Pierre Courtois

Pierre Courtois

Né(e) le 04/06/1950 à La Roche-en-Ardenne

- Je suis un promeneur solitaire qui pose les jalons de sa propre mémoire (Pierre Courtois).

Alias
Courtois Pierre
Sexe
Homme
Communauté
Communauté française
Nationalité
Belgique
Mouvements et tendances
Art relationnel
Thèmes
Cartographie
Géographies
La Roche-en-Ardenne

Disciplines et techniques

Collage, Dessin, Sculpture, Assemblage, Sculpture Matériaux mixtes, Technique mixte (Dessin)

Écoles et rôles

Écoles : Ecole belge, Ecole luxembourgeoise (Belgique), Ecole namuroise, Ecole wallonne

Rôles : Membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts, Professeur d'art plastique

Avant-propos

- Je suis un promeneur solitaire qui pose les jalons de sa propre mémoire (Pierre Courtois).

Liste des expositions

Courtois Pierre                  Liste des expositions

 

1971
(  / -  /  /1971) Bruxelles, Walter Thompson C.

1972
(23/02/1972-14/03/1973) Bruxelles, P.B.A. Prix Jeune Peinture Belge 1972
(20/10-05/11/1973) Bruxelles, Château Malou. Œuvres retenues au prix Madame Bollinger

1973
(15/03-13/04/1973) Bruxelles Galerie Pré-U-Design. CAP 1.

(07/07-31/07/1973) Knokke-Heist, Galerij Hedendaags: CAP 2
(29/09-07/10/1973) Düsseldorf, IKI. Internationaler für aktuelle Kunst 1973. 
(19/10-11/11/1973) Liège, Galerie Vega, CAP 3.
(26/10-12/11/1973) Anvers, Galerie Campo. De 25 à 35.
(15/11-29/11/1973) Woluwe-Saint-Lambert, Château Malou. CAP 4.
(18/12/1973-15/01/1974) Paris, Galerie de Varenne (Jacques Damase). Jeunes artistes belges d'aujourd'hui. 

1974
(  /02-  /03/1974) Maastricht / NL, Jan Van Eyck Academie / Galerie Agora. Le groupe Cap invité par le groupe Movimento.
(22/06-01/09/1974) Bruges, Beurshalle. Triennale 3. (Participation du groupe Cap)
(13/07-18/08/1974) Anvers, Internationale Cultureel Centrum / ICC. Aspect de l’art actuel en Belgique, 
(08/10-15/10/1974) Lausanne, Musée des Arts décoratifs. Impact Art Video Art 74
(09/10-09/11/1974) Cologne / DE, Belgisches Haus. CAP 

(08/11-08/12/1974) Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville. Art Vidéo Confrontation (Participation du groupe Cap)
(30/11-19/12/1974) Gand, Galerie Elsa van Honolulu-Loringhoven (Jan Vercruysse; via Nyst. Cap & Relations.
(04/12-05/12/1974) Londres, Institute of Contemporary Art / I.C.A. Open Encounter on Video (1e ) (Participation du groupe Cap).
(20/12/1974–10/01/1975) Manhattan Center Art Gallery. Courtois Pierre 
(25/12/1974-2/1/1975) Knokke, Casino. Exprmntl 5, 5e compétition internationale de film expérimental (Participation du groupe Cap).

1975
(  /01- /01/1975.) Cap Vidéo produit par RTC (Annie Lummerzheim)
(23/01-15/02/1975) Anvers, Spectrum Gallery. Groupe Cap.
(  /02- /  ) /1975 Namur, Maison de la Culture. Jeunes peintres de Wallonie et de Bruxelles.
(20/02-25/02/1975) Paris, Espace Cardin. 2e Rencontre internationale ouverte de vidéo. 
(25/02-16/03/1975) Bruxelles, P.B.A. Artists' Video Tapes (Participation du groupe Cap)
(14/03-16/03/1975) Gand, Galerie Elsa Von Honolulu. Kunst als Film (Participation du groupe)
(10/04-30/04/1975) Bordeaux / FR., C.A.P.C. / Entrepôt Lainé. L'Idée de la Couleur 1975 (Participation du groupe).
(01/05-26/05/1975) Londres / GB, Serpentine Gallery. The Vidéo Show, festival of independant vidéo (Participation du groupe).
(25/05-29/05/1975) Ferrare / IT, Galleria civica d’Arte Moderna. International Open Encounter on Video 3.
(20/06-22/06/1975) Assenede. Midzomerforum. (Participation significative de certains membres du groupe Cap dont Pierre Courtois).
(08/11-07/12/1975) Charleroi, P.B.A. Mémoire d'un Pays Noir avec le ‘Groupe Cap’ et le groupe français ‘Pour Mémoire’.
(31/10-14/11/1975) Buenos-Aires / AR, Centro de arte y communication / CAYC. Open Encounter on Video 4.
(  / -  /  /1975) Brno / CZ, Galerie Jiri Valoch. Sans titre.

1976
(07/01-23/01/1976) Namur, Maison de la Culture. Triennale des artistes de la Province de Namur 1976 (1e ).
(14/02-22/02/1976) Anvers, Internationaal Cultureel Centrum. Fifth International Open Encounter on Video.
(  /03- /04/1976) Brest / FR, Palais des Beaux-Arts. Artistes belges.
(13/05-13/06/1976) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. OEuvres d’art acquises par l’Etat 1973-1974-1975 (Communauté française).
(25/09-24/10/1976) Mons, Musée des Beaux-Arts. Propositions. 42 artistes belges.
(16/05-04/07/1976) Bruges, Flat 5 Galerij. Courtois Pierre.

1977
(25/01-30/01/1977) Caracas / VE., Museum de Arte Contemporaneo. Sixth International Open Encounter on Video.
(22/02-29/02/1977) Barcelone / ES, Fondation Miro. International Open Encounter on Vidéo 7
(03/03-23/03/1977) Montréal / CA., Institut d'Art contemporain. 03.23.03.
(19/05-08/06/1977) Jambes, Galerie Détour. Courtois Pierre 
(02/05-03/06/1977) Bruxelles, Théâtre national. L’art à la lettre.
Exposition itinérante : (01/09-30/09) Stavelot ; (11/10-29/10) Liège, Société royale des Beaux-Arts. 
(24/05-03/06/1977) Wavre, Hôtel de Ville. La peinture moderne en Belgique + six sculpteurs 
(15/10-17/11/1977) Liège, Sart Tilman. Ouverture du Musée, Vidéo-Film et Audiovisuel (20/12/1977-09/01/1978) Bruxelles, Jardin Botanique : Le Jardin, Lectures et relations (Groupe Cap)
(  / -  /  /1977) Belgrade /YOUG.,                . 1ère Triennale des artistes de la Province de Namur.

1978
(17/02-08/03/1978) Bruxelles, Galerie Le Miroir d’Encre. Courtois Pierre.
(02/05-20/05/1978) Jambes, Galerie Détour. Courtois Pierre, Hubert Pierre, Nyst Jacques Louis.
(29/09-15/10/1978) Bruxelles, I.S.E.L.P. Le milieu rural. Inventaire 1. 
Ensuite : (24/11-  /  ) Charleroi, P.B.A.; (19/01/1979-18/2) Liège, Musée de la Boverie.
(11/11-03/12/1978) Namur, Maison de la Culture. Papiers peints, 10 + 1 
Ensuite ( / -20/02/79) Bruxelles, Hall du Palais des Beaux-Arts

1979
(02-02-21/02) Namur, La Tache d’Encre.Courtois Pierre.
(07/04-29/04/1979) Namur, Maison de la Culture. Deuxième Triennale des Artistes de la Province de Namur.
(11/05-17/06/1979) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. OEuvres d’art acquises par l’Etat (Communauté française) en 1976, 1977, 1978.
(17/11-16/12/1979) Verviers, Musée des B.A. Reflets de la Peinture en Belgique 1950-1970. 
( / - / /1979) Mouscron, Maison de la culture. Tendances actuelles.
Itinérance : (20/10-04/11/1979) Libramont, Foyer culturel de Libramont ; ( / - / /1979) Esch-sur-Alzette, Théâtre municipal

1980
(27/06-18/08/1980) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Courtois 
(10/10-02/11/1980) Namur, Maison de la Culture. Courtois Pierre. Entr’ouvrir.
( / - / /1980) Bruxelles, Galerie Delta. [Sans titre].

1982
(24/04-23/05/1982) Namur, Maison de la Culture. Mises en boîtes.

1983
(26/04-15/05/1983) Jambes, Galerie Détour. Courtois Pierre. Faces and Faces.
(10/09-22/09/1983) Knokke, Aturiale Art Gallery. Courtois Pierre. Faces and Faces.
(03/12-29/12//1983) Namur, Maison de la Culture. Triennale des artistes de la Province de Namur (3e). 24 artistes de - 35 ans.

1984
(28/03-03/06/1984) Paris / FR, Centre Wallonie-Bruxelles. Mises en boîtes, 1984.
(03/04-09/04/1984) Stockholm / SE,            Foire Internationale d’Art Contemporain.
(11/04-28/04/1984) Liège, Galerie Aturiale. Courtois Pierre. Faces and Faces.
( /07-05/08/1984) Spa, Pouhon Pierre-le-Grand. [Sans titre] 
(20/08-30/08/1984) Bruxelles, Grand-Place, Au Tinne Pot.. Confrontations ’84.
(30/08-30/09/1984) Bon-Secours, Musée de la forêt. Courtois Pierre.Faces and Faces.
(12/10-11/11/1984) Tournai, Musée de la forêt. Courtois Pierre. Faces and Faces.
(26/10/1984-27/01/1985) Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts. Les archives de l’art contemporain, sélection de documents d’archives du CAP.
(02/12-20/12/1984) Vienne / AT, Institut de France/- Galerie Aturiale, Liège : e. a. Courtois Pierre.
(  / -  /  /1984) Ostende, Koninklijke Galerijen. Travaux d’artistes de la Province de Luxembourg.

1985
(23/05-05/06/1985) Bruxelles, Fine Art Gallery. Courtois Pierre. 
(14/09-17/11/1985) Bruxelles, Atelier 340. De l'animal et du végétal dans l'art belge contemporain / Het Dierlijke en Plantaardige in de hedendaagse Belgische Kunst.
(13/12/1985-17/01/1986) Namur, Banque Bruxelles-Lambert. Courtois Pierre. Boîtes.

1986
(26/01-09/03/1986) Tournai, Maison de la Culture. Les traces de Tintin dans l’imaginaire.
(28/01-01/03/1986) Bruxelles, L’Autre Musée. Courtois Pierre.
(01/02-22/02/1986) Jambes, Galerie Détour. Différences, même.
(09/04-13/04) Bruxelles, Palais des expositions. Courtois Pierre, « Expomed ». 
(29/04-28/05/1986) Alost, Museum Oud-Hospitaal. Le Musée des Petits Formats 
(14/06-01/08/1986) Gand, Ex-fabriek Alsberghe-van Oost, Drongenstesteenweg 281.: Antichambre. Fabriek voor Entartete kunst. Een nevenexpositie rond Chambre d’amis (Manifestation parallèle à « Chambres d’amis »)
(20/06-08/09/1986) Bruxelles, Musée royal des sciences naturelles. Courtois Pierre, Commedia della Natura. 
( /07- / /1986) Virton, Hôtel de ville. Concours S.E.V. 
( /07- / /1986) Florenville, Institut Sainte Anne (CACLB). D’un paysage à l’autre
(18/09-12/10/1986) Turnhout, De Warande. Courtois Pierre.
(06/11-07/12/1986) Neerpelt, Pics Dommelhof. Courtois Pierre. 
(22/11-31/12/1986) Namur, Maison provinciale de la culture. Triennale des artistes de la Province de Namur (04e), 23 artistes de-35 ans"

1987
(09/05-05/06/1987) Montigny-le-Tilleul (B), Galerie Ephémère. Courtois Pierre. 
(04/09-27/09/1987) Couvin / Cul des Sarts. Biennale internationale du Petit Format de Papier (04e).
 

1988
(15/01-13/03/1988) Aix-la-Chapelle / DE, Neue Galerie. De l'animal et du végétal dans l'art belge contemporain.
(28/04-19/05/1988) Strombeek-Bever, Cultureel Centrum. Courtois Pierre. 
(29/04-22/05/1988) Alost, Museum Oud-Hospitaal. Le Musée des Petits Formats.
(  /04- / /1988) Marche-en-Famenne, Centre culturel. Made in Luxembourg / Ici se termine la Belgique (divers) / Itinérance : ( /05- / /1988) Bruxelles, Le Botanique ; ( /08- / /1988) Izel, Centre culturel et en 1989 à Flémalle, Centre wallon d’art contemporain et Charleville-Mézières / FR.
(27/05-14/06/1988) Bruxelles, Iselp. Pages d’artistes hors mesures «50 + - 0».
(18/11-18/12/1988) Mons, Grand-Place. Transit. Courtois Pierre, Gobbaerts Bertrand, Saudoyez Jean-Claude.

1989
(17/02-12/03/1989) Mons, Musée des Beaux-Arts. Ironie du paysage.
(11/03-20/03/1989) Namur.                .39e exposition officielle.
(15/04-19/04/1989) Namur, Palais des expositions. Le Défi culturel : Arts plastiques dans la Province de Namur depuis 1945.
( /07-  /08/1988)) Sorinne-la-Longue. Courtois Pierre : Traces et tracés.

1990
(16/03-16/04/1990) Chamalière / FR, Musée d’art contemporain. Confrontation européenne 1990
(15/05-09/06/1990) Paris / FR, Galerie Lacourière Frélaut. Courtois Pierre. 
(05/07-09/07/1990) Nice, Palais des expositions. Art Jonction 
(16/07-27/08/1990) Amersfoort / NL, Zonnehof. Bande dessinée francophone. (Les traces de Tintin dans l’imaginaire).
(14/10-11/11/1990) Ferrières, La Maison d’Images. Accents primaires dans l’art actuel. Dessins, peintures, sculptures.

1991
(01/03-07/03/1991) Paris / FR, Grand Palais. Découvertes /  Galerie Lacourière Frélaut (Courtois).
(27/04-26/05/1991) Montigny-le-Tilleul (B), Galerie Ephémère. Courtois Pierre. 
(10/05-02/06/1991) Grand-Hornu, Site: Collection de la Province du Hainaut. Acquisitions récentes 1988-1990 
(22/06-15/08/1991) Thuin (Ville-Basse), Péniche "Notger" : Lieux retrouvés - Mémoires secrètes.
( /  -  /  /1991) Paris, Galerie Henry Bussière.

1992
(31/04-17/06/1992) Eke, Galerie Labo Art. Landschap 92. Deel I.
(26/05/1992) Bruxelles, Salle des ventes du palais des Beaux-Arts. Grande vente publique d'oeuvres d'artistes belges contemporains au profit d'un fonds pour la sauvegarde du site d'Auschwitz Birkenau.
(20/06-01/08/1992) Namur, Maison provinciale de le Culture. Œuvres d’artistes du Namurois acquises par la Communauté française (1987-1992).
(04/09-28/09/1992) Bratislava / CZ, Galerie Médium. Courtois Pierre : Objekty. 
(01/10-17/10/1992) Bruxelles, Fondation pour l’Art Belge Contemporain. Jean Pigeon, itinéraire d’un critique.
(01/10-31/10/1992) Paris / FR, Galerie Henry Bussière. Courtois Pierre : Boîtes. 
( /  -  /  /1992) Osaka / JP, Centre d’art contemporain. Triennale de la sculpture (1e )

1993
(08/06-03/07/1993) Jambes, Galerie Détour. Courtois Pierre. Croisées. 
(16/09-10/10/1993) Bruxelles, Chapelle des Brigittines. Courtois Pierre. L’Aller vers. Installation.
(  /  - /  /1993) Bruxelles, Ceci est une galerie. Exposition d’ouverture.
(11/12/1993-19/03/1994) New York / US, Artwall + B Gallery (Soho). Courtois Pierre, Rolet Christian.

1994
(  / -30/01/1994) Eke (Nazareth), Labo Art Galerij. Wintersalon 
(06/02-28/02/1994) Eke, Labo Art Galerij. Courtois Pierre.
(  /06-  / /1994) Rutherford / US – New Jersey, Belgian American Chamber of Commerce. 
(02/07-01/11/1994) Orval, Abbaye d’Orval. Courtois Pierre : Clair et Clair.
(15/09-10/10/1994) Greensburg / US - Pennsylvania, Seton Hill College / Harlan Gallery. Courtois Pierre, Sinte Claude. View from Belgium. 
(15/09-22/10/1994) Paris / FR, Galerie Henry Bussière. Courtois Pierre : La mesure des choses. 
(08/10-08/11/1994) Rutherford / US - New Jersey. Artwall + B Gallery, Courtois Pierre. 
(  /  - /  /1994) New York / US, Consulat général de Belgique. Artistes belges,

1995
(09/05-30/05/1995) Courtrai, Provinciale Industriele Hogeschool. Courtois Pierre, Stelt tentoon. (avec J. Quivron). 
(  /  -  / /1995) Breda / NL, Galerij Van Nuland. Artistes de la galerie. 

1996. 
(21/09-03/11/1996) Verviers, Musée des Beaux-Arts. Le Méridien de Verviers (II), La lecture de la terre dans l'art contemporain.
(14/09-22/09/1996) Saint-Hubert, Basilique. Les Avant-gardes européennes 1960-1990 – L’Art en campagne ’96.
(  / -  /  /1996) Eke, Labo Art Galerij.
(  / -  /  /1996) Breda / NL, Galerij Van Nuland. Artistes de la galerie .

1997
( /  -  /  /1997) Breda / NL, Galerij Van Nuland. Artistes de la galerie., 

1998
(17/01-22/02/1998) Namur, Maison de la culture. Courtois Pierre. Cote 163. 
(10/06-06/09/1998) Paris, Centre Wallonie - Bruxelles : Figures de proues: 40 sculptures des collections de la province de Hainaut.
(03/10-16/10/1998) Hastière-sur-Meuse Courtois Pierre. L’Art au gué. Installation in situ.
(23/10-05/11/1998) Gand, Geuzenhuis Galerij. Courtois Pierre. 

1999
(19/01-28/02/1999) Bruxelles, Iselp et Le Botanique. Liberté, libertés chéries ou l’Art comme résistance à l’art. Un regard posé sur dix années d’acquisitions de la Communauté française (1989-1999).
(26/05/1992) Bruxelles, Salle des ventes du palais des Beaux-Arts. Grande vente publique d'oeuvres d'artistes belges contemporains au profit d'un fonds pour la sauvegarde du site d'Auschwitz Birkenau.
(20/06-15/08/1999) La Louvière et environs. Artour 1999.
(  /  - /  /1999) Heurne, Labo Art. 10 jaar.

2000
(10/02-25/03/2000) Bruxelles, Fondation pour l'art contemporain. Florilegium 2. Un choix d'œuvres du patrimoine de la Fondation
(09/10-20/10/2000) Tournai, Crypte de l’Hôtel de Ville. Art en Val Mosan (dans le cadre de « L’Art dans la ville).
(15/11-19/11/2000) Bruxelles, Argos-Center for Art and Media. Informatiedagen 2000. Rewind, Audiovisuele producties uit de jaren 70 en 80 - information days 2000’.

2001
(01/09-30/09/2001) Stavelot, Musée de l’Abbaye.L’Art et la Lettre. Ensuite (15/10-14/11/2001) Liège, Université du Sart Tilman.
(05/10/2001-27/01/2002) Mons, Musée des Beaux-Arts / Machine à eau / Salle Saint-Georges : Art/W20. Un 20e siècle d'art en Wallonie. (Peinture, sculpture, gravure, photographie).
(04/11-25/11/2001) Tourinnes-la-Grosse. Repère.

2002

(06/09-20/10/2002) Namur, Maison de la Culture. CAP-Art relationnel. Un aspect de l’art contemporain en Belgique, 
(16/09-30/09/2002) Bruxelles, Parc d’Egmont. Courtois Pierre. Recycler est un art, l’art de tourner en rond avec la collaboration de Sita Belgium.
(24/10-30/11/2002) Bucarest / RO, Musée national d’Art de Roumanie : Un XXème siècle d’art en Wallonie.
(29/10-05/01/03/2002) Musée royaux des Beaux-Arts / MRBA. CAP°, un groupe, un concept / Cap, een groep, een concept. 
(22/11-21/12/2002) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. CAP chez Rona, 

2003
(18/01-08/02/2003) Liège, Galerie Flux. CAP chez Flux. 
(21/06-21/09/2003) Bruxelles. Art on cows.
(18/10-28/10/2003) Bruxelles, Galerie Les Contemporains. Noces d'Or de la Galerie, 30 ans de la revue +-0. Aventure artistique de la famille Rona.
(16/11-28/12/2003) Eke, Labo Art Galerij. Courtois Pierre. 

2004
(25/06-14/08/2004) Namur, Maison de la culture. L'Art fait la roue.
(09/10-19/12/2004) Tournai, Musée d’Histoire et d’Archéologie. Courtois Pierre. Une sélection parmi les expositions collectives.
(11/11-19/12/2004) Tournai, Galerie Balthazart. Courtois Pierre.

2005
(22/02-02/03/2005) Namur, Galerie Détour. CAP sur le web.
(06/05-05/06/2005) Riga / LV, Musée des Beaux-Arts. Un vingtième siècle d’Art Wallon.
(16/09-30/102005) La Louvière, Musée Ianchelevici. Aperçu d'une collection. Acquisitions 1995-2005.
(23/09-09/10/2005) Liège, Les Chiroux. La biodiversité.
(06/10-05/112005) Bruxelles, Château Malou. Cap sur Cap.
(04/11-04/122005) Genval, Galerie Cap d’Art. Néon « 30 années lumières »

2006
(08/06-11/07/2006) Bruxelles, De Markten. Koers – course.
(10/06-01/10/2006) Jehay, Parc du Château. Espaces poétiques .

(13/12-16/12/2006) Liège, MAMAC. La vidéo : rétro / pro / spectives. Quatre journées de rencontres, débats, événements, projections, expositions autour du 30e anniversaire de l’émission Vidéographie

2009
((06/06-23/09/2009) Yvoir, Île. Monument'île 09.

2011
(22/02-02/03/2011) Namur, Galerie Détour. CAP sur le web.
(08/05-13/11/2011) Seneffe, Parc du Château. Cabanes.

2012
(28/01-29/04/2012) La Louvière, Centre de la Gravure et de l’Image imprimée. Cap 40 ans, images réelles et virtuelles.
(16/05-23/06/2012) Jambes, Galerie Détour. Courtois Pierre. Au fil et à mesure I.
(09/06-30/06/2012) Sorinne-la-Longue, Atelier. Au fil et à mesure II. 
(04/07-04/08/2012) Jambes, Galerie Détour. Valises.
(19/09-20/11/2012) Bruxelles. Espace Européen pour la Sculpture asbl, Parc Tournay-Solvay, Courtois Pierre. Au fur et à mesure.

2013
(14/09-15/09/2013) Bruxelles, Académie royale des Beaux-Arts / Classe des Arts. M’as-tu vu ?

2014
(03/05-16/06/2014) Zeebrugge, MG Art.Courtois Pierre, Boutelegier Johan. Landscape 1.

2015
(31/01-02/03/2015) Zeebrugge, MG Art. Hommage à Guy Vandenbranden.
(29/03-31/05/2015) Grand-Leez (Château de Petit-Leez), Exit 11 Contemporary Art. K.L.L.C.O.
(03/10-31/10/2015) Tournai, CEC, Courtois Pierre. Corpus, Danses & Cie en duo avec Jean-Claude Saudoyez (dans le cadre de « L’Art dans la ville).
(30/10-11/12/2015) Flémalle, Centre wallon d’art contemporain / La Châtaigneraie. CAP à Liège.

2016
(12-13 et 19-20/03/2016) Namur, Espace Lock’O. La consigne / Coffres et malles d’artistes. 

dans le cadre de Parcours d’artistes de Namur : Chambres avec vues ; et Bruxelles, Tour et Taxis (Artesio).

2017
(24/08-29/10/2017) Rougemont, Golf. Courtois Pierre, Fore, Sculpture in situ.- Green art Rougemont. Intégrations d’œuvres dans la nature 

2021
(31/08-02/102021) Jambes, Galerie Détour. Courtois Pierre. Détournement(s).
(09/10-31/10/2021) Rixensart. Kamer Negen / K9. Courtois Pierre, Locus Daniel.

2022
(08/05-19/06/2022) Grand-Leez, Château de Petit-Leez. Galerie Exit 11. Cap & Yellow Now.
(30 /07-19/09/2022) Rixensart, Kamer Negen, / K9. Exposition d’été.

2023
(10/10-10/11/2023) Namur – Jambes, Galerie Détour. (25+50) + (25-50) = 50e anniversaire.

2024
(01/06-01/09/2024) Charleroi, BPS 22. Fourez Eric. Sur les traces de la mer du Nord.
(29/06-20/10/2024) Montauban-Buzenol. CACLB. 40 et +.

2026
(06/02-07/03/2026) Namur, Gery Art Gallery (Eglise Saint-Jacques). Passage Témoin. Collection de Géry Pirlot de Corbion.

 

Textes de l'artiste

Textes de l’artiste.
 

1974

Pierre Courtois 1974.

Je suis préoccupé par les relations que les objets ont entre eux, par le fait qu’une lecture, soit directe, soit indirecte (faisant appel à des réflexes culturels) peut les intégrer à ces circuits mentaux.

C’est en ce sens que mes dessins sont analytiques : les objets sont analysés aussi bien dans leur réalité que dans leur codification (carte, plans, localisation, ...)

Ils ne sont pas juxtaposés, mais en relation dynamique.

Le dessin ne tient pas à la vision statique d’un seul objet, mais à la démarche dynamique de l’esprit qui passant de relais en relais en reconstitue, par une “lecture” globale et logique, la synthèse à la fois notionnelle et plastique.

 

1981

Pierre Courtois 1981.

Dessiner, colorier, peindre,

Raconter, expliquer, écrire,

Juxtaposer, modifier, approfondir,

Découper, analyser, formuler…

Accumuler les approches,

Savoir que tout peut participer au langage plastique, 

Sans à priori et sans limite,

Jouer avec les significations des matières et des choses,

Mettre en boîte objets et images,

Offrir une lecture à travers tous les éléments jalonnés dans laquelle les circuits se diversifient au gré du promeneur,

Proposer une réflexion en sachant que les parcours qui la composent sont multiples et différents pour chacun de nous…

 

1982

- Pierre Courtois 1982 in catalogue Traces et tracés. Galerie Ephémère, 1989.

La boîte m’attire parce qu’elle est un compromis entre l’acte graphique qui trouve ses limites dans le cadre de son support, et l’objet sculpturale qui n’a pas de frontière que celle donnée par son créateur. La boîte est le cadre qui protège l’objet, elle n’est que parois c’est-à-dire qu’elle enclot un espace. Son rôle premier : protéger son contenu, l’envelopper, donc par le fait même le cacher, le rendre mystérieux. Dans ma recherche la boîte rencontre les images du coffre, de l’armoire, du tiroir, elle en est le fruit. J’aime qu’elle enferme des souvenirs oubliés, qu’elle provoque la rêverie. Son contenu : des histoires de nids, des objets, des fragments de réalité arrachés de leur environnement propre. Leur signification change parce qu’ils font partie d’un autre ensemble et c’est ce « nouvel-ensemble » qui se change de signification.

 

1985

- Pierre Courtois. Retranchements,
 in : De l’animal et du végétal dans l’art belge contemporain, Ed. Atelier340, Bruxelles 1985 p 158.

Retranchements :
refuges éphémères et naturels, 
lieux de replis et de cachettes, à demi-clos,
lieux de souvenirs et de mystères.
Secrètement, entre ciel et terre.
Architecture de l’oiseau :
structure végétale construite avec son corps tout entier,
nouvelle peau au moule exact de son ventre.
L’animal et le végétal en parfaite symbiose.
Mousses et lichens,
plumes et brindilles, branches et branchettes,
feuilles et boue…
matériaux assemblés avec patience et perfection.
Maître bâtisseur avec des règles précises dans un biotope précis.
les nids :
nids d’arbres et de buissons, de champs et de fossés,
petits nids à peine visibles derrière un rideau de verdure.
Savant mimétisme, cachette parfaite pour des architectures parfaites.
Avec l’oiseau, le regard doit se faufiler, discerner le dissimuler…
Œuf, coquille d’œuf, nid dans le nid.
Nature d’une saison qui se modifie au rythme des jours.
Nature fragile qui demande l’abri.
Abri de verre, abris de bois.
Boîtes-coffre et boîtes-miroir, pour tirer à soi les souvenirs, où l’œil s’évade.
Chemins multiples où reste suspendue la mémoire des saisons.
- Je suis un promeneur solitaire qui pose les jalons de sa propre mémoire.

 

1993

- Pierre Courtois 1993. L’Aller Vers. (Catalogue, p. 5)

Texte de Pierre Courtois : …Le projet propose l’installation de 12 coffrages à béton, enveloppes de bois, mises en oeuvre pendant la construction de colonnes, sorte de troncs, soutien de l’imaginaire. Axe vertical, qui dresse le regard ; comme l’arbre, la colonne, l’obélisque, la tour, évoquent l’axe de la terre. Ces éléments nous invitent à nous redresser, à planter nos racines en pleine terre et à toucher le ciel de nos bras tendus. 

Ces 12 coffrages sont le symbole des 12 Apôtres, des 12 mois de l’année, s’inscrivant dans un rythme temporel autant que spatial, soulignant l’axe NORD-SUD de l’église, soulignant l’allée, l’ALLER VERS. 

Ces 12 colonnes créent une NEF, elles correspondent aux pilastres des murs de la chapelle. Elles encadrent au sol une série de 5 carrés directement inspirés du modèle central qui rythme le carrelage. 

De chaque coffrage sort la structure métallique qui renforce l’idée d’inachevé, de devenir, de projet. 

Au fond de cette NEF, au bout de ce chemin, l’implantation d’un grand rapporteur carré marque l’entrée du choeur. 

Sur sa face principale, la base appelée « ligne de foi », correspond en ses extrémités aux divisions 0 et 180° du « limbe » qui est le bord extérieur du rapporteur. 

Ce mot évoque aussi le lieu où les âmes des justes de l’ancienne Loi attendaient la venue du Sauveur. Dans l’imaginaire, les rayons qui relient au centre chacune de ces graduations progressives peuvent évoquer, comme dans l’imagerie religieuse, l’éclat de la lumière. À l’entrée du chœur, on peut alors y voir le « couronnement » d’un parcours intérieur, d’un « ALLER VERS ». Le carrelage du chœur en est comme la projection rayonnante. 

Tous au fond de l’édifice, la mise en place d’une mire verticale, outil d’arpenteur, mesure de maître bâtisseur. Elle est divisée en 12 segments égaux qui permettent tout comme la corde à 12 nœuds des bâtisseurs, le tracé de l’angle droit et du cercle. Échelle de mesure, elle peut être aussi dans l’imaginaire, l’“échelle de Jacob”. 

 

1994

- Pierre Courtois. Clair et Clair
 (Abbaye d’Orval, 1994)
Texte de Pierre Courtois : Réplique exacte du dallage de pierres bleues, la pose à 5 cm du sol d’un dallage en verre chiffré réfléchit la voûte de pierre calcaire d’une des caves de l’abbaye et métamorphose le lieu en une sorte d’œuf géant. Le lieu devient ainsi un ventre qui protège de l’extérieur, sorte de matrice hors échelle. Le dallage de verre évoque l’eau, l’eau du lac dans la grotte. 

 

- Pierre Courtois. Piège à lumière 
(Abbaye d’Orval, 1994)
Texte de Pierre Courtois : Installation travaillant l’interactivité entre le spectateur et l’œuvre. Un jalon-néon rouge et blanc est placé à l’avant d’un axe de six doubles modules de verre espacés d’une façon régulière. Ils sont architecturés de façon à laisser un espace de passage étroit entre chaque partie de module. Chacun est centré dans une des cellules voûtées et contiguës. Une lecture oblique multiplie à l’infini le jalon-néon qui se reflète dans le verre, tandis qu’une lecture de face rend l’alignement tout à fait normal, mettant en avant la transparence du verre et la lumière des cellules calcaires. L’alignement de ces jalons de lumière est comme un fil d’Ariane dans un long cheminement voûté. Nous basculons dans le monde de l’illusion, du rêve.

 

- Pierre Courtois. Niveau Seine (
Galerie Henry Bussière, Paris, 1994)

Texte de Pierre Courtois : Au centre du patio de la galerie, un puits est la jauge du niveau de la Seine toute proche. L’installation se situe dans la cave carrée, où une voûte en berceau recentre le regard. Au sol, des lignes de verre comme matière réfléchissante en relation avec l’eau du puits, elles sont le lien entre quatre jalons lumineux placés en carré autour du pilastre central qui se réfléchissent dans les lames de verre selon que l’axe de regard est correct. Sur les murs, une trace au cordeau marque avec exactitude le niveau de la Seine.

 

1996

- Pierre Courtois. Point de visée, 
in Le méridien de Verviers (II) ou la lecture de la terre dans l’art contemporain, Ed. Les amis des musées, Verviers, 1996, pp. 23-24.
VERVIERS.
Point de visée pour un tracé.
L'installation consiste en une machine à dévider un long fil de chaîne bleu (cordeau) au départ d'une bobine conique, et selon un axe nord-sud.
Chaîne qui relie ce monde à l'autre monde. Fil d'Ariane pour un patient cheminement de soi(e) en vibration avec l'univers.
Corde à tracer que l'on tend entre deux points pour jalonner l'espace, points de couture imprimant les terres.
La roue qui en mesure la longueur évoque la circonvolution rythmée du rouet.
Le passage obligé du cordeau dans les lisses est un rappel des métiers à tisser et est garant de rectitude.
J'ai voulu une référence à Verviers comme centre d'une industrie lainière quelque peu oubliée.
Le tissage est présent chez tous les peuples. Il est un lien culturel certain.
Autrefois, il était pour la femme ce que le labour était pour l'homme.
La machine est aussi un instrument de visée dans le paysage, par ses axes, vertical et horizontal. Chacun est formé de deux barres parallèles au centre desquelles passe le fil tendu. Elle est pointée plein nord et permet le tracé au sol d'un fin filet de poudre bleue.
Au mur, en référence avec cette trace, une série de panneaux carrés travaillés aux pigments naturels de couleur terre.

 

1999

- Pierre Courtois avec Point de vue - Parc du Musée Royal de Mariemont, 1999.
Texte de Pierre Courtois : Un parcours en plein air proposant 10 « lectures forcées et précises » du paysage environnant. 
Le dispositif : L'œuvre est constituée d'une série de 10 châssis carrés, dont les dimensions correspondent à la stature d'un homme les bras tendus à l'horizontale. Chaque châssis sert de support à une mire carrée de 10 cm de côté.
Le principe optique : En juxtaposant cette mire avec une seconde mire plus grande et plus éloignée, l'artiste matérialise un axe de visée précis et permet de mesurer la ligne d'horizon. Cette démarche s'appuie directement sur un principe de Léonard de Vinci sur la perspective : « Un objet aussi éloigné d'un autre que le premier l'est de l'œil, semblera moitié plus petit, fussent-ils de la même grandeur ». 
Cette installation in situ interrogeait le rapport de l'Homme à l'espace, la géométrie du paysage et les outils de mesure de la vision humaine

 

2006  Jehay / BE, Parc du Château. Espaces poétiques
Pierre Courtois. Obscure :
Le chevalet de campagne avec sa structure légère permet la promenade et rend la peinture de paysage possible. Ils sont peints en blanc et sont parfaitement alignés dans l’allée centrale du parc.
Cet environnement qui est bordé d’arbres est refermé sur lui-même et est presque clos. L’horizon est visible seulement au bout de ce tunnel de verdure.


Si la peinture de chevalet n’a plus fort court aujourd’hui, il n’en reste pas moins qu’elle évoque pour nous la relation étroite qu’a le peintre avec le paysage, elle évoque le rêve que l’homme a toujours eu de se confronter à la nature. Espace poétique par excellence, l’espace réducteur de la toile nous parle de rapports, de couleurs et de formes.
Pour chacun des 12 chevalets, la toile est troquée contre un verre épais et carré,  réfléchissant la voûte des arbres et la lumière qu’ils filtrent.
Le verre concentre le regard en délimitant notre champ visuel.
L’environnement sombre de l’allée arborée confère au verre le maximum de sa qualité réfléchissante, nous renvoyant de la sorte à une lecture verticale. La toile devient ainsi un petit écran vivant où s’animent la nature et ses révélations végétales. 
L’ombre est faite de lumière, d’une projection de lumière, disait Léonard de Vinci ... Le clair-obscur.
Si aujourd’hui, l’œil est trompé en permanence, il vit branché sur un monde d’images en réduction capable parfois de susciter autant d’émotion que la réalité.

 

2007 integration mere-nature,centre de cartographie, topographie et aménagement du territoire de la région wallonne à Namur. Salzinnes - Réception 2007.
- Texte de Pierre Courtois :
Lorsque j’ai accepté de participer au concours d’idées en vue d’une intégration artistique dans l’ancienne Maternité Provinciale de Namur, certes, je savais que la thématique rencontrait mes préoccupations de plasticien et mon vocabulaire de travail, mais j’étais aussi sensible par ce lieu de naissance de nos trois enfants.
L’escalier et l’échelle de mesure :
Organe de circulation, longtemps limité à un espace restreint, l’escalier a fini par occuper un volume considérable dans les bâtiments. À la première lecture du plan, j’ai en effet été attiré par son importance dans l’atrium. Sa combinaison de volées droites disposées autour d’un vide, dans une cage vaste et bien éclairée où l’on peut suivre son développement complet crée un effet monumental qui renforce la lecture de la verticalité. Il est quelque peu évocateur de la spirale dans le sens ou d’étage en étage, il se déploie autour d’un jour, axe imaginaire. Il devient symbole d’une mise en élévation, d’une évolution. L’association se fait naturellement avec l’Homme en marche, l’Homme que la mère met petit à petit debout. L’Homme face à son devenir, l’Homme face à son horizon.  L’escalier comme échelle de mesure, comme gradation, avec ses différents plans, ses différents paliers, ses points de vue, ses arrêts, ses respirations, ses différentes lignes d’horizon, son évolution vers le haut. En quelque sorte, le lien le plus fort avec la topographie du bâtiment. Dans la lecture que je fais du projet, il répond évidemment aux dénivellations de terrains. L’escalier accède à quatre niveaux, quatre paliers, ... les quatre périodes de la vie ; le temps des jeux, l’insouciance, la maturité et la sagesse. Quatre façons de regarder la vie devant soi. Quatre horizons différents.
Lien étroit avec l’escalier, l’échelle de mesure haute de 12 m, rend compte de ces différents niveaux et des différents paliers.

 

2011

- Texte de Pierre Courtois :Thématique des cabanes 
In catalogue Cabanes, expo de Seneffe. 

1- Le rapport homme/nature a toujours été une préoccupation majeure dans mon travail. L'homme se mesure et se confronte à la nature qui l'entoure. Le découpage de cette nature et son organisation à travers les plans cadastraux font aussi partie de mon vocabulaire de travail. 
Le « Domaine de Seneffe » taillé au cordeau représente un bon exemple de nature maîtrisée, l'ordre et la symétrie y règnent en maître. Les jardins en terrasses mettent en valeur l'ordonnance des axes et leurs perspectives, la géométrie des allées et des parterres partagés en carrés.  Les alignements des arbres organisés en petits espaces clos sont autant d’éléments qui rentrent en relation avec les quatre installations. Le concept que j'ai retenu pour cette thématique de la cabane est le résultat d'une analyse personnelle du site. J’ai voulu investir ce lieu et provoquer le dialogue entre l'œuvre et son environnement.
2.- Deux installations qui se répondent sont implantées dans la logique de l’axe principal. Cet axe part des bâtiments et s ‘évanouit dans le clos de tilleuls taillés en carrés. 
La première intégration est un cube « éclaté » qui présente par cet écartement quatre coins positionnés dans l’espace du parterre. Cette implantation est logique et symétrique et répond ainsi parfaitement à la haie de buis qui l’entoure. Le coin évoque un repli sur soi-même. L’ensemble, en bâche de camion tendue de couleur rouge vif, est protégé par quatre grands murs recouverts de filets de camouflage de l’armée américaine. Cela renforce l’intimité de l’espace tout en offrant, par ses ouvertures, des possibilités de perspectives. 
Au fond des jardins en terrasses, un cube rouge est suspendu à quatre piliers métalliques à une hauteur inaccessible. Il entre en dialogue avec la première installation. Depuis l’avant des jardins, et malgré sa hauteur, il donne l’impression d’être posé sur le sol, la dernière terrasse étant sensiblement plus basse. Ce n’est qu’au fur et à mesure de sa progression vers la fin du parcours que le visiteur se rend compte de son élévation.
3.- Depuis les branches touffues d'un arbre que l'homme a resserrées et entrelacées de façon éphémère pour s’abriter de la pluie jusqu'à la cabane refuge devenue habitat plus architecturé, c'est toujours l'image du ventre qui nous guide. La cabane évoque des souvenirs d'enfance, d'abri, de repli sur soi, de cache d'où l'on peut voir sans être vu.
Entre les deux premières installations, de part et d'autre de l’axe central, d'autres clos sont aussi des invitations à la découverte, ils sont tout autant structurés, mais la végétation en bordure y est moins haute. Deux autres installations à la structure plus souple, sont des évocations d’abris en forme de dômes. Elles sont implantées l’une en face de l’autre, mais chacune dans son espace privé.
Pour chacune des deux, des piquets rouges plantés en hexagone ou en carré sont les points de lancer d'arcs tendus en berceau. La structure est l’ébauche d'un abri de toile. Les piquets lus comme des éléments de clôture sont aussi des signes de fermeture, de privatisation, … d’autres points de couture dans le paysage.
La première avec sa moustiquaire libre au vent, est une allusion à l’intimité du lit. De par la forme du textile, elle est aussi un rappel du cube rouge suspendu.
Avec sa clé de voûte circulaire, la seconde est structurée comme le dessus d’une yourte. Seule, la couverture lui manque pour lui donner toute l’intimité nécessaire à l’habitat.
Pour ces deux installations, la structure est faite en acier trempé, ce qui lui donne la souplesse nécessaire et la mémoire de sa courbure d’origine. La toile est absente et cependant bien là par l’armature qui ne demande qu’à être couverte et par le rappel du point de couture présent par la gradation binaire de ses deux faces.

 

 

2012 Exposition de Jambes, Galerie Détour. Courtois Pierre. Au fil et à mesure I.
-Texte de  Pierre Courtois, 2012

Le trait, les traces, les points, et toutes marques qui ponctuent une surface, imprègnent mon travail depuis ses débuts.

Ils mettront dès lors en évidence le rythme, la tension et la mesure.

Les légèretés et la transparence, les superpositions, les différentes lectures mises en relations, l’insertion d’éléments divers, la pratique de la découpe, sont autant de composantes de mon parcours. 

Dès 1970, en réutilisant les papiers de coupe de ma mère comme support de mes dessins, j’introduisais les premiers détournements d’objets. Les lignes imprimées de ces patrons, lues à travers la discrète coloration jaune de la feuille, deviennent le point de départ et les repères de paysages déjà imaginaires. Les tissus, les voiles, les verres localement opacifiés, et plus tard les dessins de mode dans leur rapport au corps, jusqu’aux derniers travaux sur les structures de corsets, sont autant d’éléments en référence avec un instant privilégié de mon enfance : le contact avec une coupe de flanelle bleue ponctuée de fils blancs.

L’exposition à la galerie Détour est l’occasion de présenter les petits formats d’un travail récent mettant l’accent essentiellement sur une autre lecture des patrons de coupe et de leurs rapports à la couture par le biais de la mesure, du pli, du point et du fil jusqu’à la lisière du tissu.

Parallèlement à cette exposition, et avec de plus grands formats, je présenterai à l’atelier un prolongement de cette démarche, inspirée du corset et des structures qui le composent.

 

 

2012. Bruxelles. Espace Européen pour la Sculpture asbl, Parc Tournay-Solvay, Courtois Pierre. Au fur et à mesure.
- Texte de Pierre Courtois :

Depuis la nuit des temps, les outils de mesure ont été l’instrument des grandeurs, des surfaces et des proportions. Elle a été à la base des plus belles interventions de l’homme, là où le hasard n’a pas sa place. Dès le XIIIème, le mathématicien Fibonacci nous a montré toute la richesse qu’il peut y avoir dans le rythme de certaines suites logiques de nombres.

C’est la justesse de l’équilibre entre le naturel et le maîtrisé qui m’a interpellé dans le Parc Solvay, l’enrichissement mutuel qui découle de ces deux éléments. Les arbres centenaires sont les électrons libres du parc, ils renforcent ainsi la dynamique de tout ce qui est plus architecturé. 

(…)

 

- Pierre Courtois. Au fil et à mesure, 2013.

Le trait, les traces, les points, et toutes marques qui ponctuent une surface, marquent mon travail depuis ses débuts. Ils mettent en évidence le rythme, la tension et la mesure.
Je puise mon inspiration dans des pratiques ancestrales qui, de tout temps, ont consisté pour l’homme à se mesurer à son environnement, sinon à le mesurer tout court. «Je suis un promeneur solitaire qui pose les jalons de sa propre mémoire». Échelles de mesures, jalons, fils à plomb, traits de craie bleue nés d’un lâcher de cordeau, sont autant d’éléments récurrents qui témoignent de ma volonté d’organiser l’espace, non pas à la manière rigoureuse du géomètre, mais de façon poétique, en multipliant les approches. 
Les légèretés et la transparence, les superpositions, les différentes lectures mises en relation, l’insertion d’éléments divers, la pratique de la découpe, sont aussi autant de composantes de mon parcours. 
Dès 1970, en réutilisant les papiers de coupe de ma mère comme support de mes dessins, j’incluais les premiers détournements d’objets. Les lignes imprimées de ces patrons, lues à travers la discrète coloration jaune de la feuille, deviennent le point de départ et les repères de paysages déjà imaginaires. Les tissus, les voiles, les verres localement opacifiés, et plus tard les dessins de mode dans leur rapport au corps, jusqu’aux derniers travaux sur les structures de corsets, sont autant d’éléments en référence avec un instant privilégié de mon enfance : le contact avec une coupe de flanelle bleue ponctuée de fils blancs.
Le travail récent met l’accent essentiellement sur une autre lecture des patrons de coupe et de leurs rapports à la couture par le biais de la mesure, de la structure, du pli, du point, du fil jusqu’à la lisière du tissu.

 

2015

- Pierre Courtois avec La mesure du pas - K.L.L.O.C, EXIT11 Contemporary art, Château de Petit-Leez – Grand-Leez – 2015 
- Texte de Pierre Courtois :


EXIT 11, dont l’axe principal de la galerie est tout en longueur séduirait également le tireur à l’arc. Viser un point pour l’atteindre a toujours été pour l’homme en marche un impératif pour aller au-delà de sa ligne d’horizon.
Marcher droit devant soi, pas après pas, arpenter l’espace de point en point tout en estimant les distances et ensuite les mesurer précisément, relèvent de cette exigence. Le désir de se rapprocher du point à atteindre par les lentilles grossissantes est inéluctable. Le réticule d’un instrument d’optique binoculaire permet cela.
Dans l’installation présentée à EXIT11, l’appareil maintenu sur son trépied déplié pointe le fond de la salle et met l’accent sur le point de visée et sur la mesure de l’espace.
Les graduations du réticule facilitent le calcul de la distance qui le sépare d’un objet si ses mesures sont connues, ou de calculer ses mesures si la distance est connue. 
Quant au travail présenté sur les cimaises, il met l’accent sur le regard, la ligne et le pas. Pas précieux en opposition au pas champêtre, celui des grands chemins lus ici comme coutures dans le paysage. Un regard depuis le pli de la jambe nécessaire à la marche jusqu’au pli et le repli du bas dévoilé avec soin telle une carte cadastrale. 
Mettre en évidence les repères, les codes, les unités de base afin de qualifier des grandeurs et permettre une lecture différente de l’environnement.

 

 

2018 Celles - Inauguration de la « mise en art » du Chemin de Croix 
- Texte de Pierre Courtois :

« Va chemin » Marche vers la lumière, ... tout un symbole L’intention de cette approche du Chemin de Croix n’est pas de représenter des objets, des sujets ou des événements fussent ils admirables, mais de recréer à partir de la symbolique des formes et des couleurs une autre lecture du Chemin de Croix qui se situe à proximité de l’église romane de Celles. Avant d’être des figures géométriques destinées à « mesurer la terre », le cercle, le carré et le triangle étaient des formes spatiales symbolisant différentes caractéristiques du monde spirituel. Ces figures géométriques servent de base à la mise en image des 14 stations et sont quelque peu déformées, ainsi le carré permet par son pli de former le triangle qui se développe en trapèze. Le cercle est le symbole le plus répandu et d’une signification universelle. Il n’a ni commencement ni fin, Il est indissociable de son point central, du principe d’où tout provient et tout converge, ce qui en fait un symbole universel d’éternité, de perfection, de divinité, d’infini, ... Il représente la totalité, l’unité, il est figure de l’incréé, un symbole de Dieu. Sa couleur va évoluer au fil des 14 stations, progressivement plus foncée évoquant le ciel qui s’assombri. . Le carré est le symbole de la terre par rapport au ciel, de la matière et du corps par rapport à l’esprit. Il représente la Terre avec ses 4 éléments et le Ciel avec ses 4 points cardinaux. C’est la forme du champ clôturé et de l’espace habitable chez de nombreux peuples. Le carré est l’emblème du monde créé et de la nature par opposition à l’incréé et au créateur. Sa couleur vert olive évoque l’agonie du Christ au jardin des Oliviers. Le carré est plié en profitant du marquage laser en pointillé de façon à créer un losange débordant et progressif en fonction du chemin de plus en plus difficile. Le triangle symbolise la stabilité, l’équilibre et l’harmonie, mais aussi la puissance et la divinité. Dans la religion chrétienne il s’apparente à la Sainte Trinité. En géométrie, trois points appartiennent toujours au même plan, la stabilité se fait donc à a fois à la verticale, à l’horizontale ou à l’oblique. Sa couleur évoque la terre, le chemin qui gravit vers le sommet La croix est le symbole qui établit une relation entre les 3 autres. Par son intersection elle divise le cercle en 4 parties et permet le tracé du carré et par ma même occasion engendre les triangles. Elle est aussi la base de tous les symboles d’orientation. Elle a une fonction de synthèse et de mesure ... En elle se joignent le ciel et la terre. Elle est le symbole universel du médiateur, de celui qui est par nature rassemblement permanent de l’univers, et communication terre-ciel, de haut en bas et de bas en haut. Sa couleur évoque le sang du Christ. Le Christ est symbolisé par un cercle jaune superposé à un plexiglas fluorescent jaune, matériau qui concentre la lumière et la diffuse sur la tranche.

 

 

 

Participations à:
DARMS L./LALOUP J. in : Interstances - communiquer à contresens, Ed. Cabay, Louvain-la-Neuve 1983.pp. 213,214,215.
LETTRE INTERNATIONALE n° 35 - pp 3,4,15,17,19,20,22,23.
CAP GEMINI SOGETI - Rapport annuel 89 -pp 6,9,11,13,16,19,22,25,29,32,35,37,38.

 

Publications.
- LE JARDIN, LECTURES ET RELATIONS - CAP - Ed. Yellow Now - “Mes jardins, espaces clos” - pages 71 à 76.
- RELATION ET RELATION - CAP - Ed; Yellow Now - pages 81 à 86.

 

 

Radio et télévisions.
07.80 - R.T.B. - 3ème prog. - Entretien avec J.P. Van TIEGHEM.
11.80 - R.T.B.F. - Antenne Soir - Entretien avec Lucette SIMON sur l’environnement de travail.
10.84 - Entretien pour No-Télé TOURNAI.
02.86 - R.T.B.F. - Art Magazine - Entretien avec Ch. BUSSY.
08.86 - R.T.B. 3ème prog. - Emission Subjectif - Entretien avec Pascal GOFFAUX.
08.86 - J.T. de 20 h – Invité.
11.91 - R.T.B.F. 2è prog. - Entretien avec Ch. SARTON: “L’arbre”.
09.93 - Radio Judaïca - Entretien avec Pierre PIRAS.
01.98 - R.T.B.F. - “Courant d’Art”

 

Textes de présentation

- Notice consacré à Pierre Courtois dans le catalogue Jean Pigeon, Itinéraire d'un critique. Bruxelles, Fondation pour l'Art belge contemporain, 1993.

Il est « conceptuel » non pas pour sauter dans le dernier bateau à la monde, mais parce que ce mode d’expression – en expansion continue – semble être chez lui tout à fait naturel.
L’utilisation de diverses techniques (photographies, gouaches, inscriptions, objets, dessins), ces relations instaurées entre épisodes « historiques » et symboles, ce mode de classement dans la composition, participent d’un art cérébral, où il s’agit moins d’un art cérébral, où il s’agit moins d’en appeler à l’émotion épidermique du visiteur qu’à sa réflexion.
Sur un sujet donné, Pierre courtois aime donc « faire le tour de la question », multiplier les approches possibles et en rendre compte par des mises en pages calibrées, étudiées. On le verra traiter de la même manière « analytique » bien d’autres anecdotes qui le tarabustent. La chasse, notamment. L’endroit où officient les Nemrod sera prélevé, répertorié sur découpe de carte topographique ; la bête vivante apparaîtra ailleurs, auprès de la description des mécanismes internes de l’arme qui l’abattra, tandis que la dépouille mortelle de l’animal se verra disséquée comme dans les manuels de boucherie… Toujours selon le même processus, des œuvres sont consacrées à l’écologie, à la destinée d’un terril, à des coins de nature, à des coins de nature à préserver contre la rapacité des promoteurs où l’envahissement des caravanes, etc.
Ce qui assure la singularité de Pierre Courtois, ainsi que l’intérêt qu’il mérite de susciter, c’est d’une part, son imagination foisonnante, de l’autre, l’extrême sureté de son dessin. C’est aussi la rigueur de son code logique, présente, comme le dit son préfacier, notre confrère André Jocou, « par le dessin industriel, une taxinomie de la flore, de la faune, par les coupes géologiques, la cartographie, la balistique, la signalistique ». L’artiste ardennais jongle avec ces différents ingrédients, introduisant sournoisement, ci et là, des notes d’humour saugrenu de pince-sans-rire, corrigent à point nommé ce que le constat pseudo-scientifique pouvait avoir d’un peu sec.

Acquisitions

- Le Musée d’Art Moderne
- Le Ministère de la Communauté Française de Belgique
- Fondation pour l’Art belge contemporain (Bruxelles)
- Le Crédit communal de Belgique
- La Banque Nationale de Belgique
- La Banque Bruxelles-Lambert
​- L’Agence de Coopération de PARIS
- La Galerie Nationale - BRATISLAVA (Tch)
- La Province du HAINAUT
​- La Province de NAMUR
​- Nielsen & Bainbridge - Paramus N.J. USA
- Letraset , Inc. - Paramus N.J.  USA
- Strategic Resources Corp. - New York USA
- Randazzo & Blavins, Inc. - San Francisco USA