06) Tirlemont, P.N.T.: Gespannen Stilte.
(05/07-01/09) Hamme-Kastel, Galerij Ghastel. Jean-Georges Massart (avec Frans Gentils).
(30/08-21/09) Hasselt, C.I.A.P. (Vereniging voor Culturele Informatie en Actueel Prentenkabinet). Jean-Georges Massart.
(06/09-06/10) Liège, Musée d'Art Moderne - Parc de la Boverie. Art Actuel II.
(13/09-13/10) Paris / FR, Port d’Austerlitz. Jeune sculpture 85/2.
(14/09-17/11) Bruxelles, Atelier 340: De l'animal et du végétal dans l'art belge contemporain / Het Dierlijke en Plantaardige in de hedendaagse Belgische Kunst.
(25/10-24/11) Gand, Sint-Lucas / R.U.G./ Centrale Bibliotheek. Tussen Hemel en Aarde.
(10/11-02/12) Tourinnes-la-Grosse, Ferme Lambert. Fêtes de la Saint Martin (19e).
(29/11/85-05/01/86) Warszawa (PL), Galeria Zar. Surface sculpturale.

1986
(01/02-  /  ) Jambes, Galerie Détour. Différences, mêmes.
(04/04-06/05) Rouen / FR, Centre d’art contemporain. Jean-Georges Massart (avec Paul Gees).
(14/04-02/05) Louvain, Rechtsfaculteit. Buitenwerk.
(24/05-04/06) Liège, Galerie L’A. Jean-Georges Massart. Francis Schmetz.
(24/05-22/06) Genk, Cultureel Centrum, Kunstwerken verworven door de Vlaamse Gemeenschap in 1984-1985
(25/06-05/09) Gent, Museumtuin Sint-Lucasinstituut: Lapides ad Initium (Initiatief '86)
(06/09-28/09) Alost, Oud-Hospitaal (Kapel). Konfrontatie.
(20/09-20/10) Liège, Parc de la Boverie: Art Actuel 3.
(13/10-19/10) Kyoto / JP, Kyoto City Museum. The International Impact Art Festival ’86 (7th)

1987
(27/03-28/03) Gand, Vooruit. De Rode Draad. Kunst-happening.
(27/04-29/04) Louvain, verschillende lokaties. Muur Toer Isme, La défense d’afficher !.
(  /  -15/05) Louvain, Musée Humbeek-Piron. Exposition du personnel de la province de Brabant.
(08/05-07/06) Aachen (D), Galerie Monochrom. Jean-Georges Massart. Objekte (met Kate Van Houten).
(18/05-  /  )                          Kunst in huis.
(04/07-05/09) Brugge, Stadspark Sebrechts. Aspecten ‘87 Aktuele driedimensionale Kunst.
(19/09) Gand, de Buurt. Huis voor de Buurt, journée happening.

1988
(15/01-13/03) Aachen / DE, Neue Galerie. Tierisches und pflanzliches in der zeitgenossischen belgischen Kunst.
(24/04-20/05) Tirlemont, P.N.T. Jean-Georges Massart (avec Paul Huylebroeck).
(29/04-28/05) Alost, Museum Oud-Hospitaal. Le Musée des Petits Formats.
(27/05-31/07) Jette, Atelier 340. Hommage à Galerie Drieghe. 3 x 9. 1958-1985.
(04/06-30/07) Lyon / FR, Galerie Lydie Rekow. Jean-Georges Massart.
(18/06-18/09) De Haan, Openluchtsculpturen. Beelden ‘88 (100 jaar badplaats De Haan)
(18/06-25/09) Sint-Baafs-Vijve, A. Demedtshuis en omgeving. Kunst aan de Leie ’88.
(28/06-30/07) Jambes, Galerie Détour. Bâtons, barres, poteaux, perches ... en appui: sol/mur.
(08/07-  /  ) Jambes, CA'Rossa (maison de R.& M. Balau). Massart Jean-George, Maison particulière n°1. L'installation restera sur place plus ou moins un an.
(03/07-21/08) Apeldoorn / NL, Van Reekum Museum, De dierlijke en plantaardige in de hedendaagse Belgische Kunst.
(21/07-21/09) Hasselt, Il Ventuno, Twenty One and 21 at Il Ventuno.
(06/08-30/09) Crest (Lyon) / FR, Galerie Lydie Rekow. Exposition inaugurale de la galerie de Crest.
(27/08-30/09) Jambes, Galerie Détour. Bâtons, barres, poteaux, perches ... en appui sol / mur.
(29/10-01/11) Paris / FR, Le Génie de la Bastille. Portes ouvertes à l'Europe.
(08/11-13/11) Tokyo / JP, Kyoto City Museum. The 9th International Impact Art Festival ‘88.
(03/12-31/12) Hasselt, Kunstcentrum Il Ventuno. Grand-Bazar d’art.
(23/12-23/01/89) Liège, Galerie 9A (Michel Lhomme). Cinquante ans de Spirou et de Jean Spiroux.
(27/12) Reçoit une bourse de la Communauté flamande.

1989
(11/02-12/03) Jette, Atelier 340. Kolekcja Profesora Gimnastyki.
(10/03-30/03) Genk, Cultureel Centrum. Mail-Art Projekt by SHIVKV and Guy Bleus - 20 x communication.
(17/03-30/06) Anvers, Art consulting de Kruijff en Vroonen.
(12/05-28/05) Gentbrugge, Dienstcentrum. Werken op en met papier.
(03/06-16/07) Skulptuur VI. Pierre. Vers la spécificité.
(03/06-26/08) Jambes, Galerie Détour. De Visu, Éléments pour une poétique des espaces revisités.
(16/06-30/07) Zaventem, Saatchi & Saatchi/FDBP Gallery. Jean-Georges Massart.
(25/06-10/09) Liège, Exposition dans la ville: Fenêtres en vue et "Noise" au Musée de la Boverie.
(02/07-26/08) Cadier en Keer / NL, Galerie De Keerder Kunstkamer. Ontmoetingen met Belgïe.
(14/07-15/09) Hauterives / FR, Mairie, Art postal. Le facteur Cheval et le palais idéal.
(15/07-30/09) Crest / FR, Galerie Lydie Rekow (jardin). Jean-Georges Massart.
(05/08-05/10) Hasselt, Kunstcentrum Il Ventuno. Twenty-One at Il Ventuno.
(22/09-22/10) Hasselt, Het Labo, In-spanning.
(24/09-15/10) Salerno / IT, Castello di Arechi: Natura ad arte (Estetica Diffusa 3, Centro Internazionale Multimedia).
(26/10-01/11) Kyoto / JP, Kyoto City Museum. The 10th International Impact Art Festival.
(17/11-14/1) Gand, Gele Zaal. [Sans titre].
(22/11) Jette, Atelier 340. Exposition d'un soir.
(09/12-31/12) Hasselt, Kunstcentrum Il Ventuno. Grands maîtres d’art.
(22/12-22/01/90) Liège, Galerie 9A (Michel Lhomme). Le livre de la jungle. Art postal.

1990
(12/01-03/02) Bruxelles, Atelier Sainte-Anne. Ouvrons les Ateliers '90. La sculpture sur bois.
(13/01-24/01) Sint-Agatha-Berchem, TC De Kroon. Splinters. Hout en hedendaagse Kunst.
(24/02-25/03) Sittard / NL, Kritzraedthuis. Mail Art Exhibition. Le Facteur Cheval et le Palais idéal / Société anonyme.
(03/03-22/04) Bruges, Galerij ‘t Leerhuys. Jean Georges Massart (avec Bob Verschueren).
(05/05-17/06) Gand Sint-Amandsberg, Orangerie en Begoniahof. Een Tuin voor Beelden.
(09/06-12/06) Bruxelles, Grand Sablon. Expo-vente pour la Roumanie.
(12/06-26/08) Paris / FR, Grande Arche de la Défense. Cent ans d'art belge. La collection du Crédit communal de Belgique
(16/06-26/08) Galmaarden, Baljuwhuis. Monumentale Beeldhouwkunst in Brabant.
(16/06-30/09) Lokeren, Centrum voor Ruimtelijke Kunst (Hof ter Beuken): Sculpturen rond de Durme.
(30/06-19/08) Asse, divers lieux. Van Stof tot Asse. 5 jaar Galerij De Ziener.
(21/09-21/11) Hasselt, Kunstcentrum Il Ventuno, Twenty-One.
(26/09-01/10) Kyoto / JP, Kyoto City Museum. The 11th International Impact Art Festival ‘90.
(29/09-10/11) Ahlen / DE, Kunstverein. Stadt-Werke.
(14/11-02/12) Genova / IT, Museo d’arte contemporanea di Villa Croce, Storie naturali. Mostra internazionale di libri d’artista.
(07/12-16/12) Andenne, Château de Seilles. 100 pierres pour Jean Tousseul. Art postal.

1991
(05/01-27/01) Wielsbeke (Sint. Baafs-Vijve), André Demedtshuis vzw. Natura Mater (Estetica Diffusa).
(14/03-  /  ) Genova/ IT,            Le Arie del Tempo, La Notte e il Giorno.
(17/04-11/05) Jambes, Galerie Détour. Jean-Georges Massart.
(27/04-02/06) Namur, Maison de la Culture. La pierre, dialogues et métamorphoses II.
(24/05-14/06) Tirlemont, P.N.T. Gangtento, i.s.m. Museum « Het Toreke ». Jean-Georges Massart.
(01/06-06/07) Bruges, Galerij Verplancke-Van Bavel. [Sans titre].
(30/06-25/08) Waasmunster, Park Blauwendael. Doorlopend.
(03/08-30/10) Hasselt, Il ventuno. Twenty-One (Exposition de groupe en plein air).
(16/08-21/09) Hasselt, C.I.A.P. Eigen bezit.
(14/09-30/10) Rouen / FR, Abbatiale Saint-Ouen. Déposition.
(21/09-12/10) Bruxelles, Artère Sud. Jean-Georges Massart (avec Chantal Talbot)
(19/10-30/11) Gand, Beukenhof. A Taste of Earth I.

1992
(19/01-23/02) Asse, Galerij De Ziener. Jean-Georges Massart, recent werk.
(26/01-23/02) Gand, Huize St. Jacobus. Jean-Georges Massart.
(24/04-10/05) Hoogstraten, Spijker-Angelazaal. In a Silent Way.
(11/05-24/05) Mortsel, Academie voor Schone Kunsten : Postpac C-art.
(17/05-30/06) Heusden-Zolder, Cultuurcentrum. Houtsculptuur.
(21/06-08/07) Eke, Labo ArtLandschap 92.
(11/07-25/08) Rumbeke-Berg, domein «villa 't Eksternest» : Ars Externa est 1. Living design in open lucht, en coll. avec centrum «Il Ventuno».
(25/10-08/11) Tournai, Maison de la Culture. Disons Structure. Entre cosmos et tiroir de cuisine.
Premie voor de vzw Vrienden van « De Ziener », Object op 29 ex., teenwilg en vlier.

1993
(16/01-21/03) Tirlemont, Stedelijk Museum Het Toreke. De Cellen '93 Naast, tegenover: alleen.
(23/01-14/02) Namur, Maison de la Culture. Tapisserie - Textile - Structure (18 œuvres de petit format)
(30/01-28/02) Waregem, Kultuurcentrum De Schakel. Jean-Georges Massart.
(05/03-04/04) Hasselt, C.I.A.P. Jean-Georges Massart. 
(04/04-16/05) Rotterdam / NL, RamGalerie. Random Drawings.
(03/07-22/08) Asse. Van stof tot Asse.
(04/07-05/09) Bruges, Sculptuur Park Sebrechts. Aspecten' 93.
(10/07-22/08) Crest / FR, Galerie Lydie Rekow. Jean-Georges Massart.
(07/08-31/08) Hasselt, Galerie Il Ventuno. Chez Nous.
(05/11-26/11) Yvetot / FR, Galerie Duchamp/École municipale d’Arts Plastiques, Le Havre / FR, Harmonia Mundi. Jean-Georges Massart, travaux récents.
(04/12-06/02/94) Rotterdam / NL, RamGalerie. Small Works, Sculptural international.
(15/12-23/12) Bruxelles, Zaal Maalbeek. Le Musée du Petit Format.
(11/12-08/01/94) Hasselt, C.I.A.P. Kunst voor iedereen.

1994
(24/04-22/05) Asse, Galerij De Ziener. Jean-Georges Massart, recent werk.
(14/08-11/09) Boom, verschilldende locaties. Tuinen tonen 2. Vanuit een andere hoek.
(21/09-28/10) Bruxelles, Maison de l’art actuel des Chartreux. Par cour et jardin.
(29/10-18/12) Tirlemont, Stedelijk Museum Het Toreke. Jo en Jan, een verzameling jonge kunst -Weergaloos.

1995
(04/02-19/03) Bruxelles / Jette, Atelier 340: L'Atelier 340 a 15 ans.
(23/04-11/06) Asse, Galerij de Ziener. [Sans titre].
(26/05-05/06) Gand-Mariakerke, A Taste of Earth vzw,. Jean-Georges Massart. Osier, sureau, ocre rouge, etc. (avec Amédée Cortier, "Landschappen").
(22/10-26/11) Asse, Galerij « De Ziener », Jean-Georges Massart, recent werk.
(05/11-26/11) Roermond / NL, Stichting Kunstinitiatief L5. Stopwatch Project 95. Jean-Georges Massart 
(18/11-17/12) Hasselt, Provinciaal Centrum voor beeldende kunsten-Begijnhof, Galerij, Living.
( / - / )             Nature Morte ?
(02/12-27/01/96) Hasselt, C.I.A.P. Chambre intime. Kunst als blijvend geschenk.

1996
(09/01-03/02) Jambes, Galerie Détour. Cartes Postales. Meilleurs vœux.
( /  -23/06) Heusden-Zolder, Cultuurcentrum : Sealed Confessions / Private Art Detective, een communicatieproject van Guy Bleus.
(29/06-28/07) Hasselt, Provinciaal Centrum.voor beeldende Kunsten - Begijnhof, Galerij / CIAP, Uitdiepen.
(30/06-18/08) Asse, Verschillende locaties Van stof tot Asse.
(07/07-31/08) Montmédy / FR, Citadelle. Art Contemporain.

1997
(21/03-20/04) Beersel, Herman Teirlinck Huis. Jean-Georges Massart.
(13/04-23/05) Louvain, Verschillende locaties.Gotische kapel van het Cultureel centrum. Nature morte ??
(01/06-29/06) Asse, Galerij de Ziener. Groepstentoonstelling.
(14/06-20/07) Helmond / NL, De nederlandsche cacaofabriek. Jean-Georges Massart.
(25/06-06/07) Bruxelles, Atelier 340. Sculpture / graphisme.
(27/06-13/07) Hasselt, Provinciaal Centrum voor Beeldende Kunsten -Begijnhof, Galerij. Kijk Marna zonder handen.
(27/06-30/08) Melle, Biennale internationale d’art contemporain. Être arbre, être nature.
(06/07-14/09) Bruges, Stadspark Sebrechts (JGM: Speelmansrei). Sculptuur Aspecten ’97.
(22/08-21/09) Gand, Huize St–Jacobus. Een lectuur van het landschap.
(06/09-05/10) Hasselt, Provinciaal Museum. Reflectie.
(06/09-05/10) Aarschot, Speelhoven. Speelhoven 97.
(07/09-05/10) Saint- Trond, Provinciaal Museum Begijnhofkerk. Fast Forward.
(18/12-01/02/98) Verviers, Arte Coppo. Jean-Georges Massart.

1998
(18/02-14/03) Jambes, Galerie Détour. Jean-Georges Massart.
(25/04-21/06) Asse, Galerij de Ziener. Op zoek naar...
(10/05-25/10) Eck en Wiel / NL, Galerie de Beerenburght / Beeldentuin. Beelden '98.
(19/09-25/10) Bruxelles, Atelier 340, Amorce de la collection.
(13/10-17/10) Sint- Truiden, zaal Manège. Kunsttentoonstelling/Kunstveiling ten voordele van het Limburgs Kankerfonds
(19/11-10/01/99 [prolongée jusqu’au 31/01]) Liège, Musée d’art moderne et d’art contemporain. L’arbre qui cache la forêt.
(05/12-20/12) Londerzeel, Zoneatelier 1+1=1. Kunst ligt me nauw aan het hart.

1999
(27/03-30/05) Bruxelles, Atelier 340 Muzeum : Jean-Georges Massart. Avant-goût.
(05/06-11/06) Woluwé-Saint-Lambert, Médiatine. Des artistes soutiennent le Kosovo.
(02/07-04/09) Lochem / NL, Kunst op de Helling.
(04/07-29/08) Asse. Van stof tot Asse.
(07/08-29/08) Bastogne, Porte de Trèves, Jean-Georges Massart.
(17/09-31/10) Zonnebeke, Kunstcentrum de Poort. Le sens de la mort
(26/09-17/10) Gand, Huize Sint-Jacobus. Jean-Georges Massart.
(03/12-08/01/2000) Hasselt, C.I.A.P. Kunst van NU voor U. [sous l’intitulé “Sans titre”].

2000
(07/04-13/05) Hasselt, C.I.A.P. Carte blanche à Jean-Georges Massart, Ar(t)denne.
(08/04-04/06) Alden Biesen, de Landcommanderij. Door Piet [Stockmans].
(30/09-30/12) Crest / FR, Galerie Lydie Rekow. Jean-Georges Massart. Sureau, osier, galet,schiste, cire, ocre,feu.
(01/10-29/10) Asse, Galerij de Ziener. Jean-Georges Massart.

2001
(10/02-10/03) Apricale (Imperia) / IT, Castello della Lucertola, Love Letter-Project.
(28/06-12/08) Oud-Rekem, Domein Reckheim. Kennis van Kenis.
(28/07-18/08) Torano di Carrara / IT, Torano Notte e Giorno. Il paese degli artisti. 
(15/08-09/09) Kalken, in Den Bouw, Vijf maal vijf plus een.

2002
(21/02-07/04) Hasselt, De Doos (Cultureel Centrum). Massart Jean-Georges, Hüter Georg.
(26/04-15/06) Bruxelles, Cabinet d'art contemporain (Jean-Marie Stroobants). Jean-Georges Massart. Minime.
(13/05-09/06) Asse, Galerij de Ziener. Een groep.
(07/07-08/09) Asse, verschillende locaties. Van stof tot Asse.
(05/10-03/11) Jamoigne (Chiny), Grange du Faing. Nature à jouer.

2003
(13/01-03/02) Gand, Galerij Jan Colle. Klaar Cornelis, Jean-Georges Massart.
(01/03-20/04) La Louvière, Musée Ianchelevici, Deuxième nature. Sculptures Installations végétales.
(10/05-22/06) Bruges, Galerij De Witte Beer. Jean-Georges Massart. Précaire.
(13/06-15/06) Liège, atelier de Brigitte Closset, Itinéraires d’artistes.
(09/08-02/11) Jette, Atelier 340 Muzeum. L'histoire d'une collection / Geschiedenis van een verzameling, 1979-2003.
(18/10-28/10) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Noces d'Or de la Galerie, 30 ans de la revue +-0. Aventure artistique de la famille Rona.
(  /  -  /  ) Arles / FR, Musée Réattu. Nouvelles acquisitions.

2004
(23/04-15/05) Jette, Atelier 340 Muzeum. Approvisionnement de printemps. Exposition-Vente aux enchères.
(05/06-  /  ) Jamoigne, Grange du Faing. Les 20 ans du Centre d’art contemporain du Luxembourg belge.
(02/12-31/01) Tirlemont, Galerie 10-N. Jean-Georges Massart.

2005
(02/01-27/02) Helmond / NL, de Nederlandsche Cacaofabriek. Alles van waarde moet weg.
(16/01-13/02) Aachen / DE, Atelierhaus. Jean-Georges Massart.
(27/02-27/03) Asse, Galerij De Ziener. Jean-Georges Massart, Juste Assez.
(20/3-3/7, verl. 4/9) Machelen-Zulte, Roger Raveelmuseum. Het onhandige.

2006
(27/01-26/02) Dilbeek "Westrand". Provinciale prijs 2005 Brabant.
(01/03-17/04) Zeebrugge MyArtHouse Groupe (ism de Ziener Asse)
(16/06-27/08) Zeebrugge, MyArtHouse. Marcase et Jean-Georges Massart.
(21/07-19/08) Bruxelles, Office national d'Art Contemporain. L' union fait la forme.
(29/07-27/08) Jamoigne, Grange du Faing (CACLB). Sylvie Macias-Diaz, Jean-Georges Massart.
(01/10-01/12) Saint-Trond, Cultureel Centrum de Bogaard. Paul Gees, Jean-Georges Massart.
(04/11-26/11) Tourinnes-la Grosse, Fêtes de la Saint-Martin. Jean-Georges Massart, artiste inviteur. 
(21/12-14/01) Liège, galerie Nadja Vilenne. Sapin croisé palmier. Participation à l‘œuvre de Jacques Lizène.
(22/12-26/12) Ostende BOX 38. Heen en weer.

2007
(20/01-18/02) Liège, Le Comptoir (en Neuvice, 20 – 4000 Liège). Carte blanche à l’Atelier 340 Muzeum.
(28/01-25/02) Verviers, Galerie Arte Coppo. Jean-Georges Massart. VIEnS VoiR MassaRT sEul.
(03/03-08/04) Hasselt De Doos (Cultureel Centrum). 20 jaar De Ziener.
(04/03-01/04) Asse, Galerie De Ziener. Jean-Georges Massart.
(12/05-11/06 ) Bruxelles, Galerie 100 Titres. Artistes en campagne.
(02/06-01 07) Jamoigne, Grange du Faing (CACLB). Passeport Pour l’Avenir.
(13/06-28/07) Jambes, Galerie Détour. Bessem Marion, Gees Paul, Massart Jean-Georges.
(12/10-18/11) Liège, Musée d’Art Wallon. Icare.
(10/11-16/12) Verviers Musée des Beaux-Art. Courbes. Langohr Sophie, Massart Jean-Georges, Boulanger Philippe.
(16/12-17/02/08) Hasselt, Il Ventuno. Wintersalon/Salon D'hiver.

2008
(10/01-03/02) Liége, MAMAC. Autour d’une affiche...
(16/02-27/04) Verviers, Musée des Beaux-Arts. Le cube au carré2.
(avril - juin) Roermond / NL, Stedelijk Museum. Dernière exposition, le "DinA4 Total".
(02/08 -17/08) Herbeumont, Le Vivy. Petits formats, multiples propos.
(13-14/09) Tournai, site des Fours à chaux de Chercq. Les éternelles, cinquante projets d’artiste pour leur passe-mémoire
(17/08-14/09) Asse, Galerij de Ziener (dans le cadre de VSTA08), Norman Dilworth & Jean-Georges Massart. Poussières / 1977-2007.
(19/10-11/01/09) Drogenbos, FeliXart. Le Cube au Carré.

2009
(24/01-08/03) La Louvière, Musée Ianchelevici : Le Cube au Carré.
(25/01-08/03) Asse, Galerij de Ziener. All together now.
(17/04-05/07) Lier, Voorkamer. Carte blanche à Werner Cuvelier.
(20/07-30/08) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. L’Union fait la forme.
(27/06-30/08) Melle / FR, Pac de ma Garenne. Biennale internationale d’art contemporain de Melle.
(25/10-27/11) Marche, Maison de la Culture Famenne Ardenne. Le Cube au Carré.
(26/10-30/11) Gand, Galerij Jan Colle. Entrepot fictief.
(14/11-29/11) Tielt-Winge, Espace d’art contenporain H8X12. Jean-Georges Massart & Anne-Marie Klenes. Double mixte.
(02/12-31/12) Le Havre / FR. Centre régional d’art contemporain / CRAC. Le groupe Portique. [Sans titre].

2010
(24/01-31/12) Arles / FR, Musée Réattu. A pied d’œuvre + (16/10) V comme … Velcro.
(01/03-06/03) Namur, Académie des Beaux-Arts. Jean-Georges Massart. Installation : Sculpture comme écriture dans l’espace.
(13/04-13/09) Hansbeke, Vrienden van Hugo. Anne-Marie Klenes, Jean-Georges Massart.
(29/04-23/05 Bruxelles / Saint-Gilles. Parcours d’artistes. Cube & square.
(26/06-26/09) Montauban-Buzenol, Centre d’art contemporain du Luxembourg belge / CACLB (Musée lapidaire et halles à charbon). Jean-Georges Massart.
(21/07-21/09) Hasselt, Il Ventuno. XXI Into Dada.

2011
(01/04-29/04) Asse, galerij de Ziener. Een groep.
(29/04-15/05) Gembloux, Centre culturel / Espace Athena et Senghor. Il était une fois… la nature.
(14/09-22/10) Liège, Société Libre Emulation. Jean-Georges Massart. Petite Fleur (dixit Sidney Bechet).

2012
(24/03-15/04) Gand, Huize St.Bonaventura. Jean-Georges Massart.
(21/04-22/04) Jette, Atelier 340 Muzeum. Accrochage spontané + collection de l’Atelier 340.
(29/04-03/06)) Wieze Villa De Olmen. Met de ogen gesloten.
(20/05-24/06) Asse, Galerij De Ziener. Een Groep.
(07/09-14/10) Nismes / Viroinval / Cul des Sarts. Musée du Petit Format. Biennale Internationale « Petit Format de Papier » (16e).
(29 et 30/09) Linkebeek, chez Pierre Martens, Jean-Georges Massart.
(28/11-31/12) Anvers, Vernstergalerie «brindille ». Jean-Georges Massart.

2013
(27/01-03/02) Gand, Huize Sint Bonaventura. VII (Vier & 4).
(10/03-21/04) Asse, Galerij De Ziener. Jean-Georges Massart, recent werk.
(07/07-  /  )  Gistel, P.A .K. Permanent P.A.K. Beeldentuin. [Sans titre].
(07/07-07/07/14) Gand, Galerij Entrevue. Els Jacobs in dialoog met Jean-Georges Massart.
(01/12-20/01/14) Gand, Entrepot Fictief. Teken, Contermporary drawing.

2014
(06/03) Elu membre de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique.
(11/05-15/06) Asse, Galerij De Ziener. Een groep 2014.
(07/07/13-07/07/14) Gand, Galerij Entrevue. Els Jacobs in dialoog met Jean-Georges Massart.
(19/10-09/11) Wetteren, Loods 12. Wim De Pauw, Jean-Georges Massart.

2015
(18/01-01/03) Hasselt, Cultureel Centrum. Gees Paul, Hamelryck Ado, Massart Jean-Georges.
(02-05-03/05 ; 09/05-10/05 ; 16/05-17/05) Bruxelles, Galerie 100 Titres. Radicalis.
(31/05-28/06) Asse, Galerij De Ziener. Een groep 2015.
(07/06-28/06) Hasselt, Cultureel Centrum. (Re) View.
(09/10-17/01/16) Jette, Atelier34zéro Muzeum. Le grand retour.
(02/12-30/12) Jambes, Galerie Détour. Quinze au cube.

2016
(15/01-17/01) Lissewege Huis Hans Soete. Marc Angeli & Jean-Georges Massart.
(21/02-20/03) Meigem (Deinze), galerie D’Apostrof. Jean-Georges, Pierre et Christophe.
(12-13 et 19-20/03) Namur, Espace Lock’O (dans le cadre de Parcours d’artistes : Chambres avec vues) et Bruxelles, Tour et Taxis (Artesio). La consigne / Coffres et malles d’artistes.
(08/05-03/06) Dortmund / DE, Galerie Anne Voss. Belgische Wochen.
(04/09-09/10) Bruxelles, de Markten. 30 jaar De Ziener.
(16/09-23/10) Katowice/ PL, BWA centre d’art contemporain. L’atelier 34 zéro Muzeum rend hommage à l’atelier 340 Muzeum.
(06/11-27/11) Tourinnes-la Grosse 51e Fêtes de la Saint-Martin. “ Balises “.
(20/11) Gand, VAC. Kunst voor convent 22. Vente aux enchères privée au profit de l’asbl Autimismus (Autisme).

2017
(22/01-05/03) Asse, Galerij De Ziener. Sjoerd Buisman, Jean-Georges Massart.
(25/05-02/07) Liège, Galerie Quai 4. Stéphanie Defays, Jean-Georges Massart.
(25/06-10/09) La Louvière, MILL. Baudouin Oosterlynck collecteur/collectionneur.
(01/07-27/08) Genk, C MINE “BLACK”.
(21/08-09/09) Ciney, Centre Culturel La consigne. Coffres et malles d’artistes.
(14/09-07/10) Liège, Quai 4. Vibrations.
(28/09-01/10) Liège, La Boverie. En piste !
(15/10-12/11) Marchin, Centre culturel. J’avais 15 ans.
(21/10-12/11) Watou, Pavillon Contamporary Art. Inner Nature 2. Silence. Light.
(05/11-26/11) Tourinnes-la-Grosse. Fêtes de la Saint-Martin (52e). Jean-Georges Massart chez Muriel et Philippe de Penarande (Ferme de Wahenge).
10/11-15/12) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain. Carte blanche à Françoise Safin.

2018
(03/06-23/09) Willebroeck, De Koolputten Expo. Houtgeur. 
(23/06-24/06) Linlebeek, Galerie 346.10 & presque 20. 
(30/06-26/08) Buzenol, Site de Montauban (CACLB)Seconde nature - Supports multiples. 
(14/07-15/08) Herbeumont, Chapelle Saint Roch. Jean-Georges Massart. Installation « Rendre visible le presque rien ».

2019
(11/01-27/01) Rixensart, Kamer Negen. Choix dans la collection de Baudouin Oosterlynck.
(15/11-19/01/20) Flémalle, CWACLe temps des commissaires. Un panorama des arts plastiques au Pays de Liège de 1980 à 2000.

2020
 

2021
(17/08-12/09) Meensel-Kiezegem, Villa U. Coeckelberghs Luc, Gees Paul, Massart Jean-Georges.

2022
(21/01-05/02/2022) Liège, Galerie Flux. Jean-Georges Massart, FAIM-FIN.
Prévernissage le 15/01     Vernissage le 21 /01 dès 18h.

Tirlemont, le 18 janvier 2022, Jean-Georges Massart décède à son domicile. 

(30 /07-19/09/2022) Rixensart, Kamer Negen / K9. Exposition d’été

2024
(28/09-30/11/2024) Diest, Meubart. Les assembleurs
(24/11-22/12/2024) Hautem-Saint-Lieven (Vlierzele). Tale Art Gallery. Grenzeloze Abstractie.

2025
(11/112025-04/01/2026) Bruxelles, Galerie Rossicontemporary. Jean-Georges Massart, selected works 1981 - 2019 

 

Biographie

Formation :
- 1970-1977 Tienen, Stedelijke Tekenacademie : Promotion sociale / Arts plastiques. Professeur influent : Jef Vaes
- 1978-1983 Bruxelles, E.N.S.A.V. La Cambre. Professeur : Roger Dudant. Atelier : Jean Glibert.
- Stages (céramique): Maurice Joly et Serge Vandercam.

 

1971
(30/04-09/05) Tirlemont, Stadsfeestzalen. Jonge Tiense Kunst.
(23/10-31/10) Renaix (en nl Ronse), Stadhuis, Prijs voor schilderkunst van de stad Ronse (Renaix, Hôtel de ville, Prix de peinture de la ville de Renaix).

1972
(30/04-  /  ) Tirlemont, Academie.
(06/05-  /  ) Tirlemont, Stadschouwburg.
(16/12-29/12) Aarschot, Prijs voor schilderkunst van de stad Aarschot.(Œuvres retenues pour l'exposition).
(22/12-15/01/73) Tirlemont, Galerij de Kruisboog.

1973
(29/04-  /  ) Tirlemont, Academie.
(01/06-29/06) Saint-Ghislain, Club 180. Jean-Georges Massart (avec Jan Decoster).

1974
(14/01) Mons, T.E.J.; (11/02) Liège, T.E.J.; (18/02) Namur, T.E.J.; (26/02) Leuven, J.E.S.T.: Ouverture des 2e, 3e, 4e et 5e succursales de la galerie de prêt d'œuvres d'art du Château Malou de Woluwe-Saint-Lambert.
(28/04-  /  ) Tirlemont, Academie
(25/05-31/05) Woluwe-Saint-Lambert, Château Malou: Exposition des œuvres mises en vente le 31 mai au profit des malades mentaux.
(02/06-30/09) Hammamet (Tunisie) Sans titre. (Organisation : Château Malou).
(14/12-04/01/75) Woluwe-Saint-Lambert, Château Malou: Opération 500-5000 (Cadeaux de fin d'année, œuvres entre 500 et 5000 frs)

1975
(27/04-  /  ) Tirlemont, Academie
(  /  -  /  ) Woluwe-Saint-Lambert, École technique.
(27/06-15/09) Jardins d'Annevoie, La Petite Forge. Métiers d'art.
(05/12-06/12) Coutrai, Hallen, Sint-Nikolaasveiling.

1976
(05/03-26/03) Tirlemont, G. Galerij. Jean-Georges Massart.
(16/04-02/05) Tirlemont, Bank van Parijs en de Nederlanden. Jonge Tiense Kunst.
(15/05-15/10) Jardin d’Annevoie, La Petite Forge.
(22/05-23/05) Jodoigne, École normale (Château de l’Ardoisière).
(juillet) Blankenberghe, Plage. Massart Jean-Georges, Sculpture éphémère.
(11/09-26/09) Tirlemont, An-Hyp. Jonge Tiense Kunst: grafisch werk.
(24/10-30/10) Prijs van de stad Ronse (Prix de la ville de Renaix).
(06/11-21/11) Etterbeek, Salon d'Automne. / Prix Louis Schmidt de peinture. (Mention : Jean-George Massart)

1977
(11/02-27/02/1977) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts.  Prix Jeune Peinture Belge 1976 (distinction)
(  /  -  /  ) Lauréat du prix « Trait – couleur – volume. »
(28/10-20/11) Knokke-Heist, Cultureel Centrum Scharpoord. Internationale Prijs voor Schilderkunst (08e)

1978
(13/01-29/01/78) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Prix Jeune Peinture Belge 1977.
(08/02-26/02) Bruxelles, Studio van Passage 44, Lijn-Kleur-Volume 1977. Lauréat : Jean-Georges Massart.
(27/07-24/09 [ou 1979]) Barcelone, Fondation Miro. Premi internacional de Debuix J. Miro (17e) (Mention)
(octobre) Admis à la Cambre (1978-1983)
(nov.) Contrat avec la galerie "Kunst in Huis" à Vorst.
(29/11-17/12) Bruxelles (Woluwé-Saint-Pierre). Centre communautaire de Joli- Bois, La Cambre à Joli - Bois / Aperçus

1979
(10/05-10/06) Bruxelles, Musée communal d'Ixelles. La Cambre a 50 ans, 1928-1978.
(11/05-20/05) Gand, Het Pand. Jonge Vlaamse kunstschilders 1979 (distinction).
(20/06-  /  ) Bruxelles, rue de Praetere: 50e Parallèle.
(27/10-25/11) Knokke, Ontmoetingscentrum Scharpoord. Internationale Prijs voor Schilderkunst (09e) (sélectionné)

1980
(29/02-30/03) Bruxelles, Passage 44 : Sélection 80 - 10 ans de "Ligne-Couleur-Volume" (œuvre retenue).
(10/05-18/05) Charleroi, Palais des Beaux-Arts: Grand prix national des arts plastiques du Lion's Club. (Prix réservé aux lauréats des 10 dernières années des établissements d'enseignement artistique)
(19/08) Achat de "Peinture - sculpture éphémère" n° 6 et n° 7 (photos couleurs, chacune 30 x 16) par le Crédit communal de Belgique)

1981
(05/04-30/04) Wetteren, Galerij Drieghe. Sans titre.
Lauréat de la Fondation Belge de la Vocation, promotion 1981 Claire Préaux (Diplôme délivré le 05/04/82).

1982
(24/01-14/02) Wetteren, Galerij Drieghe. Jean-Georges Massart.
(18/03-02/04) Tirlemont, P.N.T. (Provinciale Normaalschool Tienen). 'n Aaiende waaier met pijn.
(03/04-25/04) Tirlemont, Stedelijk Museum « Het Toreke ». Jean-Georges Massart 
(10/09-12/09) Kortenberg, Sporthal, Prijs van Kortenberg voor Tekenkunst 1982 (œuvres sélectionnées)
(28/11-12/12) Gand, Villa des Roses. Jean-Georges Massart 

1983
(17/03-31/03) Tirlemont, P.N.T. : 3 in één.
(02/06-09/07) Bruxelles, Galerie A. Monett. Traces.
(17/06-27/09) Bruxelles, Atelier 340: La pierre dans l'art belge contemporain / Steen in de Hedendaagse Belgische Kunst.
​(18/06-18/09) Louvain, Stedelijke Kruidtuin. Hedendaagse sculpturale keramiek in België.
(18/11-17/12) Bruxelles, Espace City 2: Aspect de la sculpture contemporaine.

1984
(18/01-27/01) Bruxelles, V.U.B Galerij. Mixed Media.
(12/05-09/06) Liège, Espace 251 Nord. Nord / Investigations.
(05/07-28/07) Bruxelles, City II: Arts premiers dans les ateliers d'artistes.
(06/09-06/10) Chaudfontaine, Parc des sources / Maison Sauveur / Parc de l'hôtel de ville à Embourg : Art Actuel 1.
(22/09-16/12) Bruxelles, Atelier 340. Surface Sculpturale / Sculpturaal Oppervlak.
(10/11-02/12) Tourinnes-la-Grosse, Ferme Lambert. Fêtes de la Saint Martin (19èmes) Hommage à Jean-Sébastien Bach.

1985
(21/03-12/04) Bruxelles, Crédit général / La Louve. Œuvres des Lauréats de la Fondation belge de la Vocation.
(01/06-01/09) Mariemont, par cet Musée. Articulture.
(10/06-27/09) Lubbeek-Linden, P.B.E., Selectie uit het Brabants Kunstpatrimonium (1979-1984) (P.B.E.: Provinciale Brabantse Eneergiemaatschappij / Compagnie Provinciale brabançonne d’Energie / Sélection du Patrimoine artistique brabançon)
(16/06-13/07) Yerville / FR, Centre d’art et de recherche de l’Abbaye d’Ouville. Les interventions sur le paysage.
(21/06-28/06) Tirlemont, P.N.T.: Gespannen Stilte.
(05/07-01/09) Hamme-Kastel, Galerij Ghastel. Jean-Georges Massart (avec Frans Gentils).
(30/08-21/09) Hasselt, C.I.A.P. (Vereniging voor Culturele Informatie en Actueel Prentenkabinet). Jean-Georges Massart.
(06/09-06/10) Liège, Musée d'Art Moderne - Parc de la Boverie. Art Actuel II.
(13/09-13/10) Paris / FR, Port d’Austerlitz. Jeune sculpture 85/2.
(14/09-17/11) Bruxelles, Atelier 340: De l'animal et du végétal dans l'art belge contemporain / Het Dierlijke en Plantaardige in de hedendaagse Belgische Kunst.
(25/10-24/11) Gand, Sint-Lucas / R.U.G./ Centrale Bibliotheek. Tussen Hemel en Aarde.
(10/11-02/12) Tourinnes-la-Grosse, Ferme Lambert. Fêtes de la Saint Martin (19e).
(29/11/85-05/01/86) Warszawa (PL), Galeria Zar. Surface sculpturale.

1986
(01/02-  /  ) Jambes, Galerie Détour. Différences, mêmes.
(04/04-06/05) Rouen / FR, Centre d’art contemporain. Jean-Georges Massart (avec Paul Gees).
(14/04-02/05) Louvain, Rechtsfaculteit. Buitenwerk.
(24/05-04/06) Liège, Galerie L’A. Jean-Georges Massart. Francis Schmetz.
(24/05-22/06) Genk, Cultureel Centrum, Kunstwerken verworven door de Vlaamse Gemeenschap in 1984-1985
(25/06-05/09) Gent, Museumtuin Sint-Lucasinstituut: Lapides ad Initium (Initiatief '86)
(06/09-28/09) Alost, Oud-Hospitaal (Kapel). Konfrontatie.
(20/09-20/10) Liège, Parc de la Boverie: Art Actuel 3.
(13/10-19/10) Kyoto / JP, Kyoto City Museum. The International Impact Art Festival ’86 (7th)

1987
(27/03-28/03) Gand, Vooruit. De Rode Draad. Kunst-happening.
(27/04-29/04) Louvain, verschillende lokaties. Muur Toer Isme, La défense d’afficher !.
(  /  -15/05) Louvain, Musée Humbeek-Piron. Exposition du personnel de la province de Brabant.
(08/05-07/06) Aachen (D), Galerie Monochrom. Jean-Georges Massart. Objekte (met Kate Van Houten).
(18/05-  /  )                          Kunst in huis.
(04/07-05/09) Brugge, Stadspark Sebrechts. Aspecten ‘87 Aktuele driedimensionale Kunst.
(19/09) Gand, de Buurt. Huis voor de Buurt, journée happening.

1988
(15/01-13/03) Aachen / DE, Neue Galerie. Tierisches und pflanzliches in der zeitgenossischen belgischen Kunst.
(24/04-20/05) Tirlemont, P.N.T. Jean-Georges Massart (avec Paul Huylebroeck).
(29/04-28/05) Alost, Museum Oud-Hospitaal. Le Musée des Petits Formats.
(27/05-31/07) Jette, Atelier 340. Hommage à Galerie Drieghe. 3 x 9. 1958-1985.
(04/06-30/07) Lyon / FR, Galerie Lydie Rekow. Jean-Georges Massart.
(18/06-18/09) De Haan, Openluchtsculpturen. Beelden ‘88 (100 jaar badplaats De Haan)
(18/06-25/09) Sint-Baafs-Vijve, A. Demedtshuis en omgeving. Kunst aan de Leie ’88.
(28/06-30/07) Jambes, Galerie Détour. Bâtons, barres, poteaux, perches ... en appui: sol/mur.
(08/07-  /  ) Jambes, CA'Rossa (maison de R.& M. Balau). Massart Jean-George, Maison particulière n°1. L'installation restera sur place plus ou moins un an.
(03/07-21/08) Apeldoorn / NL, Van Reekum Museum, De dierlijke en plantaardige in de hedendaagse Belgische Kunst.
(21/07-21/09) Hasselt, Il Ventuno, Twenty One and 21 at Il Ventuno.
(06/08-30/09) Crest (Lyon) / FR, Galerie Lydie Rekow. Exposition inaugurale de la galerie de Crest.
(27/08-30/09) Jambes, Galerie Détour. Bâtons, barres, poteaux, perches ... en appui sol / mur.
(29/10-01/11) Paris / FR, Le Génie de la Bastille. Portes ouvertes à l'Europe.
(08/11-13/11) Tokyo / JP, Kyoto City Museum. The 9th International Impact Art Festival ‘88.
(03/12-31/12) Hasselt, Kunstcentrum Il Ventuno. Grand-Bazar d’art.
(23/12-23/01/89) Liège, Galerie 9A (Michel Lhomme). Cinquante ans de Spirou et de Jean Spiroux.
(27/12) Reçoit une bourse de la Communauté flamande.

1989
(11/02-12/03) Jette, Atelier 340. Kolekcja Profesora Gimnastyki.
(10/03-30/03) Genk, Cultureel Centrum. Mail-Art Projekt by SHIVKV and Guy Bleus - 20 x communication.
(17/03-30/06) Anvers, Art consulting de Kruijff en Vroonen.
(12/05-28/05) Gentbrugge, Dienstcentrum. Werken op en met papier.
(03/06-16/07) Skulptuur VI. Pierre. Vers la spécificité.
(03/06-26/08) Jambes, Galerie Détour. De Visu, Éléments pour une poétique des espaces revisités.
(16/06-30/07) Zaventem, Saatchi & Saatchi/FDBP Gallery. Jean-Georges Massart.
(25/06-10/09) Liège, Exposition dans la ville: Fenêtres en vue et "Noise" au Musée de la Boverie.
(02/07-26/08) Cadier en Keer / NL, Galerie De Keerder Kunstkamer. Ontmoetingen met Belgïe.
(14/07-15/09) Hauterives / FR, Mairie, Art postal. Le facteur Cheval et le palais idéal.
(15/07-30/09) Crest / FR, Galerie Lydie Rekow (jardin). Jean-Georges Massart.
(05/08-05/10) Hasselt, Kunstcentrum Il Ventuno. Twenty-One at Il Ventuno.
(22/09-22/10) Hasselt, Het Labo, In-spanning.
(24/09-15/10) Salerno / IT, Castello di Arechi: Natura ad arte (Estetica Diffusa 3, Centro Internazionale Multimedia).
(26/10-01/11) Kyoto / JP, Kyoto City Museum. The 10th International Impact Art Festival.
(17/11-14/1) Gand, Gele Zaal. [Sans titre].
(22/11) Jette, Atelier 340. Exposition d'un soir.
(09/12-31/12) Hasselt, Kunstcentrum Il Ventuno. Grands maîtres d’art.
(22/12-22/01/90) Liège, Galerie 9A (Michel Lhomme). Le livre de la jungle. Art postal.

1990
(12/01-03/02) Bruxelles, Atelier Sainte-Anne. Ouvrons les Ateliers '90. La sculpture sur bois.
(13/01-24/01) Sint-Agatha-Berchem, TC De Kroon. Splinters. Hout en hedendaagse Kunst.
(24/02-25/03) Sittard / NL, Kritzraedthuis. Mail Art Exhibition. Le Facteur Cheval et le Palais idéal / Société anonyme.
(03/03-22/04) Bruges, Galerij ‘t Leerhuys. Jean Georges Massart (avec Bob Verschueren).
(05/05-17/06) Gand Sint-Amandsberg, Orangerie en Begoniahof. Een Tuin voor Beelden.
(09/06-12/06) Bruxelles, Grand Sablon. Expo-vente pour la Roumanie.
(12/06-26/08) Paris / FR, Grande Arche de la Défense. Cent ans d'art belge. La collection du Crédit communal de Belgique
(16/06-26/08) Galmaarden, Baljuwhuis. Monumentale Beeldhouwkunst in Brabant.
(16/06-30/09) Lokeren, Centrum voor Ruimtelijke Kunst (Hof ter Beuken): Sculpturen rond de Durme.
(30/06-19/08) Asse, divers lieux. Van Stof tot Asse. 5 jaar Galerij De Ziener.
(21/09-21/11) Hasselt, Kunstcentrum Il Ventuno, Twenty-One.
(26/09-01/10) Kyoto / JP, Kyoto City Museum. The 11th International Impact Art Festival ‘90.
(29/09-10/11) Ahlen / DE, Kunstverein. Stadt-Werke.
(14/11-02/12) Genova / IT, Museo d’arte contemporanea di Villa Croce, Storie naturali. Mostra internazionale di libri d’artista.
(07/12-16/12) Andenne, Château de Seilles. 100 pierres pour Jean Tousseul. Art postal.

1991
(05/01-27/01) Wielsbeke (Sint. Baafs-Vijve), André Demedtshuis vzw. Natura Mater (Estetica Diffusa).
(14/03-  /  ) Genova/ IT,            Le Arie del Tempo, La Notte e il Giorno.
(17/04-11/05) Jambes, Galerie Détour. Jean-Georges Massart.
(27/04-02/06) Namur, Maison de la Culture. La pierre, dialogues et métamorphoses II.
(24/05-14/06) Tirlemont, P.N.T. Gangtento, i.s.m. Museum « Het Toreke ». Jean-Georges Massart.
(01/06-06/07) Bruges, Galerij Verplancke-Van Bavel. [Sans titre].
(30/06-25/08) Waasmunster, Park Blauwendael. Doorlopend.
(03/08-30/10) Hasselt, Il ventuno. Twenty-One (Exposition de groupe en plein air).
(16/08-21/09) Hasselt, C.I.A.P. Eigen bezit.
(14/09-30/10) Rouen / FR, Abbatiale Saint-Ouen. Déposition.
(21/09-12/10) Bruxelles, Artère Sud. Jean-Georges Massart (avec Chantal Talbot)
(19/10-30/11) Gand, Beukenhof. A Taste of Earth I.

1992
(19/01-23/02) Asse, Galerij De Ziener. Jean-Georges Massart, recent werk.
(26/01-23/02) Gand, Huize St. Jacobus. Jean-Georges Massart.
(24/04-10/05) Hoogstraten, Spijker-Angelazaal. In a Silent Way.
(11/05-24/05) Mortsel, Academie voor Schone Kunsten : Postpac C-art.
(17/05-30/06) Heusden-Zolder, Cultuurcentrum. Houtsculptuur.
(21/06-08/07) Eke, Labo ArtLandschap 92.
(11/07-25/08) Rumbeke-Berg, domein «villa 't Eksternest» : Ars Externa est 1. Living design in open lucht, en coll. avec centrum «Il Ventuno».
(25/10-08/11) Tournai, Maison de la Culture. Disons Structure. Entre cosmos et tiroir de cuisine.
Premie voor de vzw Vrienden van « De Ziener », Object op 29 ex., teenwilg en vlier.

1993
(16/01-21/03) Tirlemont, Stedelijk Museum Het Toreke. De Cellen '93 Naast, tegenover: alleen.
(23/01-14/02) Namur, Maison de la Culture. Tapisserie - Textile - Structure (18 œuvres de petit format)
(30/01-28/02) Waregem, Kultuurcentrum De Schakel. Jean-Georges Massart.
(05/03-04/04) Hasselt, C.I.A.P. Jean-Georges Massart. 
(04/04-16/05) Rotterdam / NL, RamGalerie. Random Drawings.
(03/07-22/08) Asse. Van stof tot Asse.
(04/07-05/09) Bruges, Sculptuur Park Sebrechts. Aspecten' 93.
(10/07-22/08) Crest / FR, Galerie Lydie Rekow. Jean-Georges Massart.
(07/08-31/08) Hasselt, Galerie Il Ventuno. Chez Nous.
(05/11-26/11) Yvetot / FR, Galerie Duchamp/École municipale d’Arts Plastiques, Le Havre / FR, Harmonia Mundi. Jean-Georges Massart, travaux récents.
(04/12-06/02/94) Rotterdam / NL, RamGalerie. Small Works, Sculptural international.
(15/12-23/12) Bruxelles, Zaal Maalbeek. Le Musée du Petit Format.
(11/12-08/01/94) Hasselt, C.I.A.P. Kunst voor iedereen.

1994
(24/04-22/05) Asse, Galerij De Ziener. Jean-Georges Massart, recent werk.
(14/08-11/09) Boom, verschilldende locaties. Tuinen tonen 2. Vanuit een andere hoek.
(21/09-28/10) Bruxelles, Maison de l’art actuel des Chartreux. Par cour et jardin.
(29/10-18/12) Tirlemont, Stedelijk Museum Het Toreke. Jo en Jan, een verzameling jonge kunst -Weergaloos.

1995
(04/02-19/03) Bruxelles / Jette, Atelier 340: L'Atelier 340 a 15 ans.
(23/04-11/06) Asse, Galerij de Ziener. [Sans titre].
(26/05-05/06) Gand-Mariakerke, A Taste of Earth vzw,. Jean-Georges Massart. Osier, sureau, ocre rouge, etc. (avec Amédée Cortier, "Landschappen").
(22/10-26/11) Asse, Galerij « De Ziener », Jean-Georges Massart, recent werk.
(05/11-26/11) Roermond / NL, Stichting Kunstinitiatief L5. Stopwatch Project 95. Jean-Georges Massart 
(18/11-17/12) Hasselt, Provinciaal Centrum voor beeldende kunsten-Begijnhof, Galerij, Living.
( / - / )             Nature Morte ?
(02/12-27/01/96) Hasselt, C.I.A.P. Chambre intime. Kunst als blijvend geschenk.

1996
(09/01-03/02) Jambes, Galerie Détour. Cartes Postales. Meilleurs vœux.
( /  -23/06) Heusden-Zolder, Cultuurcentrum : Sealed Confessions / Private Art Detective, een communicatieproject van Guy Bleus.
(29/06-28/07) Hasselt, Provinciaal Centrum.voor beeldende Kunsten - Begijnhof, Galerij / CIAP, Uitdiepen.
(30/06-18/08) Asse, Verschillende locaties Van stof tot Asse.
(07/07-31/08) Montmédy / FR, Citadelle. Art Contemporain.

1997
(21/03-20/04) Beersel, Herman Teirlinck Huis. Jean-Georges Massart.
(13/04-23/05) Louvain, Verschillende locaties.Gotische kapel van het Cultureel centrum. Nature morte ??
(01/06-29/06) Asse, Galerij de Ziener. Groepstentoonstelling.
(14/06-20/07) Helmond / NL, De nederlandsche cacaofabriek. Jean-Georges Massart.
(25/06-06/07) Bruxelles, Atelier 340. Sculpture / graphisme.
(27/06-13/07) Hasselt, Provinciaal Centrum voor Beeldende Kunsten -Begijnhof, Galerij. Kijk Marna zonder handen.
(27/06-30/08) Melle, Biennale internationale d’art contemporain. Être arbre, être nature.
(06/07-14/09) Bruges, Stadspark Sebrechts (JGM: Speelmansrei). Sculptuur Aspecten ’97.
(22/08-21/09) Gand, Huize St–Jacobus. Een lectuur van het landschap.
(06/09-05/10) Hasselt, Provinciaal Museum. Reflectie.
(06/09-05/10) Aarschot, Speelhoven. Speelhoven 97.
(07/09-05/10) Saint- Trond, Provinciaal Museum Begijnhofkerk. Fast Forward.
(18/12-01/02/98) Verviers, Arte Coppo. Jean-Georges Massart.

1998
(18/02-14/03) Jambes, Galerie Détour. Jean-Georges Massart.
(25/04-21/06) Asse, Galerij de Ziener. Op zoek naar...
(10/05-25/10) Eck en Wiel / NL, Galerie de Beerenburght / Beeldentuin. Beelden '98.
(19/09-25/10) Bruxelles, Atelier 340, Amorce de la collection.
(13/10-17/10) Sint- Truiden, zaal Manège. Kunsttentoonstelling/Kunstveiling ten voordele van het Limburgs Kankerfonds
(19/11-10/01/99 [prolongée jusqu’au 31/01]) Liège, Musée d’art moderne et d’art contemporain. L’arbre qui cache la forêt.
(05/12-20/12) Londerzeel, Zoneatelier 1+1=1. Kunst ligt me nauw aan het hart.

1999
(27/03-30/05) Bruxelles, Atelier 340 Muzeum : Jean-Georges Massart. Avant-goût.
(05/06-11/06) Woluwé-Saint-Lambert, Médiatine. Des artistes soutiennent le Kosovo.
(02/07-04/09) Lochem / NL, Kunst op de Helling.
(04/07-29/08) Asse. Van stof tot Asse.
(07/08-29/08) Bastogne, Porte de Trèves, Jean-Georges Massart.
(17/09-31/10) Zonnebeke, Kunstcentrum de Poort. Le sens de la mort
(26/09-17/10) Gand, Huize Sint-Jacobus. Jean-Georges Massart.
(03/12-08/01/2000) Hasselt, C.I.A.P. Kunst van NU voor U. [sous l’intitulé “Sans titre”].

2000
(07/04-13/05) Hasselt, C.I.A.P. Carte blanche à Jean-Georges Massart, Ar(t)denne.
(08/04-04/06) Alden Biesen, de Landcommanderij. Door Piet [Stockmans].
(30/09-30/12) Crest / FR, Galerie Lydie Rekow. Jean-Georges Massart. Sureau, osier, galet,schiste, cire, ocre,feu.
(01/10-29/10) Asse, Galerij de Ziener. Jean-Georges Massart.

2001
(10/02-10/03) Apricale (Imperia) / IT, Castello della Lucertola, Love Letter-Project.
(28/06-12/08) Oud-Rekem, Domein Reckheim. Kennis van Kenis.
(28/07-18/08) Torano di Carrara / IT, Torano Notte e Giorno. Il paese degli artisti. 
(15/08-09/09) Kalken, in Den Bouw, Vijf maal vijf plus een.

2002
(21/02-07/04) Hasselt, De Doos (Cultureel Centrum). Massart Jean-Georges, Hüter Georg.
(26/04-15/06) Bruxelles, Cabinet d'art contemporain (Jean-Marie Stroobants). Jean-Georges Massart. Minime.
(13/05-09/06) Asse, Galerij de Ziener. Een groep.
(07/07-08/09) Asse, verschillende locaties. Van stof tot Asse.
(05/10-03/11) Jamoigne (Chiny), Grange du Faing. Nature à jouer.

2003
(13/01-03/02) Gand, Galerij Jan Colle. Klaar Cornelis, Jean-Georges Massart.
(01/03-20/04) La Louvière, Musée Ianchelevici, Deuxième nature. Sculptures Installations végétales.
(10/05-22/06) Bruges, Galerij De Witte Beer. Jean-Georges Massart. Précaire.
(13/06-15/06) Liège, atelier de Brigitte Closset, Itinéraires d’artistes.
(09/08-02/11) Jette, Atelier 340 Muzeum. L'histoire d'une collection / Geschiedenis van een verzameling, 1979-2003.
(18/10-28/10) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Noces d'Or de la Galerie, 30 ans de la revue +-0. Aventure artistique de la famille Rona.
(  /  -  /  ) Arles / FR, Musée Réattu. Nouvelles acquisitions.

2004
(23/04-15/05) Jette, Atelier 340 Muzeum. Approvisionnement de printemps. Exposition-Vente aux enchères.
(05/06-  /  ) Jamoigne, Grange du Faing. Les 20 ans du Centre d’art contemporain du Luxembourg belge.
(02/12-31/01) Tirlemont, Galerie 10-N. Jean-Georges Massart.

2005
(02/01-27/02) Helmond / NL, de Nederlandsche Cacaofabriek. Alles van waarde moet weg.
(16/01-13/02) Aachen / DE, Atelierhaus. Jean-Georges Massart.
(27/02-27/03) Asse, Galerij De Ziener. Jean-Georges Massart, Juste Assez.
(20/3-3/7, verl. 4/9) Machelen-Zulte, Roger Raveelmuseum. Het onhandige.

2006
(27/01-26/02) Dilbeek "Westrand". Provinciale prijs 2005 Brabant.
(01/03-17/04) Zeebrugge MyArtHouse Groupe (ism de Ziener Asse)
(16/06-27/08) Zeebrugge, MyArtHouse. Marcase et Jean-Georges Massart.
(21/07-19/08) Bruxelles, Office national d'Art Contemporain. L' union fait la forme.
(29/07-27/08) Jamoigne, Grange du Faing (CACLB). Sylvie Macias-Diaz, Jean-Georges Massart.
(01/10-01/12) Saint-Trond, Cultureel Centrum de Bogaard. Paul Gees, Jean-Georges Massart.
(04/11-26/11) Tourinnes-la Grosse, Fêtes de la Saint-Martin. Jean-Georges Massart, artiste inviteur. 
(21/12-14/01) Liège, galerie Nadja Vilenne. Sapin croisé palmier. Participation à l‘œuvre de Jacques Lizène.
(22/12-26/12) Ostende BOX 38. Heen en weer.

2007
(20/01-18/02) Liège, Le Comptoir (en Neuvice, 20 – 4000 Liège). Carte blanche à l’Atelier 340 Muzeum.
(28/01-25/02) Verviers, Galerie Arte Coppo. Jean-Georges Massart. VIEnS VoiR MassaRT sEul.
(03/03-08/04) Hasselt De Doos (Cultureel Centrum). 20 jaar De Ziener.
(04/03-01/04) Asse, Galerie De Ziener. Jean-Georges Massart.
(12/05-11/06 ) Bruxelles, Galerie 100 Titres. Artistes en campagne.
(02/06-01 07) Jamoigne, Grange du Faing (CACLB). Passeport Pour l’Avenir.
(13/06-28/07) Jambes, Galerie Détour. Bessem Marion, Gees Paul, Massart Jean-Georges.
(12/10-18/11) Liège, Musée d’Art Wallon. Icare.
(10/11-16/12) Verviers Musée des Beaux-Art. Courbes. Langohr Sophie, Massart Jean-Georges, Boulanger Philippe.
(16/12-17/02/08) Hasselt, Il Ventuno. Wintersalon/Salon D'hiver.

2008
(10/01-03/02) Liége, MAMAC. Autour d’une affiche...
(16/02-27/04) Verviers, Musée des Beaux-Arts. Le cube au carré2.
(avril - juin) Roermond / NL, Stedelijk Museum. Dernière exposition, le "DinA4 Total".
(02/08 -17/08) Herbeumont, Le Vivy. Petits formats, multiples propos.
(13-14/09) Tournai, site des Fours à chaux de Chercq. Les éternelles, cinquante projets d’artiste pour leur passe-mémoire
(17/08-14/09) Asse, Galerij de Ziener (dans le cadre de VSTA08), Norman Dilworth & Jean-Georges Massart. Poussières / 1977-2007.
(19/10-11/01/09) Drogenbos, FeliXart. Le Cube au Carré.

2009
(24/01-08/03) La Louvière, Musée Ianchelevici : Le Cube au Carré.
(25/01-08/03) Asse, Galerij de Ziener. All together now.
(17/04-05/07) Lier, Voorkamer. Carte blanche à Werner Cuvelier.
(20/07-30/08) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. L’Union fait la forme.
(27/06-30/08) Melle / FR, Pac de ma Garenne. Biennale internationale d’art contemporain de Melle.
(25/10-27/11) Marche, Maison de la Culture Famenne Ardenne. Le Cube au Carré.
(26/10-30/11) Gand, Galerij Jan Colle. Entrepot fictief.
(14/11-29/11) Tielt-Winge, Espace d’art contenporain H8X12. Jean-Georges Massart & Anne-Marie Klenes. Double mixte.
(02/12-31/12) Le Havre / FR. Centre régional d’art contemporain / CRAC. Le groupe Portique. [Sans titre].

2010
(24/01-31/12) Arles / FR, Musée Réattu. A pied d’œuvre + (16/10) V comme … Velcro.
(01/03-06/03) Namur, Académie des Beaux-Arts. Jean-Georges Massart. Installation : Sculpture comme écriture dans l’espace.
(13/04-13/09) Hansbeke, Vrienden van Hugo. Anne-Marie Klenes, Jean-Georges Massart.
(29/04-23/05 Bruxelles / Saint-Gilles. Parcours d’artistes. Cube & square.
(26/06-26/09) Montauban-Buzenol, Centre d’art contemporain du Luxembourg belge / CACLB (Musée lapidaire et halles à charbon). Jean-Georges Massart.
(21/07-21/09) Hasselt, Il Ventuno. XXI Into Dada.

2011
(01/04-29/04) Asse, galerij de Ziener. Een groep.
(29/04-15/05) Gembloux, Centre culturel / Espace Athena et Senghor. Il était une fois… la nature.
(14/09-22/10) Liège, Société Libre Emulation. Jean-Georges Massart. Petite Fleur (dixit Sidney Bechet).

2012
(24/03-15/04) Gand, Huize St.Bonaventura. Jean-Georges Massart.
(21/04-22/04) Jette, Atelier 340 Muzeum. Accrochage spontané + collection de l’Atelier 340.
(29/04-03/06)) Wieze Villa De Olmen. Met de ogen gesloten.
(20/05-24/06) Asse, Galerij De Ziener. Een Groep.
(07/09-14/10) Nismes / Viroinval / Cul des Sarts. Musée du Petit Format. Biennale Internationale « Petit Format de Papier » (16e).
(29 et 30/09) Linkebeek, chez Pierre Martens, Jean-Georges Massart.
(28/11-31/12) Anvers, Vernstergalerie «brindille ». Jean-Georges Massart.

2013
(27/01-03/02) Gand, Huize Sint Bonaventura. VII (Vier & 4).
(10/03-21/04) Asse, Galerij De Ziener. Jean-Georges Massart, recent werk.
(07/07-  /  )  Gistel, P.A .K. Permanent P.A.K. Beeldentuin. [Sans titre].
(07/07-07/07/14) Gand, Galerij Entrevue. Els Jacobs in dialoog met Jean-Georges Massart.
(01/12-20/01/14) Gand, Entrepot Fictief. Teken, Contermporary drawing.

2014
(06/03) Elu membre de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique.
(11/05-15/06) Asse, Galerij De Ziener. Een groep 2014.
(07/07/13-07/07/14) Gand, Galerij Entrevue. Els Jacobs in dialoog met Jean-Georges Massart.
(19/10-09/11) Wetteren, Loods 12. Wim De Pauw, Jean-Georges Massart.

2015
(18/01-01/03) Hasselt, Cultureel Centrum. Gees Paul, Hamelryck Ado, Massart Jean-Georges.
(02-05-03/05 ; 09/05-10/05 ; 16/05-17/05) Bruxelles, Galerie 100 Titres. Radicalis.
(31/05-28/06) Asse, Galerij De Ziener. Een groep 2015.
(07/06-28/06) Hasselt, Cultureel Centrum. (Re) View.
(09/10-17/01/16) Jette, Atelier34zéro Muzeum. Le grand retour.
(02/12-30/12) Jambes, Galerie Détour. Quinze au cube.

2016
(15/01-17/01) Lissewege Huis Hans Soete. Marc Angeli & Jean-Georges Massart.
(21/02-20/03) Meigem (Deinze), galerie D’Apostrof. Jean-Georges, Pierre et Christophe.
(12-13 et 19-20/03) Namur, Espace Lock’O (dans le cadre de Parcours d’artistes : Chambres avec vues) et Bruxelles, Tour et Taxis (Artesio). La consigne / Coffres et malles d’artistes.
(08/05-03/06) Dortmund / DE, Galerie Anne Voss. Belgische Wochen.
(04/09-09/10) Bruxelles, de Markten. 30 jaar De Ziener.
(16/09-23/10) Katowice/ PL, BWA centre d’art contemporain. L’atelier 34 zéro Muzeum rend hommage à l’atelier 340 Muzeum.
(06/11-27/11) Tourinnes-la Grosse 51e Fêtes de la Saint-Martin. “ Balises “.
(20/11) Gand, VAC. Kunst voor convent 22. Vente aux enchères privée au profit de l’asbl Autimismus (Autisme).

2017
(22/01-05/03) Asse, Galerij De Ziener. Sjoerd Buisman, Jean-Georges Massart.
(25/05-02/07) Liège, Galerie Quai 4. Stéphanie Defays, Jean-Georges Massart.
(25/06-10/09) La Louvière, MILL. Baudouin Oosterlynck collecteur/collectionneur.
(01/07-27/08) Genk, C MINE “BLACK”.
(21/08-09/09) Ciney, Centre Culturel La consigne. Coffres et malles d’artistes.
(14/09-07/10) Liège, Quai 4. Vibrations.
(28/09-01/10) Liège, La Boverie. En piste !
(15/10-12/11) Marchin, Centre culturel. J’avais 15 ans.
(21/10-12/11) Watou, Pavillon Contamporary Art. Inner Nature 2. Silence. Light.
(05/11-26/11) Tourinnes-la-Grosse. Fêtes de la Saint-Martin (52e). Jean-Georges Massart chez Muriel et Philippe de Penarande (Ferme de Wahenge).
10/11-15/12) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain. Carte blanche à Françoise Safin.

2018
(03/06-23/09) Willebroeck, De Koolputten Expo. Houtgeur. 
(23/06-24/06) Linlebeek, Galerie 346.10 & presque 20. 
(30/06-26/08) Buzenol, Site de Montauban (CACLB)Seconde nature - Supports multiples. 
(14/07-15/08) Herbeumont, Chapelle Saint Roch. Jean-Georges Massart. Installation « Rendre visible le presque rien ».

2019
(11/01-27/01) Rixensart, Kamer Negen. Choix dans la collection de Baudouin Oosterlynck.
(15/11-19/01/20) Flémalle, CWACLe temps des commissaires. Un panorama des arts plastiques au Pays de Liège de 1980 à 2000.

2020
 

2021
(17/08-12/09) Meensel-Kiezegem, Villa U. Coeckelberghs Luc, Gees Paul, Massart Jean-Georges.

2022
(21/01-05/02/2022) Liège, Galerie Flux. Jean-Georges Massart, FAIM-FIN.
Prévernissage le 15/01     Vernissage le 21 /01 dès 18h.

Tirlemont, le 18 janvier 2022, Jean-Georges Massart décède à son domicile. 

(30 /07-19/09/2022) Rixensart, Kamer Negen / K9. Exposition d’été

2024
(28/09-30/11/2024) Diest, Meubart. Les assembleurs
(24/11-22/12/2024) Hautem-Saint-Lieven (Vlierzele). Tale Art Gallery. Grenzeloze Abstractie.

2025
(11/112025-04/01/2026) Bruxelles, Galerie Rossicontemporary. Jean-Georges Massart, selected works 1981 - 2019 

 

  • Nationalite : Belgique
  • Communaute : Communauté française
  • Lieu de naissance : Hérinnes
  • Lieu de deces : Obigies
  • Geographies associees : Tirlemont

Catalographie

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Bibliographie

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Oeuvres documentees

  • 2019 osier, sureau, pigment ocre, gomme laque - 2019 - 38 x 92 x 46 cm
  • 2017 - 01 - 2017 - 86 x 117 x 0,7 cm - 2017 renouée du Japon, osier, ocre R J, feu, cire, gomme-laque, 86 x 117 x 07 cm
  • 2016 (expo CWAC, Carte blanche à Fr Safin) - 2016 - 2017 (10/11-15/12) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain. Carte blanche à Françoise Safin.Une double exposition qui laissera à François...
  • 2016 - 40 - 2016 - 99 x 46 x 12 cm - 2016, renouée du Japon, osier, gomme-laque, ocre Rouge,, 99 x 46 x 12 cm
  • 2016 osier, sureau - 2016 - 55 x 43 x 21
  • 2016 bois, feu - 2016 - 131 x diam 1 cm
  • 2015 - 03 - 2015
  • 2015 - 18 - 2015
  • 2015 - 27 - 2015 - 40 x 30 x 30 cm
  • 2015 - 02 - 2015
  • 2015 - 04 - 2015
  • 2015 - 09 - 2015

Acquisitions

Communauté Française

Musée Réattu Arles 

Dexia 

Fortis

 

Atelier 340 Muzeum Bruxelles
Galerie De Zienen Asse

 

Collections privées

 

Manifeste

Aucun manifeste n est renseigne pour cet artiste.

Interview

- Textes de J G Massart in catalogue Jonge tiense kunst Tienen, Stadsfeestzalen 1971.

“Waarom geen titels voor mijn werken ? Het werk zegt het, niet de titel”. 

 

« Choisir de
Rendre visible
Le presque rien » 

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"sculpture comme écriture dans l'espace,
sculpture comme écriture de l'espace"

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- Texte de J G Massart in catalogue De l’animal et du végétal dans l’art belge contemporain. Jette, Atelier 340, 1985.

Faire et refaire ces gestes primordiaux que sont cueillir et ramasser. Manipuler et choisir le galet qui ne ressemble à aucun autre, la branche qui, déjà, appartient à la mythologie de celui qui le ramasse, qui déjà constitue son archétype.
Découvrir la régularité des gestes posés par la nature, arracher une jeune pousse d’arbre et s’apercevoir que ses racines sont horizontales par rapport à la régularité du tronc.
Par fascination, par sympathie pour ces matériaux, si simples dès leur origine, l’appropriation se fait discrète ; aucun élément ne s’ajoute, seule la matérialité s’exprime. La branche s’allonge dans l’espace, le sureau creux s’y imprime, le galet le ponctue.
Le discours est simple : sensibilité, poésie…

 

- Texte de J-G Massart, Entretien avec J. M. Baillieu in catalogue La pierre vers sa spécificité. Exposition à Lanaken organisée par l’Atelier 340, 1989.

[Cet entretien sera repris dans le catalogue J. G. Massart. Gangtento, 1991 ; la fin du dernier paragraphe – à partir de « Les virtuosités de la nature … » sera, lui,  repris dans le catalogue « Nature morte ? », Leuven1995].

- Pourquoi la pierre ?
- Parce que la pierre, les sculpteurs le savent bien, c’est lourd, c’est dur mais c’est aussi cassant. C’est un poids extrême, mais c’est aussi une fragilité extrême. Ici, par exemple, c’est l’ocre minéral réduit en poudre, et c’est le schiste à l’état brut.
- Sculpter la pierre ?
Je prends, je choisis telle pierre pour ce qu’elle raconte, c’est pourquoi j’interviens rarement dans la pierre mais plutôt avec la pierre. Pour moi, une pierre trouvée, percée a plus à dire, a plus de qualités qu’une pierre qu’il faut percer. Ce qui me passionne, c’est l’histoire inscrite dans cette pierre avec laquelle je choisis de travailler. Quand j’emploie la pierre, la forme n’est jamais neutre : c’est déjà un objet, la sculpture des intempéries …
- Alors le rôle de l’artiste est réduit ?
Non, je n’emploie jamais une pierre trop bien sculptée par la nature : la pierre que je choisis est une pierre dont la nature s’est occupée dans ses phénomènes courants.
Les virtuosités de la nature, je ne les ramasse pas. Mon rôle d’artiste, c’est de rendre visible quelque chose.
Ainsi, en extérieur, le choix du site est capital : ma démarche, c’est de donner une vision des possibles de l’endroit.
En y intégrant des éléments que j’ai choisis, je mets en vie plus qu’en scène, je me lie aussi à cet endroit particulier.

 

LES ENTRETIENS DE LA GALERIE DUCHAMP. Jean-Georges Massart, sculpteur. Entretien du 5 novembre 1993 par Thierry HEYNEN, Directeur de la Galerie Duchamp.

TH : Quand on regarde l’ensemble de vos pièces dans cette exposition, on a l’impression d’un acte premier voire même primitif : le fait que vos sculptures utilisent des éléments faisant partie du paysage, votre façon de les assembler. Ce sont des techniques qui remontent à la préhistoire.
JGM : Cela, je crois est assez vrai. En effet, ma démarche (s'il y a démarche) est une démarche humaine. En fait, je m’intéresse aux actes premiers des hommes, et il est possible qu'ils aient fait, il y a longtemps, ce que je fais aujourd’hui. Manipulant des matériaux qu’on trouve partout, je fais un acte, ou plusieurs, proches de ceux de l'homme primitif. Actes différenciant l’homme de l’animal : cueillir, ramasser, et peut-être encore plus, assembler. Ce sont des gestes primitifs qui sont, je crois, les premiers gestes des premiers hommes.
Ma démarche a un retour vers certaines sources, toutefois on peut dire qu’elle s’inscrit dans le XXèrne siècle. Je n'essaie pas de faire exactement ce que l’homme primitif faisait, puisqu'il s'agissait plutôt d’objets de type utilitaire ; alors que les miens ne le sont pas. "Utilité" est un mot difficile à définir ... Qu'est-ce que l’utilité ? ...
Est-ce que ce qui est psychique n’est pas utile ?...
Est-ce que l’homme primitif ne s'est pas intéressé à ce qui se passait dans sa tête ? ...
A mon avis, il a réfléchi aux matériaux auxquels je réfléchis moi aussi.
TH : J’ai l’impression que vous gardez un intérêt pour des civilisations actuelles qui sont plus proches de la nature que la civilisation occidentale. Certaines civilisations africaines ; puisque vous, faites venir des essences ou des pigments d'Afrique.
JGM : Ce que j'aime en Afrique, c'est peut-être justement ce qui a disparu ici : le contact réel avec la nature qui n’est pas le contact écologiste. L'écologiste, en général, veut protéger la nature mais il veut en faire un tableau que l'on regarde de l’extérieur. Ce que j’ai envie de faire, c'est au contraire d'employer la nature, d’oser l’employer.
Quand on emploie un objet, une matière, on les respecte. Il est vrai que je ne vais pas arracher un arbre juste pour l'arracher. Je ne vais pas casser un arbre juste pour le casser. Mais si j’ai besoin de l’arbre pour arriver à mes fins, et bien je vais employer l’arbre sans plus de respect.
Toutefois, comme dans toute civilisation qui a besoin de quelque chose, je vais essayer de m’arranger pour que cet arbre soit encore là demain, et qu’il y en ait encore.
TH : Il y a un autre aspect qu'on retrouve dans toutes vos sculptures, c’est le graphisme. Vos sculptures sont très linéaires et on a presque l'impression d’un niveau premier de la sculpture qui serait un dessin devenant volume. Souvent, c'est comme un trait, fin, dans le cas de sculptures réalisées en osier ou en sureau, large, dans le cas de celles réalisées en bambou. On voit un trait courbe, droit, cassé, qui prend place en volume, dans l’espace.
JGM : Je crois pouvoir dire que je fais une sculpture, que certains ont appelé "sculpture - structure". En effet, je monte la structure totale de l'œuvre. J'essaie surtout une chose ; c'est qu’il n'y ait pas d'hypocrisie dans la sculpture, donc, que la sculpture soit nue, qu’elle soit exactement ce qu’elle est, qu'il n’y ait rien de caché.
Quand il a quelque chose de caché, on peut facilement l’imaginer. Quand on voit que j'emploie une pierre trouée, on voit les branches qui sont passées au travers tout simplement.
Quand je mets un clou au mur, j’essaie de ne pas mettre deux clous là où un seul suffit. Dans les bambous, on ne voit pas le clou, mais on peut facilement l’imaginer, je n'essaie pas de le cacher à tout prix.
TH : Est-ce que vous dessinez ?
JGM : Je dessine peu finalement, par période, et plutôt les grands projets. Le dessin n'est pas la base de mon travail, c’est la manipulation avant toute chose. Le dessin m’aide à mémoriser des manipulations, ce sont elles qui sont à la base de mes dessins.
TH : On a dit de votre travail (notamment Catherine Hemery) qu’il est une des voies possibles du minimalisme. Comment ressentez-vous cette attribution ?
JGM : Je suis assez d'accord. Le minimalisme est assez présent dans mon travail. Dans le sens où je ne veux rien cacher, mais essayer de faire ce qu'il faut faire au minimum, de mettre juste ce qui est nécessaire.
TH : Quand on voit plusieurs pièces en situation dans la galerie, on retrouve des matériaux (tels que pierre, bois, ...) donc des éléments d'un paysage. Est-ce qu'une exposition peut être pour vous une sorte de paysage, ou bien vous en détachez-vous tout à fait ?
JGM : Je crois que le paysage ne m’intéresse pas directement, c’est en fait les matériaux, particulièrement les matériaux creux qui m’intéresse.
Ici, c'est vraiment la région où l’on trouve la pierre trouée. J’y viens spécialement pour les ramasser. J’ai découvert ma première pierre trouée il y a longtemps en Bretagne, mais il m’a fallu 10 ans pour en employer dans ma sculpture.
Le sureau est un élément de mon enfance, c'est-à-dire qu'on le trouve partout. Un élément qui est là à portée de la main. En général mal considéré, on le jette, casse, détruit. Mais lorsqu’on commence à s'y intéresser, on se rend compte de tout ce qu'on peut en faire.
Par exemple, le champagne de sureau, avec les fleurs. Le sirop de sureau avec les fruits, pour la toux, la confiture de sureau ...
On le plaçait également au coin des champs parce que la vermine s’y attaquait plutôt qu'aux plantations. Vous voyez il y a des tas d’utilisations possibles.
Dans un jardin, c'est une mauvaise herbe, on l’arrache. C'est très résistant, on a beau le couper, l'entailler aux racines, non seulement il ne meurt pas mais de plus il repousse. C’est une plante excessivement fragile mais en même temps excessivement solide. Il se conserve très bien et surtout, il est creux.
Le Bambou qui est un matériau exotique est utilisé (non pas pour son exotisme) pour son diamètre creux plus large que le sureau.
TH : vous utilisez aussi parfois la terre (les ocres, les pigments) avec la pierre, la terre, le bois.
JGM : Il y a aussi parfois des matériaux plus complexes comme le plomb. C'est moins fréquent. Ici nous avons du silex, mais il y a également le schiste, qui se clive et qui couvre la toiture (il a ce pouvoir d’éviter la pluie), la cire d’abeille qui a un "toucher" qui m’intéresse. L’ocre rouge : il y eut une civilisation primitive qui vécut au sud de l'Egypte qui employait de l’ocre rouge pour placer leurs morts dessus. En allant chercher de l'ocre rouge, j'ai compris cette fascination, et de là est parti un désir de ne plus travailler qu'avec cette couleur. Ce matériel est chargé d'histoire, il n’est pas neutre comme peut l’être une couleur chimique actuelle. J'aime les matériaux qui ne sont pas neutres.
TH : Vos pièces sont presque toujours en équilibre, très instables, parfois on pourrait imaginer que ce sont des mobiles.

JGM : Le mobile ne m'a pas intéressé jusqu'à présent. Par contre, l’instabilité ou plutôt la stabilité trouvée m'a intéressé. En effet, j’ai cherché à faire des pièces qui sont à la limite du possible. J'aime aller dans les extrêmes des matériaux, voir jusqu'où ils peuvent se plier, jusqu’où ils peuvent aller.

 

- Propos recueillis par Robert Alexander, in la Lettre d'Information de l'Académie n° 103, janvier 2015 et repris sur le site de l'Académie.

Jean-Georges Massart, lorsque vous écrivez, « Choisir de Rendre visible Le presque rien », peut-on y voir un fil conducteur de votre œuvre ? Le ‘je-ne-sais-quoi et le presque-rien’ disait le philosophe Vladimir Jankélévitch, le presque rien, le ténu, le fragile ne sont-ils pas le tout de votre art ?
C’est le presque rien au niveau du matériau. Presque rien aussi parce que je n’ai pas de grands messages à faire passer. D’ailleurs, les grands messages passent plus vite que leur ombre ! Je ne suis donc pas pour un art engagé. L’art est poésie et elle est nécessaire à l’homme.

Vos œuvres et vos installations ne consistent-elles pas en somme à faire naître l’épure des choses et l’alphabet d’un nouvel espace ? Le presque rien y devient monde ? Tout l’espace ne semble-t-il pas contaminé ? Comme si les espaces vides et environnant les ‘objets’ prenaient vie eux aussi. Les vides ainsi emplis sont-ils plus importants ?
Certes, quand j’installe les pièces, je cherche un rythme entre elles. Il faut qu’elles se parlent. Lorsque je pars en exposition, j’en prends beaucoup avec moi. Si je n’en sens pas une dans l’espace, j’enlève

Donc ce presque rien devient presque tout ! Et ouvre à l’imaginaire car vos œuvres ne correspondent à rien de connu ! Rien n’est représenté à proprement parler ! Seules restent la flexibilité et la souplesse d’un mouvement, souvent végétal. Qu’en est-il au juste ?
Un jour, j’ai ramassé une branche. Et depuis lors, c’est devenu ma seule activité. Les branches et les matériaux naturels simples. Rarement j’emploie des choses que la nature ne fait pas. Donc les petites branches et une branche creuse, le sureau. Rien n’est normalement collé, tout tient presque seulement sur un clou. Un équilibre précaire ! C’est du reste le titre d’une de mes expositions : « Précaire »  !

Et le bambou dans tout cela ?
Je cherchais un bois creux plus gros. Pas le bambou par exotisme ! Vous trouvez des bambous en France qui sont uniques en Europe.

Toujours un rapport à la nature ? Mais les matériaux ne se détériorent-ils pas ?
En général, j’emploie des végétaux qui ne vont pas se détériorer.
Oui, un rapport à la nature car on trouve dans mon travail un certain humanisme. Dans le sens où j’essaye de repartir de l’essence même de l’homme. Aussi, parce que je veux essayer de montrer ce qui fait la différence entre l’homme et l’animal. Ce dernier peut inventer un peu mais s’arrête assez vite. L’homme a reconnu de son côté dans un galet carré, le carré ! Même chose pour le triangle et le cercle. Et sans cela nous n’aurions pas toute la technologie que nous avons. Je tente donc de retourner à l’alphabet de la culture. Et finalement, la nature est le meilleur endroit puisque là l’homme a trouvé l’essentiel de ses connaissances.

Oui, et votre œuvre semble traversée, comme un fil rouge, par une épuration des lignes et des figures qui mène à une sorte de nouvel alphabet de l’espace des choses et du monde. Cette volonté semble s’ancrer dans l’utilisation des matières végétales. Sont-elles mieux à même, par leur flexibilité, de participer à cette invention d’un autre univers ?
Oui, car j’ai l’impression de ne rien comprendre au monde. Cela va trop vite pour moi. Alors ce qui m’intéresse est de rappeler les sources dans la nature. J’ai voulu aller le plus loin possible avec ce matériau. Et jusqu’à présent, je parviens toujours à me sentir bien avec ces choses-là. Mais, j’explore régulièrement de nouvelles choses. J’emploie aussi de la gomme-laque qui vient tout droit de la nature. Je l’utilise comme soudure. Je ne la ponce pas. Aussi la cire d’abeille. J’emploie le plâtre aussi. Tous ces produits partent et reviennent.
J’ai presque envie de dire que, sans le savoir, je fais une œuvre qui, si elle n’est pas respectée, va disparaître ! Donc, je ne l’impose pas pour les siècles. D’ailleurs, comme Proust le disait, « La durée éternelle n'est pas plus promise aux œuvres qu'aux hommes » (À la recherche du temps perdu, le temps retrouvé)  !

C’est le feu qui s’attaque à tout dans le fond ?
Ah, le feu est omniprésent chez moi. Probablement une fascination pour la flamme, qui permet de transformer la matière. Elle me fait une couleur : le noir. Noir que je peux nuancer par des ponçages. Des centaines de noirs différents se font par le feu. Et la flamme est un moment de repos.

La flamme illumine mais peut détruire également !
Oui, les premiers travaux que j’ai faits à la flamme ont pratiquement tous été détruits car j’avais été trop loin. Il y avait déjà la flamme avant que je n’utilise les végétaux. J’aimais travailler dans le noir avec ma flamme.
Oui, c’est une vie ! J’ai réellement commencé en 1968 !

Vous aviez associé le minéral aussi ?
Oui, ce sont des choses qui étaient plus présentes avant. C’est aussi toujours une question d’atelier.
D’ailleurs, je voudrais vous montrer mes ateliers bruts. Il n’y a aucun ordre ! Vous allez voir des choses qui sont en train de se faire. Là, vous voyez le rouge, c’est important. Là, le bleu de lessive apporté en Afrique par les colons blancs. C’est le bleu que l’on peut voir dans les masques africains. Ici, les ocres aussi, voilà un bloc avec lequel je n’ai jamais réussi à travailler. Là, c’est du tukula, un pigment africain.

Là, c’est le sureau ?
Oui, et là c’est la Renouée du Japon ! Puis, le bambou. Ici, l’ocre rouge qui est pur. Il provient directement des carrières d’Apt.

On voit que vous pliez l’osier !
Je n’utilise jamais un élément directement dans l’œuvre car je sais qu’il va rétrécir. Et comme je ne veux pas perdre la couleur, je ne peux pas plier toute l’année. Si je le mets dans l’eau pendant un mois, il redevient aussi souple que je veux mais il va prendre une couleur foncée
Souvent, il faut que je travaille les choses jusqu’au moment où elles cassent !

Mais, dans le fond, quel est votre rythme de travail ?
Je peux travailler pendant un an tous les jours, une heure ou deux. Puis, ne plus travailler pendant six mois ! J’ai toujours des projets !

Oui, mais au moment où vous travaillez, savez-vous ce que vous allez faire ?
C’est de l’improvisation ! Il y a des choses qui sont réfléchies bien entendu mais c’est au fur et à mesure que les choses se font. Et puis, des accidents se produisent ! Rien ne se perd.
Parfois, un travail attend des années avant de le montrer.
Mais, le plus important n’est pas de penser à ce que je fais mais de faire ! Je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup de son travail. Et presque pas d’œuvre avec titre !

Je vois que vous écoutez de la musique en travaillant !
Oui, du jazz ! Mon travail est proche du free jazz ! J’ai des gammes et je les associe, comme l’improvisation de jazz.

 

- Jean-Georges Massart: « J'ai joué avec le mot Fin dans les deux sens ». Entretien avec Lino Polegato réalisée à son domicile le 08/12/2021in Flux News n° 87, janv. – mars 2022, p. 26.
Suite à un désistement dans la programmation de la galerie Flux, une opportunité d’occupation d’espace s'offrait fin janvier. J’ai alors proposé à Jean-Georges Massart d’exposer, il accepta ma proposition avec joie. Il voulut la baptiser “FAIM-FIN” en hommage à Magnelli. Vu la gravité de sa maladie, je fis le montage avec la complicité de Roel Goussey. Un véritable moment de bonheur partagé. Une expérience de relation à l’espace qui nous a fait comprendre toute la complexité d’une œuvre vivante en continuelle transformation.
Ceci est la dernière interview de Jean-Georges Massart, elle se scinde en deux parties. La première nous parle de lui et de son travail. La seconde nous parle du titre qu’il a choisi pour l’exposition à la galerie Flux du 15/1 au 5/2/2022.Il s’est éteint le 18 janvier en soirée, le matin du 18, je recevais un mail de sa part me remerciant de l’avoir exposé.

- Lino Polegato : Fin des années 60 début des années 70, c’est l'époque du début de ton parcours ?
- Jean-Georges Massart : En partie, c'était l’époquc où il y avait des mouvements qui naissent et qui vont me marquer tout le temps comme le Land art avec Richard Long, comme le Body art, avec un article découvert dans la revue l’Art Vivant. Un texte complètement différent de ce que l’on trouvait ailleurs. Il y avait un côté Arte povera dans tous ces mouvements, c’est ce qui m`a intéressé : l`art du presque rien.
- L.P. : Ton travail pourrait-il s’intégrer dans ce langage du corps dans l’espace, une excroissance du Body-Art ?
- J G. M. : Peut-être très difficilement, je ne suis pas quelqu’un de très exhibitionniste. Finalement je préfère que les autres le pratiquent.
- L. P. : Ce rapport à l’espace, à la simplicité, au presque rien, c’est toute ta pratique artistique ?
 -J G. M. : Oui, je crois que j’y touche.
- L. P. : Comment concevrais-tu l’expo idéale avec un artiste de ton choix ?
- J G.M : On est attiré par certaines personnes, comme Joseph Beuys qui est incontournable. Quand je suis en sa présence, j’ai un sentiment de confiance. Je l’ai vu en public, Voir son attitude est assez exemplaire.
- L. P. : Tu as constitué chez toi une petite collection centrée sur l’art construit ?
J G M. : C'est l'art construit et puis le hasard de l’art construit. Toutes les pièces qui figurent ici sont le résultat d`échanges. Parfois un achat comme pour Amédée Cortier.
- L. P. : J ”y retrouve étonnamment un Marcel Marien ?
- J G M. : J’aime son côté contestataire.
- L. P. ; Ton travail n'a jamais été contestataire ? Tu as surtout cherché le dialogue avec l’invisible...
- J G M. : Oui, mais il a été malgré tout agressé plusieurs fois, par les mots, dans le sens ou certaines personnes ne le supportaient pas.

- L. P. : Le discours poétique dérange encore ?
- J G M.: C'est la simplicité qui les ennuie.
- L. P. :  Ton travail est l’antithèse du spectaculaire ?
- J G M. : Je faisais trop peu de bruit. J’ai toujours fait ce que j`avais envie de faire sans trop me poser de questions. Je ne suis pas un théoricien.
- L. P. : Tu es un intuitif ? Tu perçois les choses, finalement le hasard est le plus grand des artistes ?
- J G M. : Oui
- L. P. : Le chaos orchestré est le meilleur soutien des artistes...
- J G M. : Oui, je crois. Mon travail passe le mieux chez les artistes.
- P.L. : Comment fonctionne la création ? C'est dans l’atelier que ça se passe principalement ? Tout est improvisation, une improvisation restructurée, retravaillée ?
- J G M. : Oui.

- P. L. : Cela veut dire que quelqu’un te guide ? Comment expliques-tu l’improvisation ? L’accident ?
J G M. : C'est une direction qui m’est proposée et que je peux ou ne pas choisir.
- L. P. : Tu es ouvert à l’invisible ?
- J G M. : Oui, je crois.
- L. P. : Peux-tu me citer une expérience qui t'a ouvert des portes ?
- J G M. : Il y a des œuvres qui sont clairvoyantes.

 

(court Break)
 

- J G M. : Maryse, s'il te plaît ! Un cigare et un café…
- L. P. : Tu fumes encore ?
- J G M. : Ce cadeau que l'on m’a fait en me disant que j’allais bientôt crever m’a incité à continuer. J’ai choisi l'euthanasie et la fin de vie assistée. J’ai décidé de ne pas souffrir bêtement. J ”avais le choix, c'est mon quatrième cancer. J’ai commencé à fumer à 14 ans. Je ne m'y attendais pas aussi vite.
- L. P. Parlons du futur. Y a-t-il des conseils que tu pourrais donner à quelqu'un qui souhaiterait montrer ton travail ?
- J G M. : D’abord il faut que ce soit quelqu'un qui ait envie. Et malheureusement, il y a plus de boulot que quand j 'étais là.
- L. P. Que proposerais-tu, une expo en solo ? Une cohabitation avec un autre artiste te paraît-elle possible ?
- J G M. : Les deux propositions me conviennent, des travaux j`en ai beaucoup.
- L. P. On peut imaginer une rétrospective qui valorise ton travail. Peux-in rêver d`un lieu idéal ?
- J G M. : La seule pièce qui est dans un musée se trouve au Musée d’Arles en France. Mais je suis arrivé au moment où la conservatrice arrête.
- L. P. : Mais peux-tu te projeter dans l’avenir, le lieu idéal pour toi ? 
- J G M. : Pas dans un lieu très grand, mon travail est intimiste.
- L. P. Il est de l’ordre de l’humain comme toi. C’est un discours philosophique.
- J G M. : C'est le côté que j’aime bien, le côté humain. Je n’ai pas voulu faire des vagues. Je n'ai jamais voulu être le nouveau Jan Fabre
Je ne supporte pas ce type de travail. Si je pense au lieu idéal, il doit être de taille humaine et il faut que les gens aient vraiment envie sinon on court au fiasco total. Ça existe : Michèle Moutashar (NDLR: Ancienne conservatrice au Musée d'Arles) mais elle a jeté l’éponge. Elle avait acheté mon travail chez De Ziener.
- L. P. ; Tu n’as jamais voulu exposer dans les Foires d'art ?
- J G M. : Je n’étais pas pour.
- L. P. : Sur le religieux dans ton travail ?
- J G M. :: Le religieux dans le sens brut des choses. La religion sans églises et surtout sans culte.
- L. P. : Le sacré des origines ?
J G M. : Là, je suis d’accord. Tout en étant croyant en rien du tout. Je dis toujours quand on ne croit pas, on croit au moins qu’on ne croit pas. (rires)

 

Interview du 9/1/2022.

- L. P. : Pour ton exposition à la Galerie Flux, tu as décidé d’un titre qui reprend le titre de tes trois dernières œuvres. : FAIM-FIN.
- J G M. : C'est quelque chose qui m’est tombé simplement du ciel ! En fait c’est un hommage à Alberto Magnelli qui cherchait un titre pour son dernier tableau, son dernier travail il l’appellera FIN. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’a pas des envies de mort, de suicide... Mais il regarde un film de Charlot et il rigole comme un con. Et là il dit : “Je l'ai mon titre" ça va être mon prochain titre : FIN. J 'ai joué avec le mot Fin dans les deux sens.

 

 

Texte libre

 

Brigitte De Clerq in Catalogue Jeune Sculpture 2, Paris

Cueillir et ramasser
Manipuler et choisir
Gestes ancestraux
Galet, pierre polie
Schiste se fendant
Sureau creux
Branche de saule flexible
Ocre rouge…
Souligner l'espace …

 

- Brigitte Thomas. Suite à un entretien avec l’artiste in Catalogue Surface sculpturale, Atelier 340, Jette, 1984.

A perte de vue, une plage, espace anonyme ponctué de pierres, de coquillages et de galets.
Un homme s’y promène, se baisse et ramasse : il vient de choisir SON galet, celui qui ne sera plus jamais identique à tous les autres. La pierre est carrée, lisse au toucher : l’homme la met en poche.
Toujours l’homme a choisi puis ramassé une pierre, sa pierre ; toujours il répétera ce geste séculaire.
La démarche artistique de Jean-Georges Massart consiste précisément en cette recherche d’éléments naturels qui, par leur forme le séduiront et qu’il rendra uniques ; carrés, triangles ou cercles, c’est toujours la mémoire collective, cette fibre subconsciente qu’il ramène à la surface.
Non content de la sentir vibrer au sein de l’objet trouvé, il rend « visible » cette réalité essentielle et mythique par son intervention minimale. Sans modifier en rien la masse de la pierre, Jean-Georges Massart incise, tatoue, identifie l’enveloppe de cette forme naturelle en la précisant : carré ou triangle, la mesure n’est que visuelle, nullement « mesurée » et la géométrie devient poésie, l’espace artistique, réalité pure, épurée.
Incision et tatouage, la couleur c’est le moment où formes et tracés se confondent, c’est aussi la magie des références.
Jean-Georges Massart perpétue le geste millénaire de l’artiste qui isole une parcelle de réalité (un paysage par exemple, pour le donner à « voir ». Mais chez lui, il n’est plus question de reproduire mais d’extraire un réel anonyme d’un espace neutre et banalisé par l’habitude pour l’identifier dans l’espace artistique. Il s’agit d’attirer nos regards aveugles, de réveiller nos sensibilités atrophiées vers une intériorité invisible et immuable, par la surface sculpturale.

 

- Catherine Hemery, mars 1986. Texte d’introduction in fascicule en photocopies accompagnant l’exposition Paul Gees - JG Massart au Centre d’art contemporain de Rouen, 1986.

Jean-Georges utilise des éléments naturels, végétaux ou minéraux, qu’il choisit pour leur spécificité : le creux interne du sureau, par exemple, qui permet les assemblages.
Il allie fragilité de l’objet fini et légèreté de l’intervention, très souvent pensée par rapport à un lieu précis. Ainsi, comme à Port d’Austerlitz, dans un coin, formant un triangle, il peut emmancher deux baguettes, les faire atterrir dans un petit galet, lui-même ombré d’une légère trace de pigment.
C’est un jeu avec la nature que certains qualifieront Sans doute de simple. En effet, JG Massart peut utiliser les propriétés des matériaux qu’il trouve et les mettre respectueusement en scène – il peut choisir un galet à cause de l’emplacement d’une cavité - Il fait alors son travail de plasticien selon les choix que lui propose la nature, sans plus intervenir qu’en les ordonnant, en leur imaginant une place dans son environnement plastique. Il peut aussi, c’est là un aspect assez récent de son activité faire violence à la matière : le schiste et le sureau constituant une combinaison l’intéressant mais impossible sans forage de la roche, il intervient de façon plus radicale.
Tout ceci propose une œuvre fragile, d’extrême sensibilité, montrant que tout est à regarder, qu’il faut porter attention au presque rien, au presque invisible.
Une œuvre minimale, mais sans aridité de par les matériaux utilisés et les égards que JG Massart déploie envers eux.

 

- Paul Huylenbroeck. ‘Het primitivisme van het bezwerend gebaar’ in catalogue Confrontatie, Aalst, Oud Hospitaal, 1986.

Rode oker heeft als kleurmiddel en als beschermende, bezwerende stof in meerdere voorhistorische culturen een belangrijke rol gespeeld. Ook in recentere (primitieve) culturen is dat het geval. De kunstenaar Jean-Georges Massart maakt in zijn werk veelvuldig gebruik van rode oker. De manier waarop hij met deze materie werkt, houdt verband met de functie die ze had of heeft in bovengenoemde context.
Mas d’Azil
De Zuidfranse Azilien-kultuur moet worden gesitueerd in het achtste millennium vóór Christus. Ze behoort tot het mesolithicum. De naam is afgeleid van Has d'Azil, een plaats in het departement Ariège, waar tussen 1887 en 1912 verscheidene sporen van de Azilien-kultuur werden onderzocht in plaatselijke grotten. De meeste restanten die van deze cultuur gevonden werden, zijn mikroliten-ondermeer kleine stenen punten voor pijlen en speren. Het Azilien is ook bekend geworden door het ontdekken van geometrische vormen in rode oker op een stenen ondergrond. Massart heeft met rode oker een empirisch gegroeid contact, dat niet alleen verstandelijk bepaald is, maar ook emotioneel. Hij voelt inderdaad een zekere emotionele band met net ritueel gebruik van deze kleurstof. Vandaar zijn uitgesproken interesse voor de oker-gebruikers van de Azilien-kultuur en voor sommige praktijken die in de Oudbeid gangbaar waren, bijv. de Choerrieten, die hun doden begroeven op een laag rode oker. De kleurstof werd over de bodem van het graf uitgestrooid.

Choerrieten
De Choerrieten waren de oudste bewoners van Edom, ten Zuiden van Palestina. Zij worden ondermeer vernoemd in het veertiende hoofdstuk van het boek Genesis. In de periode vóór hun vestiging in Ednm hebben ze in zowat heel Palestina gewoond en zelfs in heel Boven-Mesopotamië. Indien we het werk van Jean-Georges Massart als primitivistisch kunnen omschrijven, dan is dat overigens niet alleen omwille van het gebruik van rode oker. Ook allerlei andere materialen die hij gebruikt, zijn wijdverbreid aanwezig (geweest) in prehistorische, primitieve en primitivistische cultuurpatronen. Massart werkt immers voortdurend met keien, takken, twijgen, enz... Ook zijn werksysteem als gegeven op zichzelf, verwijst intussen naar dezelfde richting. Men kan in dat systeem verschillende elementen onderscheiden : vooreerst net zoeken naar geschikt materiaal, - meestal in een site met veel natuurlijke elementen (keien, twijgen,...). Het zoeken als inventieve activiteit hangt nauw samen met de bepaling van wat er precies gezocht wordt ; welke artefacten moeten verzameld worden voor de op til zijnde creatie. Die bepaling ontstaat niet helemaal voor de aanvang van net werk. Ze wordt steeds duidelijker geformuleerd tijdens de act van het zoeken zelf, omdat diezelfde act eigenlijk als initiële onderzoeksmethode functioneert en daardoor de keuze medebepaald. Het is de wisselwerking tussen enerzijds een min of meer rationele formulering van wat gewenst wordt en anderzijds de inventieve actie, die beslissend is voor Hat uiteindelijk wordt gekozen en dus meteen ook voor de definitieve verschijningsvorm van het werk. Een dergelijke vorm van onderzoek, van "zoeken", is een activiteit van een bijzonder "primair“ type. Dit onderzoek wordt grotendeels gericht door hetzelfde toevals-aspect, vaardoor ook de keuze van de primitieve cultuurelementen bepaald werd. Het toeval wordt bespeeld, niet volgens een wiskundige systematiek, maar op een tastende wijze, voortdurend de situatie beoordelend, met regelmatige correcties en herzieningen van bet concept, tot uiteindelijk een vondst wordt gedaan. Die vondst is dan een keuze uit de materiële resultaten tussen een ongedefinieerd, maar in elk geval indrukwekkend hoog aantal historische feiten en fenomenen, die uiteindelijk geleid hebben tot het ontstaan van een reeks keuzemogelijkheden, zoals ze zich in de praktijk manifesteert. In die optiek wordt het zoeken naar bruikbare objecten en het maken van een keuze uit het ongekend aantal historisch gegroeide mogelijkheden, een ingrijpend gebeuren in de wereld van het toeval. Een willekeurig resultaat van een willekeurig aantal historische coïncidenties wordt uit de ongedifferentieerde massa gekozen en gehanteerd als uniek fenomeen. Het oprapen, net plukken, als initiële onderzoeksmethode, is inderdaad wel bijzonder eenvoudig, maar juist daarvoor is het primair ingrijpend.
Het "gebaar", als onderzoek en creatieve ingreep tegelijk, is meteen ook de essentie van het empirisch proces waardoor de band tussen de artiest en zijn materiaal ontstaat.
Ook in die gevallen waarin net materiaal niet echt "gezocht" wordt - in de specifieke betekenis van net woord - maar wel "gekozen", zoals bij het gebruik van rode oker, ontstaat de bínding met het materiaal evenals de beslissing over de wijze waarop het gehanteerd wordt, via empirische wegen,-via onderzoek door manipulatie van de te onderzoeken objecten. Dus, ook weer : via net gebaar als onderzoekmethode.
Bij de verwerking van de materialen, - dns bij de transformatie ervan tot hun definitieve verschijningsvorm, - worden technieken aangewend die tot het primitieve, het voorhistorische en het primitivistische patrimonium behoren : slijpen, kappen, kleuren, schikken. Wat Massart daarmee bereikt is nochtans geen herhaling van de zuiver magische praktijk. De opstelling, de installatie is bij hem van uitzonderlijk groot belang in de eindfase van het creatief proces. Ze is een bezwerende handeling, niet als magisch element, maar als aanvulling op net aanbrengen van ongedefinieerde. Dit constructie en bricoleerwerk is - precies in relatie tot zijn ongedefinieerde resultaten – gebaseerd op de intuïtie, de emotioneel gerichte keuze, kortom : de onderbewust mythische drijfveer met baar líbidineuze geladenheid, haar ingebouwde drang naar het scheppen van veiligheidssystemen, naar terreinafbakening, naar markering.
Het ongedefinieerde van de merktekens die door Massart gebruikt worden, zoals bv. een kruis, een driehoek, een cirkel en de primaire technieken die gehanteerd worden voor het aanbrengen ervan, waarborgen dns 'net ontstaan van naar het mythisch beginsel verwijzende artistiek fenomeen, die formeel wel sterk verwant zijn aan oude magische verschijnselen, maar die in feite aan de "magische cirkel“ zijn ontgroeid en  daardoor duidelijker op de essentiële mythe gericht zijn.
Bovendien blijft, ook weer als gevolg van het gebruik van primaire technieken, de ingreep tot een minimum beperkt, zodat de oorspronkelijke vormen van bet materiaal zoveel mogelijk behouden blijven.
Zij blijven dns kenmerken vertonen van hun eigen voorgeschiedenis. In het werk van Massart is de voorgeschiedenis van net materiaal eigenlijk opgenomen in 'net groeiproces en daardoor ook in het eindresultaat van de creatie zelf.

 

L'ocre rouge a joué un rôle important comme colorant et comme substance protectrice et conjuratoire dans plusieurs cultures préhistoriques. C'est également le cas dans les cultures plus récentes (primitives). L'artiste Jean-Georges Massart utilise fréquemment l'ocre rouge dans ses œuvres. La façon dont il travaille avec ce matériau est liée à la fonction qu'il avait ou a dans le contexte susmentionné.
Mas d'Azil
La culture azilienne du sud de la France doit être située au huitième millénaire avant Jésus-Christ. Il appartient à la période mésolithique. Le nom est dérivé du Mas d'Azil, un lieu du département de l'Ariège, où, entre 1887 et 1912, plusieurs traces de la culture azilienne ont été recherchées dans les grottes locales.  La plupart des vestiges trouvés de cette culture sont des microlites - de petites pointes de pierre pour les flèches et les lances. Le peuple azilien est également connu pour sa découverte de formes géométriques en ocre rouge sur une surface de pierre. Massart a un contact empirique avec l'ocre rouge qui n'est pas seulement déterminé intellectuellement, mais aussi émotionnellement. En effet, il ressent un certain lien émotionnel avec l'utilisation rituelle de cette teinture. D'où son intérêt prononcé pour les utilisateurs d'ocre de la culture azilienne et pour certaines pratiques courantes dans le monde antique, par exemple les Churrites, qui enterraient leurs morts sur une couche d'ocre rouge. La teinture était étalée au fond de la tombe.
Les Kurrites
Les Kurrites étaient les plus anciens habitants d'Edom, au sud de la Palestine. Ils sont mentionnés dans le 14ème chapitre de la Genèse. Dans la période précédant leur installation à Edom, ils vivaient dans presque toute la Palestine et même en Haute Mésopotamie. Si l'on peut qualifier l'œuvre de Jean-Georges Massart de primitiviste, ce n'est pas seulement en raison de l'utilisation de l'ocre rouge. Toutes sortes d'autres matériaux qu'il utilise sont ou étaient également répandus dans les modèles culturels préhistoriques, primitifs et primitivistes. Après tout, Massart travaille constamment avec des pierres, des branches, des brindilles, etc... De même, son système de travail, en tant que donnée en soi, renvoie à la même direction. On peut distinguer plusieurs éléments dans ce système : tout d'abord, la recherche d'un matériau approprié, généralement dans un site comportant de nombreux éléments naturels (pierres, brindilles ...). La recherche en tant qu'activité inventive est étroitement liée à la détermination de ce que l'on cherche exactement ; quels sont les artefacts qui doivent être collectés pour la création imminente ? Cette détermination ne se fait pas avant le début des travaux. Elle se formule de plus en plus clairement au cours de l'acte de recherche lui-même, car ce même acte fonctionne en fait comme une première méthode de recherche et contribue donc à déterminer le choix. C'est l'interaction entre, d'une part, une formulation plus ou moins rationnelle de ce qui est souhaité et, d'autre part, l'action inventive qui est déterminante pour ce qui est finalement choisi et, par conséquent, également pour l'aspect final de l'œuvre. Une telle forme de recherche, de "chercher", est une activité de type particulièrement "primaire". Cette recherche est largement orientée par le même aspect de hasard qui a déterminé le choix des éléments culturels primitifs. On joue avec les coïncidences, non pas selon un système mathématique, mais de manière tactile, en évaluant constamment la situation, avec des corrections et des révisions régulières du concept, jusqu'à ce qu'une découverte soit finalement faite. Cette découverte est alors un choix parmi les résultats matériels d'un nombre indéfini, mais en tout cas impressionnant, de faits et de phénomènes historiques, qui a finalement conduit à l'émergence d'une série de choix, telle qu'elle se manifeste dans la pratique. De ce point de vue, la recherche d'objets utilisables et le fait de faire un choix parmi le nombre sans précédent de possibilités historiquement évoluées deviennent un événement radical dans le monde du hasard. Un résultat aléatoire d'un nombre aléatoire de coïncidences historiques est sélectionné dans la masse indifférenciée et utilisé comme un phénomène unique. Le ramassage, le simple ramassage, comme méthode de recherche initiale, est en effet très simple, mais c'est précisément pour cette raison qu'il est avant tout invasif. 
Le "geste", en tant que recherche et intervention créative à la fois, est en même temps l'essence du processus empirique par lequel se crée le lien entre l'artiste et son matériau.
Même dans les cas où le matériau n'est pas vraiment "recherché" au sens spécifique du terme, mais plutôt "choisi", comme dans l'utilisation de l'ocre rouge, le lien avec le matériau et la décision quant à la manière de le manipuler, se fait par des moyens empiriques, par la recherche à travers la manipulation des objets à étudier. Donc, encore une fois, par le biais du geste comme méthode de recherche.
Dans le traitement des matériaux, - dans la transformation de ceux-ci à leur aspect final, - on utilise des techniques qui appartiennent au patrimoine primitif, préhistorique et primitiviste : le broyage, la coupe, la coloration, l'arrangement. Cependant, ce que Massart réalise n'est pas la répétition d'une pratique purement magique. L'arrangement, l'installation, revêt chez lui une importance exceptionnelle dans la phase finale du processus de création. Il s'agit d'un acte de prestidigitation, non pas en tant qu'élément magique, mais en tant qu'ajout à une simple application indéfinie. Ce travail de construction et de maçonnerie est - précisément par rapport à ses résultats indéfinis - basé sur l'intuition, le choix dirigé par l'émotion, en bref : le motif mythique subconscient avec sa charge libidineuse, son besoin intégré de créer des systèmes de sécurité, de délimiter le terrain, de marquer.

Les marques indéfinies utilisées par Massart, telles qu'une croix, un triangle, un cercle, et les techniques primaires utilisées pour les appliquer, garantissent l'émergence de phénomènes artistiques faisant référence au principe mythique, qui sont formellement fortement liés aux anciens phénomènes magiques, mais qui ont en fait dépassé le "cercle magique" et sont donc plus clairement orientés vers le mythe essentiel.
En outre, toujours grâce à l'utilisation de techniques primaires, l'intervention est réduite au minimum, de sorte que les formes originales du matériau sont préservées autant que possible.
Ils continuent à présenter des caractéristiques de leur propre histoire passée. Dans le travail de Massart, l'histoire du matériau est en fait incorporée au processus de croissance et donc au résultat final de la création elle-même.

[Traduit avec www.DeepL.com/Translator]

 

- Paul Huvlebroeck in Kreatief n°4, octobre 1987.

De bezwering van het toeval
Het toeval is in de loop van de twintigste eeuw een belangrijk element geworden bil de constructie van bepaalde artefacten die in het brede kader van de westerse cultuur ontstaan zijn.
Jean-Georges Massart (1953) is sinds jaren druk bezig met het bespelen van het toeval bij de opbouw van zijn driedimensionale constructies. Wie zijn werk bekijkt, denkt vrijwel onvermijdelijk aan hermetische, in zichzelf gesloten magische constructies. Massart bezweert inderdaad in zekere zin de werkelijkheid als coïncidentie van toevalligheden, door het toeval te hanteren in de deelaspecten van zijn globale verschijningsvorm.
In de meest letterlijke zin van het woord benadert hij de werkelijkheid zoekend en tastend, tot hij bruikbaar werkmateriaal vindt. Hij vindt op die manier stenen, takken, twijgen, landschappelijke sites waarin hij ingrepen kan uitvoeren, enz. Het zoeken en, daaraan verbonden, het toevallig vinden van bruikbare objecten is de basis voor de latere constructie. Die constructie is dus gebaseerd op het maken van een keuze. De keuze is op haar beurt afhankelijk van wat op dat bepaald moment, op die bepaalde plaats voorhanden is
Archeologisch museum
Elke keuze wordt aldus een keuze uit een oneindige reeks aan tijd en plaats gebonden rekwisieten, met hun eigen identiteit en hun eigen specifieke voorgeschiedenis. Een constructie die met deze dingen wordt opgebouwd, verenigt in haar complexiteit een aantal historische, immateriële verbindingen met de totaliteit van de werkelijkheid. Ze is eigenlijk een archeologisch museum.
De gevonden voorwerpen liggen dikwijls lange tijd in het atelier vooraleer ze gebruikt worden. Er moet een band groeien met hun identiteit, met hun voorgeschiedenis. Ais die band er is, zijn ze optimaal bruikbaar. Het vervolg van het creatieproces is dan een voortdurend schikken en herschikken tot een vorm ontstaat waarin de elementen onderling elkaars identiteit benadrukken.
Een dergelijke vorm is dikwijls tot op zekere hoogte archetypisch. Hij is dikwijls op driehoeksconstructies en oirkels gebaseerd. Of hij is zo rudimentair dat hij alleen maar de aanwezigheid van de objecten benadrukt Dat is ondermeer het geval wanneer de oppervlakte van stenen merktekens krijgt.
In die toestand ontstaan telkens weer verbanden met elementen uit prehistorische culturen als een vrijwel logisch gevolg van het hele werkproces. Dat werproces is immers op zichzelf eigenlijk primitivistisch.
Het gebruik van kleurstofien die niet alleen door de kleur zelf, maar ook door de scheikundige samenstelling als bijzonder elementair overkomen, versterkt dit aspect nog. Dat is b.v. het geval voor rode oker, die veelvuldig gebruikt wordt.

 

La conjuration du hasard
Au cours du vingtième siècle, le hasard est devenu un élément important dans la construction de certaines formes d'art qui ont émergé dans le cadre général de la culture occidentale.
Depuis des années, Jean-Georges Massart (1953) joue avec les coïncidences dans la réalisation de ses constructions tridimensionnelles. Quiconque regarde son travail pense presque inévitablement à des constructions magiques hermétiques et fermées sur elles-mêmes. Massart fait en effet apparaître la réalité dans un certain sens comme une coïncidence de coïncidences, en utilisant la coïncidence dans les aspects partiels de son apparence globale. Au sens le plus littéral du terme, il aborde la réalité en cherchant et en tâtonnant jusqu'à ce qu'il trouve un matériau de travail utile. Il trouve ainsi des pierres, des branches, des brindilles, des sites paysagers dans lesquels il peut intervenir, etc. La recherche et, en relation avec celle-ci, la découverte fortuite d'objets utilisables constituent la base de la construction ultérieure. Cette construction repose donc sur la réalisation d'un choix. Le choix, à son tour, dépend de ce qui est disponible à ce moment précis, dans cet endroit précis.
Musée archéologique
Chaque choix devient ainsi un choix parmi une série infinie d'accessoires liés au temps et au lieu, avec leur propre identité et leur histoire spécifique. Une construction réalisée avec ces éléments unit dans sa complexité un certain nombre de connexions historiques et immatérielles avec la totalité de la réalité. Il s'agit en fait d'un musée archéologique.
Les objets trouvés restent souvent longtemps dans l'atelier avant d'être utilisés. Un lien doit se tisser avec leur identité, avec leur histoire. Une fois ce lien établi, ils sont utilisables de manière optimale. Le reste du processus de création est alors un processus constant d'arrangement et de réarrangement jusqu'à l'émergence d'une forme dans laquelle les éléments soulignent l'identité de chacun.
Une telle forme est souvent archétypale dans une certaine mesure. Elle est souvent basée sur des constructions triangulaires et des cercles. Ou bien elle est si rudimentaire qu'elle ne fait que souligner la présence des objets.
Dans cet état, les connexions avec les éléments des cultures préhistoriques apparaissent de manière répétée comme une conséquence presque logique de l'ensemble du processus de travail. Le processus de travail lui-même est en fait primitiviste.
L'utilisation de colorants qui apparaissent comme élémentaires non seulement en raison de la couleur elle-même, mais aussi de leur composition chimique, renforce encore cet aspect. C'est le cas, par exemple, de l'ocre rouge, qui est fréquemment utilisée. 

[Traduit avec www.DeepL.com/Translator]

 

- Catherine Hemery, ‘Jean-Georges Massart’, in +-0 n° 53, juin 1989, p.38-39.

Rencontre

C'est dans une librairie que j'ai fait la connaissance du travail de Jean-Georges Massart grâce au catalogue d'une exposition déjà terminée : " la pierre dans l'Art Belge contemporain à l'Atelier 340 à Bruxelles.
Adepte du minimalisme, j'ai vu là un de ses possibles aboutissements : 
- rectitude du dépouillement réchauffée par les matériaux naturels, leurs imperfections, leurs aléas ;
- hasard formel qui fait entrer ces matériaux dans le travail et qui, réciproquement, influe sur ce travail et le modèle.
Depuis, la rencontre personnelle s'est faite. On a travaillé ensemble, en France. (Anecdote : je suis encore étonnée de la voix ample du personnage face au tenu, au fragile de l'œuvre).
Une œuvre scientifique.
On a affaire là à un travail de géométrie sur les droites, les courbes, les angles, la symétrie etc… avec des matériaux naturels, donc faillibles au niveau géométrique : fausses verticales, perpendiculaires déviées, accrocs du rectiligne. Jean-Georges Massart axe ses travaux sur les accidents naturels : pierre trouée de part en part, sur les spécificités des plantes : creux interne du sureau ; et le travail de géométrie se double de futurs objets de sciences naturelles, de botanique.
Beaucoup de temps est passé à choisir les pierres, les branches, à les compiler pour les futurs objets.
Beaucoup de végétaux, de galets, s'entassent dans l'atelier, sélectionnés déjà soigneusement une première fois puis réexaminés pour que, d'eux, sorte leur essence-même, pour que, de leurs accidents de leur construction caractéristique, unique - ramifications, cavités, fentes, etc... - naisse un objet très différent d'un autre. Cette connaissance des matériaux naturels, acquise par le regard puis l'expérimentation, s'affine toujours plus.
Enfin, c'est également un travail de physique : le coup d'œil puis l'essai empirique multiple apportent un savoir sur la résistance du matériau jusqu'où la branche ploie sans rompre, jusqu'où cette apparente fragilité s'obstine à la solidité.
Par ailleurs, Massart répugne à trouer une pierre à la perceuse, à violenter un élément de nature.
De ce fait, tout doit, presque toujours, tenir tout seul, de lui-même, par son propre poids, une ligature ou un élément coincé dans un autre. Pas de colle, pas de tige de métal : l'équilibre.
Justesse / Justice.
Depuis environ dix ans, le vocabulaire plastique de Jean-Georges Massart est assez réduit : trois éléments végétaux principaux : sureau, bananier, bambou, et trois éléments minéraux : galet, schiste, ocre rouge. Les matériaux sont, pour le moment, tous naturels.
Des métaux : le plomb, le zinc pourraient peut-être entrer dans ce vocabulaire. Leur utilisation est actuellement sujet à hésitation.
Peut-être sont-ils des ouvertures, font-ils partie de l'avenir de l'œuvre. Une pièce ou deux, terminées mais non montrées, gardées à l'atelier, regardées, soupesées, en sont le symptôme.
La pièce est peut-être bonne mais l'alliance du végétal et du plomb est-elle "juste“ ?
Une sorte de code d'honneur empêche certains débordements.
Des matériaux sont aujourd’hui tabous mais tentants, tabous parce que donc pas "justes" par rapport au vocabulaire que s'autorise Jean-Georges Massart. On ne peut que remarquer l'ambiguïté du mot "juste":
- en son sens normatif par rapport à une dualité, à ce qu'il "faut" faire, ce qui est convenable, adéquat, conforme à une norme - dix ans de travail -, à une convention interne à l'œuvre, à un raisonnable - ou une raison d'être - de celle-ci.
- mais aussi en son sens pourrait-on dire moral : intègre, équitable, honnête.
Et dans la bouche de Jean-Georges Massart, les deux sens sont étroitement imbriqués : dans une morale et une rigueur de l'œuvre en cours.
D'autres matériaux encore sont tabous, cette fois parce qu'utilisés trop puissamment par d'autres artistes.
Le matériau leur appartient quand ils l'ont promu au rang d'élément artistique possible : qu'il n'était pas avant eux.
C'est le cas de Wolfgang Laib et SON pollen, élément qui, pourtant, conviendrait si bien à l'atmosphère des installations de Jean-Georges Massart.
Voilà donc une œuvre dont je dirai pour conclure qu'elle est une gageure permanente constituée de paris multiples : Jean-Georges Massart recherche – et trouve - à établir une pérennité avec des végétaux, par définition, fragiles, cassants, quand ils sèchent trop, quand on les manipule trop brutalement.
Il fait le plus avec le moins, avec ce que peu de gens daignent regarder dans la vie quotidienne. Le sureau est sans doute - avec la mauvaise herbe - le plus pauvre des végétaux ! ...
Il se renouvelle en usant, sans l'user, de son vocabulaire presque restreint, en voulant délimiter le juste et "l'injuste", en fouillant toujours au même endroit, sans complaisance, en allant au bout du fonctionnement de cette branche qu’il n’utilisera pas comme cette autre.
Décidément, une gageure toute de subtilité.
(Le Havre 1989).

 

- Catherine Hemery, (Le Havre, avril 1990)

Texte repris in Périodique (feuillet-invitation) expo Galerie Détour, Jambes, avril 1991, in Feuillet-invitation n° 96, Maison de la culture de Namur, expo Pierre, dialogue et métamorphose II, (avril 1991)

Ocre rouge, sureau, schiste ; Jean-Georges Massart utilise depuis plusieurs années déjà un même vocabulaire d'éléments végétaux et minéraux, réduit à l’essentiel, sans signe d'épuisement des possibles combinatoires. Il se permet très rarement l’adjonction d'autres matériaux. Cette limitation volontaire fortifié le travail, le met sous le signe de la verticalité, du creusement d'une problématique. Par ailleurs, J.G. M. refuse, dans la mesure du possible, toute technique d'assemblage utilisant un autre élément que naturel ou nécessitant une action violente. Seuls sont acceptables la simple pose, l’encastrement, la ligature.
Recherche réussie sur l'équilibre de la fragilité.
Travail sur l'espace : des pièces existent par elles-mêmes mais beaucoup naissent de la lecture d'un lieu précis.
Ces signes fins, élancés, en trois ou deux dimensions, griffent un mur, un espace et l’occupent pleinement, monumentaux dans leur ténuité 

 

- Henri Van de Leemput. ‘Après un entretien avec l’artiste’ in Catalogue La Pierre, Dialogues et métamorphoses II. Namur, Maison de la Culture, 27/04-02/06/1991.

Des matériaux simples, qui ne soient pas neutres, c'est-à-dire qui aient une histoire, un vécu, voilà les bases concrètes des œuvres de Jean-Georges Massart. A partir de là, à partir de la possibilité qu'il entrevoit de raconter, de développer une, son histoire qui va évoluer au cours du travail, des gestes aussi simples que les éléments auxquels ils s'appliquent entrent en jeu. Ramassage, cueillette, sectionnement, brûlage, courbure, entaillage, évidemment, juxtaposition, superposition, croisement, entrelacement, emboîtement, pigmentation, etc. : des gestes immémoriaux, primitifs, primordiaux, fondateurs.
Ces gestes ont constitué une étape fondamentale pour le développement de l’espèce humaine et de son système de pensée. Tous les hommes les effectuent également au cours de leur existence. Dans une civilisation déboussolée, ou l'homme pervertit ses rapports à la nature et sa compréhension de ceux-ci dans une croyance éperdue en la science et la technique triomphantes et dominatrices, il s'agit d'essayer de rappeler certaines origines.
On peut parler d'écologie mais au sens premier du terme - rapports des êtres vivants et du milieu dans lequel ils vivent - plutôt que dans l'acception commune réductrice de ce mot galvaudé. On peut également parier d'humanisme dans la curiosité intellectuelle, la soif inextinguible de connaissances que l'on retrouve chez l'artiste, esprit résolument ouvert sur le monde et en constant dialogue avec celui-ci.
Une des marques de ce qui précède peut être décelée dans la manière de travailler et d'exposer de Jean-Georges Massart. En schématisant quelque peu, la production de l'artiste se divise en trois catégories d'œuvres :
1. les installations, créées de toutes pièces in situ,
2. les œuvres, en général de petites dimensions, ne subissant aucune modification lors de l’accrochage,
3° les œuvres déjà existantes en atelier et recréées lors de la mise en place de l'exposition.
En ce qui concerne ces dernières, les modifications sont soit le marcottage, soit le changement d'échelle _ rappelons l'élaboration, en 1979-1980, de maquettes en vue de réalisations dans la nature (« Projekt voor meditatieve ruimte »), et le fait que la taille réelle des œuvres est parfois impossible à déterminer sur certaines photos.
Une prise en compte totale du lieu de présentation, et donc de réception par le spectateur, s'ajoute en tant que nouvel élément constitutif de l'œuvre aux éléments de départ.
En réinventant sans cesse ses rapports au monde, l'artiste se pose en une certaine conscience morale, ses œuvres offrent un espace, une base de méditation. Catalyseurs de la réflexion, elles laissent cependant toute liberté d'interprétation à celui qui, tascine, voudra s'interroger sur la nature de l'art et de l'homme.

 

- n.s. Notice sur J. G. Massart in catalogue In a Silent Way. Hoogstraten, Spijker-Angelazaal, 1992, pp. 20-21.

Bij hei beschouwen van hei werk van Jean Georges Massart kunnen we niet nalaten om terug ie blikken op fundamentele romantische grondgedachten die doorwerken binnen onze Westerse cultuurproductie. Deze vinden hun oorsprong aan het einde van de 18de eeuw wanneer de rationele probleemoplossende activiteit een vacuüm nalaat. Er ontstaat een opsplitsing van de tot dan toe als éénheid beleefde wereld van natuur en cultuur en van emotionaliteit en rationaliteit. Men zoekt onder andere een mogelijkheid om deze verloren gegane eenheid te herstellen in een escapistische houding tegenover het natuurbeleven in de breedste zin zijnde: de ongerepte grootsheid van de natuur, de primitieve mens in zijn natuurlijke omgeving en de fascinatie voor de eigen onbewuste natuur. Deze benaderingswijzen treden regelmatig op het voorplan doorheen de diverse kunststromingen van de laatste twee eeuwen. In aanvang interesseren kunstenaars zoals Turner en Constable zich voornamelijk voor de overweldigende grootsheid van de natuur. De natuurmens in zijn diverse aspecten treedt het sterkst naar voor bij de Symbolistische kunstenaar Gauguin die tijdens zijn reizen naar Tahiti zijn levenswijze en kunstvisie op elkaar afstemt.
De Surrealisten exploiteren de onbewuste krachten van de menselijke natuur. Bij hen vinden we reeds gedachten en houdingen die anticiperen op het werk van Massart. Een belangrijk aanknopingspunt met deze traditie is bijvoorbeeld de bijzondere aandacht dien men binnen het Biomorf Surrealisme vestigt op de ”objet naturel interprété”. Deze werkwijze waarbij eigenschappen van het gevonden object geaccentueerd of gecamoufleerd worden vinden we ook terug bij Massart. Het werk von Jean Georges Massart heeft daarnaast ook affiniteit met primitivistische cultuurpatronen. Hei betreft hier meer bepaald constructies die her gevolg zijn van een religieuze cultus waarbinnen de mens zichzelf door middel von her mythische een plaats in het universum. Deze fascinatie voor het rituele object en de rituele handeling vormt de tweede grote peiler van het oeuvre van Massart. De kunstenaar maakt drie soorten sculpturen, namelijk kleine objecten, installaties in een ruimte en installaties in de natuur. De kleine objecten verwijzen naar gebruiksvoorwerpen. Ze hebben een schijn-utilitair karakter en roepen analogieën op met kokertjes, primitief schrijfmateriaal en eenvoudige muziekinstrumentjes. In hun visuele uitwerking getuigen ze van een oriëntaalse verfijndheid. In zijn ruimtelijke objecten brengt hij natuurlijke materialen zoals stenen, wilgentakken en bamboestokken samen tot een fragiele esthetische configuratie met een labiel evenwicht. Eenvoudige seriële ordeningspatronen verschijnen naast vrije, open vormstructuren en er is een alternerende dominantie von natuurlijke en rationele configuraties. Met zijn installaties in de natuur sluit Massart het dicht aan bij de Land Ari. Hierbij verkiest hij een harmonisch evenwicht met de natuur boven agressieve ingrepen. Deze werken zijn dikwijls uiterst fragiel en door de materialen waaruit ze gemaakt zijn heel sterk aan natuurkrachten onderworpen waardoor ze een uitgesproken temporeel karakter hebben. Her oeuvre van Jean Georges Massart heet een poëtisch lyrische stemming en een uitgesproken introverte sensitiviteit. Zijn werk nodigt uit tot contemplatie en bezinning. Het geheel is ingebed in een transcendente esthetiek waarbinnen het religieus kosmologische aspect een centrale plaats inneemt.

En considérant l'œuvre de Jean Georges Massart, nous ne pouvons manquer de revenir sur les idées romantiques fondamentales qui imprègnent notre production culturelle occidentale. Elles trouvent leur origine à la fin du 18e siècle, lorsque l'activité rationnelle de résolution de problèmes laisse un vide. Le monde de la nature et de la culture, qui était jusqu'alors vécu comme une seule entité, ainsi que celui de l'émotionnel et du rationnel, ont été scindés. Une façon de restaurer cette unité perdue est de rechercher une attitude d'évasion dans l'expérience de la nature au sens large : la grandeur intacte de la nature, l'homme primitif dans son environnement naturel et la fascination pour sa propre nature inconsciente. Ces approches apparaissent régulièrement au premier plan dans les différents mouvements artistiques des deux derniers siècles. Au départ, les artistes tels que Turner et Constable s'intéressaient principalement à la grandeur écrasante de la nature. L'artiste symboliste Gauguin, qui a aligné son mode de vie et sa vision de l'art lors de ses voyages à Tahiti, est l'exemple le plus marquant des différents aspects de l'homme dans la nature.
Les surréalistes exploitent les forces inconscientes de la nature humaine. Avec eux, nous trouvons déjà des pensées et des attitudes qui anticipent l'œuvre de Massart. Un lien important avec cette tradition est, par exemple, l'attention particulière que le surréalisme biomorphique accorde à l'"objet naturel interprété". Cette méthode de travail, dans laquelle les caractéristiques de l'objet trouvé sont accentuées ou camouflées, se retrouve également dans l'œuvre de Massart. L'œuvre de Jean Georges Massart a également une affinité avec les modèles culturels primitivistes. Plus précisément, il s'agit de constructions qui sont le résultat d'un culte religieux dans lequel l'homme se donne une place dans l'univers au moyen du mythe. Cette fascination pour l'objet et l'action rituels constitue le deuxième pilier majeur de l'œuvre de Massart. L'artiste réalise trois types de sculptures, à savoir des petits objets, des installations dans une pièce et des installations dans la nature. Les petits objets font référence aux ustensiles. Ils ont un semblant d'utilité et évoquent des analogies avec les tubes, les matériaux d'écriture primitifs et les instruments de musique simples. Dans leur élaboration visuelle, ils témoignent d'un raffinement oriental. Dans ses objets spatiaux, il rassemble des matériaux naturels tels que des pierres, des branches de saule et des bâtons de bambou pour créer une configuration esthétique fragile à l'équilibre instable. Des modèles d'ordre sériel simple apparaissent à côté de structures libres, de forme ouverte, et il y a une dominance alternée de configurations naturelles et rationnelles. Avec ses installations dans la nature, Massart est proche du Land Art. Ici, il préfère un équilibre harmonieux avec la nature à des interventions agressives. Ces œuvres sont souvent extrêmement fragiles et, en raison des matériaux dont elles sont faites, très soumises aux forces de la nature, ce qui leur confère un caractère temporel prononcé. L'œuvre de Jean Georges Massart est empreinte d'une humeur poétique et lyrique et d'une sensibilité introvertie prononcée. Son travail invite à la contemplation et à la réflexion. L'ensemble s'inscrit dans une esthétique transcendantale dans laquelle l'aspect cosmologique religieux occupe une place centrale. 
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- Raf Coenjaert, ‘Jean Georges Massart. Aspecten von zijn werk’ in Catalogue J. G. Massart. Waregem, Kulruurcentrum De Schakel 30/01-28/02/1993 (texte du 10 janvier 1993).

Zijn er banalere en vergankelijkere houtsoorten don vlier en wilg ? Is er een eenvoudiger gesteente dan leisteen en een primitiever don silex ? Het is de basismaterie waarmee Jean-Georges Massart zijn abstracte sculpturen assembleert.
Jean-Georges Massart gebruikt geen nieuwe materialen, geen nieuwe technieken en green nieuwe media. Zijn beelden zijn het eindresultaat von een zorgvuldig. Werkproces dat begint bij wandelen, verzamelen en selecteren en eindigt bij combineren, assembleren en presenteren. Het werk ontstaat via elementaire handelingen die ook door de ”primitieve" mens zouden kunnen uitgevoerd worden : hij gaat de natuur in, raapt op, plukt, snijdt af, splitst, plooit, verbindt, verbrandt en kleurt. Dit gebeurt met grote eerbied voor de gekozen materialen.
Door het gebruik von deze natuurlijke stoffen, met behoud von hun formele eigenschappen, vraagt hij er respect voor.
Heel het oeuvre von Jean-Georges Massart getuigt von liefde voor de eenvoudigste dingen. Hij dwingt respect of voor datgene waarvan hij houdt en stelt ons in de mogelijkheid in de grootste verwondering en bewondering te staan voor een simpel takje of een gevonden kei.
Zulke ervaringen liggen aan de grandslag von kosmische en religieuze gevoelens. In het eenvoudige wordt het algemene zichtbaar.
Vroeger werd híerdoor ongetwijfeld ook de primitieve mens geïnspireerd tot het bekleden von objecten met een universele en magische betekenis.
Jean-Georges Massart plaatst zich met zijn bijna rituele werkwijze aan de wieg von onze beschaving 
en aan de oorsprong von de omgang met vorm door de mens.
Verschillende elementen in het werk leggen het verbond met magische en rituele handelingen von mensen uit een ver verleden.
Er is het gebruik van rood- en okerkleurig pigment dat o.o. in de Egyptische cultuur gebruikt werd ter bescherming von de doden. In verschillende objecten is het spaarzaam en soms verborgen aanwezig.
Er is de fascinatie voor en het gebruik von vuur. De uiteinden von bepaalde werken worden door vlammen geblakerd. De vuursporen en ook de kleurstof kunnen gezien worden ols een zichtbaar maken von de grens tussen de materiële en de spirituele dimensie von het object. Er is het gebruik von silex, het vuurbrengend gesteente, dat tevens een von de eerste primitieve werktuigen was en dus één von de eerste materiële uitingen van beschaving.
Onder de handen von de kunstenaar ondergaan betekenisloze objecten een metamorfose. Ze worden vervormd, moor blijven steeds hun eigenheid behouden. Ze worden toegeëigend moor niet overheerst.
De minimale wijzigingen die de materie ondergoot gebeuren steeds in consequentie met de eigenschappen von het materiaal.
Soepele wilgtwijgen worden geplooid, holle vlierstokken worden kokers, de holtes in silexstenen worden knooppunten. De verschillende materialen worden met elkaar verbonden op een manier die voortvloeit uit hun aard. Holle takken worden in elkaar geschoven. Twijgen voorzichtig geknoopt. Stenen zorgvuldig gestapeld. Er worden geen vreemde materialen toegevoegd er wordt niet genageld of gelijmd.
Niet alleen verbindingen zijn belangrijk in het werk van Jean-Georges Massart, ook het klieven van hout of steen komt vaak voor.
De steen gebroken waardoor zijn binnenste zichtboor wordt. Na het openen kon hij zich terug sluiten als een doos.
Deze werkwijze toont aan dat Jean-Georges Massart minimale sculpturen niet thuishoren onder de paraplu van de conceptuele kunst, maar deel uitmaken von de traditie van de zuivere beeldhouwkunst weliswaar herleid tot zijn meest essentiële vorm. In dit licht moet ook de sterke appreciatie van de kunstenaar gezien worden voor die traditie en zijn grootmeesters zoals Gonzales, en Brancusi.
Jean-Georges Massart weert uit zijn werk elk overbodig element en houdt alleen het essentiële over.
Omdat niets de aandacht afleidt kan zich vlak naast de authenticiteit von de materie de creatieve persoonlijkheid von de kunstenaar nestelen die maakt dot de materie op een intimistisch-sobere, soms geometrische manier gestructureerd wordt ofwel met een enorme zwier in de ruimte geprojecteerd 
wordt. 
In beide gevallen creëert het werk zijn eigen ruimte.
Vaak staan de sculpturen van Jean-Georges Massart onstabiel. Door een subtiel spel von evenwicht en tegengewicht houden Ze zichzelf recht. De interne sponning die maakt dat ze rechtop blijven staan is zichtbaar. Sommige beelden kunnen zelfs helemaal niet overeind blijven staan zonder beroep te doen op de architectuur waarin ze getoond worden.
Bij het presenteren von zijn werk houdt de kunstenaar erg veel rekening met de omgeving. De omgeving wordt beschouwd als een aura die de esthetische kwaliteit von de beelden benadrukt. Men kan ook stellen dat de eigen ruimte die het beeld voor zichzelf gecreëerd heeft moet passen in de grote omringende ruimte. Zoals de beelden dikwijls een materiële binnen- en buitenkont hebben, hebben ze ook een interne en een externe ruimte.
Bij de installaties die Jean-Georges Massart concipieert voor een bepaalde locatie primeert de externe ruimte. Het werk past zich in de bestaande omgeving en is er het antwoord op.
Andere, kleinere werken zijn onafhankelijker. Daar is de omgeving het antwoord op het werk.
Wanneer we terugblikken naar het werk van Jean-Georges Massart van de laatste 10 jaar dan verschijnt een homogeen oeuvre von hoogstaande kwaliteit. De criteria die ons toelaten dit te stellen zijn eenvoud, eerlijkheid, respect en consequentie.
Dat dit geen typische artistieke criteria zijn is een bijkomend criterium. 

Existe-t-il des bois plus ordinaires et transitoires que le sureau et le saule ? Existe-t-il une pierre plus simple que l'ardoise et plus primitive qu’un silex ? C'est le matériau de base avec lequel Jean-Georges Massart assemble ses sculptures abstraites.
Jean-Georges Massart n'utilise pas de nouveaux matériaux, pas de nouvelles techniques et pas de nouveaux médias. Ses sculptures sont le résultat d'un travail méticuleux. Ses sculptures sont le résultat final d'un processus de travail minutieux qui commence par la marche, la collecte et la sélection et se termine par la combinaison, l'assemblage et la présentation. L'œuvre est créée par des actions élémentaires qui pourraient également être réalisées par l'homme "primitif" : il sort dans la nature, cueille, coupe, fend, plie, relie, brûle et colore. Cela se fait dans le plus grand respect des matériaux choisis.
En utilisant ces matériaux naturels, tout en préservant leurs qualités formelles, il demande qu'on les respecte.
L'ensemble de l'œuvre de Jean-Georges Massart témoigne de son amour des choses les plus simples. Il exige le respect pour ce qu'il aime et nous permet de rester dans la plus grande stupéfaction et admiration pour une simple brindille ou une pierre trouvée.
De telles expériences sont au cœur des sentiments cosmiques et religieux. Dans le simple, le général devient visible.
Dans le passé, cela a sans doute inspiré l'homme primitif à décorer des objets ayant une signification universelle et magique.
Jean-Georges Massart, avec sa façon presque rituelle de travailler, se place au berceau de notre civilisation, à l'origine de l'histoire de l'humanité et à l'origine de la relation de l'homme avec la forme.
Divers éléments de l'œuvre font le lien avec les actes magiques et rituels de personnes d'un passé lointain.
Il y a l'utilisation du pigment rouge (ocre), qui était utilisé dans la culture égyptienne pour protéger les morts. Dans divers objets, il est présent avec parcimonie et parfois caché.
Il y a une fascination pour le feu et son utilisation. Les extrémités de certaines œuvres d'art sont noircies par les flammes. Les traces de feu et la teinture peuvent être considérées comme révélant la frontière entre la dimension matérielle et spirituelle de l'objet. Il y a l'utilisation du silex, la pierre à feu, qui était aussi l'un des premiers outils primitifs et donc l'une des premières expressions matérielles de la civilisation.
Sous les mains de l'artiste, des objets sans signification subissent une métamorphose. Ils sont transformés, mais conservent toujours leur individualité. Ils sont apprivoisés mais pas dominés.
Les changements minimes que subit le matériau sont toujours en accord avec les caractéristiques du matériau.
Les brindilles souples de saule sont pliées, les poteaux électriques deviennent des tubes, les creux des pierres de silex deviennent des nœuds. Les différents matériaux sont assemblés d'une manière qui découle de leur nature. Les branches creuses sont poussées ensemble. Des brindilles soigneusement nouées. Les pierres sont soigneusement empilées. Aucun matériau étranger n'est ajouté, pas de clouage ni de collage.
Les connexions sont importantes dans l'œuvre de Jean-Georges Massart, mais aussi la fente du bois ou de la pierre.
La pierre est brisée de manière à ce que son intérieur devienne visible. Après l'avoir ouvert, il pourrait se refermer comme une boîte.
Cette méthode de travail montre que les sculptures minimales de Jean-Georges Massart n'appartiennent pas à l'art conceptuel, mais s'inscrivent dans la tradition de la sculpture pure, bien que réduite à sa forme la plus essentielle. Dans cette optique, il faut également voir la forte appréciation de l'artiste pour cette tradition et ses grands maîtres tels que Gonzales et Brancusi.
Jean-Georges Massart élimine tout élément superflu de son travail et ne laisse que l'essentiel.
Parce que rien ne vient distraire l'attention, la personnalité créative de l'artiste peut se nicher tout près de l'authenticité du matériau, le structurant de manière intime et sobre, parfois géométrique, ou le projetant dans l'espace avec un énorme swing. 
Dans les deux cas, l'œuvre crée son propre espace.
Les sculptures de Jean-Georges Massart sont souvent instables. Par un jeu subtil d'équilibre et de contrepoids, ils se maintiennent droits. La rainure interne qui leur permet de rester debout est visible. Certaines sculptures ne peuvent même pas tenir debout sans recourir à l'architecture dans laquelle elles sont exposées.
Lorsqu'il présente ses œuvres, l'artiste tient beaucoup compte de l'environnement. L'environnement est considéré comme une aura qui met en valeur la qualité esthétique des sculptures. On peut également dire que l'espace que la sculpture s'est créé doit s'intégrer dans le grand espace environnant. Tout comme les sculptures ont souvent un matériau à l'intérieur et à l'extérieur, elles ont également un espace interne et externe.
Dans les installations conçues par Jean-Georges Massart pour un lieu donné, c'est l'espace extérieur qui prime. L'œuvre s'intègre dans l'environnement existant et en est la réponse.
D'autres œuvres, plus petites, sont plus indépendantes. Là, l'environnement est la réponse au travail.
Si l'on regarde le travail de Jean-Georges Massart au cours des dix dernières années, on constate une œuvre homogène et de grande qualité. Les critères qui nous permettent de l'affirmer sont la simplicité, l'honnêteté, le respect et la cohérence.
Le fait qu'il ne s'agisse pas de critères artistiques typiques est un critère supplémentaire
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- Marie Lapalus, ancienne conservatrice du Musée Creuze de Tournus, actuelle responsable du Frac Rhône-Alpes in Catalogue Jean-Georges Massart, Galerie De Ziener, 1994.

Je n'ai guère côtoyé le sculpteur Jean-Georges Massart ; les rencontres ont été fortuites - à l'exception d'un entretien à Paris (à mi-chemin entre Tienen et Tournus ?) - autour de dessins, de documents et de projets. En revanche, régulièrement, j'ai croisé son travail, découvert ses sculptures chez des collectionneurs ou dans des expositions. De même une documentation m'a ponctuellement été communiquée par l'artiste ou par de tierces personnes depuis près de dix ans. La connaissance en partie théorique du corpus de l'œuvre de Jean-Georges Massart ne remplace pas l'approche de son territoire ou la visite de son atelier ! Pourtant c'est ainsi que la demande d'un texte m'est arrivée et qu'étrangement je l'ai acceptée.
Il semblerait qu'une familiarité plus grande avec l'œuvre er qu'un rapport concret, physique, avec les sculptures et leur mise en situation dans l'espace puissent engendrer une parole plus juste. Si la relation individuelle ou l'amitié pour l'artiste sont absentes, en revanche une complicité dans des intérêts d'ordre esthétique pourra, peut-être, apporter au sculpteur qui sollicite celle réflexion sur sa démarche ou sur sa production même, quelques nouveaux points de repères.
La constance, la continuité, la cohérence du parcours de Jean-Georges Massart correspondent bien à l'impression de solidité, de force, à l'allure terrienne que tout son être dégage. Paradoxalement, l'écriture offerte par la succession de ses œuvres a tous les caractères de la subtilité de la composition, depuis le graphisme acéré jusqu'à la fragilité des équilibres. Ainsi les camaïeux des couleurs de la terre, des minéraux et des végétaux, dans leur raffinement, confinent presque à la préciosité du propos. Mettant en jeu les éléments fondateurs des constructions primitives - le bois et la pierre -, les installations et les sculptures de Jean-Georges Massart s'éloignent bien vite d'un ancrage au sol pour profiter de l'espace aérien ou extérieur, ou bien jouent subtilement avec les surfaces abstraites de nos lieux d'accrochages contemporains.
Quand la pierre, après avoir été patiemment choisie - dans le témoignage d'une science cultivée des éléments de la nature - est incisée de façon volontaire et construite, cette "blessure relative“ est cicatrisée par la poudre d'ocre rouge. Lorsque les pierres sont posées à même la terre, elles semblent soulevées par les fragiles osiers et prêtes à changer d'état. Souvent l'ocre rouge, - minéral réduit en poudre - dans la quasi immatérialité, sert à définir les espaces dans des formes simples. On peut lire les travaux de Jean-Georges Massart comme des constructions géométriques, mais elles sont bien différentes des "géométree" de François Morellet. Si l'humour parfois les réunit sur ce terrain, très vite le sculpteur belge postule des principes physiques comme la tension ou le centre de gravité, dans ses savantes compositions là où l'artiste français ne fait que compléter des formes existantes et jouer avec elles comme avec les mots. Cercles, mandorles, par la couleur, et le statut transitoire du pigment s'associent aux architectures qui abritent les sculptures de Jean-Georges Massart. En ces moments, le caractère sacré de certaines d'entre elles peut composer dans l'harmonie une autre partition.
Les dimensions très diverses des œuvres du sculpteur situent exactement son propos hors de la notion d'échelle qui importe peu à l'artiste. Celui-ci préfère affirmer les qualités unitaires de ses matériaux de prédilection utilisant dans un jeu naturel les propriétés de fourreau ou d'étui du bambou et du sureau ainsi que la souplesse et la résistance de l'osier. On devine que l'idée, née de la récolte des matériaux, par des processus simples et logiques, induit une pensée se matérialisant aujourd'hui par un dessin, qui demain trouvera son expression dans une installation immense et encore plus tard, sera synthétisée dans un minuscule objet. Placé à l'endroit juste, ce dernier prendra son statut de sculpture.
Seule la longue fréquentation des matériaux de prédilection de Jean-Georges Massart lui permet - presque toujours ! - d'en déterminer le point d'équilibre, de prendre en compte les modifications de poids dues au séchage. Ses sculptures portent en elles-mêmes toute la virtualité du concept qui passe de l'épure à l'écriture puis au frêle objet-sculpture. Ainsi les processus de la création, chez ce sculpteur qui cultive les paradoxes, entretiennent-ils les besoins de complémentarité inhérents à la Nature. De même cette grande stabilité dans l'acte créatif, avec son caractère cyclique, avec l'abandon de l'archétype du sculpteur se battant contre la matière, correspond plus à un respect de soi qu'à une soumission aux éléments. Cette forme de “philosophie“ s'affirme bien aujourd'hui comme une éthique de la sculpture.

 

- Inge Henneman in catalogue Jean-Georges Massart, Asse, Galerij De Ziener, 1994- [repris pour les catalogues de Lochem / NL. Kunst op de Helling, 1999 pp 28-29 et de Asse, Van Stof tot Asse, 1999]
Jean-Georges Massart werkt uitsluitend met natuurlijke materialen. Hij verzamelt takken en teenwilg en vlier, selecteert holle bamboe, raapt stenen en gebruikt okers en vuur als kleuren. De tijd is de grootste beeldhouwer; het basismateriaal is niet neutraal maar heeft een eigen geschiedenis die spreekt uit de contrasten van zwaarte en lichtheld, vegeetal en mineraal, buigzaam en breekbaar. Massart zoekt naar de sporen von een potentiële sculptuur, zijn vertrekpunt is hypothetisch. Hij maakt de verborgen mogelijkheden van het aangetroffen materiaal zichtbaar. In het atelier bedrijft Massart een soort natuurkunde op de tast. De lange dunne twijgen worden behoedzaam en met respect benaderd onderzocht op hun veerkracht. Massart lijkt zich ie vereenzelvigen met een nietig twijgje, een elementair stuk houd, of een simpele doorboorde kei, hij plooit en buigt, rijgt takken doorheen lege ruimten binnenin hout of steen, vlecht ze kruiselings in elkaar, laat ze een tijd gerust en verbindt ze met andere takken of met stenen, kleurt ze mei okers en verbrandt ze, om ze uiteindelijk (zij hei voorlopig) in een plaats te integreren. Toevallíge contacten, het ene wordt omhulsel voor het andere, blijkt het licht raamwerk voor een opgelaten vlieger of hef geknoopt touw voor een zwevende trapeze. De uitgangspositie van Massart is streng beperkt maar de mogelijkheden schijnen onuitputtelijk. De eenvoudigste dingen van de natuur lenen zich tot een grote verscheidenheid van sculpturale gedaanteverwisselingen. De minimale ingrepen von Jean-Georges Massart zijn gericht op deze voortdurende metamorfose. Vanuit de intuïtieve en tegelijk exacte inschatting van de intrinsieke mogelijkheden van het materiaal en hun mogelijke onderlinge combinaties manipuleert hij (op de meest letterlijke wijze) de takken tot levende organische structuren. Tekeningen in de ruimte, sprekende geboren, dansende stappen – koreografie voorwilg en silex-opgespannen bogen. Lege contouren zijn het, monumentaal en tegelijk uiterst broos, de lege ruimte is net zo concreet als de vaste lichamen. Ragfijne beweeglijke constructies, zuiver abstractie tekens maar ook verwant aan elementaire biologische vormen, en aan vlindervleugels, sprinkhaanpoten, wandelende takken en voelsprieten. Maar ook weerklinken stille echo's van kruisribgewelven, wigwams en rituele plaatsen.
De poëzie von de sculpturen von Massart heeft ondermeer te maken met het feit dat zij in hun objectieve helderheid een exacte logica volgen von spanningsverhoudingen en fysische krachten, maar tegelijk in hun onvoorspelbaarheid lijken 're ontsnappen aan die mechanische wetten. Ze vormen telkens weer uitdagingen aan de zwaartekracht, ze dragen zichzelf, vanuit een innerlijke energie. Ze belichamen een situatie von fragiel evenwicht, maar ook het vertrouwen van Massart die ze op het geschikte moment aan zichzelf heet overgelaten. Dat gevoel van de kracht van het broze, van sculpturale lichtheid en inventiviteit moet wellicht ook de beeldhouwer zelf telkens verrassen. Het zijn immers zeer precaire processen die tot deze vormen hebben geleid, en hei heefi dan ook weinig gescheeld of ze waren helemaal niet ontstaan 

Jean-Georges Massart travaille exclusivement avec des matériaux naturels. Il ramasse des branches et du sureau, sélectionne des bambous creux, ramasse des pierres et utilise l'ocre et le feu comme couleurs. Le temps est le plus grand sculpteur ; le matériau de base n'est pas neutre mais a sa propre histoire, qui s'exprime dans les contrastes de lourdeur et de luminosité, de végétal et de minéral, de malléabilité et de fragilité. Massart cherche les traces d'une sculpture potentielle ; son point de départ est hypothétique. Il rend visibles les possibilités cachées de la matière. Dans l'atelier, Massart pratique une sorte de physique du toucher. Les brindilles longues et fines sont examinées avec soin et respect pour leur résilience. Massart semble s'identifier à une minuscule brindille, à un morceau de bois élémentaire ou à un simple rocher percé ; il plie et plie, enfile des brindilles dans les espaces vides du bois ou de la pierre, les tresse en croix, les laisse seuls un moment et les relie à d'autres brindilles ou à des pierres, les colore d'ocre et les brûle, pour finalement (bien que provisoirement) les intégrer à un lieu. Les contacts accidentels, l'un devenant une enveloppe pour l'autre, se révèlent être l'armature légère d'un cerf-volant libéré ou une corde nouée pour un trapèze flottant. Le point de départ de Massart est strictement limité, mais les possibilités semblent infinies. Les choses les plus simples de la nature se prêtent à une grande variété de transformations sculpturales. Les interventions minimales de Jean-Georges Massart visent cette métamorphose constante. Partant d'une évaluation intuitive et en même temps exacte des possibilités intrinsèques des matériaux et de leurs combinaisons mutuelles possibles, il manipule (de la manière la plus littérale) les branches pour en faire des structures organiques vivantes. Des dessins dans l'espace, des paroles nées, des pas de danse - une chorégraphie pour des arcs en saule et en silex. Contours vides, monumentaux et en même temps extrêmement fragiles, l'espace vide est aussi concret que les corps solides. Des constructions mouvantes d'une grande finesse, des signes purement abstraits mais aussi des formes biologiques élémentaires, des ailes de papillon, des pattes de sauterelle, des branches et des antennes. Mais il y a aussi des échos silencieux de voûtes à nervures croisées, de wigwams et de lieux rituels.
La poésie des sculptures de Massart est due, entre autres, au fait que dans leur clarté objective, elles suivent une logique exacte de rapports de tension et de forces physiques, mais semblent en même temps échapper à ces lois mécaniques dans leur imprévisibilité. Ils défient constamment la gravité, ils se portent, à partir d'une énergie intérieure. Ils incarnent une situation d'équilibre fragile, mais aussi la confiance de Massart, qui les a laissés à eux-mêmes au moment opportun. Ce sentiment de la puissance du fragile, de la légèreté et de l'inventivité sculpturale doit peut-être aussi surprendre constamment le sculpteur lui-même. Après tout, ces formes sont le résultat de processus très précaires, et elles pourraient difficilement avoir été créées du tout. 
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- Johan Pas in catalogue Nature Morte ?, Ludion, 1995.

Jean-Georges Massart creëert sculpturen en assemblages met takken en twijgen. Daarbij hanteert hij een primitieve technologie van buigen, verbinden en soms ook kleuren. De eerlijkheid van vorm en materiaal primeren in dat proces. Door de radicale eenvoud van deze constructies kan men ze paradoxaal omschrijven als organisch minimalisme. Massart werkt meestal in het licht van een concrete ruimte die zich zowel binnen de muren als buiten kan bevinden. 

Jean-Georges Massart crée des sculptures et des assemblages avec des branches et des brindilles. Pour ce faire, il utilise une technologie primitive de pliage, de connexion et parfois de coloration. L'honnêteté de la forme et du matériau prévaut dans ce processus. En raison de la simplicité radicale de ces constructions, on peut paradoxalement les qualifier de minimalisme organique. Massart travaille généralement dans la lumière d'un espace concret qui peut être à l'intérieur ou à l'extérieur des murs. 
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- R & m’ Balau, ‘Jean-Georges Massart. Œuvres aux murs’ in A+. Architecture. Urbanisme, Design, Arts plastiques n° 136, octobre-novembre 1995.

Jean-Georges Massart expose cet automne à la Galerie De Ziener à Asse ainsi qu'au Stichting Kunstinitiatief de Roermond (NL). Son travail s'attache à quelques éléments, végétaux et minéraux, osier, sureau, ocre, silex et quelques autres, mis en forme par des moyens simples, sans corps étranger, de manière à déployer un langage de lignes courbées, d'assemblages rudimentaires, de constructions spatiales concises, aériennes et terrestres à la fois, suivant les possibilités intrinsèques des matériaux. Souvent liées à la taille du corps, les pièces de Jean-Georges Massart dénotent une instrumentalité sans usage, sans imagerie, et sont lisibles à la jonction de leur histoire virtuelle et de la mémoire effective des lieux qui les reçoivent. Depuis 87, |'un des ateliers de Jean-Georges Massart est établi dans une grande maison du XVIe siècle ayant fait partie du couvent du Barberendal à Tirlemont. Le sculpteur y a réalisé récemment une intervention sur le manteau d'une étrange cheminée en staff qui offre l'occasion d'envisager un aspect récurrent de son travail, celui qui se mesure à des espaces spécifiques, en résonance avec quelques enjeux de type architectural.
Le travail de Jean-Georges Massart est en partie tributaire des lieux où il est montré. Les pièces qu'il élabore trouvent leur achèvement au terme d'un processus qui atteint parfois plusieurs années. De ce fait, l'endroit où le travail se développe, ou il s'expérimente, où il connaît ses étapes intermédiaires et ses moments de décantation, c'est-à-dire l'atelier, est d'une très grande importance pour la maturation des projets.
Il arrive que Jean-Georges Massart dise à propos d'une sculpture achevée qu'il a fallu "le temps de l'accepter". C'est ainsi que dans cette maison où il mène ses investigations, de grandes quantités de matériaux sont disposés, triés, préparés - Catherine Hemery parle de compilation -, de sorte qu'une longue fréquentation de tout ce matériel devient partie intégrante du cheminement qui mène des contraintes des matériaux à l'autonomie des pièces acceptées. L'endroit est disponible, ainsi que les choses qui s'y trouvent. Des travaux prêts à être exposés ou qui l'ont été sont visibles en permanence dans la plupart des salles de la demeure.
L'atelier est un stock d'éléments pour l'élaboration des œuvres ; espace et temps compris. Dans le domaine végétal, Jean-Georges Massart a choisi l'osier, le sureau, le cerisier sauvage, le cornouiller, de même que la tige annuelle de certaines graminées. Le bambou et le bananier figurent également à l'inventaire, moins par un quelconque exotisme que par leurs caractéristiques dimensionnelles. En fait, c'est "ce que la nature a de plus banal" qui l'intéresse. Les minéraux sont généralement des plaques de schiste, des silex troués ou des ocres jaune et rouge.
Il est assez aisé de mettre en évidence quelques-unes des clés de lecture du travail de Jean-Georges Massart. L'une d'elles réside dans le rapport à la cavité, comme élément signifiant et comme moyen d'assemblage. Les galets troués par l'érosion ou les bouts de sureau naturellement évidés permettent, au terme d'une patiente recherche de compléments, d'introduire dans les évidements d'autres branches se prêtant au tressage ou au nouage Une autre de ces pistes tient au fait que les matériaux sont élémentaires, de même que les techniques de mise en œuvre. Les composantes sont associées par des actions simples : ajuster, brûler, cintrer, découper, enfiler, gratter, ligaturer, plier, tordre, torsader. Ce qui explique l'attente nécessaire à la plupart des pièces. Il faut trouver parmi les manières d'imbriquer les éléments, celle qui assure la stabilité de l'ensemble, fût-elle sur le fil d'un équilibre précaire. L'analyse du rapport souplesse / rigidité est encore une de ces voies de lecture, de même que la mise en forme rendue possible par le contrôle du séchage.
La structure des œuvres est fréquemment basée sur la valeur iconique de formes géométriques fondamentales, présentes dans beaucoup de cultures ancestrales, triangles, carrés, cercles, comme archétypes mais aussi comme schémas directeurs librement interprétés, dérivés au gré de la physionomie des pierres ou des sections des branches. Aussi épurés ou mesurés qu'ils soient, les travaux de Jean-Georges Massart font immanquablement référence à ce qui subsiste des civilisations primitives, ne serait-ce que par les choix matériels, par la stricte limitation des moyens de transformation et l'inhérence primordiale qui consiste à former des signes à l'aide de ce que la nature offre de plus immédiat. Cela donne à réfléchir à la complexification et à la sophistication propres à la nature humaine. Ce travail interroge la signification de gestes élémentaires dans un contexte de réseaux et de différés qui élude souvent la simple présence des choses et des gestes qui leurs sont liés. En ce sens, Jean-Georges Massart s'attache à la pérennité de moyens discrets de considérer la hantise des origines, sans échapper pourtant au fait qu'il s'agit d'un domaine immémorial, c'est-à-dire tributaire de l'interprétation. Les ocres qu'il étend sur la pierre, sur le sol ou parfois sur les murs ne sont ni cendres, ni sang mais une sorte d'image des deux. Toutes les teintes de tous les matériaux employés sont sourdes mais jamais éteintes. Dans l'imaginaire issu des civilisations lointaines – dans l'espace ou dans le temps -, c'est ce qui reste proche et présent qui intéresse Jean-Georges Massart, c'est ce qui peut enrichir le champ sculptural qu'il s'est donné comme terrain.
La légèreté de facture est un contrepoint permanent au « poids du temps », de même que la graphie spatiale et le développement scriptural tridimensionnel. C'est de bois et de pierre que sont faites les œuvres de Jean-Georges Massart, mais il en exploite l'état de tige ou de galet, c'est-à-dire la flexibilité et la dureté, l'élancement et la rotondité, la maniabilité et la masse, la fragilité et la robustesse. Marie Lapalus a souligné l'une des conséquences de la conjugaison de tels opposés : ”Mettant en jeu les éléments fondateurs des constructions primitives - le bois et la pierre -, les installations et les sculptures de Jean-Georges Massart s'éloignent bien vite d'un ancrage au sol pour profiter de l'espace aérien ou extérieur ou bien jouent subtilement avec les surfaces abstraites des lieux d'accrochages contemporains." (Marie Lapalus [Frac Rhône-Alpes]. J. G. Massart, éd. Galerie De Ziener, Asse, 1994).
Rien n'est donc laissé aux hasards d'origine. La moindre courbure, toute anfractuosité, les rugosités, élasticités, sinuosités sont étudiées pour leur capacité à donner forme sous l'effet d'assemblages déterminés par l'aptitude des éléments adjacents eux-mêmes. La métamorphose qui a lieu au terme d'une lente préparation ne porte jamais de marque laborieuse : on voit le travail du temps, sans plus. L'attention |'emporte sur la préméditation. L'équilibre sur la stabilité. La logique spatiale sur celle de la matière. Comme l'écrivait Catherine Hemery, c'est avant tout un travail sur l'espace : “ des pièces existent par elles-mêmes mais beaucoup naissent de la lecture d'un lieu précis. Ces signes fins, élancés, en trois ou deux dimensions, griffent un mur, un espace et l'occupent pleinement, monumentaux dans leur ténuité.” (C. Hemery. J. G. Massart. Le Havre, avril 1990 ; texte repris pour les invitations des expositions JGM à la Maison de la Culture de Namur en 1991 et à la galerie Lydia Rekow à Crest en 1993).
Robert Smithson et Richard Long ont ouvert des perspectives importantes pour Jean-Georges Massart ; il se sent aussi très concerné par le travail de Constantin Brancusi, notamment par l'atmosphère qui régnait dans l'atelier reconstitué en face de Beaubourg et dont il parle avec une sorte de complicité. Mais il n'est sans doute pas moins significatif à cet égard de signaler ses affinités avec René Heyvaert, dont il possède plusieurs pièces et qu'il a connu à l'époque où il exposait à la galerie Drieghe. Si l'attitude d'Heyvaert par rapport aux matériaux et aux objets a marqué Jean-Georges Massart, ce dernier est aussi fasciné par ce qui reste actuel, à une tout autre échelle de temps, dans l'art rupestre. Le cas d'Heyvaert rejoint les arts de l'origine quant à l'élémentaire du registre ou à l'exigence extrême de tailler ou tracer des signes dans un quotidien menacé.
Jean-Georges Massart ne transforme pas les endroits où il dispose son travail, même s'il lui arrive de déplacer des pierres, de peler un gazon ou de colorer une surface murale en y appliquant une pâte d'ocre. Il marque le site en indiquant très littéralement la nature de son acte, puis laisse revenir le lieu à lui-même. L'ocre, à cet égard, par son usage dans les rites funéraires identifiés dans la nuit des temps, par les traces que l'on en trouve parmi les figures dites inintelligibles des cavernes du paléolithique supérieur, donne une charge qui n'est dénuée ni de respect, ni de solennité, ni de ce climat présent dans l'exposition ”Les magiciens de la terre". Jean-Georges Massart connaît bien les sites d'Altamira ou de Carnac. Le travail en atelier est amplifié par la recherche de galets sur les plages de l'Atlantique ou de la Manche, par la sélection des branches qui vont aller au séchage, mais il n'y a pas là de dimension rituelle à proprement parler, ou alors doublé d'un empirisme sensuel. Le site initial c'est l'atelier, non la nature. C'est le temps passé à préparer les assemblages, à tester les équilibres, les ligatures, les emboîtements, les fixations, à observer les voisinages et les imbrications.
Il n'est pas rare que Jean-Georges Massart réalise des pièces pour l’extérieur, dans des jardins ou des parcs, à l'occasion d'expositions temporaires. Sans entrer dans le débat in situ /ex situ. Il s'agit d'un aspect de son travail qui échappe aux codes visuels des galeries et qui permet une saisie très physique du lieu, moins ”0bjet" et davantage "site". Au début des années 80, Jean-Georges Massart a réalisé des maquettes, tout au moins des projets en petites dimensions, qui attestent son intérêt pour l'intervention en extérieur ou pour la mise en situation. Des propositions telles que Mini Mouse, dans une abside de l'Abbatiale Saint-Ouen (« Déposition ». Commissaire C. Hemery) à Rouen en 91 ou Bamboe, schiste, dans une cellule du musée Het Toreke (Naast, tegenover, alleen) à Tirlemont en 93, si elles ne comportent aucune intervention directe par rapport à l'architecture, sont essentiellement données à lire dans la totalité de l'espace où elles ont pris place. Cet espace est donc incorporé à l'œuvre et inversement. Entre les inscriptions de type paysager et les insertions dans l'architecture, certains travaux peuvent à la fois nécessiter une action très limitée sur l'endroit qui leur préexiste, et révéler le lieu d'une manière très complète en attirant l’attention sur les traces de passé qui en font la texture. Installation pour la Ca' Rossa, réalisée en 88 à Jambes - dans une demeure en style Art Déco de 1937 – relève de ces travaux, ainsi que Bonjour René Heyvaert, un hommage réalisé à Asse (Van Stof tot Asse organisé par la galerie de Ziener) en 93. Il en va de même de l'Installation pour Barberendal, dans l'atelier, en 95. Si le travail montré à Rouen était en résonance avec la monumentalité d'une très belle église gothique, à Jambes ou à Tirlemont ce sont de plus intimes liaisons qui se sont établies, s'agissant dans un cas d'un endroit habité, dans l'autre de l'atelier, c'est-à-dire du microcosme où le travail mûrit pour atteindre peu à peu sa dimension, son autonomie. En galerie, les accents primitifs et l'action sur les matériaux sont valorisés par l’éclairage, la blancheur des murs, le relatif dépouillement, si bien que la mise en œuvre dans l'espace apparaît comme une écriture parfois virtuose. Mais dès qu'il s'agit d'une situation d'un autre type, avec davantage de contraintes, l'attitude, et le comportement spatial deviennent plus perceptibles et d'autant plus significatifs.
Cette grande bâtisse du Barberendal, qui vient d'être classée, fut édifiée en 1539 et reconstruite en 1641 ; elle menace ruine, à nouveau, très marquée par le temps.  La grande cheminée d'une des chambres est la seule marque décorative qui subsiste, étrange dans la mesure ou un ouvrage de cette ampleur est d'ordinaire accompagné d'autres habillages de la même veine. Installation pour Barberendal est faite d'un ajout d’ocres et d’osier aux formes de staff datant probablement du XVIIIe siècle et dont les détails ont été effacés par l’usage et les multiples repeintures. Cette intervention par la présence du décor et le manque de recul dû à une division arbitraire du local, semble à priori monumentale mais l’omniprésence des signes d’une occupation très humble des lieux ramène l’attention à l’un des traits distinctifs de ce que fait Jean-Georges Massart : le travail pour ce qu'il est, dans un espace tel qu'il est ! La très vieille demeure où sont abrités tant bien que mal les espaces d'atelier, avec ce travail sur la cheminée, est un endroit que Jean-Georges Massart connaissait enfant ; il se souvient des derniers habitants et cela prend une importance dans la mesure ou la visite des lieux se fait toujours en sa présence : la parole est alors un relais qui fait vibrer les murs défraîchis en leur ajoutant un peu de passé récent.
Le travail de Jean-Georges Massart semble anachronique à certains égards. Si ce terme n'avait une connotation péjorative, malgré l'autre temps qu'il évoque, où la notion de survivance, il serait adéquat pour désigner ce qui, dans le développement de cette démarche, échappe aux présupposés du marché de l'art. Il faut admettre qu'une autre qualité d’ordre temporel, la persistance du recours aux mêmes matériaux, produit une certaine reconnaissance mais sur un tout autre plan que celui des tendances et des nouveautés. Si le mot anachronique vient à l'esprit, c'est avec ce que le temps recèle de décalages, de différences, voire de contretemps. Une véritable écriture spatiale, presque de la calligraphie, caractérise la constance du travail. Celui-ci, par définition, échappe à l'actualité basée sur l'innovation : il se développe plutôt dans l'incidence de ce qui reste actuel d'Altamira, cette autre actualité qui se trame dans le pluriel de la mémoire.

 

- Francis Smets. « Ingangen », texte du Catalogue Uitdiepen. Hasselt, Ciap, 26/06-27/07/1996.

Ingangen

Klein, niet-verklarend woordenboek als ten geleide bij de werken van Paul Gees, Ado Hamelrzjck en Jean-Georges Massart.

Ascese
Een fijne teenwilg slingerend als een nauwelijks merkbare, gebogen lijn en verdwijnend in een hol stuk vlier. Niets meer.
Een smal metalen of houten raam, één of enkele houten latten of planken, een steen, hun als toevallige ontmoeting, in elkaars wereld binnendringen en zich onlosmakelijk en toch precair verbinden. Weinig.
Een dunne grafietlaag, monotoon en zwart over een zwarte achtergrond van elastofile, bedekkend en erin opgenomen, zwarte asse uitgestrooid over een donkere nacht. Niets.
Het werk is herleid tot een minimum aan middelen en spreekt vanuit deze beperking tot ons. Onthechting, tot de diepste kern der dingen bereikt wordt. Werken die in hun volle, uiterst materiële, fysieke aanwezigheid hun afwezigheid uitstralen, zich als het ware willen terugtrekken in hun cocon van bescheidenheid. Alleen door ze even te volgen in hun eenzaamheid, kan men ervaren hoe rijk hun armoede is.

Energie
Ruwe oppervlakken, in veelvouden van tien, betekend met grafiet. De waanzinnige verspilling van arbeid als eerste bron van de kunst. Energie, mate-loos uitgegeven voor niets. Verzoening van lichaam en Cosmos in een verkwistende beweging.
Veruitwendiging van de energie die de materie bevat. Een struktuur van enkele minimale elementen, barstend van verborgen energie, een ingehouden explosie van krachten. De buigzaamheid van het hout: zijn schijnbare meegaandheid is ook zijn protest, zijn verweer, waarin de potentie opslaat.
Oplading van energie: de steen die door zijn gewicht zwaartekracht bezit. Een altijd aanwezig vermoeden van energie. Gewicht dat zich verzet tegen veerkracht. Massa als tegendruk waardoor krachten ingetoomd blijven. Dode materie, afgebroken leven, zwijgzame onbeweeglijkheid tot bestaan gebracht, teruggegeven aan de energie, wonder van het leven.

Eros
Immer optredende tweeledigheid, onoplosbare tweespalt, evenwicht van tegendelen, verzuchtend om in elkaar over te vloeien.
Vormen die in elkaar binnendringen. Doorboren. Holte, opening, doorgang, overgang. Raken, strelen, inkomen, uitgaan.
Takken die zich innig met elkaar verbinden, als het ware ineenvloeien, doorstroomd van levenssappen.
Microcosmische valleien, holen, scheuren in de te betekenen achtergrond, opgerichte grafietstift, receptakel en puntig voorwerp, elkaar grijpen, vruchteloos streven van de één om de ander te worden.
Werken, verzadigd van een onverzadigbaar verlangen.

Handeling
Parallel: ascese aan beeldmiddelen, ascese aan handelingen. De ingrepen zijn bescheiden, elementair en logisch. De vorm is een uitvloeisel van de handeling, sterker nog, het werk is de gestolde handeling.
Elementaire gestes, bijvoorbeeld: het oprapen van een tak, het manipuleren ervan; buigen, een curve vormen, een hoek maken. Een insnijding in een steen kerven, een gat boren. De spontane, vertrouwde werkzaamheid van de natuur. Niets aan de materie opleggen, wat de natuur haar niet zou aandoen.
Of ook: een evidente ordening van de materie. Stapeling, een zeer traditioneel, natuurlijk principe van vormgeving. Splijten, klemmen, vertrekkend van de materiaaleigenschappen zelf. De handeling is steeds aan de materie gekoppeld, ze voelt er zich één mee.
Of nog: het hele werk bepaald door een oorspronkelijk technisch detail, zoals de spatel met zijn breedte van 20 cm, die de basislaag geeft aan de drager. De vorm van dit instrument, de handeling die het uitlokt, de snelheid waartoe de aanleiding geeft, de textuur die eruit volgt, alles wordt gerespecteerd. En dan, het immerdurende, intensieve, repetitieve handgebaar dat een ontelbaar aantal keer dezelfde beweging van doorstrepen maakt, met een eentonig, kringvormig ritme, steeds dezelfde richting volgend, langzaam opschuivend, met als enige doel een vulling van grafiet aan te brengen. Inspannend, afmattend en toch zichzelf wegtekenend in een oceaan van zwart.

Klassiek
Tijdloze principes van de kunst: deze werken lijken ze op te sommen. Staalkaarten van klassieke kenmerken. De tendens naar het klassieke, die al deze werken vertonen, is afkomstig van hun natuurlijke aanleg hiervoor.
Helderheid: zichzelf zonder verberging prijsgeven aan een eerste lectuur. Evidente toegankelijkheid tot de eerste laag van het werk: materie, proces, beeld, in zichzelf en in hun samenhang.
Soberheid: zie Ascese. Arm aan spektakel, ontdaan van overbodigheid, zonder anecdote.
Evenwicht: aan de ene kant beweeglijkheid, spanning, aan de andere kant tot rust gekomen in een afgewogen balans, evenwicht, soms precair maar werkelijk. Barstend van spanning, één en al kalmte. Ordening, afweging. Harmonie (schoonheid, voor wie dit woord nog durft gebruiken). Maar ook stabiele vormen: architraven, poorten, rechthoeken, cirkels, gave bogen, verticaliteit-horizontaliteit.
Monumentaliteit: niet noodzakelijk in de zin van formaat, schaal. Maar wel statig, hiëratisch, waardig.

Materie
Teenwilg, vlier, schist; buigen, verbinden, gewicht-geven.
Staal, hout, steen; buiging, spanning, splijting, gewicht.
Elastofile, grafiet; ruw en zacht, materieel en ijl.
Primaire elementen in hun elementaire gedaante, zonder karikatuur. Geen machtsstrijd. Een dialoog, maar waartoe de materie het initiatief lijkt te nemen en ook altijd te behouden, het eerste en het laatste woord heeft. De materie geeft zich in haar tweevoudige mogelijkheid: plooibaar en onverzettelijk tegelijk, meegaand en weerbarstig, toegeeflijk en opstandig. Bereidwilligheid en Weerstand, het één wordt gebruikt, het ander gerespecteerd. Het menselijk antwoord is zowel samengesteld uit offensieve wil als uit gelatenheid.

Meditatie
Wanneer men de moeite doet stil te staan, niet omdat men overweldigd is, maar integendeel omdat er nauwelijks iets is. Wanneer men aangesproken wordt door het aanwezig-afwezige.

Oosten
Kalligrafie: hand en geest verenigd.
Sculpturen als een Japanse tuin, contrasten verenigd in harmonie als spirituele woning.
Raffinement van gebogen en recht, spanning en rust, de universele dualiteit omarmd.

Poëzie
Eenvoud die boven zichzelf uitstijgt, gewoon en toch meer, dichtbij en onbereikbaar. Wat kan omschreven worden en tegelijk onvatbaar is.

Primitief
Het grensmoment tussen natuur en cultuur. Terugkeer naar de oorsprong. De grafietstift die steeds opnieuw, obstinaat, zijn schijnbaar nutteloze handtekeningen vormt. Herhaling van het eerste teken dat de mens ooit inkraste in de steen of aanbracht op de rotswand. Nooit vervuld verlangen tot spoor gestold. Verlangen zelf spoor te zijn van een onbekend geheel of omvattende totaliteit.
Eenvoudige natuurmaterialen (tak, steen) in vormen die reeds in de natuur voorkomen (geplooid, hoekig, hol, doorboord) en toch meer dan de natuur, anders dan de natuur, sacraal moment waar natuur omslaat in cultuur. Een net iets zuiverder of sierlijker buiging, een net iets harmonischer compositie van curven, een net iets complexer vervlechting van delen, subtiele grens waar opgaan in en afstand nemen van de natuur elkaar ontmoeten. Bescheidenheid die de natuurlijke krachten en mogelijkheden van de materie alleen maar in gang zet, aanmoedigt en een hand helpt. Stenen die uit de cosmos lijken neergeploft te zijn op aarde, maar toevallig (lees niet-toevallig) zo dat ze een gans spel van energieën in werking zetten. Steeds grootschaliger poortvormen die als centrum van energie onvermijdelijk herinneringen oproepen aan 5000 jaar oude dolmens, opgericht als (buiten)sporige tekens van een mens, overweldigd door zijn eigen vraag naar zin.

Stilte
Immense stilte die van deze werken uitgaat, misschien Wel hun meest opvallende, gemeenschappelijke kenmerk. Werken die slechts hun stilte uitspreken en in stilte kunnen verstaan worden.
Stilte als uiteindelijke resultaat van al het andere: het oermoment van sprakeloosheid dat zich afspeelt tussen mens en cosmos; de bescheiden terugtocht die slechts enkele sporen nalaat; het evenwicht dat alle spanningen opneemt; de dynamische rust van het meditatieve; de trage tijd van het geduld; de dood die even wordt aangeraakt zoals een minuut stilte dat doet; de intieme diepte van het vrouwelijke.
Anders gezegd, het gevoel dat alle woorden te kort schieten, hoe groot ze in aantal ook mogen worden. Woorden accumuleren en weten dat ze in gebreke blijven.

Thanatos
Stilstaande tijd, voorafbeelding van de definitieve, volmaakte stilstand. Spanning en evenwicht, intensiteit en rust, spel van leven en dood. Dode materie die aan het leven wordt teruggegeven, of het leven overgeleverd aan de dood ? Zuivere levensenergie, gefilterd door de dood, zoals de Egyptische Ka.
Dolmen, commemoratie, herinnering, afgestorven tijd. Kracht die kan uitbarsten, massa bovenaan een broze constructie. Bedreiging en beschutting tegelijk: de dood.
Sculpturen die tijdelijk bestaan, takken die zich verbinden tot een werk om nadien weer afgebroken te worden en alleen maar voorraad, potentieel leven te worden, immerdurende cyclus van leven en dood, ritme van de natuur.
Zwart brengt dood zwart tot leven, maar wordt erin opgenomen, verdwijnt, gaat ten onder, zwart in zwart.

Tijd
Tegendraadse tijd: traag, zeer traag en zeer geduldig. De werkelijke tijd. Eerder de tijd van de natuur dan deze van de cultuur. Energie die haar kracht verzamelt. Het langzame rijpen. Geen overhaasting. De natuur die kan wachten. Openkomen, veranderen, ontwikkelen. Als het nodig is, miljoenen jaren geduld.
Teenwilgen die soms tot 10 jaar in het atelier bewaard worden, afwachten, rijp worden in de geest. Een werk dat tijd nodig heeft, maturiteit zoekt, zijn bestaan moet afdwingen in de ervaring.
De tijd die in de materie opgesloten zit, bevrijd. Beelden die in de tijd doorleven (doorbuigen enz.). Een poort die herinnering en verwachting in zich concentreert, een moment van het heden tussen verleden en toekomst.
Het met onuitputtelijke volharding en met eenzelfde monotoon handgebaar voltekenen van de drager. Een andere tijd, zonder haast, met eindeloos geduld. Een tijd die bijna de stilstand evenaart en toch steeds in beweging is.

Vrouwelijk
Soms ook wel in hun vormentaal. Slank, sierlijk, gebogen, omvattend, cirkelvormig, grillig. Frêle, fragiel, kwetsbaar, delicaat. Soms concreet: holte, opening, deur, doorgang, kloof, scheur, groeve, mandorla, amandel. Huid, textuur, tactiel.
Fundamenteler echter: hun rijkdom is in hun intimiteit, hun diepte. Binnenin, of van binnenuit ontwikkelt zich hun verhaal. In zichzelf gekeerd. Hun ware leven is onderhuids, ze dragen een geheim dat zich niet zomaar prijsgeeft, of misschien wel nooit bereikbaar is.
Teruggetrokken in zichzelf en toch zichzelf aanbiedend. Zich tonen, zich terugtrekken. Zich geven en zich weigeren te geven.
Maar geldt dit niet voor ieder kunstwerk?

 

Entrées

Petit dictionnaire non explicite pour accompagner les œuvres de Paul Gees, Ado Hamelrijck et Jean-Georges Massart.

Ascèse
Un fin brin d’osier se balançant comme une ligne courbe à peine perceptible et disparaissant dans un creux, un morceau de sureau. Rien de plus.
Une étroite fenêtre en métal ou en bois, une ou quelques lattes ou planches de bois, une pierre, tout cela ressemble à une rencontre fortuite, à une entrée dans le monde de l'autre et à une connexion inextricable mais précaire. Peu.
Une fine couche de graphite, monotone et noire sur un fond noir élastophile, le recouvrant et le contenant, cendres noires éparpillées dans une nuit noire. Rien.
L'œuvre est réduite à un minimum de moyens et nous parle de et à partir de cette limitation. Détachement, jusqu'à ce que l'on atteigne le noyau le plus profond des choses. Des œuvres qui, dans leur pleine présence physique, extrêmement matérielle, rayonnent de leur absence, veulent se retirer, pour ainsi dire, dans leur cocon de modestie. Ce n'est qu'en les suivant un instant dans leur solitude que l'on peut faire l'expérience de la richesse de leur pauvreté.

Énergie
Des surfaces rugueuses, en multiples de dix, signifiées avec du graphite. Le gaspillage insensé du travail comme première source de l'art. De l'énergie, sans matelas, dépensée pour rien. Réconciliation du corps et du cosmos dans un mouvement de gaspillage.
L'externalisation de l'énergie contenue dans la matière. Une structure de quelques éléments minimaux, débordant d'énergie cachée, une explosion de forces contenue.
La malléabilité du bois : son apparente conformité est aussi sa protestation, sa défense, dans laquelle il emmagasine du potentiel.
Énergie de charge : la pierre possédant la gravité par son poids. Un soupçon d'énergie toujours présent. Un poids qui résiste. La masse est une contre-pression qui maintient les forces à distance. Matière morte, vie brisée, immobilité silencieuse amenée à l'existence, rendue à l'énergie, miracle de la vie.

Eros
Dualité constante, discorde irrésolue, équilibre des opposés, désirant se fondre l'un dans l'autre.
Des formes qui se pénètrent les unes dans les autres. Percer. Creux, ouverture, passage, transition. Toucher, caresser, entrer, sortir.
Des branches qui se connectent intimement, comme si elles se coulaient les unes dans les autres, débordant de vie.
Vallées microcosmiques, grottes, fissures en arrière-plan à signifier, crayon graphite érigé, réceptacle et objet pointu, s'agrippant l'un à l'autre, effort infructueux de l'un pour devenir l'autre.
Travail, saturé d'un désir insatiable.

Action
Parallèle : ascétisme des moyens visuels, ascétisme des actions. Les interventions sont modestes, élémentaires et logiques. La forme est une conséquence de l'action ; en effet, l'œuvre est l'action figée.
Des gestes élémentaires, par exemple : ramasser une branche, la manipuler ; la plier, former une courbe, faire un angle. Faire une incision dans une pierre, percer un trou. L'activité spontanée et familière de la nature. Ne rien imposer à la matière que la nature ne lui ferait pas.
Ou encore : un ordre évident de la matière. L'empilement, un principe de conception très traditionnel et naturel. Fractionnement, serrage, en partant des propriétés du matériau lui-même. L'action est toujours liée à la matière, elle se sent unie à elle.
Ou encore : toute l'œuvre est déterminée par un détail technique original, comme la spatule avec sa largeur de 20 cm, qui donne la couche de base au support. La forme de cet instrument, l'action qu'il provoque, la vitesse qu'il suscite, la texture qui s'ensuit, tout est respecté. Et puis, le geste immortel, intensif et répétitif de la main qui effectue le même mouvement de hachures un nombre incalculable de fois, avec un rythme monotone et circulaire, en suivant toujours la même direction, en avançant lentement, dans le seul but d'appliquer une couche de graphite. Excitant, épuisant et pourtant se dessinant dans un océan de noir.

Classique 
Les principes intemporels de l'art : ces œuvres semblent les résumer. Échantillons de caractéristiques classiques. La tendance au classique, dont témoignent toutes ces œuvres, provient de leur disposition naturelle à cet égard.
Clarté : se révéler sans dissimulation à une première lecture. Une accessibilité évidente à la première couche de l'œuvre : la matière, le processus, l'image, en eux-mêmes et dans leur cohésion.
Austérité : voir Ascétisme. Pauvre en spectacle, dépouillé de superflu, sans anecdote.
L'équilibre : d'une part, l'agilité, la tension, d'autre part, le repos dans un équilibre mesuré, la balance, parfois précaire mais réelle. Débordant de tension, tout est calme. Agencement, équilibre. Harmonie (beauté, pour ceux qui osent encore utiliser ce mot). Mais aussi des formes stables : architraves, portes, rectangles, cercles, arcs lisses, verticalité-horizontalité.
Monumentalité : pas nécessairement dans le sens de la taille, de l'échelle. Mais majestueux, hiératique, digne.

Matière
Saule blanc, sureau, schiste ; plier, relier, donner du poids.
Acier, bois, pierre ; flexion, tension, fente, poids.
Elastofile, graphite ; rugueux et doux, matériel et ténu.
Les éléments primaires dans leur forme élémentaire, sans caricature. Pas de lutte de pouvoir. Un dialogue, mais dans lequel la matière semble prendre l'initiative et la garde toujours, a le premier et le dernier mot. La matière se présente dans son double potentiel : à la fois souple et inflexible, docile et récalcitrante, indulgente et rebelle. Volonté et résistance, l'une est utilisée, l'autre respectée. La réponse humaine est composée à la fois de volonté offensive et de résignation.

Méditation
Quand on fait l'effort de rester immobile, non pas parce qu'on est submergé, mais au contraire parce qu'il n'y a presque rien. Lorsque l’on s’adresse par le présent-absent.

Est
La calligraphie : la main et l'esprit unis.
Des sculptures comme un jardin japonais, des contrastes unis en harmonie comme une demeure spirituelle.
Raffinement de la courbure et de la rectitude, de la tension et du calme, de la dualité universelle embrassée.

Poésie
Une simplicité qui s'élève au-dessus d'elle-même, ordinaire et pourtant plus, proche et inaccessible. Ce qui peut être décrit et qui est pourtant insaisissable.

Primitif
Le moment charnière entre nature et culture. Retour à l'origine. Le crayon graphite qui, encore et encore, obstinément, forme ses signatures apparemment inutiles. Répétition du premier signe que l'homme a gravé dans la pierre ou appliqué sur la paroi rocheuse. Le désir inassouvi s'est solidifié en une trace. Désir d'être lui-même une trace d'un tout inconnu ou d'une totalité englobante.
Des matériaux naturels simples (branche, pierre) dans des formes qui existent déjà dans la nature (pliées, anguleuses, creuses, percées) et pourtant plus que la nature, différentes de la nature, moment sacré où la nature se transforme en culture. Une courbe un peu plus pure ou plus gracieuse, une composition de courbes un peu plus harmonieuse, un entrelacement de pièces un peu plus complexe, une frontière subtile où se rejoignent fusion et éloignement de la nature. Une modestie qui ne fait qu'initier, encourager et prêter main forte aux forces et possibilités naturelles de la matière. Des pierres qui semblent s'être écrasées sur la terre depuis le cosmos, mais par coïncidence (lisez non-coïncidence) de telle sorte qu'elles ont mis en mouvement tout un jeu d'énergies. Des formes de portail toujours plus grandes qui, en tant que centres d'énergie, évoquent inévitablement le souvenir de dolmens vieux de 5000 ans, érigés comme des signes (extra-)sporadiques d'un être humain dépassé par sa propre demande de sens.

Silence
Un silence immense émane de ces œuvres. C’est peut-être là leur caractéristique commune la plus frappante. Des œuvres qui n'expriment que leur silence et ne peuvent être comprises que dans le silence.
Le silence comme aboutissement de tout le reste : le moment primitif de mutisme qui s'installe entre l'homme et le cosmos ; la retraite modeste qui ne laisse que peu de traces ; l'équilibre qui absorbe toutes les tensions ; le calme dynamique du méditatif ; le temps lent de la patience ; la mort que l'on touche comme une minute de silence ; la profondeur intime du féminin.
En d'autres termes, le sentiment que tous les mots sont insuffisants, aussi grands soient-ils en nombre. Les mots s'accumulent et on sait qu'ils ne sont pas à la hauteur.

Thanatos
Temps stagnant, préfigurant l'immobilité finale, parfaite. Tension et équilibre, intensité et repos, jeu de la vie et de la mort. La matière morte rendue à la vie, ou la vie cédée à la mort ? Une énergie vitale pure, filtrée par la mort, comme le Ka égyptien.
Dolmen, commémoration, mémoire, temps mort. Une force qui peut éclater, une masse au sommet d'une construction fragile. Menace et abri en même temps : la mort.
Des sculptures qui existent temporairement, des branches qui s'assemblent pour former une œuvre, avant d'être à nouveau brisées et de devenir un simple stock, une vie potentielle, le cycle perpétuel de la vie et de la mort, le rythme de la nature.
Le noir ramène le noir de la mort à la vie, mais il est absorbé par lui, il disparaît, il descend, le noir dans le noir.

Temps
Temps : lent, très lent et très patient. Le temps réel. Le temps de la nature plutôt que celui de la culture. Une énergie qui se renforce. Le lent mûrissement. Pas de précipitation. La nature peut attendre. S'ouvrir, changer, se développer. Si nécessaire, des millions d'années de patience.
Des saules que l'on garde parfois jusqu'à 10 ans dans l'atelier, attendant, mûrissant dans l'esprit. Une œuvre qui a besoin de temps, qui cherche la maturité, qui doit forcer son existence par l'expérience. 
Le temps enfermé dans la matière, libéré. Des images qui perdurent dans le temps (pliage, etc.). Une passerelle qui concentre la mémoire et l'attente, un moment du présent entre le passé et le futur.
Le dessin du porteur avec une persistance inépuisable et le même geste monotone de la main. Un autre temps, sans hâte, avec une patience infinie. Un temps qui équivaut presque à un arrêt et qui pourtant est toujours en mouvement.

Féminin
Parfois dans leur langue de forme. Svelte, gracieux, incurvé, englobant, circulaire, fantaisiste. Frêle, fragile, délicat. Parfois concret : cavité, ouverture, porte, passage, fente, fissure, rainure, mandorle, amande. La peau, la texture, le toucher.
Plus fondamentalement, leur richesse réside dans leur intimité, leur profondeur. C'est à l'intérieur, ou de l'intérieur, que leur histoire se développe. Ils se sont retournés sur eux-mêmes. Leur vraie vie est sous-cutanée, ils portent un secret qui ne se livre pas facilement, ou peut-être ne peut-il jamais être atteint.
Repliés sur eux-mêmes, ils s'offrent pourtant. Se montrer, se retirer. Donner et refuser de donner.
Mais cela ne s'applique-t-il pas à toute œuvre d'art ?

 

- Francis Smets. Texte pour J.G. Massart in catalogue Speelhoven’97

Ascese: een fijne teenwilg slingerend als een nauwelijks merkbare,
gebogen lijn en verdwijnend in een hol stuk vlier.
Niets meer.
Energie: veruitwendiging van de energie die de materie bevat.
Een structuur van enkele minimale elementen,
barstend van verborgen energie,
een ingehouden explosie van krachten.
De buigzaamheid van het hout : zijn schijnbare meegaandheid is ook zijn protest,
zijn verweer, waarin het potentie opslaat.
Eros : takken die zich innig met elkaar verbinden, als het ware inéénvloeien,
doorstroomd van levenssappen. 
Tijd : teenwilgen die soms tot 10 jaar in het atelier bewaard worden,
afwachten, rijp worden in de geest.
Een werk dat tijd nodig heeft, maturiteit zoekt,
zijn bestaan moet afdwingen in de ervaring.

Francis Smets

 

Ascese : un saule aux extrémités fines se balançant comme une sorte de
ligne courbe et disparaissant dans un morceau creux de sureau.
Rien de plus.
Énergie : externalisation de l'énergie contenue dans la matière.
Une structure composée de quelques éléments minimaux,
débordant d'énergie cachée,
une explosion de forces contenue.
La souplesse du bois : sa docilité apparente est aussi sa résistance,
sa défense, dans laquelle il stocke du potentiel.
Eros : des branches intimement liées, qui coulent ensemble, pour ainsi dire,
qui coule avec les fluides de la vie.
Le temps : de l'osier qui est parfois conservé en atelier jusqu'à 10 ans,
attendant, mûrissant dans l'esprit.
Un travail qui a besoin de temps, qui cherche la maturité,
doit imposer son existence dans l'expérience.
Francis Smets

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

 

- J.-M. Bailleu. ECHOS, 1999 ( ?). Texte pour une monographie promise par M. Wodek Majewski de l’Atelier 304 à Jette et jamais publié (archives Massart).

“Doch uns freue eine Weile nun,
der Figur zu Glauben. Das genugt. 
R-M RILKE. "Die Sonette an Orpheus" – XI.

Reviennent en mémoire des choses, des faits, des événements. Des formes s'esquissent, de plus en plus nettes. Des idées, des pensées cheminent. Alors, je peins, j’écris, je compose, je crée.
Des artistes ont cherché à représenter l'extraordinaire, Jean-Georges Massart, non. L'ordinaire est son œuvre. Il amène notre regard à s'arrêter sur ces voisins de notre vie que nous ne voyons plus, que nous ne savons plus voir, ou mal. Ces galets, par exemple, qui roulent sous nos pas et qui ont infiniment plus vécu que nous, plus d'années « en mémoire », ou encore ce sureau si commun que nous méconnaissons toutes ses qualités et que nous l'abandonnons aux décharges ou gisent les rebuts de notre rationalité.
Végétaux et minéraux que Jean-Georges Massart assemble parfois, réunissant ce qui, par nature, ne peut l'être.
L'artiste est ainsi un peu le facteur, le vecteur de la mobilité d'objets condamnés par leurs statuts, minéral à l'immobilité, végétal à une croissance sur place. Végétaux et minéraux animés en quelque sorte, mis en œuvre par l'artiste qui réitère ainsi le geste de l'homme dans la nature, le travail d'un esprit et d'une main.
Réalisant des équilibres tridimensionnels, Jean-Georges Massart montre sa connaissance, son intelligence des matériaux qu'il met en œuvre. A l'image d'Icare, l'homme a la volonté d'aller plus haut, plus loin. De même, dans ses équilibres, l'artiste cherche-t-il à quitter le soutien du mur, de façon à ce que la pièce qu'il conçoit tienne seule, sans artifice. Il réalise ainsi l'exploit d'équilibres délicats, mais l'exploit à tout prix n'est pas un but en soi pour Jean-Georges Massart.
Sa démarche, c'est avant tout du temps, du temps cristallisé : temps passé à marcher dans ces lieux naturels ou il repère, choisit ces sureaux, osiers, galets, schistes qu'il nous montre. Objets choisis peut-être pour ce que l'artiste perçoit de leur histoire, de leur passé. Une fois ramené en l'atelier, chaque objet va y passer un laps de temps plus ou moins long : du temps passé en compagnie de l'artiste qui va mieux le connaître, l'apprivoiser, en le touchant, en le manipulant, peut-être même en l'entaillant, en le calcinant un peu, en le trempant dans l'eau afin de l'assouplir. Un travail au couteau, au feu, à l'eau, à mains nues, qui révèle un savoir-faire volontairement élémentaire.
Certains objets sont présentés en intérieur, d'autres en extérieur ; le placement des pièces fait aussi l'objet d'une réflexion de l'artiste : Jean-Georges Massart intègre les données du lieu avant de l'investir, de le faire sien. Sa géométrie n'ignore pas le jeu des couleurs et, souvent, il prend plaisir à utiliser le pigment antique, l'ocre, ce composé minéral en poudre d'où sourd une rare luminosité. Ce faisant, l'artiste redonne sens et actualité au verbe ocrer.
Quelques phrases ne sauraient résumer une œuvre aussi profonde dans sa simplicité, une œuvre qui s'attache à la chose elle-même, non à sa représentation, une œuvre d'artiste celui qui rend visible, qui peut voir quelque chose et le montre à ses semblables, celui qui réfléchit en quelque sorte.

 

Roger-Pierre Turine in Art / Nature. Quand l’art explicite et valorise la nature.     /   /  /2002 ( ?) (archives Massart).

Jean-Georges Massart poursuit une œuvre tout aussi « naturelle » mais explicitée par la sculpture. Avec lui, ni feuilles, ni tubercules, ni brindilles. Ses champs d’explorations concernent directement ces branchages de toutes sortes agissant dans la nature comme autant de supports divers. Lui aussi doit à Wodek une part de sa mise sur orbite, et sa dernière exposition à l’Atelier 340, il y a une demi-douzaine d’années, m’avait convaincu de la puissance d’évocation qui surgissait de ces tiges aussi fragiles que des souffles de vent.
Comme Verschueren, Massart s’attache prioritairement à la géométrie des lignes et des espaces. Mais loin de se situer au sol, ses constructions se meuvent dans un espace quasi aérien, entre ciel et terre. Si la pierre intervient ici et là, c’est à la tige d’osier, de sureau, de bambou que l’artiste confie ses émotions spatiales. La matériau choisi et exploré en ses différentes inflexions possibles, tout devient alors une affaire de mise en forme. D’un naturel exemplaire, ses œuvres évoluent dans l’espace avec l’assurance d’une présence peut-être légère mais comme définitivement à sa place, tant elles réévaluent leur lieu d’accueil avec la conviction que ce même lieu se retrouverait soudain orphelin si quelque main peu amène le séparait de ces valeurs ajoutées. Colorées de pigments naturels ou laissées telles quelles, ses sculptures ne peuvent être décrites autrement que par l’évidence : élaborées par la main de l’homme, elles chantent un espace naturel, un peu comme si la nature elle-même, la matière s’était investie du pouvoir d’une transformation allant de soi.

 

Marc Renwart, 16/01/2003 (publié dans plusieurs publications dont catalogue Deuxième Nature. La Louvière, Musée Ianchelevici, 2003, p. 26).

Nul besoin de parcourir le monde pour en saisir la splendeur.

L'humilité du sureau / la souplesse de l'osier / la rigueur du bambou suffit à valider les aspirations de l'âme.
L'ocre, à lui donner à la fois la clé de son origine et l'énergie qui l'anime.
Et la forme, sa poétique.

L'art n'a pas besoin d'histoires puisqu'il les contient toutes.
Pas de routes puisqu'il est le chemin.
Pas de temps puisqu'immédiateté.

La naissance du sens par les sens.
L'espace pour partenaire.
Et eutopie comme réalité.

Première et dernière eutopie, disiez-vous ?

Art, œuvre, artiste sont miroirs de la vie …, du vivre ..., de notre existence.
A chacun la responsabilité de son être, la singularité de son rêve, la particularité de son désir.

Si égomanie, … au pire invectives, au mieux indifférence.
Si prévention, … affleurement sinon effleurement.
Si sympathie, … attirance et séduction.
Mais, comme de bien entendu, si empathie, … évidence.

Voyez.
Une branche, un caillou, un pigment.
Une forêt, une montagne, une couleur.
Une essence, une permanence, un éblouissement.

S’émerveiller de son émerveillement.

 

n.s. “Jean-Georges Massart  (bourse 1981), In situ” in Vocatio n° 20, revue trimestrielle du Fonds Belge de la Vocation, 2005, p. 6.

S’adaptant aussi bien aux particularismes des petites galeries qu’aux singularités des grands événements, Jean-Georges Massart mène sa carrière de plasticien indépendamment des modes et des tendances. Libre dans sa tête, il considère que le rôle de l’artiste est de « réaliser des œuvres, qu’elles soient reconnues ou non ».
Ses sculptures souples, légères et d’apparence fragiles, témoignent de qualités spatiales et monumentales indéniables ; elles investissent un espace donné, le temps d’un instant, pour disparaitre ensuite et continuer leur chemin dans le souvenir du visiteur. Bambou, sureau et osier sont les matériaux de prédilection de cet amoureux de la nature. Ses créations voyagent et se posent là où leur créateur les porte, pour faire souffler un air de changement dans des lieux d’exposition bien connus.

Lucide et prudent, ce n’est que parcimonieusement qu’il intervient dans l’espace public car il sait que le souffle nécessaire pour répondre à un tel défi se doit d’être ample, dynamique et doit coïncider avec l’endroit et/ou la circonstance, qui ne se trouve ni tout le temps ni en tout lieu. Ainsi une œuvre qui, le plus souvent, telle une calligraphie, signera son passage dans l’espace intime de galeries et de maisons particulières d’une touche subtile et quelques fois laissera l’expression prendre son envol dans le monumental. Ces deux dimensions et ces deux fréquences donnent à l’ensemble la résonnance nécessaire et au travail accompli l’équilibre dont il a besoin.

 

Albert Moxhet, in Le Jour, Verviers, article repris in catalogue Courbes, publication n° 113 des Amis du Musée de Verviers, 2007

Que la nature inspire les artistes, c’est une évidence qui traverse l’histoire des arts depuis le néolithique au moins : peintres, sculpteurs, dessinateurs et photographes sont là pour en témoigner, de même que certains concepteurs de jardins ou de décoration florale. La démarche de Jean-Georges Massart relève d’une conception minimaliste toute en élégance et discrétion. Osier, sureau et bambou sont les matériaux essentiels des compositions que réalise l’artiste en des dimensions variées. Des ocres, quelques galets, un peu de plâtre parfois et le passage éventuel d’une flamme achèvent la mise en forme de ces sculptures linéaires qui suggèrent une surface ou un volume, induisent un élan, circonscrivent un mouvement. Jean-Georges Massart propose au visiteur des esquisses délicatement élaborées pour que l’imagination de chacun puisse se déployer en toute liberté. Contempler ces volumes et mouvements potentiels amène aussi à méditer sur la fragilité apparente des choses : le bambou est une herbe qui devient bois, une frêle bague de sureau retient toute la vigoureuse élasticité de l’osier…

 

- Luk Lambrecht, De kromming van de tijd bedenkingen bij het oeuvre van Jean-Georges Massart, Brussel - 11 juli 2008.

De kromming van de tijd bedenkingen bij het oeuvre van Jean-Georges Massart Kunst vindt een vorm die de noodzaak van de creatie en van het maken een vorm verleent. Kunst die vanuit de innerlijke noodzaak en de creatieve verbeelding ontspringt is per definitie wereldvreemd. Het tot uitdrukking brengen van het onbekende wordt in het kunstobject ervareneen kortsluiting met de opgedane kennis van de gekende wereld. Abstracte kunst is tegenvoets en staat haaks op ordinaire gang van zaken in het leven. Abstracte kunst sluit het compromis met de ‘geruststellendheid’ even op een zijspoor, een spoor dat leidt naar afwijzing, twijfel of... nieuwsgierigheid. De artistieke productie van Jean-Georges Massart is een continue variatie op een zelfde lied ; een lied dat zich verwant voelt met de natuur en het ochtendlijke gezang van de vogels. Het is merkwaardig dat dit weerbarstig eenvoudige oeuvre zich nestelt in de marge van de mainstream van de actuele kunsten. Dit fragiele en op visuele spanning gebaseerde werk houdt de tijd en het bestaansrecht van het kunstwerk an sich onder (be)dwang. Meestal betekent de kleinste externe manipulatie en/of aanraking van het kunstwerk het definitieve einde ervan. Jean-Georges Massart neemt een heel bijzondere en tegelijk bescheiden positie in binnen de kunst van pakweg het einde van de jaren zestig toen hij begon te schilderen in een abstractexpressionistische stijl. Heel langzaam absorbeerde hij de dwingende en revolutionaire statements van de kunstenaars die aanleunden bij de label-strekkingen zoals de Europese tegenhanger van de Amerikaanse Pop Art,arte povera en de conceptuele kunst. De Arte Povera was in de jaren zestig een belangrijke denk-beweging doordrongen van een ecologisch denken dat recht tegenover de logica stond van het economische denken dat zich concentreerde rond welvaart en winst ten koste van alles. De Arte Povera met vertegenwoordigers van belang zoals wijlen Mario Merz, Giuseppe Penone, Gilberto Zorio en Michelangelo Pistoletto was ‘niet voor niets ontstaan in de industrieel-Italiaanse groeipool Turijn waar zich o.a. de uitgestrekte fabrieken bevonden van de autocontructeur Fiat. De kunstenaars van de Arte Povera zouden zich bedienen van natuurlijke en vergankelijke materialen; zelfs van fruit en groenten die letterlijk deden denken aan het genre ‘nature morte’. Arte Povera betekende kunst met ‘arme’ voor iedereen vrij en goedkoop beschikbare materialen als tegengesteld functioneerden tegenover de duurzame consumptiegoederen die het kapitalisme nu eenmaal typeert als bron van bestendiging van systeem en accumulatie van winsten. We zijn ervan overtuigd dat het werk van Jean-Georges Massart diep verworteld zit in de gedachtes van de Arte Povera. Midden de jaren zeventig maakt hij nog bijvoorbeeld gelakte meubelsculpturen en bedenkt tegelijkertijd interventie in het zand die door het spel van eb en vloed werden opgeslorpt. Het is pas op het einde van de jaren zeventig na studies aan La Cambre in Brussel dat Jean-Georges Massart ertoe toe komt werk te maken met takken. In die zin oppert de kunstenaar dat Robert Smithson toen van groot belang was voor zijn denken omdat die Amerikaanse kunstenaar – die bekendheid genoot met zijn enorme ‘Spiral Jetty’ (1970) werk maakte gebaseerd op het begrip entropie– de tijdelijkheid van het kunstwerk sterk liet samenvallen met de symboliek van het verglijden van de menselijke existentie. Het inzicht in hun gebruik van eenvoudige materialen was voor Jean-Georges Massart een belangrijk klankbord voor zijn toentijds ‘zoekende’ artistieke recherches. In die zin gebruikt Jean-Georges Massart bestaande gevonden materialen uit de natuur zoals bamboe of wilgenhout maar zet zich af tegen het begrip ready-made dat wordt ingezet als een strategie om iets te verplaatsen van de ene context naar de andere zonder intermediaire artistieke handelingen. De context is voor de kunstenaar wel van groot belang in die zin dat naast de natuur, vooral de architectuur de stuttende drager wordt – de sine qua non voor het voortbestaan van het kunstwerk/de kunstingreep. Muren, zoldering en vloer bakenen ruimtes af die fysiek ervaar-, betreed- en bewoonbaar zijn. Jean-Georges Massart zet in zijn beste werken niet zelden de architectuur onder spanning via ingenieus gecomponeerde takken die als het ware inherent onderdeel worden van de architectuur. Dat wil helemaal niet zeggen dat hij de ‘white cube’ als neutraalvrije ruimte negeert; integendeel – de witte ruimte is het perfecte driedimensionale witte ‘vel papier’ waarop de ‘getekende’ sculpturen perfect tot hun recht komen. De sculpturale praktijk van Jean-Georges Massart is a priori tekenkundig; zijn vormen bewegen als sierlijke arabesken in en met de ruimte en worden er één met. Zijn werk is als jazzmuziek waarin de vrijheid van improvisatie zich nestelt tussen de herkenbare lijnen van één of ander standaard. Zoals jazzmuziek niet echt evolueert is het net zo bij het werk van Jean-Georges Massart; de kunstenaar blijft in een permanente ‘drive’ via improvisaties zoeken naar juist die bewegingen in het werk die de absolute vrijheid van denken en handelen “in vorm” accentueren. De lichtheid en de eenvoud sieren deze kunst die an sich de valse eenvoud in zich houdt van het bedenken en maken ervan. Misschien heeft de perceptie van dit terughoudende werk wel wat van doen met het begrip poëzie. Poëzie als de uitdrukking met of zonder veel gevleugelde woorden van het uitdrukkingsloze – over datgene waarover het best wordt gezwegen omdat de kern van een ‘beeld’ in de meest abstracte betekenis van het woord ‘iets’ sublimeert met wat René Magritte bedoelde met zijn invulling van het begrip mysterie. De kunst van Jean-Georges Massart is flexibel; het blijft meanderen op een constante waarin vorm beweging suggereert en de suggestie van breekbaarheid voortdurend onder spanning blijft. Dit werk ‘kromt’ zich tegen de zwaartekracht en wordt en blijft in alle broze eenvoud een sterk teken van nederigheid. 

L'art trouve une forme qui donne corps à la nécessité de la création et du faire. L'art qui naît de la nécessité intérieure et de l'imagination créatrice est par définition étranger au monde. L'expression de l'inconnu est vécue dans l'objet d'art comme un court-circuit avec les connaissances acquises du monde connu. L'art abstrait est antithétique et en désaccord avec le cours ordinaire de la vie. L'art abstrait détourne un instant le compromis avec la "réassurance", une piste qui mène au rejet, au doute ou... à la curiosité. La production artistique de Jean-Georges Massart est une variation continue sur la même chanson ; une chanson qui se sent liée à la nature et au chant matinal des oiseaux. Il est remarquable que cette œuvre simple et indisciplinée se trouve en marge du courant dominant de l'art contemporain. Ce travail fragile, basé sur la tension visuelle, garde le temps et l'existence même de l'œuvre d'art sous le coude. En général, la moindre manipulation et/ou le moindre toucher extérieur de l'œuvre d'art signifie sa fin définitive. Jean-Georges Massart occupe une position très particulière et en même temps modeste dans l'art de la fin des années soixante, par exemple, lorsqu'il a commencé à peindre dans un style abstrait-expressionniste. Très lentement, il a absorbé les déclarations convaincantes et révolutionnaires des artistes qui adhéraient à des labels tels que le pendant européen du pop art américain, l'Arte Povera et l'art conceptuel. Dans les années soixante, l'Arte Povera était un important mouvement de pensée, imprégné d'une pensée écologique diamétralement opposée à la logique de la pensée économique, axée sur la richesse et le profit à tout prix. L'Arte Povera, avec des représentants aussi importants que feu Mario Merz, Giuseppe Penone, Gilberto Zorio et Michelangelo Pistoletto, n'est pas né pour rien dans le pôle de croissance industriel italien de Turin, où se trouvaient, entre autres, les vastes usines du constructeur automobile Fiat. Les artistes de l'Arte Povera utilisaient des matériaux naturels et périssables, voire des fruits et des légumes qui rappelaient littéralement le genre "nature morte". L'Arte Povera signifie l'art avec des matériaux "pauvres", disponibles gratuitement et à bas prix pour tout le monde, par opposition aux biens de consommation durables que le capitalisme caractérise comme une source de perpétuation du système et d'accumulation de profits. Nous sommes convaincus que l'œuvre de Jean-Georges Massart est profondément ancrée dans les idées de l'Arte Povera. Au milieu des années 1970, par exemple, il réalisait encore des sculptures de meubles laqués et, dans le même temps, il concevait des interventions dans le sable qui étaient absorbées par le jeu du flux et du reflux. Ce n'est qu'à la fin des années 1970, après des études à La Cambre à Bruxelles, que Jean-Georges Massart commence à travailler avec des branches. En ce sens, l'artiste suggère que Robert Smithson a été d'une grande importance pour sa réflexion à l'époque, car cet artiste américain - qui s'est rendu célèbre pour son énorme œuvre "Spiral Jetty" (1970) basée sur le concept d'entropie - a fortement confondu la temporalité de l'œuvre d'art avec le symbolisme du passage de l'existence humaine. La compréhension de l’utilisation de matériaux simples a été pour Jean-Georges Massart une importante caisse de résonance pour ses recherches artistiques d’alors. En ce sens, Jean-Georges Massart utilise des matériaux existants trouvés dans la nature tels que le bambou ou le saule, mais rejette la notion de ready-made qui est utilisée comme une stratégie pour faire passer quelque chose d'un contexte à un autre sans actions artistiques intermédiaires. Le contexte est d'une grande importance pour l'artiste dans le sens où, outre la nature, l'architecture en particulier devient le support - la condition sine qua non de la pérennité de l'œuvre d'art/de l'intervention artistique. Les murs, les plafonds et les sols délimitent des espaces qui peuvent être physiquement expérimentés, pénétrés et habités. Dans ses meilleures œuvres, Jean-Georges Massart met souvent l'architecture sous tension au moyen de branches ingénieusement composées qui deviennent en quelque sorte une partie inhérente de l'architecture. Cela ne signifie pas du tout qu'il ignore le ‘white cube’ en tant qu'espace libre neutre. Au contraire, l'espace blanc est une "feuille de papier", blanche, tridimensionnelle, parfaite, sur laquelle les sculptures "dessinées" se détachent parfaitement. La pratique sculpturale de Jean-Georges Massart est a priori un dessin ; ses formes se déplacent comme de gracieuses arabesques dans et avec l'espace et ne font plus qu'un avec lui. Son travail ressemble à une musique de jazz dans laquelle la liberté de l'improvisation se niche entre les lignes reconnaissables d'un standard. De même que la musique de jazz n'évolue pas vraiment, il en va de même pour l'œuvre de Jean-Georges Massart ; l'artiste, dans un élan permanent, continue à rechercher, par le biais d'improvisations, précisément les mouvements de l'œuvre qui accentuent la liberté absolue de penser et d'agir "dans la forme". Légèreté et simplicité ornent cet art, qui conserve en lui-même la fausse simplicité de sa conception et de sa création. La perception de cette œuvre sobre a peut-être quelque chose à voir avec le concept de poésie. La poésie est l'expression, avec ou sans mots, de ce qui n'a pas d'expression, de ce qu'il vaut mieux taire, car le cœur d'une "image", au sens le plus abstrait du mot "quelque chose", sublime ce que René Magritte a voulu dire par son interprétation du concept de mystère. L'art de Jean-Georges Massart est flexible ; il serpente sur une constante où la forme suggère le mouvement et la suggestion de la fragilité reste constamment sous tension. Cette œuvre " plie " contre la gravité et, dans toute sa fragile simplicité, devient et reste un signe fort d'humilité.
[Traduit avec www.DeepL.com/Translator]

 

- Willem Elias. Notice sur J. G. Massart in Aperçus de l’art belge après ’45, Tome II, Edition Snoeck, 2008, p. 206.

Jean-Georges Massart veut dompter des saules. Il choisit pour matériau les bois les plus souples : bambou et osier. L’osier reste ductile mais le bambou peut se rigidifier. Au gré de cette rigidité, la texture embellit. Un morceau de bambou a vite fait d’émettre le rayonnement statique d’un objet de culte. L’utilisation de pigments ocres accentue encore le caractère rituel. Le tremblé entre nature et culture est ici prépondérant. La nature est culturellement exploitée mais continue de renvoyer à son genre propre, la structure de sa croissance.
L’osier peut être tressé et contraint à épouser toutes les formes, même les plus étrangères à la nature, à savoir les formes géométriques. La tension entre culture et nature y trouve un révélateur supplémentaire. L’excentrique est subordonné à un étalonnage et par conséquent soumis au mesurable.
Le caractère précis et mesurable est chahuté par le contrepoint naturel qui continue d’insister dans les rameaux. Le travail ne se limite pas à l’espace bidimensionnel. Jean-Georges Massart a également façonné des volumes légers constitués par leurs seules arêtes. Le volumique se trouve ainsi libéré de toute pesanteur. L’univers suggéré par Jean-Georges Massart est friable, gracile et vulnérable. L’austérité en est saisissante. A la différence des arbres naturels, il n’y a cette fois pas une seule branche de trop. Il n’est pas concevable d’élaguer davantage.

 

- Marc Cloet, juni 2010.

Het werk van Jean Georges Massart, dat zou je ''weinig'' kunnen noemen alvorens ingewikkelde terminologieën in de mond te nemen die de kunst aangaan. Misschien moeten we het vooral zo blijven noemen om de bescheidenheid van deze kunstenaar ook onmiddellijk "sterk" of "straf' te noemen. Het werk is arm, net omwille van het standpunt dat dit woord in het geval van zijn werk eerder ontbering inhoudt dan behoeftigheid. Meer dan welk zieh uitslovend werk ooit vertegenwoordigen zijn beelden zowat aile vormen van wat het sculptuur kan ontketenen in een ruimte. Elk uitstekend deel van een voorwerp dat de vorm en / of de functie heeft van een menselijkc arm, zodat het iets kan dragen, of waaraan iets kan hangen, of dat deel is van een geste! dat iets moet ophouden, of in een wand bevestigd is aIs stang, noemt men ook "arm". Het werk van Massart is vooral gemaakt van twijgen, takken. En al zijn de ene materialen al wat exotischer dan de andere, de verbindingen die er worden gemaakt getuigen van een zeer grote vanzelfsprekendheid. Naast waar ze naar verwijzen namelijk hun natuurlijkheid, hun teerheid, hun vergankelijkheid vertegenwoordigen ze, eens de installatie van de kunstenaar ondergaan en alleen gelaten : spanning, vorm, beweging. Het beeld tekent zieh als het ware in de ruimte als een "driedimensioneel" van lijnen, strepen en trekken, en maakt zo steeds nieuwe variaties op vormen. Vormen van stilte, vormen van pret, vormen van spanning of vormen van lust, vormen van onderzoek, vormen van beweeglijkheid, vormen van kennis of vormen van onwetendheid. De vormen van Massart suggereren geen nieuwe werkelijkheid, in al hun eenvoud veroorzaken ze werkelijk steeds nieuwe ziehten, frele maar monumentale beelden en vooral veel verse ruimte. 

L'œuvre de Jean Georges Massart, on pourrait la qualifier de " petite " avant de recourir à la terminologie compliquée qui concerne l'art. Peut-être devrions-nous continuer à l'appeler ainsi afin de qualifier immédiatement la modestie de cette artiste de "forte" ou de "punitive". L'œuvre est pauvre, précisément parce que l'on considère que, dans le cas de son œuvre, ce mot implique la privation plutôt que le besoin. Plus que toute autre œuvre épuisante, ses sculptures représentent à peu près toutes les formes de ce que la sculpture peut libérer dans un espace. On appelle également "bras" toute partie saillante d'un objet qui a la forme et/ou la fonction d'un bras humain, de sorte qu'elle peut porter quelque chose, ou à laquelle quelque chose peut être suspendu, ou qui fait partie d'un geste qui doit maintenir quelque chose en l'air, ou qui est fixée à un mur comme une tige. L'œuvre de Massart est principalement constituée de brindilles, de branches. Et bien que l'un des matériaux soit plus exotique que l'autre, les connexions qui se font témoignent d'un très grand naturel. Outre ce à quoi elles renvoient, à savoir leur naturel, leur tendresse, leur caractère éphémère, elles représentent, une fois l'installation de l'artiste mise en place et laissée à elle-même : tension, forme, mouvement. La sculpture se dessine, pour ainsi dire, dans l'espace comme une "tridimensionnelle" de lignes, de rayures et de dessins, et crée ainsi constamment de nouvelles variations de formes. Formes de silence, formes d'amusement, formes de tension ou formes de luxure, formes de recherche, formes de dextérité, formes de connaissance ou formes d'ignorance. Les formes de Massart ne suggèrent pas une nouvelle réalité, dans toute leur simplicité, elles créent réellement de nouvelles vues, des images fragiles mais monumentales et surtout beaucoup d'espace libre. 
[Traduit avec www.DeepL.com/Translator]

 

- Céline Eloy ‘CACLB : Jean-Georges Massart et Papillonnages’ in Flux-News n°53, oct, nov, déc 2010, p. 16.

Le Centre d'Art contemporain du Luxembourg belge poursuit sa thématique de la légèreté en nous faisant découvrir plusieurs expositions, mêlant à la fois fragilité, spatialité et équilibre.

En invitant Jean-Georges Massart à investir certains de ses lieux, il est évident que le CACLB a opté pour la continuité de son thème.
A la fois légère et solide, l'oeuvre de Jean-Georges Massart allie matériaux naturels et finesse du trait qu’elle dessine dans l'espace. Car l'artiste dessine spatialement plus qu’il ne sculpte. A la demande d'Alain Schmitz, il intervient dans le site extérieur et dans le Musée lapidaire.
Après la découverte du site de Montauban-Buzenol, Jean-Georges Massart choisit pour son installation les ruines des halles à charbon.
Discrète face à ces bâtiments imposants dans lequel elle s'intègre, cette oeuvre se dévoile au fil d'une promenade dans les mines. Située volontairement en hauteur, elle se compose dans le ciel et crée un jeu de formes, entre nature, architecture et art.
Respectueux de l'espace dans lequel il intervient, l’artiste construit ainsi une relation étroite entre son installation et le patrimoine historique et architectural.
L’exposition au Musée lapidaire part de ce principe relationnel entre les choses. Jean-Georges Massart y installe différents travaux antérieurs qui se mêlent avec parcimonie aux pierres conservées dans l'institution.
S'engage alors un dialogue entre les blocs, les traits, les inscriptions et les oeuvres. Des correspondances entre les formes se créent, des rappels se dégagent/discernent. Ses sculptures se dessinent “telles des écritures dans 1'espace”, qui se superposent aux récits transportés au fil du temps par les pierres. L’intégration extérieure et l’exposition constituent pour l'artiste un ensemble, “ le prolongement d 'une réflexion sur ce qui unit l'homme et la nature. Le matériau ainsi manipulé n’est d’ailleurs pas sans rappeler la pierre naturelle transformée petit à petit par l'homme pour construire mais aussi pour entrer en dialogue avec l’environnement qui l'entoure.
Pour continuer sur le thème de la saison, une exposition au Bureau des anciennes forges est également à visiter en ce moment. Avec Papillonnages, le CACLB explore le papillon sous toutes ses formes, inspirant diverses productions artistiques.
Vidéo, art textile, photographie sont ainsi au rendez-vous pour nous emmener dans un univers empli de liberté, de poésie et de légèreté. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir, entre autres, les oeuvres d'Erika Harrsch, Chevalier-Masson, Pascal Bernier, Leo Copers.

 

- Aldo Guillaume Turin, Chronique 5. ‘Un temps sans âge’ in Flux News n°60, 2013, p. 34.

La pièce à l'angle de la maison a-t-elle laissé deviner une aspiration, il est des plus probables que oui et qu'elle n'a souci ni d'être jugée, ni de prendre l'espoir de ceux qui s'y rendent en otage. Elle possède un aspect d'esquisse, le béton qui lui donne forme en partie en est la cause ; elle pourrait se réduire à une maxime et l'on voit nettement que ses murs ont été rafraîchis pour la circonstance. Il semble que cela date d'hier, que l'on a eu la délicatesse d'épargner aux visiteurs de se sentir des silhouettes passagères dans un décor, ou seulement même des témoins auprès desquels la lumière trouve refuge. Peut-être est-ce cette acuité qui se nomme confiance. Ou démystification. Interrompre comme ici ou démailler les étreintes du temps rassemble l'imprévu et l'ampleur de champ. On ne perd que ce que l'on gagne à créer une brèche dans le réseau emphatique des actions et des paroles dépourvues de nerf qui anticipent ces actions. Assurément il règne ici, offrant ses lèvres à la coupe de l'amitié, l'un de ces jours finissants qui obligent à prendre conscience de la chair et du ciel. Et comment résister à l'envie de jeter un œil par la fenêtre ? Avec une concentration proposant d'envelopper la multiplicité des éléments les plus concrets, les plus nécessaires, immédiats, la campagne alentour transfère octobre du côté de la virtuosité stylistique des paysages enchanteurs du sud de la Finlande. 

Nous ne sommes cependant qu'à cinq ou six kilomètres de la capitale belge mais l'impression de détachement est énorme d'avec ses rues courtes, ses sièges de gouvernements trapus. 

Les hôtes sont Marie et Pierre Martens – et c'est la salle servant ordinairement de bureau qui devient le local où aller à la rencontre des sculptures neuves de Jean-Georges Massart, sans que rien de passif dans les dimensions, dans l'ambiance de ce volume, ne fasse obstacle à cette sélection de travaux qui n'ont cherché qu'à souligner des étoilements d'espace. Le lieu confirme qu'il ne s'est pas voulu une « zone » à parcourir et à froisser après tel du papier, on ne retrouve pas l'un de ces couloirs de rencontre et de conversation, intercalaires et distribuables en kits, comme ils se sont mis à proliférer partout, y compris quand c'est d'art que l'on discute et non de taux d'intérêts ou de dynamiques de croissance. 

Le sureau est le matériau qui a la préférence de Massart, depuis des décennies avoue-t-il. S'ajoutent aux convexités qu'engendre le végétal, aux torsions, aux nœuds, aux tressages explicites, les prestiges autrement exigeants du plâtre, qu'il n'emploie qu'avec une stricte économie et selon les pouvoirs qu'octroie l'invention le recours à la malléabilité alors permise : l'aspect de farine, la blancheur imitative de celle des fantômes lactés, la fusion avec l'eau produisant des reliefs soudain atteints de paralysie, toute une échappée, à la fois formelle et informelle, ajoute un tour mystérieux aux agencements entre les structures flexibles, dociles de départ. 

A la réflexion une œuvre telle que celle-ci n'a à peu près rien à voir avec l'état courant du domaine à quoi on la réfère et où la technique glacée l'emporte largement sur le sentiment d'une innocence perdue. La démarche que voici se trouve circonscrire le rapport de quelques courbes obtenues à la faveur de la grâce accidentelle qui caractérisait les rinceaux et les frises fleuries dont le goût du simple dans la fresque romane détenait, ne le sachant pas, la clé – la grâce également que traduisent les usages divers de la fibre née d'un sol intact dans les civilisations autrefois très habiles à produire des objets à l'aide d'herbes et de feuilles, par des entrelacements en alternance qui à la longue aboutissent à de paradoxales unions des contraires. On songe, bien que Massart appartienne à notre époque, retrouver les premiers pas vers l'horizon des hommes, et ce que fut le geste engagé au cœur du sensible, lorsque le faire définissait une appropriation transitoire et emblématique de l'être. On se souvient spontanément d'existences ayant su acquérir une profondeur « autre », car se situant dans un écart avec la réalité, tout en évitant que ne les conditionne, ne les enferme un langage abstrait, la langue propre au mythe ou celle de la croyance.

Des recourbements d'arcs, et une manière de flotter à eux bien assurée, fixés qu'ils sont au mur, néanmoins ingénus, et libres d'accroître leur expansion, leur extension. 

Ils se répètent, se parlent et émettent par leur graphie des sortes d'avertissements de sauvegarde face à une planète que l'on exploite non plus à raison, uniquement à tort, et épuise au niveau de ses ressources, omettant volontiers l'idée de survie. Mais ces assemblages ont aussi quelque chose de plus grave, de plus déterminant à faire ressentir – Cela du fait qu'ils se refusent à la collaboration de Pythagore, qu'ils sont et tiennent à demeurer le roseau pensant dont un philosophe déjà moderne a interprété le rôle central, en tant que symbole, sur les chemins de bonheur et d'adversité que nous empruntons. De même qu'ils abandonnent le clos de la représentation traditionnelle, et par exemple ce chantier du déploiement baroque où la ligne souple et sinueuse fut poussée jusqu'à l'absolu, de même ils se dérobent à toute emprise émanant d'une grandeur hypothétique. Et le calcul, le calcul garant de pureté, d'incorruptibilité, le « nombre d'or » soumis à la métrie en fut une, tandis que l'harmonie dont les dieux auraient été les orchestrateurs en constitua indiscutablement une de plus. L'expérience bien plutôt conduit Massart à contrevenir à l'intellect.

 

- Johan Velter. Hout, was en waarde – Jean-Georges Massart [Bois, cire et valeur - Jean-Georges Massart], 2018 in https://sfcdt.wordpress.com/2018/02/04/hout-was-en-waarde-̶-jean-georges-massart/

Er zijn kunstenaars die op een subtielere manier met was omgaan dan Joseph Goeroe Beuys. Jean-Georges Massart is zo iemand, een kunstenaar die midden de kunst staat en toch aan de rand van de wereld leeft. Zijn werk van wilgentakken, vlier en was ogen minimaal, zijn conceptueel, vormen een ruimtelijke land art, hebben als geheel een volumineusheid en lijken toch getekend te zijn met houtskool, een gelukkige verbintenis tussen lijn en beeld.
Er is kunst waarbij weinig woorden nodig zijn, of het zijn woorden van Roland Jooris. De schamelte van de beeldende kunstenaar besproken door de stilte van de dichter. De elementen die Massart gebruikt zijn altijd louter en alleen natuurlijke elementen. Wilgentakken (waar is de tijd dat prei met wilgentakken werd samengebonden?) zijn soepel, moeten natgemaakt worden om geplooid te kunnen worden, maar eens geplooid blijven ze ook soepel, ze zullen niet zomaar knakken. Je kunt ze plooien, zoals je een lijn trekt, maar je kunt er ook ‘knopen’ mee maken, letterlijk en figuurlijk. De takken zijn buigzaam, zijn zachtaardig, zijn de mens gegeven, geen steenkool dat ontgonnen moet worden, bevochten en agressief bejegend. Door de naaktheid van de takken komt een kwetsbaarheid in zicht en daarmee is deze kunst niet afstandelijk: wie zacht bejegent, is zelf een godenkind.
Het vlierhout krijgt een dragende functie, de structuur komt van de wilgen, het plooien, draaien en keren, de ruggengraat van het werk, waaraan het werk wordt opgehangen. Drager is ook het werk zelf – de band met de conceptuele kunst is het vraagstuk van de drager, hier de sokkel: staat het werk op een sokkel of behoort de sokkel tot het werk, hier verder uitgewerkt door de sokkel ín het werk zelf te steken. Vlierboom is een (voor ons) bijna vreemd element, omdat dit hout in de natuur niet zomaar in de velden en de drassigheid te vinden is (te zien is: verborgen). In het werk wordt een vreemdheid binnengebracht, een vreemdheid! O verschrikking! De schoonheid, de gladheid en wat hierbij belangrijk is: de holte, het merg van de tak is weggehaald (zoals dat ook bij een notenboom kan) en krijgt een functie niet langer alleen als drager maar ook als verbindend element met de ruimte die net als de holte leegte is.
Er is was, spaarzaam en zichtbaar aangebracht: zijn de takken dood, dan blijven ze dood want in een ‘onnatuurlijk’ verband samengebracht. Maar was blijft altijd levend, ook al zit het in een constructie verwerkt: alles wat bindt, is levend en houdt het leven in stand. De was behoudt een warmte, een soepelheid (ook in gebroken toestand – er is warmte nodig), een sterkte, een bindkracht en blijft ons herinneren aan wat de bij gedaan heeft. Was is een restfunctie, een bijenproduct dat overbodig geworden is maar door de lumineusheid van de mens voor eigen nut gebruikt kan worden. Het idee van rest is hierbij belangrijk: het verband met arte povera ligt voor de hand. Zelfs de takken waarmee Massart werkt, behoren tot het overschot: het zijn geen dragende balken, ze zijn wegwerpnatuur. En zie, de kunst wordt geboren uit iets dat nauwelijks iets is, gedachtenloos in het hoofd van de hedendaagse massamens. Het oog van de kunstenaar redt.
Het werk van Jean-Georges Massart heeft de neiging te verdwijnen, zich terug te trekken in de muur, in het omringende. Wie kijkt, ziet de aanwezigheid en eens gezien blijft die toch voelbaar. De takken zijn als een aanwezige wind, geruisloos, bewegingsloos, in zichzelf verzonken – ook daarom is deze kunst zo menselijk. De materiaalkeuze is een morele en intellectuele houding. Een inhoudelijke spanning is de combinatie van enerzijds het natuurlijke materiaal dat buigt, geen hoeken vertoont en anderzijds de geometrische lijnen die in en door het werk ontstaan. Er is steeds een subtiel spel van schaduw en materie aanwezig, de schaduwen vergroten het werk, behoren tot het werk. Er zijn die wiskundige verhoudingen die een platoonse invloed op elke mens hebben: de gedachte aan het betere; er zijn die vormen die de natuur in herinnering brengen: het aardse, materiële leven. De schamelte is de rijkdom van het leven gevoed door de idee.

Il y a des artistes qui traitent la cire de manière plus subtile que Joseph Beuys. Jean-Georges Massart est de ceux-là, un artiste qui se tient au milieu de l'art et pourtant vit au bord du monde. Son travail de branches de saule, de sureau et de cire, d’apparence minimale, est conceptuel, forme un land art spatial, possède un ensemble volumineux et semble pourtant dessiné au fusain ; une union heureuse entre ligne et image.
Il est un art qui demande peu de mots, ou les mots de Roland Jooris. Le dérisoire du plasticien discuté par le silence du poète. Les éléments que Massart utilise sont toujours des éléments purement naturels. Les branches de saule sont souples (à quand remonte le temps où l'on attachait les poireaux avec des branches de saule ?). Vous pouvez les plier, comme si vous dessiniez une ligne, mais vous pouvez également faire des « nœuds » avec eux, au sens propre comme au sens figuré. Les branches sont souples, douces, données à l’homme ; pas de charbon à extraire, à (se) disputer ou à traiter avec agressivité. La nudité des branches met en évidence une vulnérabilité qui rend cet art tout sauf distant : celui qui traite avec douceur, est lui-même un enfant des dieux.
Le bois de sureau assume une fonction de support, la structure vient des saules, le pliage, la torsion et le retournement, l'épine dorsale de l'ouvrage, sur laquelle l'ouvrage est accroché. Le support est aussi l'œuvre elle-même – le lien avec l'art conceptuel est la question du support, ici le socle : l'œuvre est-elle sur un socle ou le socle appartient-il à l'œuvre, élaboré ici en insérant le socle dans l'œuvre elle-même. Le sureau est (pour nous) un élément presque étrange, car dans la nature ce bois ne se trouve pas simplement dans les champs et les marais (on le voit : caché). Une étrangeté s'introduit dans l'œuvre, une étrangeté ! O horreur ! La beauté, la douceur et ce qui importe ici : le creux.  Le cœur de la branche a été enlevé (comme on peut le faire avec un noyer), on lui donne donc une fonction de support mais aussi d’élément de liaison avec l’espace, vide comme le creux.
La cire a été appliquée avec parcimonie et de manière visible : si les branches sont mortes, elles le restent car elles sont réunies dans un lien « contre nature ». Mais la cire reste toujours vivante, même si elle est incorporée dans une construction : tout ce qui lie est vivant et maintient la vie. La cire conserve une chaleur, une souplesse (même lorsqu'elle est cassée – il faut de la chaleur), une force, un pouvoir de liaison, et continue de nous rappeler ce que l'abeille a produit. La cire est une fonction résiduelle, un produit apicole devenu superflu mais qui peut être utilisé lui-aussi et ce, grâce au génie de l'homme. L'idée de repos est importante ici : le lien avec l'arte povera est évident. Même les branches avec lesquelles Massart travaille appartiennent au surplus : ce ne sont pas des poutres porteuses, elles sont de nature jetable. Et voilà, l'art naît de quelque chose qui n'est presque rien, inconsidéré dans l'esprit des masses d'aujourd'hui. L'œil de l'artiste sauve.
L'œuvre de Jean-Georges Massart tend à disparaître, à se retirer dans le mur, dans l'environnement. Celui qui regarde, voit la présence qui, une fois vue, peut encore être ressentie. Les branches sont comme un vent présent, silencieux, immobile, absorbé en lui-même – voilà aussi pourquoi cet art est si humain. Le choix des matériaux est une attitude morale et intellectuelle. La combinaison du matériau naturel qui se plie, ne montrant aucun angle, d'une part, et des lignes géométriques qui apparaissent dans et à travers l'œuvre, d'autre part, constitue une tension de fond. Il y a toujours un jeu subtil d'ombre et de matière, les ombres magnifientt l'œuvre, appartiennent à l'œuvre. Il y a ces proportions mathématiques qui ont une influence platonicienne sur chaque être humain : la pensée du meilleur ; il y a ces formes qui rappellent la nature : la vie terrestre et matérielle. Le dérisoire est la richesse de la vie nourrie par l'idée.
[Traduit avec www.DeepL.com/Translator]

 

 

- Baudouin Oosterlynck      Membre de la Classe des Arts – ARB     Eloge de Jean-Georges Massart 
Classe des Arts - Académie royale de Belgique    Séance du jeudi 02.03.2023 

Monsieur le Secrétaire perpétuel,
Madame la Directrice faisant fonction,
Chères consœurs, Chers confrères, 
Chère famille et chers amis de Jean-Georges,

Jean-Georges Massart, élu Membre titulaire de notre Classe en 2014, est né le 24 mars 1953 à Tirlemont.                                                                          Après un premier cycle d'études artistiques principalement auprès de Jef Vaes  et Francis Vaes à l'Académie de Tirlemont ( 1970- 1977 ) , il suit les cours à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles de 1978 à 1983.  Il y bénéficie de l'enseignement de feu notre confrère Serge Vandercam, Roger Dudant, de notre confrère Jean Glibert et de Maurice Joly.

Très tôt, Jean-Georges Massart reçoit le Prix de la Ville de Renaix, une Mention au Prix Louis Schmidt et plusieurs Distinctions au Prix de la Jeune Peinture Belge en 1976 puis de la Jeune Sculpture Belge en 1977.  Il est aussi Lauréat de la Fondation Belge de la Vocation en 1981.

Les affinités naissantes pour l'espace et le végétal  le conduiront à quitter la peinture et à développer un langage souple et très tôt, respectueux des impératifs écologiques.

Il y a d'abord la cueillette de l'osier, du sureau, du bambou auxquels il adjoint parfois un peu d'ocre jaune, brun ou rouge.   De même pour les galets et les pierres trouvés qu'il laisse tel quels. Des gestes ancestraux en somme, parfois proche du rituel.   

Vient ensuite la mise en espace, laissant percevoir toutes les nuances de la fragilité de la matière et de l'être humain.

Et je veux citer ici l'étonnement de Jean-Marc Baillieu, un critique et poète français qui découvre de façon inattendue une exposition de Jean-Georges Massart dans la Galerie Duchamp à Yvetot en Normandie.                                                                                                            
Il était " Stupéfait de voir concrétisées les réponses aux questions qu'il se posait depuis tant d'années sur le rôle du socle dans la sculpture en général, moderne et contemporaine en particulier, et il trouve là un artiste maniant sureau, osier, galets percés en de simples et savantes compositions, subtile géométrie tridimensionnelle se passant de socle, prenant socle sur un clou planté au mur ou dans un trou au plafond. Et cet artiste venu d'Outre Quiévrain précisait de maintes façons comment simplement une oeuvre pouvait  être ... et s'imposer, fruit de la ruse humaine, nature pliée au gré d'un homme qui, non sans réfléchir, sait en utiliser les ressources pour proposer des équilibres, des mouvements de torsion simples et savants à la fois, simples parce que sans complications, savant parce que témoignage d'une recherche, d'une maitrise, d'une maturité et d'une modestie aussi qui honore ses illustres prédécesseurs " 

C'est le moment de rappeler aussi que Jean-Georges Massart a toujours exposé dans des galeries et structures artistiques sans autre prétention que de promouvoir  l'art sans concession, sans ostentation où la sincérité et la qualité de l'oeuvre l'emporte sur toute autre considération.                             Et je tiens ici à souligner l'inlassable soutien de la Galerie De Ziener de Asse en la personne de Jan De Smedt.                                                                    Singulier de l'art, reconnu dans nos trois communautés culturelles, Jean-Georges Massart  a exposé de très nombreuses fois en galerie, dans les centres culturels et musées dans toute la Belgique et à l'étranger ( 60 expositions personnelles , 265 collectives ) : Tirlemont, Asse, Gand, Ostende , Bruges, Buzenol - Montauban ;  Rouen, Aix-la Chapelle, Paris, trois fois à Kyoto, Crest, Salerno, Apeldoorn, Melle, Gênes ...etc.     Pour s'en convaincre, parcourez l'extraordinaire travail d'archives de 290 pages sur Jean-Georges Massart que vous pouvez trouver sur le net et réalisé par les historiens d'art Marc Renwart et Florence Fréson. 
Je tiens également à les saluer à cette occasion.  

Le second texte que je voudrais citer ici est celui de Jaak Fontier dans un catalogue de 1997 à propos de plusieurs participations de Jean-Georges à un cycle d'expositions à Bruges, les « Sculptuur Aspecten " .

" Lorsqu'il a exploré le Parc Sebrechts pour sa participation à Aspecten 1987 et '93, j'ai observé Jean-Georges Massart au travail pendant plusieurs jours.  Je me souviendrai toujours du sérieux, de la minutie et de la concentration avec lesquels il recherchait l'endroit le plus approprié pour une installation. Il disséquait méticuleusement le terrain, étudiait sa nature et son emplacement, sa pente et sa planéité, sa couleur et sa végétation, en tenant compte aussi des arbres et des buissons environnants dans le processus analytique.  Après de longs contacts, des heures d'observation et un dialogue spirituel avec le territoire finalement choisi, il commence à intervenir de la manière la plus subtile, à mettre des accents, à révéler les caractéristiques du terrain, à donner un sens au lieu.  ..."   Fin de citation.

 Mais voyons cela sur écran à partir d'un PowerPoint que Jean-Georges m'avait transmis il y a quelques années et regroupant des oeuvres de 1984 à 2013.

Pour clôturer ce bref éloge, je souhaite témoigner ici de quelques gestes de ce père dont les seuls enfants étaient ses oeuvres.                                        Pendant longtemps, ce qu'il avait reçu de la nature, il en faisait de petites pièces, cadeaux, qu'il confiait aux nouveaux amis rencontrés dans l'année.      A chaque fois, elles vivifiaient notre structure mentale avec légèreté et poésie.

Il avait aussi une passion pour les livres rares de l'Art Contemporain, et quelques  semaines avant de nous quitter, il a eu le plaisir de confier sa précieuse collection à quelques amis ici présents. 
Juste à temps pour partir en paix, calmement le 18 janvier 2022. 

                                                                                                                                                                                    

Notes

Arnaud Léonard (été 2025)    -   Hommage à Jean-Georges Massart (1953-2022) 

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 Fermer la fenêtre (2015)

 Bois sculpté
 Osier et Sureau 
 Collection Privée

 

Le titre semble cacher une anagramme.
Je pense que l’on peut en tirer ces mots, résumant à la fois son travail et sa démarche créative.
Faire 
Et 
Refaire 
Manipuler 
Encore 
Ramasser
Les 
Arbres 
Fouiller 
Espace
Naître 
Et
Travailler
Rêver 
Exister 

Je tenais particulièrement à rédiger cet article, d’abord pour rendre hommage à l’artiste. Ainsi qu’à mon ancien collègue, professeur d'arts plastiques au Cepes de Jodoigne. 
Mais surtout à l'ami et au compagnon de route. 
Maintes fois, nous partagions des idées, des opinions et des passions communes. L'Art bien sûr, l'amour de la nature, la simplicité et la liberté aussi... La liberté de choix, nos discussions sans détours. Sur nos temps de pause, nous refaisions le monde. Un monde meilleur, fait de nature et de paix…
Il y a une grande poésie qui se dégage de ses productions. Parfois perceptible, parfois non. Souvent, et c’est le cas de très nombreuses oeuvres, l'absence de titre sert à générer la réflexion et l'imaginaire. Semer le doute aussi…
Une fenêtre ouverte sur le monde, la nature et ce qui nous entoure. Un objet du quotidien à la fois symbole de liberté, mais qu'il suffit de fermer pour s'isoler du monde effrayant à l'extérieur. Juste un cadre pour pouvoir s'échapper et aussi laisser entrer l'inspiration. Instant fugace pénétrant en nous. On ne peut enfermer une âme sans la blesser, mais on peut naviguer dans un monde dans lequel la création l'emportera toujours. La nature et la simplicité comme la sagesse forme alors un ensemble cohérent. Pourtant, éphémère et fragile à l'instar de l'humain et à l'insu de notre volonté. Cette fenêtre ouverte invite selon nos désirs à rester ou à partir. 
Elle traduit à elle seule, le temps d'un instant, le temps qui passe, le chant des oiseaux et l'animation de la vie.
Cette oeuvre à elle seule résume un peu la personnalité de l'artiste.
Laissons-nous donc porter au vent de la nature profonde, pour tenter d'appréhender son art. 

 

 

 

 

L'éventail (2005)
Palmier de Bali (Crête)
16,5 X 18,5 X 2 cm
Collection Privée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cet article succinct a pour objectif de vous faire découvrir et de vous transmettre mon interprétation personnelle de cette sculpture de Jean-Georges Massart. Notons par ailleurs, et cette précision n’est pas sans intérêt, que cette oeuvre porte aussi le titre de petite danseuse espagnole pour Henri Laurens.
Cette composition est à la fois un clin d'oeil et un hommage à Henri Laurens. Sculpteur cubiste français (1885-1954). On peut évoquer plusieurs similitudes entre cette sculpture de Jean-Georges Massart et certaines productions d’Henri Laurens. Cette pièce m’évoque une oeuvre en particulier.
Une probable référence à la célèbre Femme à l'éventail (1921). Il existe deux versions de cette sculpture. Une réalisée en terre cuite et conservée dans une collection privée. Une en bronze, conservée dans les collections du Statens Museum for Kunst de Copenhague. La proximité d'Henri Laurens avec Juan Gris et Pablo Picasso, tous deux célèbres artistes espagnols. Enfin, une vision assez similaire du rendu du monde en trois dimensions chez les deux artistes.
Alberto Giacometti déclarait en 1945 : Les oeuvres de Laurens sont comme une projection de sa propre personne dans l'espace. Sa manière de toucher, de sentir, de penser devient objet, devient sculpture. Jean-Georges Massart avait aussi cette capacité. Transformer le presque rien : une tige d'osier, un galet, un rameau... en une oeuvre achevée et porteuse d'un réel sens.
La technique employée ici par l’artiste est intéressante et se veut particulièrement aboutie. Le matériau utilisé, ce palmier particulier, à la fois flexible, mais aussi rigide, ainsi que sa couleur soigneusement sélectionnée, me font penser à une pièce en terre cuite. De manière plus poétique, on peut aussi y voir une évocation colorée des toits andalous.
Si l'on regarde la composition, on voit un objet dont la forme ressemble un peu à un col de chemise avec une cravate. Puis, sous un autre angle, avec la référence du titre, une danseuse de Flamenco dans sa robe plissée qui virevolte.
Plus simplement, mais peut-être plus subtilement aussi, un éventail déployé. Si l'on prend le temps et que l'on a l'idée de retourner la pièce…
Imagination, création et poésie, trois mots qui suffisent à résumer cet aspect caractéristique de l'art de Jean-Georges Massart, bien présent dans cette oeuvre.
 

Arnaud Léonard
 

 

 

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