Description
La mort subite de l'auteur, à Liège cen 1926, laisse inachevé cet ouvrage auquel il pensait consacrer dix ans de travail, disait il, et sur la portée de laquelle la Préface [...) fournira les précisions souhaitables.
Cette préface est comme un testament. Fierens-Gevaert s'y explique sur l'orientation qu'il comptait donner à son ouvrage, sur les divisions de celui-ci, sur le sens qu'il n'a cessé d'attacher à l'expression "art flamand" et dans ces quelques pages se manifeste la foi, la ferveur et l'enthousiasme qui confèrent à son enseignement, à son œuvre critique, à toute son activité d'érudit, de professeur et d'écrivain, leur plus haute signification nationale et humaine.
L'Histoire générale de la peinture flamande eût comporté sans doute huit volumes.
L'auteur avait terminé les deux premiers, jetant une clarté nouvelle sur la "question des origines" et consacrant aux "créateurs de l'art flamand", aux grands maîtres du XVe siècle, une série de chapitres où sont magistralement évoqués leurs caractères et commentés leurs œuvres principales.
"Son Histoire de la peinture flamande des origines à la fin du XVe siècle en 3 vol. (1927 à 1929), est donc une publication posthume.
Les deux premiers ouvrages (Les Créateurs de l'art flamand et Les Continuateurs de Van Eyck) ont toutefois été revus par l'auteur lui-même, révisant son travail antérieur.
Le troisième volume (La maturité de l’art flamand) , quant à lui, a été réuni par Paul Fierens, son fils, qui reprit les notes et les travaux antérieurs de son père. : "Fierens-Gevaert fut toujours l'adversaire des restaurateurs. Le monument dont il avait tracé le plan [...], fallait il en conséquence , le laisser inachevé, s'en tenir aux deux premiers volumes, dont les manuscrits se trouvaient, à la mort de l'auteur, entre les mains de M. Van Oest ? Il nous a semblé, à l'éditeur et à moi-même, écrit Paul Fierens, que la publication d'un troisième volume était souhaitable [...] M. Van Oest me pria de mener l'histoire de la peinture flamande jusqu'à la fin du XVe siècle. J'acceptai, sachant que je trouverais, dans les notes rassemblées par mon père en vue de ses cours universitaires, de ses conférences, de ses écrits, tous les matériaux utiles." Paul Fierens (1895-1957) enseigna l'esthétique et l'art moderne à l'université de Liège, avant de devenir le critique et historien d'art que l'on sait.