Histoire du portrait en Belgique de Navez à Ensor

Référence bibliographique

Histoire du portrait en Belgique de Navez à Ensor

Livre français

Informations bibliographiques

Auteur
Haesaerts Paul
Éditeur
Cercle d'art
Lieu d'édition
Bruxelles
Date de publication
1942
Langue
français

Type de publication

  • Livre

Périodes historiques

  • 1909-1914
  • 1918-1929
  • 1930-1940
  • Règne de Léopold II (1865-1909)
  • Règne de Léopold I (1831-1865)

Écoles

  • Ecole belge

Thèmes

  • Portrait

Presse

Compte rendu d’Edith Greindl in Apollo n° 14. Bruxelles, août-septembre 1942, p. 21

Dans cet aperçu très vivant, écrit d'une plume alerte, l'auteur réserve une place importante à Navez, le chef de file de l'Ecole classique, dont on peut dire qu'il est le seul artiste de sa génération qui soit demeuré peintre en même temps que portraitiste. Il analyse ses éminentes qualités, tout en reconnaissant ses faiblesses lorsqu'il aborde d'autres genres. D'autres peintres tels que François Simonau, qu'on a coutume de négliger dans les ouvrages analogues, ne sont point passés sous silence. De celui-ci, il nous dit avec infiniment de justesse: Par ces qualités vie, saveur, souplesse, raffinement et sobriété du coloris, onctuosité de la pâte, observation juste, tenue sans raideur Simonau se place, à côté de Navez, au sommet de l'école belge à ses débuts ».

La période romantique fut certes, moins favorable à l'éclosion de portraits d'une réelle valeur artistique. Ses plus illustres pionniers ne retiennent guère notre attention à ce point de vue. Aussi, l'auteur ne s'y attarde-t-il point outre mesure, et se borne à mentionner les pages offrant quelque qualité d'un Wappers, d'un Wiertz et d'un Gallait, tout en constatant leur manque de lyrisme. Il réhabilite Liévin de Winne ce grand méconnu « n'occupa jamais la place qui lui revient. Chacune des effigies de ce maître est empreinte de mesure, d'équilibre des valeurs, de sobriété allant parfois jusqu'à une certaine rigueur, qui les rend aujourd'hui classiques. 

La grande vague de l'impressionnisme qui déferla sur notre École à partir de 1880 et sévira jusqu'aux derniers jours de Claus, eut son retentissement dans le domaine du portrait. Ne le déplorons point, car grâce à cette impulsion nouvelle, le portrait se dégage de la convention pour devenir un thème souple, se prêtant à d'innombrables interprétations.

Comme nous l'indique le titre de l'ouvrage, cet aperçu se termine avec le grand maître d'Ostende James Ensor. Mais l'auteur, en limitant son exposé aux peintres déjà entrés dans l'Histoire, n'a pas négligé de citer ceux qui les y rejoindront demain. Sans porter un jugement sur leur valeur, il livre à nos méditations quelques-unes de leurs meilleures effigies, choisies tantôt dans les Musées, tantôt dans les collections particulières de notre pays.

On prendra toujours plaisir à relire cet exposé substantiel, dépouillé de tout détail superflu et illustré à merveille par 32 reproductions.