Présentation
CITY SONICS
En construction
2003
City Sonics est né en 2003 à Mons, mais l’idée avait germé un an plus tôt à Bruges, alors capitale européenne de la culture. Philippe Franck et Jean-Paul Dessy y avaient admiré une installation musicale le long d’un canal, “Wave”.
Ils eurent l’idée, alors très originale, de créer un festival, gratuit, dans les rues de Mons, où des artistes sonores investiraient des salles, des rues, des parcs. Un festival qui serait accompagné d’ateliers destinés aux enfants et de formations à l’écoute. “On parle d’arts sonores, dit Philippe Franck, quand le principal, au moins 50 % de l’œuvre, est du son. Mais un son qui résonne avec d’autres disciplines matériau ”.
- in http://transcultures.be/citysonic/ capté le 20 08 2024
En 2003, Transcultures, Centre des Cultures Numériques et Sonores, a initié avec le soutien de la Ville de Mons, City Sonic, un festival d’été dévolu à la diversité des arts sonores. Au départ d’une ville, le festival s’étend sur plusieurs territoires. Que ce soit à Mons, Charleroi, Louvain-La-Neuve, Wavre, Bruxelles, City Sonic présente, chaque année des dizaines de projets in situ dans un esprit à la fois défricheur, voyageur et fédérateur.
Ce festival international de création (direction artistique : Philippe Franck) regroupe des artistes belges et internationaux issus de différentes disciplines (musiques actuelles, arts visuels, littérature, arts numériques, création radiophonique, design,…) dans divers lieux patrimoniaux et insolites avec le son pour trait d’union.
Le festival City Sonic est une initiative de Transcultures qui reçoit le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (pluridisciplinaire) et de la Région Wallonne (tourisme).
citysonic.be
Arts sonore et patrimoine
Outre un parcours sonore composé d’installations, environnements, salons d’écoute métamorphosent des lieux de patrimoine culturel et industriel (au centre ville) en mettant en espace des sons, des paroles et des musiques auxquels peuvent faire écho des images, City Sonic propose des concerts, des formations, des performances (notamment la « Sonic Garden Party », dans des jardins privés) et des rencontres (« partage d’écoute »).
City Sonic invite à une déambulation ludique et poétique au cœur des univers sonores d’aujourd’hui avec une attention particulière aux publics notamment les plus jeunes en proposant aussi des ateliers Sonic Kids, menés par des artistes les initiant concrètement à différentes pratiques sonores.
MONS, été 2003. Transcultures lance le festival international des art sonores CITY SONIC
* Bastien Pierre, Baudoux Roald, Bobvan, Dessy Jean-Paul, DJ Olive, Fabre Arno, Geddie Alex, Giraud Emmanuel, Hinant Guy-Marc, Kupper Leo, Leroy Dominique, Lopez-Mzncero Emilio, Paci-Dalo Roberto, Palestine Charlemagne, Todoroff Todor, Van Osselaer Eric.
(28/06-18/08/2003) Mons, divers lieux en ville : Parcours City Sonics
* City Sonics (dans le cadre de l’Eté+ 2003) est une initiative de l’Echevinat de la Culture et du Tourisme de la Ville de Mons, qui bénéficie également de la collaboration de Musiques Nouvelles, de la Médiathèque, du Studio des arts contemporains Le Fresnoy et de Transcultures. (Transcultures asbl , 46 rue de Flandre, B-1000 Bruxelles ; Tel : +32-2-544.08.77, Fax : +32-2-513.61.04).
- Equipe City Sonics 2003
Direction artistique : Philippe Franck (Transcultures)
Coordinateur adjoint : Vincent Delvaux (Transcultures)
Direction technique : Philippe Dehasp
Assistante : Julie Grawez
Administration : Xavier Roland (Ville de Mons)
Attaché de presse : Charlotte Dubray (Ville de Mons)
** Communiqué de presse :
Dans le cadre de l’Eté +, City Sonics (les sonorités de la ville) propose un itinéraire sonore singulier dans l’espace urbain et patrimonial montois. Une vingtaine d’installations mettront en espace des sons, paroles et musiques de manière artistique et ludique.
Avec City Sonics, la Ville de Mons et ses partenaires entendent convier un large public à découvrir la remarquable diversité et inventivité du sound art. Tendance relativement récente à la croisée des musiques contemporaines, électroniques et des arts plastiques, le sound art ou art sonore est un genre hybride qui rencontre de plus en plus de succès.
A ce jour, il n’y avait pas encore eu de manifestation d’envergure consacrée aux différentes formes d’art sonore dans l’espace public et urbain en Communauté Wallonie-Bruxelles.
Placé sous le commissariat artistique de Philippe Franck (directeur artistique de Transcultures), City Sonics, manifestation du son in situ, propose de combler ce manque en s’insérant dans le contexte tout public de l’Eté+, deuxième édition de cette manifestation plastique, estivale et conviviale lancée l’été dernier, à l’initiative de Jean-Paul Deplus, échevin de la culture et du tourisme de la Ville de Mons.
City Sonics trace un parcours pour les oreilles et les esprits voyageurs. Itinéraire à plusieurs entrées qui va de la gare ferroviaire (place Léopold) jusqu’au Mundaneum en passant par la Grand Place, le Jardin du Mayeur, la Collégiale Sainte-Waudru, et moult passages et cours charmantes à (re)découvrir par les "visiteurs-auditeurs".
Au total, une vingtaine de lieux -majoritairement extérieurs- du centre ville seront investis par des artistes belges, européens et nord-américains et une trentaine d’oeuvres (pour la plupart des créations) à la croisée de la musique, de l’image (visible ou invisible) et de l’environnement sonore. Quatre axes combinant les dimensions ludiques, poétiques et contemporaines se dégagent de la programmation de City Sonics : la musique-son (les musiques électroniques ou actuelles mises en espace, les matières sonores retravaillées ou interagissant avec leur environnement), la voix-son (des paroles capturées, révélées ou détournées, des fictions ou témoignages réenchantés), l’image-son (des sons mis en espace par des artistes plasticiens, des textures sonores avec une dimension visuelle), la machine-son (un instrumentarium original, des sculptures sonores ludiques) Au Mundaneum, un espace Internet dédié à la diversité de la création sonore d’aujourd’hui (sélection de sites web créatifs de musiciens et d’oeuvres net art sonores) sera consultable gratuitement.
City Sonics présente également une série de performances musicales :
- Ouverture le 28 juin 2003 dès 18h :
Charlemagne Palestine dans un concert de carillon au Beffroi, DJ Olive, Eric Van Osselaer pour un concert de lutherie sauvage avec Lester Lewitt au sampler, Emmanuel Giraud et Mathias Deplanque dans une MC performance "Where is the ficking noise ? " + DJs set dans la cour de l’Hôtel de Ville.
- Le mardi 15 juillet 2003 à 22h30 :
Un concert "mécanoid" de Pierre Bastien (+projections live), artiste participant à City Sonics clôtura à 22h30 la soirée "hors norme" du Festival au Carré, en co-production avec le Manège.Mons.
- Le 19 juillet 2003 à 20h :
Pop Poetry Performance avec Gerard Malanga (poète/cinéaste/photographe, assistant principal d’Andy Warhol dans les golden years de la Factory) : lecture + bande-sons de 48 Cameras (remix d’archives d’Angus MacLise, pre-Velvet Undergroud/Tony Conrad/La Monte Young..sorties chez Sub Rosa) + avant-garde mix de Guy-Marc Hinant (Sub Rosa) + Pop Party, à la Machine à Eau.
- Le 26 juillet 2003 à 20h :
Spatialisation électronique de Leo Kupper dans la Collégiale Sainte Waudru à partir de ses pièces électroniques traitant le chant monacal (avec Françoise Van Hecke, chant soprano et Jean-Claude Frison, récitant).
- Chaque samedi de la manifestation, des DJs "électro nomades" seront invités à mixer entre 16 et 20h dans divers endroits du centre ville en animation surprise. Un guide du visiteur reprenant les différentes activités de City Sonics et de l’Eté+ sera distribué gratuitement à l’entrée du parcours. Un CD spécifique à la manifestation publié à cette occasion réunira des extraits des oeuvres et matières sonores présentées.
** Participants :
1. Emilio Lopez Menchero (E)
Damned mais c’est... Tarzan!!! - Place Léopold - en face de la gare
Le travail d’Emilio Lopez-Menchero s’appuie sur le détournement des conventions architecturales, urbanistiques et médiatiques. A l’entrée du parcours City Sonics, une peinture représente Tarzan hurlant tandis que son célèbre cri est diffusé chaque jour (à 12h et à 18h) dans la ville. L’oeuvre joue sur l’opposition entre le cri libérateur et l’aliénation des modèles cinématographiques, entre la mythologie associée à ce cri et la réalité urbaine dans laquelle il est diffusé.
2. Léo Kupper (B)
Lumières sans ombres -Collégiale Sainte-Waudru
Prolongation du travail minutieux entamé depuis plus de 40 ans par le compositeur-poète Léo Kupper, cet environnement sonore diffusé à l’intérieur de la superbe Collégiale gothique, regroupe 5 compositions électroniques récentes qui trouvent leurs sources dans le chant monacal. Une oeuvre qui tend à trouver de nouveaux chemins dans la spiritualité.
3. Eric Van Osselaer (B)
Soufflet géant à flûtes - Auberge de Jeunesse
Musicien polymorphe, Eric Van Osselaer est aussi un "luthier sauvage", qui intègre des traditions (extra)européennes à son travail sculptural, sonore et festif. Créé en 2002 pour City Sonics, le soufflet géant à flûtes ne demande qu’à être actionné pour produire des accords hypnotiques. Une drôle de machine à sons pour petits et grands.
4. Guy-Marc Hinant (B)
Plans panoptiques - Jardin du Mayeur - Imprimerie communale
Fondateur de la maison de disques Sub Rosa, auteur de documentaires artistiques, Guy-Marc Hinant mêle dans cette création conçue pour City Sonics, images inquiétantes et textures sonores détournées. Une oeuvre inspirée par notre société de surveillance, réseau "Panopikon" moderne, en trois volets : sonore (environnement dans la cour), image en mouvement (moniteurs dans le couloir) et image fixe (deux photographies de Dominique Goblet dans le hall).
5. Alex Geddie (Ca)
METAR - Jardin du Mayeur
Jeune compositeur, manipulateur d’électroniques, Alex Geddie, actuellement étudiant au Fresnoy, a conçu cette installation interactive à partir de 24h de données barométriques fournies en direct par 6 aéroports autour de Mons. Celles-ci sont alors transformées en sons. Cette « polyphonie barométrico-musicale » dont les données évoluent en temps réel via Internet, se déploie autour d’un banc entouré par les diffuseurs, chacun donnant une source sonore différente, changeante comme le temps.
6. Eric Van Osselaer (B)
Balason 1 - Jardin du Mayeur
Le « Balason » est une sculpture musicale interactive inspirée par le « bâton de pluie » des indiens d’Amérique du Nord. Il était utilisé lors de réunions importantes pour donner un temps de parole à chacun, temps calculé en fonction de l’écoulement du son produit par l’instrument. Passerelle qui ne mène nulle part, sinon à un son organique, le « Balason » vous invite, de manière ludique, à un moment d’introspection.
7. Dominique Leroy (F)
Unité de diffusion - Jardin du Mayeur - Hôtel de Ville
Dominique Leroy travaille sur les conditions d’écoute et des enregistrements sonores à partir du quotidien. Avec « Unité de diffusion », il présente la dernière étape de sa résidence à Mons dans le cadre des Pépinières européennes pour jeunes artistes, une architecture composée de 16 demi-sphères formant des réservoirs sonores. Le passant traverse la structure et construit son propre parcours d’écoute en tendant l’oreille près des alvéoles.
8. DJ Olive (EU)
Back Talk - Passage souterrain du Jardin du Mayeur
Fondateur du trio new-yorkais « illbient » WE, collaborateur des membres de Sonic Youth ou encore du compositeur Luc Ferrari, DJ Olive est sans doute l’un des « turntablistes » les plus délicats de ces dernières années. Il distille dans le passage une forme de poésie sonore qui traque avc humour dans une interview de Yoko Ono, la petite musique du sens pour n’en retenir que les hésitations, bégaiements, onomatopées... de la star.
9. Arno Fabre (F)
Composition pour trois radios et gouttes d’eau - Accès au Campanile - Hôtel de Ville Dans ce petit dispositif conçu par Arno Fabre, étudiant au Fresnoy, trois petites radios avec les fils de leurs hauts parleurs sectionnés et dénudés, sont posées sur une table. A l’aplomb de chaque fil sectionné, un goutte-à-goutte. Dans leur chute, les gouttes d’eau rétablissent, brièvement, le contact électrique et les radios diffusent des bribes de sons qui s’agencent en compositions pointillistes selon les fréquences choisies.
10. Emilio Lopez Menchero (E)
Damned... mais c’est Tarzan!!! - Campanile de l’Hôtel de Ville
A 12h et à 18h, Tarzan nous gratifie pendant quelques énergissantes secondes de son célèbre cri, régulateur de la vie de la forêt urbaine. Diffusé au sommet du campanile de l’Hôtel de Ville, le célèbre hurlement du seigneur de la jungle nous renvoie à la tradition médiévale du « crieur ».
11. Bobvan (B)
Wedding Music - Salle des Sacquiaux - Hôtel de Ville
Compositeur de musiques électroniques, Bobvan a touché à de nombreux autres styles musicaux ainsi qu’aux interactions entre image et son. Pour City Sonics, il répond à une commande du commissaire qui consiste en un montage et traitements personnalisés de musiques de mariage issues de diverses traditions (indiennes, africaines, chinoises, marocaines...) dans la Salle des Sacquiaux à l’entrée de l’Hôtel de Ville, là où se préparent les futurs époux avant de pénétrer dans la salle adjacente des Mariages.
12. Todor Todoroff (B)
Touch The Monkey ! - Grand-Place
545 ans après la mise en chantier de l’Hôtel de Ville de Mons, le singe du Grand Garde se découvre une voix et compte bien le faire savoir! Une caresse sur sa tête (de la main gauche comme le veut la tradition montoise) apportera un petit bonheur sonore insolite...
13. Emilio Lopez Menchero (E)
Chantez pour moi - Grand-Rue
L’artiste propose un travail sonore ludique avec la collaboration des commerçants du centre-ville conviés à lui laisser enregistrer leurs chants, sifflements ou bouts de poésie favoris. Un montage de ces airs intimes, enregistrés lors de la Ducasse de Mons, est diffusé, avec la complicité de Sud Radio dans la Grand-Rue.
14. DJ Olive (EU)
Perpetual soundtrack (Do it yourself mix) - La Médiathèque - Ilot de la Grand-Place
DJ Olive a réalisé une série de sons originaux, rythmiques et d’ambiances urbaines et repris sous le titre générique de « Perpetual soundcheck », avec lesquels il a produit une série de « partitions sur vinyl », gravée sur disque. A l’aide de deux platines, d’une mixette DJ et d’un casque, chacun peut mixer ces vinyles à sons et se faire DJ dans ce petit palais des musiques qu’est la Médiathèque.
15. Charlemagne Palestine (EU)
Sonorous Lariat - 7m³ et auditorium de la Médiathèque - Grand-Place
Compositeur minimaliste, performer radical et artiste visuel qui bouscule nos habitudes, Charlemagne Palestine propose une intervention en trois volets: dans la vitrine de 7m³, un zoo de singes en peluches constitue un « autel sonore pour le singe de Mons » avec une diffusion sonore lancinante. Dans l’auditorium de la Médiathèque, il a créé un dispositif dont le son est issu de deux de ses compositions électroniques environnementales, pionnières du début des années 70, ainsi qu’une vidéo où l’on peut voir le performer malicieux jouer de son lasso sonore.
16. Thierry Berleur (B)
Soleil intérieur - Solarium - Rue Neuve
Artiste visuel mais aussi indispensable "épicier audio-visuel" (Le Bonheur - Bruxelles) et musicophile communicatif, Thierry Berleur propose un environnement musical entre méditation, nonchalance et langueur estivale, montage d’une sélection de pièces électroniques qu’il a choisi pour accompagner les rayons bronzants et les afficionados du soleil en intérieur.
17. Todor Todoroff (B)
Corps sonores - Entrée du Musée des Beaux-Arts - Rue Neuve
Ingénieur et compositeur électro-acoustique, collaborateur de la chorégraphe Michèle Noiret, Todor Todoroff a adapté une installation interactive et immersive à l’entrée du musée. Via des capteurs à ultrasons et des micros de contact, le corps du visiteur se transforme en instrument virtuel capable de générer d’innombrables interactions entre le déclenchement et la spatialisation des sons et ses propres mouvements.
18. Pierre Bastien (F)
Orgues de papier et Musique des Emanglons - Galerie l’Art en Mire - Musée des Beaux-Arts
Baladin dadaïste, inventeur de machineries sonores, Pierre Bastien a mis au point un orchestre domestique, « Mecanium », fait de dizaines de robots en Meccano. Il présente pour City Sonics sa récente installation faite de longues pièces de calque tendues aux murs et au sol. Sous l’action de dizaines de petits ventilateurs, les grandes feuilles de papier frémissent en une percussion calme et changeante. Un dispositif léger et poétique.
19. Roberto Paci Dalo (I)
EMN40 - Musée des Beaux-Arts - Rue Neuve
EMN40 (abréviation pour "Ensemble Musiques Nouvelles 40 ans") est une installation audio-vidéo d’un musicien/réalisateur/metteur en scène nomade, comportant une (re)composition réalisée à partir de 40 ans d’archives sonores de Musiques Nouvelles et un film tourné dans les grands espaces nord-américains.
20. DJ Olive (EU)
Ornithology - Jardin de la Maison Lescarts - Rue Neuve
Une composition-collage naturaliste à base de chants d’oiseaux exotiques, issus de toutes les parties du monde (sauf de Belgique) qui se voient subtilement intégrés dans leur milieu (presque) naturel.
21. Ronald Baudoux (B)
Phytochronophonie 1 - Jardin Reine Astrid - Musée des Beaux-Arts
La création "générative" de ce jeune compositeur acousmatique évolue tout au long de la saison estivale pour obtenir une diversité proche de celle du monde végétal. Dans ce jardin public, trait d’union entre le Musée des Beaux-Arts et le Conservatoire Royal de Mons, le visiteur est invité à s’asseoir au cœur d’un espace sonore vivant.
22. Emmanuel Giraud (F)
Un dîner mémorable - Cafeteria du Mundaneum - 1er étage
Le dîner mémorable est une performance imaginée par un cuisinier virtuose, artiste radiophonique actuellement étudiant au Fresnoy. Quelques semaines après ce repas, célébration de l’excès à huis clos, les participants ont été invités à raconter leurs souvenirs dans des entretiens individuels enregistrés. Le montage a été édité sur un disque acétate appelé à se dégrader au fur et à mesure des rotations de la platine.
2004
(20/06-25/07/2004) Mons. CITY SONICS. 2024
Un parcours sonore à Mons. Installations, performances, Salon audio, Salon vidéo, Rencontres.
* Commissaire artistique : Philippe Franck – Transcultures.
Co-production : Ville de Mons, Le Manège Mons, Musiques Nouvelles, technocité, Centre des écritures contemporaines et Numériques.
** Alferi Pierre, Berthet Pierre, Bodson Maxime, Burger Rodolphe, Castone Kim, Cotentin Régis, D’Agostino Eric, Dietrich Jean-Luc, Fabre Arno, Fastenakens Gilbert, géronneZ Alain, Jaffrennou Pierre-Alain, Kupper Leo, Marszalkowski Gregory, Musiques Nouvelles, Raemdonck Jean-Paul, Robin Gwendoline, Rocher Yann, Sereghetti Caroline, Rosa Sub, Tison Pascale, Van der Awoort, Van Osselaer Eric, Vergara Angel, Vielle Laurence.
20 juin - Les Anciens Abattoirs, Place de la Grande Pêcherie, 7000 Mons
11h30: Visite guidée du parcours sonore en présence des artistes
13h00: Performance de Pierre Berthet dans l'aile gauche des Abattoirs. Pour l'ouverture de City Sonics 2004, Pierre Berthet jouera de ses Haut-parleurs Prolongés également en installation.
- Texte de présentation.
Dans le cadre de l'Eté+ Expos, City Sonics trace un itinéraire sonore dans l'espace urbain montois avec une série d'installations et d'environnements mettant en espace sons, paroles et musiques de manière prospective, poétique ou ludique. Des musiciens, plasticiens, créateurs radiophoniques, écrivains, artistes multimédia, vidéastes... qui n'ont pas froid aux oreilles, vous convient à une balade-découverte entre le Carré des Arts, les anciens Abattoirs, la Machine à Eau, l'Echo des Murs et la Maison des jeunes plasticiens. En complément de ce parcours singulier, City Sonics propose également, dans le cadre du Festival au Carré, une série de performances musicales et multimédia ainsi que des ateliers en collaboration avec Technocité. Dénominateur commun : le son dans toutes ses dimensions actuelles.
Installations
A Maison des Jeunes Plasticiens
9 Théâtres-fictions Yann Rocher (FR)
L'architecte et acousticien Yann Rocher propose une série de maquettes de théâtres imaginaires (théâtre organique, théâtre mental, panoptique, logorrhée,...), fruit d'une réflexion sur les lieux du spectacle, la musique et le public. A chaque maquette est associée une fiction. Avec le soutien de l'association pavillon suisse et du centre de création musicale Iannis Xenakis (CCMIX).
Nocturne Pascale Tison + Gilbert Fastenaekens (BE)
Nocturne confronte, sur le thème de la nuit, une création radiophonique de Pascale Tison (auteur et réalisatrice radio) et des photos grand format de Gilbert Fastenaekens, (un des grands regards du style documentaire, sobre et essentiel). Avec les voix de Gilbert Fastenaekens, Jean Oury, Catherine Espinasse, Jacques Lassalle, Marcel Moreau, Claude Mauriac, Suzanne Danco, Véra Feyder, Carlo Ossola et Pascal Quignard.PRODUCTION CITY SONICS + RTBF
Intrigantes, Epiderme, Antichambre (Trilogie audio-video) Régis Cotentine
Dans cette trilogie vidéo de l'artiste vidéaste Régis Cotentin qui joue de la vraie et fausse mémoire, du rapport fiction/réel ainsi que de l'illusionnisme et de la poésie cinématographique, les images dialoguent avec les musiques électroniques, bandes-sons originales de DJ Olive, David Shea et Paradise Now (BE).PRODUCTION TRANSCULTURES
B Echo des murs
Straatman, actes et tableaux : our life is our territory #1 Angel Vergara (ES)
Au cœur de cette mise en scène pluridisciplinaire apparaît la silhouette du plasticien et performer Angel Vergara, alias Straatman, un pseudonyme devenu son label d'intervention nomade. Il investit cette ancienne école avec une mise en scène de sons récoltés lors de performances anonymes dans la ville, de lumière et d'images. PRODUCTION CITY SONICS
C Machine à eau
Automatismes sonores Leo Kupper (BE)
Une exploration sonore des possibilités de la machine automatique imaginée par ce grand compositeur-poète, pionnier des musiques électroniques dans la décennie 60's qui n'a pas pris une ride (réédition récente chez Sub Rosa). Cette pièce électronique historique de Leo Kupper a été entièrement réalisée avec le « Game > soit l'association d'une série de séquences-phrases de natures sonores diverses. Flux et reflux des marées sonores... PRODUCTION: SUB ROSA
Pipelette et Baratin Strapontin (Christelle Simonard + Isabelle Pauly) (BE)
Isabelle Pauly (scénographe) et Christelle Simonard (sérigraphe) ont créé deux fauteuils sonores: l'un pour deux personnes dont le fond sonore rend peu à peu l'auditeur objet d'une certaine intimité, l'autre, antithèse du canapé traditionnel, renvoie à une histoire qui pourrait être celle de chacun.
Jardin Secret Grégory Marszałkowski (BE)
Composition visuelle de matières brutes disposées dans l'espace alliée à une composition sonore quadriphonique, poésie sobre et sable, l'installation du jeune compositeur montois Grégory Marszalkowski est une recherche sur les rapports entre continuité et discontinuité, l'absence et la présence, l'espace vide et la plénitude, le son et le silence. PRODUCTION CITY SONICS
Lens Boris Van der Avoort (BE)
Moyen métrage musical du plasticien et réalisateur Boris Van der Avoort (assistante : Isabelle Boyer) qui agence rythmiquement sur le canevas somptueux de Music for 18 musician, une œuvre évolutive et hypnotique du compositeur minimaliste new-yorkais Steve Reich, des images-voyages (signées Boris et Aliocha Van der Avoort) super 8 patiemment glanées donnant corps à d'étincelants clins d'œil émus à la nature et à l'homme. PRODUCTION FAMILY FOOTAGE
D Anciens Abattoirs
Intersonics #1 Jean-Luc Dietrich (BE)
Jean-Luc Dietrich, compositeur/musicien venu des musiques anciennes vers les champs électroniques et artiste multimédia, a imaginé un dispositif qui retransmet et retraite différents points sonores placés dans l'environnement urbain et sur les sites d'autres installations de City Sonics. Un trait d'union intra et extra muros sonoris. PRODUCTION: CITY SONICS
Sound Nests Kim Cascone (CA)
Assistant monteur son pour David Lynch (Sailor & Lula et Twin Peaks), conférencier, plasticien et spécialiste des technologies numériques appliquées au son, Kim Cascone est aussi un compositeur et musicien électronique de premier plan. Fasciné par les sons synthétiques placés dans des environnements naturels, il emprunte la structure physique d'une boule de gui pour disposer, sur les arbres, des nids d'étranges insectes mutants. PRODUCTION:CITY SONICS
Création évolutive Gwendoline Robin + Maxime Bodson (BE)
Plasticienne et performeuse, Gwendoline Robin a construit différents dispositifs d'explosions d'intensités différentes et nous offre, en collaboration avec l'ingénieur du son Maxime Bodson, un jeu avec le temps passé et à venir, à l'aide du son rediffusé et du son en temps réel. PRODUCTION CITY SONICS
Haut-parleurs prolongés Pierre Berthet (BE)
En jouant avec les sons, Pierre Berthet a été amené à construire divers dispositifs pour surprendre et tromper les oreilles, tels ces Haut-parleurs prolongés constitués de bidons reliés par un réseau de fils d'acier. L'installation devient performance à l'occasion de l'ouverture, le 20 juin à 13h00. COLLABORATION ET ASSISTANCE TECHNIQUE PATRICK DELGES-CENTRE DE RECHERCHES ET DE FORMATION MUSICALES DE WALLONIE. PRODUCTION CITY SONICS
E Carré des Arts
Intersonics #2 Jean-Luc Dietrich (BE)
Voir informations Intersonics 1 au Anciens Abattoirs
Dropper 01: dispositif orchestral pour 8 percussions et gouttes d'eau Arno Fabre(FR)
L'installation de ce jeune artiste pluridisciplinaire présente une percussion au modèle simple : la pulsation régulière d'un goutte-à-goutte qui, par ses infimes variations sonores et rythmiques et par sa multiplication, crée une structure poly rythmique extrêmement riche et complexe. L'installation donne lieu à une performance le temps d'une soirée (1er juillet) avec l'Ensemble Musiques Nouvelles. PRODUCTION : LE FRESNOY-STUDIO NATIONAL DES ARTS CONTEMPORAINS
Dust Theories Kim Cascone (CA)
Parcours sonore électronique, parasitaire, granulaire qui intègre aussi l'aléatoire de la ballade sonore (4 CDs mixés) dans le hall d'entrée de l'aile droite du Carré des Arts, lien électro-dynamique entre le Festival au Carré, le premier étage occupé par le Conservatoire Royal de Mons et les locaux du Centre de formation technologique Technocité au deuxième. PRODUCTION: ANECHOIC, CITY SONICS
Salons audio et vidéo
Maison des jeunes plasticiens
Salon audio
Poégrination Jean-Paul Raemdonck (BE)
Pas de personnages ni de voix identifiables mais une fabuleuse sonothèque d'histoires tragiques ou dérisoires issue des pérégrinations impressionnistes de Jean-Paul Raemdonck, reporter et écrivain. Hors des contextes de l'urgence, une réflexion sur le temps et les identités humaines. PRODUCTION: RTBF
Sélection « Floating Foundation » Sub Rosa
Pièces électroniques dont certaines inédites de la série Floating Foundation, tableaux musicaux minimalistes, monochromes impermanents, sculptures sonores immatérielles... sélectionnés par Guy-Marc Hinant (directeur de Sub Rosa). Avec des plages de Stephen Vitiello. Andrew Deutsch, John Hudak, Brandon Labelle (USA), Carl Michael von Hausswolff (CH), Christophe Charles (FR) et David Toop (GB). PRODUCTION: SUB ROSA
Salon vidéo
Ca y est, je vole! Eric D'Agostino + Laurence Vielle + Caroline Sereghetti (BE)
Sur une thématique intergénérationnelle, cette œuvre radiophonique d'Eric d'Agostino avec la comédienne Laurence Vielle, mise en image par Caroline Sereghetti, pose les enjeux d'une rencontre entre différentes disciplines artistiques (écriture, parole, musique, créations sonore), aboutissant à une représentation théâtrale publique, à la fois scénique (visuelle) et radiophonique (audio). PRODUCTION: RTBF + ISOART
L'idée d'honorer le nord Alain geronneZ (BE)
Dans ce vidéo poème, Alain geronneZ, artiste multimédia (et professeur à l'Ecole de Recherche Graphique (ERG) à Bruxelles) substitue au contrepoint vocal de Gould la polyphonie de ses voix en glacis. PRODUCTION: RTBF ET THIERRY GENICOT. PRODUCTION VIDÉO: YVES BERNARD@IMAL
Cinépoèmes & Films parlants Pierre Alferi + Rodolphe Burger (FR)
Réalisés par l'écrivain Pierre Alferi, les Films parlants sont des réminiscences cinématographiques où le texte, poétique ou narratif, intervient en sous-titrage ou en voix-off. Les Cinépoèmes offrent une série de textes poétiques conçus pour l'écran, proposent des modes d'apparition et de lecture du texte, basés sur le rythme, en lien étroit avec les musiques composées par Rodolphe Burger. PRODUCTION: DERNIÈRE BANDE AVEC L'AIDE DU DICREAM (CNC-DAP)
A voix basse Pierre Alain Jaffrennou (FR)
A voix basse est réalisé à partir d'images filmées à Beyrouth, Sarajevo, Vukovar, Grosny, ainsi qu'au Rwanda et au Kurdistan. Le compositeur Pierre Alain Jaffrennou, co-fondateur du Centre de Création Musicale GRAME, cherche à écouter les voix basses de l'humain et le silence, de regarder derrière les images ce qui subsiste après le déchaînement du drame. Avec des textes de Nadia Tueni, Vénus Khoury-Ghata, Andrée Chedid et d'anonymes. PRODUCTION: GRAME
Performances
Dimanche 20 juin à 13h aux Anciens Abattoirs
Haut-parleurs prolongé Pierre Berthet (BE)
Abrasif, poétique, organique, art brut », « dadaïste ».... sont quelques termes possibles pour tenter de définir les performances surprenantes de l'artiste/musicien Pierre Berthet qui plongent le spectateur/auditeur dans une autre dimension. Pour l'ouverture de City Sonics 2004, Pierre Berthet jouera de ses Haut-parleurs Prolongés proposés également en installation. PRODUCTION: CITY SONICS
INFORMATION SUR LES AUTRES PERFORMANCES: FESTIVAL AU CARRE (PROGRAMME ET WWW.LEMANEGE.COM)
Jeudi 1" juillet à 19h au Carré des Arts (salle d'exposition)
Dropper 01: dispositif orchestral pour 8 percussions et gouttes d'eau Arno Fabre (FR) + Ensemble Musiques Nouvelles (BE)
Vendredi 9 et samedi 10 juillet à 22h30 à La Machine à eau
Ways of the voice Leo Kupper (BE)
Dimanche 11 juillet à 21h30 à la Machine à eau
concert + The Unknown Rodolphe Burger
juillet à 23h dans la cour du Carré des Arts
Silicon valley rapé Orgabits
2005
(14/06-31/07/2005) Mons, City Sonic.
City Sonics 2005 présente une vingtaine d'installations, d'environnements, de performances et d’ateliers dans une dizaine de lieux de la cité wallonne. Sons plastiques, sons organiques, sons machines, sons en mutation :
Alfieri Pierre & Burger Rodolphe, Bailleau Christophe, Bailleau Christophe & Maréchal Julie, Biosphère, Cohen Ira & Paradsise Now, Deuson Jérôme, Dutra Veaceslav, Gonzalez-Foerster Dominique & Van Huffel, Lagarigue Emmanuel, Moënne-Loccoz Philippe, Morgaine Manuela & Hosseyn-During Emmanuel, Niblock Phill, Oldine, Paradise Now (Ft Isa Belle), Parlane Rosy, Pellet Eric, Ponthot Colin, Tison Pascale, Van Osselaer Eric, Wishart Stevie
Edition d’un CD avec :
Eric Van Osselaer, Stevie Wishart, Rosy Parlane, Christophe Bailleau, Cie Générale des Eaux, Régis Cotentin, Jérôme Deuson, Veaceslav Druta, Isa Belle + Paradise Now, Emmanuel Lagarrigue, Philippe Moënne-Loccoz, Manuela Morgaine + Emmanuel Hosseyn During, Phill Niblock, Eric Pellet, Colin Ponthot, Yann Rocher, Oldine, Pascale Tison, Sogar, Ira Cohen + Paradise Now, Dj Olive, Paradise Now + Isa Belle, Mitchell Akiyama
2006
(23/06- 30/07/2006) Mons, City Sonics #4.Parcours d’art sonore au cœur de la ville.
Festival des arts sonores de la Communauté française
* Organisation : Transcultures.
**Itinéraire à la fois consolidé et reliant lieux, de la salle saint Georges / Grand Place au site des anciens Abattoirs récemment rénovés.
*** Une vingtaine d’installations et d’environnements - pour la plupart des créations, réadaptations ou des premières belges - d’artistes plasticiens, musiciens, multimédia, …forment une cosmogonie non identifiée, une topographie invisible, une sonographie bouillante.
**** aMute (B), Bailleau Christophe, Balanyà Josep-Maria / ES, Belle Isa / FR, Belouin Pierre / FR, Blumenthal Bud / US, Bralet Nicolas / FR, Broccolichi Pascal / FR, Carpentier Grégoire / FR, Cassière Pierre-Laurent / FR, Coudsi Cléa / FR, Cotentin Régis / FR, Cys François, Destoop Alexis + Eavesdropper, Deuson Jérôme, Etudiants de l’ESAPV Mons et de ENSAV La Cambre (émergences numériques, Hinant Guy-Marc, Kingsley N.G (Hong Kong/Can), LAB[au], Lamarche Bertrand / FR, La poésie/nuit / FR, Mac Sween Alexander / CA + Francis Flament, Maschke Peter (A) + Frederik De Wilde, Martig François, Oblaat / JP, Mitchell Akyama / CA, Off the sky / US, Optical Sound / FR, Paradise Now, Poret Jérôme / FR, Rocher Yann / FR, Seleborg Carl / FR, Senson / FR, Temla Rice (LX), Van Der Hulst Lydwine / NL, Van Osselaer Eric, Game Jérôme / FR, , Viale Martine / CA,...
***** City Sonics 2006 à Mons, Avignon, Lille et Bruxelles
(14/09-17/09/2006) Bruxelles, Iselp (Grande salle). Artistes pour Amnesty. Quatre journées « Culture et droits humains »
* Alechinsky Pierre, Alquin, Ancarani C., Arman, Aron J., Belgeonne Gabriel, Blavier André, Boissacq V., Bornain Alain, Brachet Lise, Callebaut Nicole., Cambruzzi M.A., Cappoen M., Cardoen P., Carlier N., Ceysens A., Charlier Jacques, Chotteau Thérèse, Claus Christian., Clerbois Michel, Conti Maria., Coppe V., Coppée M., Coppens J., Coster Jocelyn., Coulommier Julien., Crevecoeur Kikie., Dalcq C., Danino Dany, de Behr E., Dederen Gérald, de Gottal H., de Groot I., Dehalleux N., Delattre R.., de Mévius M., Dervaux Laurence, Desmedt Emiel, Desomberg Philippe, Desprechins A., Dewint Roger, Dotremont Christian, Downsbrough Peter, Dubit Philippe, Dufoor F., Dusariez M., Fefer S., Fiévet Nadine, Finné Anne-Marie, Fournal Dominic, François A., François B., Freake Nigel, Frydman Maurice, Gonze Thierry., Grosjean Michèle, Hannaert Félix, Helholc S., Henderick Benedikte, Herman S., Hoyoux-Pilar C., Joosen Nic., Katoski H., Kazarian Aïda, Keyeux C., Kinard Patricia, Kokkinos N., Koulischer O., Lavendhomme Claire, Lechat M., Lennep Jacques, Levie C., Lietaert D., Mangano A., Marchand C., Marinus M., Maury Jean-Pierre, Mayence M., Morales Hugo., Morian R., Noiret-Thomé Xavier, Olyff Clotilde, Ortigosa C., Pachès V., Paparella Juan, Pasternak Maurice, Pirotte N., Point Jean-Pierre, Ponlot Marianne, Pouillard P., Quint R., Raveel Roger, Reinhoud, Renard M., Rolet R., Salkin Emile, Samovilidi M.M., Segui A., Seidoff E., Souply Emile, Steingueldoir M., Strebell Vincent, Szternfeld P., Talbot Chantal, Thuns M., Tillier Thierry, Tondeur Francis, Trajman Paul, Vandercam Serge, Van Eepoel D., Van Eepoel Henri, Van Groeningen M., Van Malderen Luc, Wesel Claude, Willequet André, Wollast Pascaline, Wuidar Léon, Wuytack Christiane.
(23/09/2006) Bruxelles, Iselp . Le Parlement et le gouvernement de la CF ont l’honneur de vous présenter L’expo dans la fête.
* Coordination générale : iselp;
** Pour élargir le programme festif, animé par les concerts, les spectacles et les projections, la CF vous propose une mosaïque d’œuvres et d’installations. Lors de vos déplacements dans les différents lieux culturels phares de la capitale, vous découvrirez le travail d’artistes confirmés ou émergents, actifs dans le domaine de la création contemporaine en CF, particulièrement dans le domaine des arts numériques.
Notre choix s’est concentré sur la diversité des modes d’expression suscitant un appel aux sens : des projections vidéo, des installations sonores, des dispositifs informatiques interactifs, des performances et des objets d’art. Le fil rouge de « l’expo dans la fête » est la mise en valeur de la relation entre l’œuvre et son spectateur. Vous aurez l’occasion d’interagir, de participer et d’échanger vos impressions liées aux expérimentations proposées par les artistes.
*** Manifestation qui se propose en trois lieux :
Au Pathé Palace (85 boulevard Anspach)
* Abitar Saïd, « Please no flash »
Commissaire : iselp
Formé dans l’atelier de scénographie de la Cambre, saïd abitar développe un travail de plasticien inspiré de l’univers théâtral ; Cette installation évoque un des thèmes de prédilection de l’artiste, le star-système et ses modes de fonctionnements.
Le spectateur est invité, le temps d’un déplacement sur le tapis rouge, à se mettre dans la peau d’une célébrité assaillie par les flashs incessants et les applaudissements du public.
* Projet collectif initié par Christophe Bailleau. Bain de Bouche
Commissaire : Philippe Franck (Transcultures)
Avec la participation de Mitchell Akiyama, aMute, Christophe Bailleau, Jean_Luc Dietrch, Oldine, Paradise Now, Sebastien Roux, Sogar et Tangtype.
Production : Flexible, City Sonics.
Le projet “Bain de Bouche3 réunit des jeunes artistes belges et étrangers issus principalement de la scène électronique. Christophe Bailleau et l’association bruxelloise Flexible leur ont passé commande d’une courte pièce originale ayant pour contrainte d’utiliser essentiellement des sons de voix ou de bouches. Une sélection des pièces reçues fait l’objet d’un dispositif d’écoute à géométrie variable complété par un travail photographique sur ce même thème buccal.
* Considérant Jérôme, « Signalétique détournée »
Commissaire : iselp
L’artiste puise son vocable au cœur des pictogrammes urbains qui guident nos comportements en société. Sa série des signes routiers nous emmène au cœur des siècles et des courants picturaux pour en extraire des images simplifiées qui surgissent comme une évidence aux yeux des spectateurs. Dans ces œuvres subsistent des traces indélébiles qui surgissent de l’inconscient collectif au travers de diverses réminiscences.
* Grossen Luc, « l’arbre à oiseaux (Hommage à J-C. Roché) »
Commissaire : iselp
Durant 15 minutes, un arbre émet un enregistrement de chants d’oiseaux provenant d’Europe centrale (au total 15 espèces). La composition sonore est basée sur le principe d’accumulation en crescendo et decrescendo. Loin des brouhahas de moteurs, l’auditeur est transporté au cœur d’une volière européenne.
* Muller Jean-Pierre, « Waterloo to Waterloo, Musical painting »
La peinture musicale est constituée de 78 modules en bois peints et sérigraphiés. Certains génèrent du son lorsque le spectateur entre en interaction avec eux. Le sonore se voit, le visuel s’écoute, ils récitent une même histoire racontée par le public qui en devient le chef d’orchestre.
Le thème choisi pour cette première Musical painting fait référence aux nombreux voyages qui ont rythmé les différentes rencontres entre les créateurs basés à Londres et à Bruxelles. Le groupe de musique Pop londonien « The High Llamas » a collaboré à cette installation pour la partie musicale.
* Sebti Yacine, « Move »
Commissaire : iselp
Production : IMAL
« Move » fut créé suite au workshop donné à l’iMAL en 2003 par l’artiste canadien David Rokeby. Pionnier des environnements interactifs et de la compréhension de la gestuelle humaine par l’ordinateur, David Rokeby a directement inspiré le travail de Yacine Sebti. « Move » est une de ses premières installations qui exploite les mouvements du spectateur en les analysant pour reconstituer le portrait fragmenté du visiteur, découpé tant dans l’espace que dans le temps.
Esplanade de la cité administrative. (Place du Congrès)
* B – 1010. Un code postal pour les citoyens.
Commissaire : Emmanuel Lambion (Komplot)
Dans Michael, Denicolai Simona et Ivo provoost, Lopez-Menchero, Terlinden Christophe.
Une cité administrative « vidée » de ses occupants. B – 1010 un code postal qui a disparu et qui est devenu aujourd’hui celui de tous les possibles…
A l’occasion de la Fête de la CF, cinq artistes lancent, au moyen de cartes postales, l’annonce de « vacance » postale et invitent le public à se réapproprier le code B – 1010.
Pourquoi ne pas le rendre aux citoyens et à tous ceux qui veulent rêver et redécouvrir leur ville. Les jeux sont ouverts…
* Blah… blah… blah…
Commissaires : Sonia Dermience (Komplot) et Kosten Koper
De La cassinière Joëlle, Deguislage Delphine, Dekyndt Edith, Gatelier Laure et Vergieu Julien, Hubert Gauthier, Messieurs Delmotte, Lennep Jacques, Lizène Jacques, Meesen Vincent, Nyst Jacques Louis et Danièle.
Blah… blah… blah… est un programme vidéo d’artistes de la CF rassemblant des pièces historiques et récentes atypiques dans leur manière d’aborder la narration et la relation au public. Cette programmation sera accompagnée de l’enregistrement des relations du public invité sur le plateau animé par Quentin Legrand et la Sphinx de Dora Garcia.
Par la suite, un montage de ces enregistrements sera rediffusé sur le site www.komplot.be . Des pièces de Tessy Bauer et Isabelle Rouquete fonctionneront comme éléments transitionnels.
Blah… blah… blah… propose une alternative à la télé, venez discuter avec nous vous y gagnerez.
La Raffinerie.(21 Rue de Manchester, 1080 Bruxelles)
* Belle Isa, « Massages sonores »
Commissaire : Philippe Franck (Transcultures) / Production : City Sonics
Pratiqué par les shamans au Tibet avant le bouddhisme et redécouvert récemment en Occident pour ses vertus thérapeutiques, le massage sonore se pratique à partie de bols tibétains, de bols en cristal, de clochettes et autres instruments sonores. Le son est frappé ou frotté sur et autour du corps qui reçoit et émet des vibrations. De cet échange naît une impression de bien-être et d’harmonie.
Pour accompagner cette musique intérieure, Isabelle propose une diffusion d’huiles essentielles et une vidéo démo de Régis Cotentin (musique : Paradise Now).
Séance individuelle : 10-15 minutes.
* Cleempoel Michel et Malevé Nicolas, « Déshabillez-vous »
Commissaire : iselp
Les vêtements que nous portons, les marques que nous arborons et les produits que nous consommons définissent notre identité. « Déshabillez-vous ! » est un projet développé initialement sous la forme d’un site internet qui propose aux participants de définir progressivement leur silhouette à partir des marques de leur produits de consommation.
Afin de toucher un public autre et d’entretenir une relation plus directe, le projet a été adapté en installation interactive. Afin d’identifier son portrait de consommateur, le visiteur est invité à scanner lui-même les logos de ses vêtements et objets usuels.
* Deuson Jérôme, « Quiet moments of endless souvenirs »
Commissaire : Philippe Franck (Transcultures)
Production : City Sonics
L’auteur a composé 8 boucles de 8 minutes chacune diffusées sur 4 hauts parleurs monos. L’auditeur peut décider de la mélodie ou de l’ambiance qu’il désire entendre en se rapprochant selon son choix d’un haut-parleur. Les boucles tournent de manière aléatoire et s’imbriquent les unes aux autres pour former ce que l’auditeur peut percevoir/
Pour sa première installation, Jérôme Deuson a voulu se pencher sur la mélancolie que lui inspire la musique.
A cette occasion, un complément vidéo sera réalisé par l’artiste pour créer une composition impressionniste et bucolique qui intègre l’aléatoire de la perception et du mouvement.
* Jékey Christina, « Cosmos »
Commissaire : iselp
Dans un espace obscur, un cube rayonnant perturbe les repères visuels du spectateur absorbé par les luminosités changeantes. L’installation « Cosmos » est constitué d’une forme en plexiglas dont la lueur révèle les profondeurs d’une matière diaphane. L’énergie diffusée par la lumière LED provient d’une sorte de néant qui rappelle celui du vide cosmique.
2007
(22/06-29/07/2007) Mons. City Sonics #5. Parcours sonore au cœur de la ville.
Festival international des arts sonores de la Communauté Wallonie-Bruxelles, 5ème édition.
* City Sonics 2007 (direction artistique : Philippe Franck) présente dans plusieurs lieux du centre de la Ville de Mons, de la Salle Saint Georges (Grand-Place) à la Machine à Eau, des créations ou premières belges de Bobvan, Pascal Broccolichi, Cléa Coudsi & Eric Herbin, Emmanuel Lagarrigue, Luc Ferrari, Impala Utopia, Ramuntcho Matta, Anne Penders, Dominique Petitgand, Lynn Pook & Julien Clauss, Todor Todoroff & Fred Vaillant, Ultralibéral, Eric Van Osselaer & François Cys, Yvat & Black Moon… mais aussi un programme d’ « émergences sonores » avec une sélection de jeunes artistes issus d’écoles d’art belges (ESAPV Mons, ENSAV La Cambre) et françaises (Studio des Arts Contemporains Le Fresnoy, Ecoles d’art de Bourges et ENSAV Lyon,…) auxquels City Sonics offre soutien et visibilité.
Ce parcours d’installations est complété par des performances aventureuses et spectacles hors norme dont Kilda, un "opéra ubiquiste" joué dans 5 pays simultanément (en liaison satellite) avec l'ensemble Musiques Nouvelles (22 & 23 juin, Théâtre le Manège), des concerts électro (l’Aphex Twin roumain Yvat, l’électro-pop liégeois Kingfisherg,…) sur les plateaux de Ventilot (22 & 23 juin, îlot Grand-Place Mons, Fête de la Musique) et à la Médiathèque (DJ audio art set label Tiramizu) et en partenariat avec le Festival au Carré (du 30 juin au 13 juillet) une première "Nomadic Sonic" le 10 juillet, balade guidée par des artistes/inventeurs d'instruments revisitant l'itinéraire des installations à Mons
** Conception & organisation: Transcultures, Ville de Mons (Service Culture).
Production : Communauté Wallonie-Bruxelles, Ville de Mons, CeCN, Transcultures, Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007, le Manège (scène nationale de Maubeuge), Musiques Nouvelles/le manège. Mons en partenariat avec Technocité, la Manufactor, ESAPV Mons.
2008
(21/06-27/07/2008) Mons. City Sonics #6. Festival des arts sonores
* aMute & Akayama Mitchell, Ashley Sam, Bailleau Christophe, Clouds & Herbin Eric,Dudon Jacques, Griffiths Philip, Jacobs Aernoudt, Kasper Steve, Ladoire E., Martig François & Petitgenêt Philippe, Mc Sween Alexander, Montessuis Joachim, Noblock Phill, Odeur Julien, Ottoanna, Pagotte Arnaud, Paradie No & Cohen Ira, Petit Philippe, Segalen Gael, Vialard Christian, Vinzaert Deny, Yvat Amusia
City Sonics #6 L'été des sons dans la cité
Edition d’un audio-catalogue. CD et album numérique.
- Philippe Franck. Texte de présentation
Depuis 2003, Transcultures et la Ville de Mons proposent chaque été, au centre de Mons (Belgique), un itinéraire sonore singulier. Ce parcours poétique invite à redécouvrir la cité via des installations, des environnements, des salons d'écoute, des performances, ateliers... mettant en espace et en dialogue des sons, des paroles, des musiques rebelles aux cloisonnements. City Sonics 2008 a réuni une cinquantaine de projets tant d'artistes internationaux que de jeunes talents dans divers lieux patrimoniaux ou insolites au centre de Mons mais aussi à Enghien-les-Bains (dans le cadre des Bains numériques), Paris (Festival Octopus), Nice (Indisciplines), Maubeuge (dans le cadre des Folies), Lille (Palais des Beaux-Arts), Bourogne (Espace multimédia Gantner), Strasbourg (les nuits électroniques de l'Ososphère) et Linz, Capitale européenne de la Culture 2009. Ce catalogue audio propose une sélection d'extraits de pièces, pour la plupart inédites, présentées pendant ce festival de création in situ qui peut également s'écouter comme un objet composite autonome. Autant de cosmogonies sonores que nous vous invitons à découvrir les oreilles grandes ouvertes.
2009
(28/04-12/05/2009) Bruxelles, Iselp Franck Philippe. Plastiques sonores : le son installé dans la cité. Séminaire.
- Présentation courriel.
Avant la prochaine édition de City Sonics, festival des arts sonores à Mons qui aura lieu du 26 juin au 26 juillet 09 (vernissage le 25 juin), nous vous recommandons un nouveau cycle de conférences (possible de suivre une soirée ou tout le séminaire) données à l'ISELP (Bruxelles) par Philippe Franck (directeur artistique de City Sonics, des Transnumériques et de Transcultures) en guise d'introduction à la pluralité des arts sonores.
Nés des développements des musiques contemporaines, concrètes et électroniques du XXe siècle, de la création radiophonique, mais aussi de l’ouverture des arts plastiques et performatifs au son considéré comme un matériau à sculpter et à mettre en espace, les arts sonores, résultants d’hybridités contemporaines, ont infiltré non seulement les lieux culturels « traditionnels » mais aussi la ville, ses flux et ses architectures.
Après avoir retracé les grandes figures pionnières des arts sonores dans les différents champs convoqués (de Pierre Schaeffer à Max Neuhaus en passant par LaMonte Young), le séminaire interrogera les problématiques d’exposition, de production et de diffusion du son en espace (et plus succinctement en réseau), ses rapports avec l’image et l’objet, sans oublier la cité, génératrice de « bruits », d’imaginaires et terrain d’opérations audio in situ.
2010
(27/08-12/09/2010) Mons. Citysonic # 8. Parcours d’installations au centre ville.
Et (03/09-18/09/2010) Bruxelles, ISELP. Sonopoetics.
- https://poptronics.fr/City-Sonic-2010-un-ton-en-dessous
Le festival belge des arts sonores mute. Un « s » final en moins (Citysonic au lieu de City Sonics), un déplacement du début à la fin de l’été, mais une localisation agrandie : d’un côté, le festival à Mons, de l’autre, à Bruxelles, Sonopoetics, exposition sous-titrée « de la parole à l’image, de la poésie au son », qui ouvre demain 3 septembre. Le lien ? Les deux expositions, l’une à Mons, dans la grande halle des anciens Abattoirs, l’autre à Bruxelles à l’Iselp (Institut Supérieur pour l’étude du langage plastique), sont toutes deux constituées d’œuvres du Centre national des arts plastiques (CNAP) dans le cadre de la manifestation Diagonales, « son, vibration et musique dans la collection du Cnap ».
Cette huitième édition de City Sonic de transition semble souffrir d’asthme ou d’un essoufflement. Ce qui faisait l’originalité du festival d’art sonore (des œuvres dans l’espace public et dans des lieux insolites du passé industriel ou patrimonial de la ville) a disparu, pour laisser place à une programmation hasardeuse, à l’image de la performance d’ouverture du festival, vendredi 27 août, « Dances with Viola » de Dominica Eyckmans accompagnée de Todor Todoroff. Que dire, sinon que cette musicienne semble prendre un véritable plaisir dans la découverte des transformations sonores qu’offrent les trois capteurs dont elle est affublée. Au final, la pièce tient plus de la démonstration, d’un début de workshop, que d’une véritable performance chorégraphique ou musicale. Beaucoup plus intéressant, tant dans le dispositif que dans la réalisation, la pièce « Lungs (The Breather) », de Laura Colmenares Guerra et de Todor Todoroff, où le souffle et la respiration des huit participants influencent les mouvements des méduses.
Radical, City Sonic ? En cette édition 2010, le festival est plutôt dans le tiède. A l’image de Jérôme Abel et Grégory Grincourt qui, avec « Patatas de Goma », disposent quelques voitures version tuning cheap, pour offrir un faible concert de klaxons, de petits vrombissements, agrémentés de quelques appels de phares. Dommage… L’installation est bien plus superficielle qu’« Expanded Crash », l’automobile « accordéon » d’un autre duo, Florian Pugnaire et David Raffini, visible lors de Panorama 10 au Fresnoy.
City Sonic déçoit surtout par son manque de réflexion sur les enjeux esthétiques ou politiques des arts sonores. Néanmoins, quelques rares propositions sortent du lot. Celle qu’ont concocté le Finlandais Mika Vainio avec le collectif d’architectes sonores belge Lab(AU), « 2x540 kHZ » (2009), où six anciens postes de radio à tube diffusent deux compositions sur la longueur d’ondes 540 kHZ. Celle du collectif Mu, dans le cadre du projet fleuve Sound Delta (que poptronics suit attentivement), qui permet aux spectateurs de découvrir des sons d’ailleurs (en l’occurrence de Tunis) sur la grande place de Mons, à l’aide d’un système de géolocalisation. Tel un Télétubbies (dès que vous placez le casque sur votre tête, la ressemblance reste assez frappante), vous arpentez la grande place de Mons. Succès garantis et interrogations auprès des autres promeneurs… Philip Griffiths (à Mons) et Aymeric de Tapol (à Tunis), jouent de la dissociation et distillent la frustration. Les sons entendus s’échappent si vite qu’il faut sans cesse les chercher en déambulant. Cette composition sonore dont vous êtes le héros et le chef d’orchestre s’appréhende comme autant d’espaces fictionnels qui vous emmènent vers un ailleurs, pour vous faire aussitôt retomber dans la réalité du lieu.
La table de ping-pong et le poisson rouge chantent
A la Maison Folie, les étudiants montois Arnaud Eeckhout et Sébastien Herickx installent « Ping Song », tennis de table sonore qui semble inspiré des tables de Richard Fauguet (une table de ping-pong trouée était exposée cet été au musée de Serignan). Le son peut s’allier à la couleur, avec la pièce pour poisson rouge de Roberta Gigante et Jacques Urbanska, « MIRF (Musical Instrument for Red Fish) ». Ici le poisson ne tourne pas en rond car tous ses mouvements sont analysés pour produire son et couleur.
L’édition 2010 de City Sonic conjugue les grands noms de l’art contemporain avec « Diagonales ». Aux Abattoirs, à droite, sept dessins de Raymond Pettibon, une installation de Steven Parrino, l’« Interview (paparazzi) » de Malachi Farrell (2000), plusieurs œuvres de Christian Marclay pour ne citer qu’eux. De l’autre côté, des vidéos de Sadie Benning, dont « Girl Power », quelques incunables de Pipilotti Rist, dont le fameux « I’m not the girl who misses up »… Pipilotti est également présente avec de plus récentes installations à Barcelone, à la fondation Joan Miró (notamment avec deux pièces à découvrir allongé, pour mieux plonger dans un univers aquatique très sensuel).
Intéressant par son contenu, ce volet de « Diagonales » permet certes de (re)découvrir des œuvres importantes. On sent néanmoins planer l’ombre d’un remake de « Sympathy for the devil : Art and Rock and Roll since 1967 », l’exposition événement du musée d’art contemporain de Chicago en 2007-2008. Autre élément fort désagréable, Pipilotti Rist et Sadie Benning sont placées côte à côte, les sons des vidéos de l’une parasitant l’autre… Etrange pour une manifestation dédiée à l’art sonore…
Bref, on attend l’ouverture ce soir de l’exposition « Sonopoetics » à Bruxelles, autour de la poésie sonore et du spoken word nord américain et sa plus que prometteuse affiche, pour redonner un peu de piment à cette édition 2010 : Gil Joseph Wolman (auquel le MACBA à Barcelone consacre actuellement une belle rétrospective), John Giorno, Maurice Lemaître ou Brion Gysin…
- in L’Art même n° 48 pg 16
CITY SONIC #8 Dérives sonores de Mons à Bruxelles
Sur le thème des relations entre culture rock/pop et arts plastiques, City Sonic présente à Mons, sur le site des Abattoirs, des pièces majeures de Christian Marclay, Pipilotti Rist, Sadie Benning, Raymond Pettibon, Steven Parrino...dans le cadre de Diagonales, son, vibration et musique dans la collection du CNAP. Outre ce volet Diagonales dont l’exposition Sonopoetics à l’ISELP est l’extension bruxelloise, le festival propose un circuit d’installations in situ, entre autres de l’artiste québécoise Diane Landry (Salle Saint-Georges, départ du parcours), du collectif nomade Mu sur la Grand’Place, Lab[au] et Mika Vainio (Pan Sonic) à la Machine à Eau, Gaëtan Bulourde et Olivier Toulemonde, Scénocosme, Laura Colmerales et Todor Todoroff à la Maison Folie sans oublier une sélection de travaux sonores d’étudiants dans le cadre des “émergences sonores” que Transcultures accompagne, à l’année, avec les écoles d’art partenaires belges (ESAPV Mons, ENSAV La Cambre) et françaises (ESAD Strasbourg, Villa Arson-Nice, ESAV Bourges). Outre des performances d’ouverture (dont Dances with the viola, création interactive de Todor Todoroff et de l’altiste Dominica Eyckmans) et de fi nissage (Essmaa live sessions, mini concerts à partir de sons enregistrés en Tunisie, pays invité de cette édition), City Sonic reconduit également, cette fois en collaboration avec le manège.mons, ses actions de sensibilisation/médiation “Sonic kids” et une “Sonic Garden Party” (5.09) dans des jardins privés du quartier du Beffroi.
(03/09-18/09/2010) Bruxelles, ISELP. (Grande salle). Sonopoetics. De la parole à l’image, de la poésie au son
Commissariat artistique : Philippe Franck, directeur artistique de City Sonic, et Anne-Laure Chamboissier, commissaire d’exposition indépendante.
Commissariat général de Diagonales : Sébastien Faucon.
Production Sonopoetics : Iselp, Communauté Française de Belgique, Transcultures, CNAP.
Partenaires Médias : Mouvement, MCD, Jazz@round, Campus, TeleMB, Let’s Motiv
L’exposition est associée au festival des arts sonores City Sonic, et qui se tiendra à Mons du 27 août au 12 septembre 2010
** Texte de présentation sur le site de l’Iselp.
À l’occasion de la manifestation Diagonales : son, vibration et musique dans la collection du Centre national des arts plastiques, initiée par le CNAP (Paris), Transcultures présente à l’Iselp Sonopoetics : De la parole à l’image, de la poésie au son, une exposition regroupant un ensemble d’œuvres historiques provenant de la collection du Fonds national d’art contemporain (FNAC-France), autour de la « poésie sonore » et du « spoken word » nord-américain. Ces courants, qui se sont développés à partir des années 1950, utilisent les propriétés orales du langage ainsi que les technologies de la communication pour développer de nouvelles expériences poétiques.
Un corpus conséquent d’œuvres (dessins, objets, écrits…) du poète français Bernard Heidsieck, figure importante de la « poésie action », sera pour la première fois présenté au public. Seront également présentes des créations d’artistes majeurs tels que Maurice Lemaître et Roland Sabatier, tous deux associés au mouvement lettriste, qui s’attache, dès 1947, à la « musique des lettres » plutôt qu’à l’usage traditionnel des mots. On trouvera également des œuvres de Gil Joseph Wolman, co-créateur de l’Internationale lettriste ; d’Henri Chopin, père de la poésie sonore décédé en 2008 ; de John Giorno, poète rocker et performer new-yorkais ; ou encore de Brion Gysin, calligraphe/écrivain/performer et compagnon de route de William S. Burroughs.
Ces pièces uniques, pour la plupart encore jamais exposées en Belgique, sont autant de traits d’union entre la parole, action, le langage déconstruit et l’image signe.
L’installation sonore et cinématographique Finding Chopin (2005-2009), du jeune plasticien anglais Tris Vonna-Michell, offrira un contrepoint contemporain avec une lecture documentée et intimiste sur l’œuvre pionnière d’Henri Chopin.
Dans un esprit de décloisonnement, cette sélection du CNAP sera complétée par un salon d’écoute. Seront présentées en boucle : des extraits de pièces sonores (revue OU d’Henri Chopin, Erratum de Joachim Montessuis), une sélection de Frank Smith, producteur des Ateliers de Création Radiophonique de France Culture, ainsi que des archives du catalogue du label Sub Rosa.
Un choix de vidéos croisant poésie et musique viendra également s’ajouter, avec des archives de performances inédites de Brion Gysin avec Ramuntcho Matta, des vidéos de Hänzel & Gretzel avec Lee Renaldo/Sonic Youth, Gerard Malanga…
*** (mercredi, 08/09) Une conférence de Jacques Donguy, poète, artiste, critique et spécialiste de la poésie sonore, aura également lieu, ainsi que des performances de créateurs audio-poétiques français qui revendiquent cet héritage dynamique de leurs pères français ou nord-américains.
A l’occasion de l’exposition "Sonopoetics (de la parole à l’image, de la poésie au son)" qui se tient en ce mois de septembre à l’ISELP (Bruxelles) dans le cadre de la manifestation générique "Diagonales", se penche sur la poésie sonore.
Edito de Christine Jamart
« La parole se dresse en ce moment contre la barbarie mécaniste, marchande, abêtissante, publicitaire. La poésie, c’est exactement le contraire. Elle lève le verbe, elle s’allie à sa soeur musique ou bien elle fait musique seule. La parole poétique, ça se dit droit. Ça se dit les yeux dans les yeux avec le corps entier qui la porte”. Tel annonçait Claude Guerre le Festival de Poésie sonore #1 à La Maison de la Poésie de Paris en mai dernier.
La résonance politique, sensible chez nombre de poètes qualifiés de “sonores”, des futuristes et dadaïstes aux nouvelles générations qui continuent d’en élargir le champ d’expression, en passant par ses illustres représentants, Bernard Heidsieck, Henri Chopin et autre John Giorno de la Beat Generation, n’est pas la moindre des qualités d’un art polysémique qui fut d’emblée l’un des pôles majeurs des avant-gardes historiques.
A l’occasion de l’exposition « Sonopoetics (de la parole à l’image, de la poésie au son) » qui se tient en ce mois de septembre à l’ISELP (Bruxelles) dans le cadre de la manifestation générique « Diagonales1 », L’Art même se penche sur la poésie sonore, envisagée dans un rapport actualisé et renouvelé à ses conditions d’émergence et de pratique.
Performatives, expérimentales, visuelles, numériques, polymorphes, ces formes actuelles de poésie sonore perpétuent un espace de résistance salutaire aux convenances et formatages langagiers, portées par une indéniable vitalité que cette incursion historique et prospective tend à rendre quelque peu perceptible.
1 Diagonales : son, vibration et musique dans la collection du Centre national des arts plastiques est un parcours d’expositions (France, Belgique et Luxembourg, février 2010/janvier 2011) traitant de la place du son et de la musique dans la création au travers diverses questions telles la fréquence et la variation, le silence et le langage, le son et la vibration, les musiques électroniques, la création radiophonique, les pièces d’art sonores, l’apport de la culture pop/rock dans le champ des arts plastiques et la poésie sonore.
Dossier 02. Poésie sonore et son EXPOSÉ, pg 7-9
Réalisée dans le cadre de Diagonales, son, vibration et musique, parcours dans les œuvres sonores de la collection du Centre National des Arts Plastiques (Paris) et de City Sonic (festival des arts sonores organisé par Transcultures), montrée à l’Institut Supérieur pour l’Étude du Langage Plastique (I.S.E.L.P.), Sonopoetics (de la parole à l’image, de la poésie au son) est une exposition aussi originale que précise qui, depuis l’univers pluriel de la poésie sonore, construit une constellation de liens avec l’image, le texte, la musique… Rencontre avec ses commissaires, Anne-Laure Chamboissier et Philippe Franck.
l’art même : Avec Sonopoetics (de la parole à l’image, de la poésie au son), le titre et surtout le sous-titre de l’exposition que vous proposez, vous mettez finalement en exergue autant le son qu’un ensemble de signes et leurs passages (voix, images, textes, sons). Pourriez-vous présenter une telle conception intersémiotique de la poésie sonore ?
Philippe Franck : La manifestation Diagonales, son, vibration et musique, nous a donné l’occasion de proposer une introduction à différentes possibilités artistiques de la poésie sonore. La notion d’image y est très vite apparue importante, en effet, mais au même titre toutefois que le mot, le geste ou la performance ! Pour donner un exemple au sein des œuvres exposées, la poésie sonore de Bernard Heidsieck se détache du livre, de la page, de l’écrit, pour recouvrir une dimension visuelle dans certains objets et se donner à écouter autrement. Ainsi, une édition de Guy Schraenen comme Encoconnage (1972) montre cette arborescence de signes faite à partir du son, puisqu’elle est composée de l’enregistrement de deux versions de ce texte par Bernard Heidsieck sur un disque 33 tours, accompagnées d’une série de photographies de l’action de Françoise Janicot réalisée en 1972 sur ce texte. Il en va de même de Partition V (1973), livre édité par Soleil Noir et comprenant cinq disques de l’enregistrement intégral de Heidsieck des différents poèmes figurant dans ce même livre, et dont l’édition de tête comporte cette fois une sculpture de téléphone de Ruth Francken… D’une certaine manière, tout est déjà dans le sous-titre de l’exposition qui pointe les relations entre différents axes. La poésie se donne donc à écouter avec l’image, mais aussi avec le geste, la performance ! Nous sommes dans un espace moléculaire où ces signes se transfèrent constamment des uns aux autres
Anne-Laure Chamboissier : Oui, l’aspect purement visuel de la poésie sonore qui sera exposé est vraiment important. Et il ne s’agit pas seulement d’appréhender la trace d’une performance qui serait exposable par le biais de la photographie ou de la vidéo. Certaines œuvres sonores recouvrent une plasticité réellement autonome. Elles existent visuellement pour elles-mêmes ! Bernard Heidsieck, dont nous présentons un beau corpus de pièces appartenant au CNAP, a réalisé des œuvres plastiques comme la série Machines à mots (1971) qui se compose, quant à elle, d’écriture manuscrite et de collage de photographies découpées de machines-outils. Des machines jaillissent des mots ! Il y a là peut-être une référence au travail machinique de la poésie sonore, qui passerait par le magnétophone ou la bande magnétique, mais aussi une référence à la machine à écrire, voire aux machines visuelles !
A. M. : Pour toutes ces raisons, pourrait-on précisément considérer la série de Machines à mots de Bernard Heidsieck comme l’œuvre emblématique de Sonopoetics ?
Ph. F. : Oui et non… Dans une certaine mesure, c’est possible, mais en même temps je ne pourrais jamais me contenter d’une œuvre unique qui serait emblématique de cette exposition polyphonique. Cette première introduction prend ancrage dans la belle collection du CNAP tout en “l’augmentant” quelque peu, par des ajouts sonores et vidéo qui tendent à montrer la diversité des approches formelles de ces artistes qui ont, certes, des affinités entre eux mais qui ont aussi chacun exploré des mondes singuliers. John Giorno, par exemple, est un “pop poète” et un performer sonore qui ne déconstruit pas forcément le son en dépit de son sens… Plus que des expérimentations sonores, on retient de ses écrits et de ses prestations, une sémantique de la transe, le jeu de la répétition des phrases et des mots, mais aussi un engagement social, politique et, je dirais même, une énergie “sexuelle”, gay, bien différente de celle d’un Burroughs ou d’un Gysin qui lui ont beaucoup appris, et plus encore d’un Heidsieck avec lequel il a été pourtant en contact et qui lui a permis de se faire connaître en Europe.
A.-L. C. : Les approches des artistes sont, de fait, très différentes les unes des autres. Il y a par exemple une importance de la sémantique chez Bernard Heidsieck, un souci de la question du sens, des sens, qui n’apparaissent pas sous cette forme chez Henri Chopin qui me semble plus près de l’exploration sonore pour elle-même.
Ph. F : Quand Henri Chopin explore le son jusqu’au souffle, la déglutition ou l’halètement, William Burroughs et John Giorno continuent de poser la question du texte et finalement restent accrochés à son sens ; même s’ils l’ont parfois écartelé, ils ne l’ont jamais totalement évacué !
A. M. : À travers ces nuances, voire ces distinctions, des questions de définition, voire de lexicologie, semblent finalement posées. Signes à certains égards de la vitalité de la poésie sonore…
A.-L. C. : Bernard Heidsieck promeut la “poésie action” et, aux Etats-Unis, on parle davantage de “spoken word”… Le débat est ouvert ! Mais comme le souligne Henri Chopin dans Poésie sonore internationale, peut-être faudrait-il utiliser ce terme de “poésie sonore” dans le sens restrictif — et c’est notre opinion personnelle — de la poésie qui utilise la bande magnétique et toutes les possibilités de montage, superposition et transformation de la voix1.
Ph. F. : On parle de “poésie sonore” parfois de manière un peu globalisante. Il existe différents “courants” qui renvoient à des appellations et des préoccupations différentes. Raoul Hausmann parlait de “poème phonétique” basé sur la lettre. Avec Sonopoetics, notre axe est bien celui de la “poésie sonore” (terme utilisé pour la première fois en 1958 dans un texte de Jacques Villéglé à propos de l’ultralettrisme) qui utilise les technologies de la communication pour travailler et triturer la voix, depuis le magnétophone à bandes utilisé dans les années 50 par Chopin, Dufrêne, Heidsieck et Gysin à tous les possibles actuels du numérique.
A. M. : Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une exposition… Comment exposer le son ? A.-L. C. : Nous sommes, dans bien des cas, ici face à des objets visuels : disques vinyle ou même partitions et, parfois, certaines œuvres sont littéralement plastiques. Voyons par exemple, l’ensemble de six dessins de John Giorno que nous présentons dans Sonopoetics. On reconnaît bien là l’influence de son compagnon et premier mentor Andy Warhol avec ce mélange de slogans existentiels et d’haïkus poétiques. En lettres pastelles, dorées ou sombres, John Giorno extrait de ses poèmes quelques mots et quelques expressions pour fabriquer ce qu’il nomme des Poem Paintings. Différemment, Gil Joseph Wolman a développé à partir de 1963 L’Art scotch qui s’inscrit dans le sillage de l’International lettriste — que Wolman a créé quelque dix ans auparavant avec Serge Berna, Jean-Louis Brau et Guy Debord — et d’un art du détournement qu’il promeut à des fi ns subversives : à l’aide de la surface adhésive, l’artiste décolle des fragments de textes, de photographies et d’imprimés pour créer une nouvelle œuvre autrement orientée à l’aide d’un ruban adhésif sur une toile ou du bois. La partition présentée, découpe de la série W la liberta, procède à certains égards de la pratique du cut up qui fut expérimentée et théorisée par William Burroughs et Brion Gysin.
Le lieu où l’exposition se déroule est constitué de deux espaces, séparés par une fosse, et augmentés d’une mezzanine. Il peut être intéressant de jouer dans l’espace avec les approches variées que nous avons évoquées et qui rentrent aussi en résonance avec des situations géographiques (la France et les Etats-Unis). Des conceptions aussi différentes que celles de Chopin et de Giorno peuvent ainsi prendre corps en jouant de cet espace si particulier, pas seulement en instaurant des divisions qui seraient celles d’une conception plus européenne et d’une autre plus américaine mais en montrant également les frottements et les permutations qui peuvent s’opérer entre elles. Car, comme nous avons essayé de l’expliciter auparavant, les choses sont plus complexes et subtiles, ce qui en fait également un territoire d’exploration passionnant !
Ph. F. : Il n’y a pas de réponse unique et l’approche contextuelle qui est la caractéristique du volet montois du festival n’est bien sûr pas celle envisagée à l’I.S.E.L.P. dont l’espace peut être vu comme un grand loft à deux niveaux. Il s’agit aussi pour nous, avec Sonopoetics, de présenter, de manière la plus vivante possible, outre les œuvres “plastiques” liées à Diagonales, des documents atypiques qui se donnent tant à entendre qu’à voir, comme la revue sonore OU d’Henri Chopin qu’il a lancée en 1964 et dirigée pendant dix ans. Henri Chopin n’a cessé d’ouvrir la voie à des formes inexplorées, par-delà tout système de notation, vers des espaces de transformations permanentes, grâce à l’utilisation systématique du micro, du magnétophone, du montage, de la table de mixage et des amplificateurs. En utilisant divers sons qu’il transforme, il recherche une musique d’avant les notes, un langage d’avant les mots, fondés sur le souffle et la respiration. Nous proposons donc d’écouter certains numéros de ce vivier audio-poétique que fut OU au regard de A.E.I.O.U (empire austro-hongrois) (1987), son tableau de lettres (“dactylopoème”) qui ne forment aucun mot. Et puis la voix des poètes sonores, de Bernard Heidsieck à son fi ls spirituel Anne-James Chaton (qui joue avec le musicien électronique Carsten Nicolai et le guitariste Andy Moor de The Ex), mais aussi d’Ira Cohen (poète et photographe new-yorkais) à Lee Renaldo (membre du groupe Sonic Youth et poète “post beatnick”), cette voix des poètes sonores donc sera aussi donnée à entendre au fil de salons d’écoute ou d’ateliers vidéo. Seront également invités à participer des labels internationalistes comme Sub Rosa en Belgique (Guy-Marc Hinant) ou Erratum en France (Joachim Montessuis), chacun ayant produit de précieuses archives sonores des avant-gardes historiques. Nous leur avons demandé des “mixes” originaux de leurs productions attenantes au sujet qui seront mis en écoute libre dans Sonopoetics.
A. M. : La continuité artistique de la poésie sonore, qu’il faudrait donc mettre au pluriel si j’ai bien compris, trouve aussi sa vitalité créative car elle est peut-être à un carrefour : au croisement d’une relation au corps, à notre corps sonore, à la matérialité archaïque du son (Bachelard parlait un peu autrement des “images premières”, mais peut-être y a-t-il des “sons premiers” ?), et des machines primitives, utopiques ou technologiques. Ph. F. : Ce son, archaïque, premier, tribal, dépasse par ailleurs les simples initiés de la poésie sonore et peut rencontrer, par la transe par exemple, quelque chose de “fondamental” dont Chopin disait que la dimension sonore avait souvent été perdue…
“J’ai quitté la poésie, je suis allé, non pas au-delà, mais ailleurs, à cause de ce phénomène vocal, de ce besoin de rendre physique la voix humaine, d’en faire une instrumentation totale.” Henri Chopin Entretien avec Henri Chopin de Jacques Donguy, catalogue Poésure et Peintrie, Musées de Marseille- Réunion des Musées Nationaux, 1998
A.-L. C. : Pour dire les choses autrement, certains artistes ont cherché dans les cultures orientales ou extrêmes orientales (Brion Gysin et le Maroc, John Giorno et le bouddhisme, mais aussi cet autre expérimentateur de la langue Antonin Artaud fasciné par le théâtre balinais…), les expériences premières du sonore. Tristan Tzara disait que “la pensée se fait dans la bouche”2, Henri Chopin semble avoir pris au pied de la lettre cette citation des avant-gardes et l’avoir poussée le plus loin qu’il se peut dans sa pratique.
A. M. : Quelle place Maurice Lemaître occupe-t-il dans l’exposition Sonopoetics ?
A.-L. C. : Pour sa déconstruction du langage visuel et sonore, pour son exploration du médium cinéma dans le Film est déjà commencé ?, Maurice Lemaître est présent à travers une série de photographies et de collages qui invite dans notre exposition le lettrisme, sa nouvelle poésie et sa nouvelle musique, avec la série de photographies Au-delà du déclic… En effet, dans le fi lm Au-delà du déclic (1965), d’où sont extraites les cinq photographies de l’exposition, le spectateur était invité à réaliser son “ rayogramme”3. Ces photographies, qui montrent des formes construites avec des lettres, sont des épreuves d’artistes retouchées à la gouache. Dans son Bilan lettriste, Isidore Isou définissait le lettrisme comme un “art qui accepte la matière des lettres réduites et devenues simplement elles-mêmes (s’ajoutant ou remplaçant totalement les éléments poétiques et musicaux) et qui les dépasse pour mouler dans leur bloc des œuvres cohérentes.”
Ph. F. : J’aime la vision pluridisciplinaire et élargie de l’écriture de Maurice Lemaître. Il parle de “polyécriture” dans le sens où elle intègre plusieurs types d’écritures, d’alphabets, de pictogrammes et de procédés de communication visuelle. Il fallait aussi, je pense, marquer dans notre exposition, même de manière légère, un lien historique avec le lettrisme qui est une étape importante, intermédiaire et particulière, entre les avant-gardes futuristes, dadaïstes, surréalistes, et les développements de la poésie sonore dans les années 50 et ultérieurement. Il est aussi intéressant de noter que, pour Lemaître, le lettrisme dans son développement historique est “d’abord une nouvelle poésie et une nouvelle musique”.
A. M. : Précisément, à plusieurs reprises, les œuvres exposées semblent avoir une relation contrariée ou manifeste à la musique. Y aurait-il un inconscient musical de la poésie sonore ?
A.-L. C. : C’est un fait. La musique, à un titre ou à un autre, approche constamment le périmètre de la poésie sonore. Ce fut des relations très riches et parfois des échecs terribles… Songeons à l’importance du rythme pour la Ursonate de Kurt Schwitters ou encore au simple fait que Pierre Schaeffer et Henri Chopin (ce dernier a créé en 1961 à la Maison de la radio la série Evasions, dont il a été le producteur avec Maguy Lovano) ont travaillé parallèlement sans jamais se rencontrer. Sur ce point, je trouve assez troublant que, dans la même période, Henri Chopin utilise le terme de corps sonore tandis que Pierre Schaeffer utilise le terme d’objet sonore. Quant à Bernard Heidsieck, il est très impressionné en 1958 par Le Chant des adolescents de Karlheinz Stockhausen, lequel utilise la bande magnétique. “Cette musique qui tournait dans la salle complètement, c’était vraiment quelque chose de radicalement neuf et je pensais que la poésie devait prendre cette direction, sans basculer dans la musique mais qu’avec des mots, on devait pouvoir s’incruster dans l’espace et dans une durée qui correspondait à ce que j’entendais là”, livre-t-il4. Pour autant, il existe une séparation claire entre musique et poésie pour Bernard Heidsieck et Henri Chopin.
Ph. F. : En ce qui concerne la filière “spoken word” nord-américaine, la musique innerve - depuis la “beat generation” dont on connaît l’origine musicale du terme et sans doute plus naturellement que chez leurs collègues français - le parcours de la plupart de ses grands auteurs/performers, de John Giorno à Brion Gysin, d’Allan Ginsberg à William S. Burroughs5. A. M. : Comment une exposition comme Sonopoetics s’articule-t-elle sur la programmation du festival de création sonore contemporaine City Sonic - dont Philippe Franck vous êtes le directeur artistique - et qui présente cette année sa huitième édition ?
Ph. F. : Lors de City Sonic, festival ouvert à une diversité de pratiques audio inventives, nous avons présenté des pièces, en rapport direct ou peut-être le plus souvent indirect, avec la poésie sonore qui est une des entrées importante de la cosmogonie des “arts sonores”. La programmation régulière de créations radiophoniques “hors du poste” comme celle des A.C.R. de France Culture (avec par exemple Pierre Alferi avec qui nous avons travaillé à plusieurs reprises), mais aussi d’artistes sonores qui utilisent la parole comme matière (dont Dominique Petitgand et ses “petites compositions familiales” ou encore le collectif Théâtre électronique pour une installation, Grammophonies, autour d’archives d’Edison), de plasticiens/écrivains (citons Patrick Corillon), de musiciens électroniques qui incorporent, ici et là, les traitements de la voix dans leur composition (DJ Olive, Scanner, Alexander MacSween, mais aussi Luc Ferrari ou Leo Kupper) constituait déjà une introduction à cette aventure. Mais, pour être plus précis, il fallait trouver une entrée pertinente et sans doute repartir des enseignements des pionniers dans la vision “transhistorique” qui est la nôtre. Diagonales, son, vibration et musique nous a donné l’heureuse opportunité de produire une première manifestation en Belgique (et il y a matière pour bien d’autres) spécifiquement sur cet héritage fécond, tout en faisant le lien avec les autres pratiques sonores contemporaines explorées dans City Sonic.
Propos recueillis par Alexandre Castant
Alexandre Castant est professeur d’histoire des arts contemporains à l’École nationale supérieure d’art de Bourges. Essayiste, il a notamment publié, aux éditions Monografi k, Planètes sonores, radiophonie, arts, cinéma, 2007 (nouvelle édition 2010) et dirigé l’ouvrage collectif ImagoDrome, des images mentales dans l’art contemporain, 2010 ; critique d’art, il participe régulièrement au journal Particules, réfl exions sur l’art actuel. www.alexandrecastant.com
1 Cf. Henri Chopin, Poésie sonore internationale, éditions Jean Michel Place, 1979, notamment p. 41 “Des mutations poétiques…”.
2 Cf. Jacques Donguy, Poésies expérimentales-Zone numérique, Les Presses du Réel, Dijon, 2007.
3 Procédé qui consiste à obtenir une image, en exposant à la lumière un papier, photographique, sur lequel a été préalablement posé un objet.
4 Cf. Entretien de Bernard Heidsieck et de Jacques Donguy, catalogue Poesure et Peintrie, Musée de Marseille et Réunion des Musées Nationaux, 1993.
5 Cf., dans ce même numéro, l’article de Philippe Franck sur cette période historique.
2011
(27/08-11/09/2011) Mons. CITY SONIC.#9. Les sons installés dans la cité. Parcours d’installations et parcours sonores
Et (01/09-11/09/2011) Mons. Capsonic
- Communiqué de presse :
http://citysonic.be/festival/2011/images/stories/citysonic/dossierdepresse-citysonic2011.pdf
- Philippe Franck, directeur artistique et Anne-Laure Chamboissier, commissaire artistique associée. Texte de présentation
Repositionné en début de saison parallèlement au festival multimusical partenaire, Cap Sonic organisé par le manège.mons, City Sonic, piloté par l’équipe de Transcultures en collaboration avec le service culture de la Ville de Mons, continue à explorer, avec passion, les nombreux ouvroirs des arts sonores d’aujourd’hui. Le parcours d’installations et salons d’écoute de la Salle Saint-Georges à la Maison Folie en passant par la Machine à Eau, la médiathèque et le BAM se déploient avec une cinquantaine d’oeuvres d’artistes d’ici et d’ailleurs. A la grande halle du site des Abattoirs, nous prolongeons un volet «plasticien sonore» autour de la thématique «l’objet-son», suite l’automne dernier au succès de notre collaboration avec la manifestation itinérante Diagonales, son, vibration et musique dans la collection du Centre National des Arts Plastiques. Ainsi, sont présentées des oeuvres de grands artistes contemporains internationaux qui nous parlent du son, de la musique avec des images et des signes forts.
Dans un autre registre de ce panorama esthétique divers, le festival donne une belle visibilité à une sélection de travaux d’étudiants d’écoles d’art de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ESAPV Mons, ENSAV La Cambre, ERG) et de France (ESAD Strasbourg, ENSA Bourges…et le Fresnoy). Ces projets souvent prometteurs sont intégrés à un itinéraire varié où ils côtoient d’autres oeuvres ludiques, interactives, participatives et poétiques parfois créés ou réadaptés selon le contexte (chaque édition nous fait redécouvrir la richesse du patrimoine montois) et qui échappent aux «classificasons». La dimension événements/performances, terme sans doute très ouvert mais qui englobe une multitude de nouvelles pratiques, s’amplifie grâce à une série de co-productions/collaborations entre City Sonic et Cap Sonic. Depuis l’ouverture le soir du 26 août au Théâtre Royal jusqu’à la soirée de clôture au Frigo autour du programme Archipel, trait d’union entre les grandes avant-gardes et «électrons libres» sonores et visuels (en partenariat avec la Médiathèque), en passant par une Sonic Garden Party dédiée à la poésie-action. Les concerts électro de l’événement Transonic marqueront le lancement de la plate-forme pour les musiques électroniques en Fédération Wallonie-Bruxelles ElBels.
Défricheur et convivial, City Sonic sera balisé de belles découvertes, cette dimension prospective étant au cœur d’un engagement que nous désirons partager avec le plus grand nombre. Le festival est également étroitement liée à des formes de médiation et de sensibilisation comme en témoignent le succès des ateliers Sonic kids, les formations sonic avec Passeurs de culture ou les «écoutes en marche»…en témoignent), des initiatives qui se montrent aussi inventives que les pratiques qu’elles introduisent aux publics.
Comme l’an passé, « radio sonic », la radio web temporaire et téméraire du festival animée par l’équipe de notre partenaire Radio Campus, couvrira la manifestation pour diffuser des contenus originaux sur le site www.city sonic.be
Cette édition 2011 est dédiée à Rolf Julius, maître allemand de la création sonore et Ira Cohen, poète mythographe new-yorkais qui nous ont quittés récemment pour d’autres vibrations célestes. Ces deux étoiles du grand firmament sonic nous ouvrent d’autres portes de la perception dont City Sonic et ses partenaires défendent ardemment l’essentiel différence.
Bonne alter écoute !
“Je crée un espace musical avec mes images. Avec ma musique, je crée un espace imagé. Les images et la musique (…) rencontrent l’esprit du regardeur et de l’auditeur et dans son intérieur, il en résulte quelque chose de nouveau.” Rolf Julius
(…)
2012
(01/09-19/09/2012) Mons Maubeuge, Le Manège. Citysonic #10. Le son dans la cité.
En 2012, le festival City Sonic fête ses 10 ans d’art sonore en renforçant, dans une belle diversité, ses propositions artistiques (parmi les artistes internationaux notons à Mons cette année la participation de Palestine Charlemagne / US, Kubisch Christina / DE, Oosterlynck Baudouin / BE, Burger Rodolphe / FR, Neuhaus Max / US, Laptop Orchestra / US, Mc Sween Alexander / CA-Québec, Keyaerts Gauthier, Bailleau Christophe… et beaucoup d’autres. Mais aussi de très nombreuses découvertes et « émergences sonores », travaux d’étudiants d’écoles d’art partenaires (accompagnés à l’année et montrés dans le festival) et pédagogiques.
http://citysonic.be/festival2012/speaker-lineup/city-sonic-mons/
City Sonic fête son dixième anniversaire d’abord là où le festival initié par Transcultures et aujourd’hui co-produit par le manège.mons est né : à Mons.
Avec le traditionnel jamais traditionnel parcours sonore composé d’installations et dispositifs d’artistes de niveau international (Charlemagne Palestine qui était déjà invité lors de la première édition 2003, Douglas Henderson, Christian Rizzo avec une production du Fresnoy et une musique signée Scanner, Gauthier Keyaerts qui signe sa deuxième installation après le succès de l’année dernière, Christophe Bailleau et une création composite…) et des concerts de Rodolphe Burger en concert solo, ChampdAction dans Pixellations, DJset de Rebeka Warrior/Sexy Sushi…
Sans oublier les « émergences sonores » des jeunes talents issus des écoles d’art partenaires (Arts², Bourges, Strasbourg…) à découvrir et plein de surprises pour vos ouvrir les oreilles. Visitez la cité du doudou 100% sonic !
Mons – 31.08 >>> 16.09.12
A- Le Parcours Sonore au centre ville
(vernissage le 31.08 à 17h30 – départ de la Collégiale Sainte-Waudru)
Le Parcours Sonore se déploie dans différents lieux patrimoniaux de la ville. Plusieurs concerts, performances, en co-production avec le manège.mons, balisent cette exposition nomade (pour le programme complet, veuillez consulter l’agenda).
Salle St Georges
Baudouin Oosterlynck (Be) : Variations du silence (1990-1991) – Quintette (1985-1986) – Ad Libitum pour piano (2012).
Galerie Koma
Sonic Sketches – Cette exposition s’organise autour d’une sélection de dessins de trois grandes figures de l’art sonore.
Christina Kubisch (Al) : Two and two (1976)
Emmett Williams (UE) : Incidental Music for Yo-Yo Ma (1979)
Max Neuhaus (UE) : dessins préparatoires
La Médiathèque (Galerie + 7m³)
Ashley Wong (Ca) : Resonant Cities (borne d’écoute multimédia)
Archipel (Be) : bornes multimédia
(Centre de prêt)
Francis Flament + Kaosmo + Valérie Pinson de la Vallée : Distorsion
Jacky Collinet : Sélection photos des précédentes éditions/vernissages City Sonic
Faculté d’architecture et d’urbanisme – Chapelle du Bellian
Alexander Mc Sween (Qc) : Vox Anatomica (création)
Autres espaces de la Faculté
Douglas Henderson (UE) : In Order & Babel V Dream Man (2012)
ENSAD de Strasbourg (Emergences Sonores)
Frank Smith + Philippe Langlois (Fr) : ZagZig s’installe à City Sonic (Création)
Galerie Simply Seen
Vanessa Suzanne : Inorganique (Emergences sonores Arts²)
La Machine à Eau
Charlemagne Palestine (UE) : Bordel sacré Variations V Cage à la CharleWorld pour la Machine à Eau (création)
La Maison Folie
Christophe Bailleau (Be) : D-Grade (création interdisciplinaire) (création)
Gauthier Keyaerts (Be) : An- ART -key (création)Christina Kubisch (Al) : Silent exercices (création) – reporté
Arnaud Paquotte (Be/Fr) : Electric Voice (Stripe 1.0 – création)
Espace de la Margin’hall – Maison Folie
PETER M FRIESS (De), Gentian Cela (Alb), Maurice Charles JJ (Be), Cécile Guigny (Fr) et Leila Laaraj (Be): Dernières nouvelles de l’eau (Création collective)
Espace des possibles – Maison Folie
ENSAde Bourges (Emergences Sonores)
Christian Rizzo (Fr) : FOM 1
Arnaud Eeckhout + Vivian Barigand (Be) : Twist
Cour extérieure Arbalestriers – Maison Folie
Nicolas d’Alessandro (Be), Aura Pon (Ca), Johnty Wang (Ca) : chorus/quod/fundit 0.1 (création)
B. Concerts / performances / ateliers
Cette dixième édition marque l’alliance entre Transcultures et le manège.mons pour collaborer à un seul festival défendant les musiques et les arts sonores d’aujourd’hui dans la ville : City Sonic (Cap Sonic festival des musiques conviviales organisées par le manège.mons en 2011 et 2010 se fondant dans City Sonic tout en gardant son volet live ouvert à tous les publics)
31.08 – Salle des Arbalestriers
Ouverture City Sonic avec Alexander MacSween (Qc, machines et percussions électroniques) + Laptop Orchestra versus Michel Doneda (Fr-Be, 6 musiciens électroniques, laptop et grands écrans) suivi d’une soirée DJ set de Next Baxter (bar des Arbalestriers)+ Sonic Radio Party (Bateau Ivre) avec Antz Up Girls, Youri Margarine, Poney Boy
01.09 > 17h – Médiathèque (Centre de prêt)
Partage d’écoute avec Frank Smith (play list création sonore et radiophonique commentée)
4.09 > 20h – Salle des Arbalestriers
Rodolphe Burger – Concert solo (Fr- chant/guitare)
07.09 > 21h – Théâtre Royal
Sonic Mix : Digital Breakfast (grande scène) + Rebeka Warrior (Dj set Sexy Sushi)
07- 09 > 23h – Le Bateau Ivre
City Sonic Party (part2) – DJs Taos + Get Mad Crew
09.09 > 15h – Sonic Garden Party
spécial poésie sonore avec Ordinaire (Be), Margarida Guia (Port), Eric Van Osselaer (Be)
12.09 > 14.09 – 10h > 16h – Maison Folie
Trois jours de conférences, de rencontres, d’atelier et de performances avec, entres autres Carl Faia, Eric Van Osselaer (Be), Arnaud Paquotte (Be/Fr), Livescape (Be), Julien Toussaint (Fr)… et une présentation introductive sur les arts sonores par Philippe Franck (directeur artistique de City Sonic) et Anne-Laure Chamboissier (commissaire artistique associé).
Sonic Formations
12.09 > 20h – Théâtre Le Manège
Pixellations (avec l’ensemble ChampdAction + reFLEXible) : spectacle musical (composition de James Tenney) et multimédia (visuel précurseur de l’art numérique)
13.09 > 12h10 – Ateliers des FUCAM (Chapelle)
Concert de midi, récital latino-américain – Makcim Samodaiev (violoncelle) & Monica Florescu (piano)
15.09 – 14h > 17h – Maison Folie
Sonic Kids Mons (atelier jeune public) – Julien Toussaint (Fr), Guy Constant (Fr), Impala Utopia (Be/Fr), Isa Belle
15.09 > 16h – Médiathèque (Centre de prêt)
Showcase Emergences – Grazyna Bienkowski + Teuk Henri
15.09 > 20h – Sainte-Waudru
Le chant de l’âme, concert de chants grégoriens et sépharades – par La Roza Enflorese (Dans le cadre du Festival de Wallonie)
16.09 > 18h30 – Maison Folie
Sonic Lab : événement de clôture après une dernière visite guidée sur le site Arbalestriers
Sonic Lab petites formes nouvelles lutheries numériques
Hélène Brechand (harpe électronique) : Ô
Fabrique Nomade (Francis Faber Trio) interprétant une pièce de Michele Tadini
Alejandro Vinao : Chicos del 21 (Enfants du 21ème siècle)
Carl Faia + Nadia Ratsimandresy (ondes Martenot et électroniques) : interprétation du solo de Karlheinz Stockhausen
Nicolas d’Alessandro (nouvelle lutherie électronique, Numediart) : Handsketch
E.a. : Baudouin Oosterlynck sur le Silence Air – City Sonic#10 – Mons : https ://www.youtube.com/watch ?v=H_8xe9qnTPs
Bruxelles : http://citysonic.be/festival2012/speaker-lineup/city-sonic-bruxelles
/ City Sonic #10 partant de Mons fait vibrer également Bruxelles avec 3 manifestations/3 collaborations fortes du 23 août au 16 octobre.
D’abord l’exposition de Julien Sirjacq, L’oreille interne (a spectral recollection) à L’iselp (pour la deuxième fois après Sonopoetics en 2010) puis Sonic Cinema à Galeries (après les Transnumériques, une expo entre vidéo, cinéma, musique et son) et un nouveau partenariat avec Flagey qui propose des films d’Alexis Destoop et une City Sonic party animée par Rafael Munoz pour une cloture festive.
(24/08-15/09) ISELP. Julien Sirjacq L’oreille interne et le (13/09) Jean-Paul Dessy. Concert solo (violoncelle céleste ponctué de traitements électroniques)
(28/09-14/10) Galeries. Sonic Cinéma (avec Bertrand Bonello, Christian Marclay, Régis Cotentin, Pierre Belouin, Christian Vialard, Ramuntcho Matta+Brion Gysin, Chris Marker, Christian Frisson, Natalia de Mello + The Aktivist, Anne-James Chaton + Andy Moor, Christophe Bailleau, Arnaud Eeckhout+Sébastien Herickx, Orry De Sousa, Cléa Coudsi + Eric Herbin…)
20h30 People like us (GB) « Genre collage », performance audio-visuelle (salle de cinéma)
04.10 Projection du film d’Arnaud de Pallières : « Poussières d’Amérique » (2011)
(16/10) Flagey. Film + Party. Soirée autour des films d’Alexis Destoop : « Kaïros » (2012) et « Pandora » (2007) + City Sonic Bruxelles Closing Party (Dj Set Rafael Munoz)
in Wikipedia (https ://fr.wikipedia.org/wiki/City_Sonic, capté le 23 08 2024)
Depuis 2012, Transcultures, le producteur du festival, a également doté le festival d’un label sonore, Transonic qui produit, en Belgique et à l’international, des créations et objets sonores, des événements en dehors de la période du festival (performances, concerts intermédiatiques et/ou connectés…), des œuvres et manifestations hybrides (conférences, installations, collaborations audio interdisciplinaires…).
Guy Duplat « La belle histoire de City Sonic », in La Libre, 24/08/2012
Ce festival où on voit par les oreilles et entend par les yeux fête ses 10 ans.
C’est devenu une heureuse habitude. Chaque été, Mons accueille City Sonic, le festival international des arts sonores, organisé par Philippe Franck (Transculture) avec Jean-Paul Dessy (Musiques nouvelles) et Anne-Laure Chamboissier, commissaire artistique associée. Cette année encore, des dizaines d’artistes sonores montreront leurs œuvres sur des sites disséminés dans tout Mons. Il nous redonnent cet art de l’écoute, proposent « ces corps sonores qui viennent titiller, caresser les nôtres ». « Nous devons parasiter tous ces bruits qui nous entourent, explique Philippe Franck, pour retrouver ce plaisir de l’écoute, nous interroger sur nos sens. » (…)
« On parle d’arts sonores, dit Philippe Franck, quand le matériau principal, au moins 50 % de l’œuvre, est du son. Mais un son qui résonne avec d’autres disciplines. » En dix ans, il y eut entre 600 et 800 artistes invités à Mons ! De toutes formes. On a vu des hamacs confortables pour s’y installer avec des senseurs aux chevilles, aux poignets et sur la poitrine et un système de vibrations sonores qui venaient titiller tant notre peau que nos oreilles ; un vélo musical que le visiteur enfourchait, créant des sons dans des tubes, et les modulant avec les manettes de son guidon ; des formes métalliques à la manière de Chillida sur lesquelles le visiteur pouvait jouer ; un vrai métier à tisser mais devenu musical ; une tente de SDF qui diffusait des enregistrements pris le long des routes, etc.
Cette année, plusieurs artistes du début reviennent, comme Charlemagne Palestine qui investit la Machine à eau avec ses peluches et une mer de hauts-parleurs, et Jean-Paul Dessy bien sûr. « Nous avons chaque année des gens plus connus comme cette année, Baudoin Oosterlynck, dont on a vu récemment une belle rétrospective au Mac’s. Il investit la salle Saint Georges, Grand Place, avec cinq installations pleines de sculptures en verre et de stéthoscopes. On remplit aussi un rôle de défricheur en invitant des étudiants d’arts sonores de Mons, la Cambre, Bourges. Un tiers des artistes invités sont belges. Cette forme d’art est une ouverture vers un large public. 90 % du public de City Sonic vient d’abord pour découvrir la ville et s’initie en même temps à une autre forme d’art, parfois très ludique comme cet artiste qui fait de la musique avec des fruits, avec, par exemple, un chicon dans un saxo ! Nous essayons de créer des ponts entre des générations, entre des disciplines, de laisser tomber les a priori, de faire se croiser, s’interpénétrer, les disciplines. »
Cette année, le parcours montois a lieu du 31-8 au 16-9. Mais City Sonic est aussi à Bruxelles, à l’Iselp (jusqu’au 15-10), autour du Français Julien Sirjacq qui a fait un travail sonore et plastique autour des archives de la musique contemporaine retrouvées dans les poubelles d’un grand chef d’orchestre. Au cinéma Galerie, « Sonic Cinema » mêlera son et cinéma du 27-9 au 14-10. Et la Biennale Dedale de Huy accueille une dizaine d’installations créées à Mons, entre le 7-9 et le 7-10. Philippe Franck prépare déjà 2013, et Mons 2015, avec des projets sonores dans les parcs (le « Wauxhall » à Mons). « Pour essayer de nouveaux espaces. »
(03/08-16/09/2012) Mons, Galerie Koma. Kubisch Christina, Neuhaus Max, Williams Emmett.
* Dans le cadre de City Sonic #10.
2013
(07/09-21/09/2013) Mons, Divers lieux. City Sonic #11 Focus découvertes. Parcours audio en ville, concerts, ateliers.
- Texte de présentation :
Après avoir fêté dignement ses 10 ans en septembre 2012 dans plusieurs villes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le festival City Sonic fait la part belle aux émergences sonores (jeunes talents belges et européens) pour sa onzième édition qui sera concentrée sur le centre-ville montois.
Le vernissage du festival débute par une visite guidée du parcours sonore par le commissaire artistique, Philippe Franck, en présence des artistes, partant du site des Arbalestriers (Maison Folie), vers la Salle Saint-Georges sur la Grand’ Place pour terminer à la Médiathèque. Avec des créations de Vivian Barigand, Romain Dimarcq, Arnaud Eeckhout, Christopher Fernandez, Martin Gugger, Margarida Guia, Jefta Hoekendijk, Maurice Charles JJ, Gautier Keyaerts+ Christian Frisson+ François Zajega, Daniel Palacios, Claire Payement, Cédric Sabato, Emmanuel Selva, :such :, Mauro Vitturini…
- Guy Duplat. « A Mons, les murs ont des oreilles ». Article de La Libre Belgique mis en ligne le 13/09/2013.
C'est devenu une heureuse habitude. Chaque été, Mons accueille City Sonic, le festival international des arts sonores, organisé par Philippe Franck (Transcultures) avec Jean-Paul Dessy (Musiques nouvelles).
Cette année encore, une soixantaine d’artistes sonores montrent leurs œuvres sur quatre sites dans le centre de Mons. Avec un accent particulier placé sur les jeunes créateurs. Il n’y a pas de vedettes cette année, mais de nombreux nouveaux talents belges et étrangers avec uniquement des créations et trente œuvres qui résultent de résidences d’artistes à Mons.
Ils nous redonnent cet art de l’écoute, proposent “ces corps sonores qui viennent titiller, caresser les nôtres”. “Nous devons parasiter tous ces bruits qui nous entourent, explique Philippe Franck, pour retrouver ce plaisir de l’écoute, nous interroger sur nos sens”.
Pour sa onzième édition, du 7 au 21 septembre, le festival City Sonic fait donc cette année la part belle aux émergences sonores des jeunes talents belges et européens. Il s’est ouvert vendredi soir, sur le site des anciens Abattoirs, par la “Nuit européenne de la jeune création” dans le cadre du projet européen “Park in progress” qui, à Mons, nourrit l’exposition “Sounds in progress” à la Grande Halle, une exposition intégrée au parcours de City Sonic.
“Park in progress” est une initiative des “Pépinières européennes pour jeunes artistes” dont “Transcultures” est le partenaire belge. “Park in progress” propose dans différentes villes européennes des parcours nocturnes déambulatoires, en une soirée, de performances sonores et autres. “Park in progress”, qui vise à mettre ensemble des artistes de pays européens différents et de disciplines différentes, reviendra à Mons en 2014.
City Sonic est né en 2003, mais l’idée avait germé un an plus tôt à Bruges, alors capitale européenne de la culture. Philippe Franck et Jean-Paul Dessy y avaient admiré une installation musicale le long d’un canal, “Wave”. Ils eurent l’idée, alors très originale, de créer un festival dans les rues de Mons, gratuit, où des artistes sonores investiraient des salles, des rues, des parcs. Un festival qui serait accompagné d’ateliers destinés aux enfants et de formations à l’écoute. “On parle d’arts sonores, dit Philippe Franck, quand le principal, au moins 50 % de l’œuvre, est du son. Mais un son qui résonne avec d’autres disciplines matériau ”. En dix ans, il y eut entre 600 et 800 artistes invités à Mons ! De toutes formes.
On a vu des hamacs confortables pour s’y installer avec des senseurs aux chevilles, aux poignets et sur la poitrine, et un système de vibrations sonores qui venaient titiller tant notre peau que nos oreilles ; un vélo musical que le visiteur enfourchait, créant des sons dans des tubes, et les modulant avec les manettes de son guidon ; des formes métalliques à la manière de Chillida sur lesquelles le visiteur pouvait jouer ; un vrai métier à tisser, mais devenu musical ; etc. City Sonic veut dépolluer nos oreilles, explorer les sons, jeter des ponts entre les disciplines et nous balader en ville de manière insolite.
Un parcours différent, gratuit, est organisé chaque année dans la ville qui permet de découvrir les travaux d’art sonore plus ingénieux, facétieux ou intrigants les uns que les autres. On peut voir avec les oreilles et écouter avec les yeux.
Une petite soixantaine d’artistes sont présents cette année, dans quatre lieux différents (la salle Saint-Georges où commence le parcours, la Médiathèque, les Arbalestriers et le site des anciens Abattoirs). Il est impossible de décrire tous ces travaux très imaginatifs. Donnons juste quelques exemples.
A la salle Saint-Georges, une simple corde tournoyant matérialise l’onde et le spectateur fasciné (via des capteurs) peut influencer sur la vitesse et la forme de l’onde (travail de Daniel Palacios, notre photo). A côté, “Mashtacycle” propose un grand écran avec des vidéos abstraites et des sons que le spectateur peut modifier avec son corps.
Aux Arbalestriers, Arnaud Eeckhout donne une forme très poétique aux infrasons (inaudibles à nos oreilles) des haut-parleurs. Les vibrations des membranes créent des bruits en “agitant” des objets usuels. Un artiste (:SUCH ) utilise d’anciens enregistreurs à bandes magnétiques et les fait tourner, faisant courir la bande dans tout l’espace, dans un grand réseau fragile et arachnéen. Vivian Barigand a choisi un dispositif simple mais efficace : il fait tourner des bras métalliques sur un réseau géométrique, constructiviste, d’élastiques tendus.
Aux Abattoirs, Cédric Sabato met en (très léger) mouvement les feuilles d’une plante par la seule force d’un son. Tandis que Mauro Vitturini restitue un kaléidoscope de bruits captés dans les rues de Mons.
Stéphanie Laforce a adapté pour “Sounds in progress”, une installation “Eoliens Sonores” qui consiste, dit-elle, en “un petit ensemble de harpes éoliennes électriques installées sur les toits de la ville. Le son produit par cet instrumentarium est envoyé par ondes Wifi sur un mode maillé, et retransmis dans les lieux de diffusion par un bendir sonorisé qui sert de caisson de basse, cet instrument traditionnel du Maghreb est ici transposé en un objet sonore”.
2014
(11/09-27/09/2014) Mons. CITYSONIC #12. Audio Émergences.
Parcours, installations + performances + Sonic Garden Party + atelier Sonic Kids…
- Texte de présentation :
City Sonic 2014, douzième édition ! Démarre un beau jeudi 11 septembre avec une Nuit européenne de la Jeune création qui ouvre également la dixième édition du projet européen itinérant Park in progress. La visite démarre sur le site des arbalestriers avec les installations réalisées dans le cadre de la plate-forme transfrontalière Espace(s) Son(s) Hainaut(s) ainsi que lors de workshops menées avec des étudiants des écoles d’art (Arts² et ESA Saint-Luc-Bruxelles) puis on passe à la Médiathèque de Mons découvrir la vitrine Optical Sound avant d’arriver sur le site des anciens abattoirs pour le parcours performances de la Nuit européenne de la jeune création. Des événements made in City Sonic complètent le parcours sonore en ville dont la Sonic Garden Party le dimanche 14 septembre après-midi dans des jardins privés du quartier du Beffroi et un atelier Sonic Kids le 17 septembre au Frigo ou encore les Partages d’écoute dont le premier de cette édition aura lieu le 18 septembre à la Médiathèque où sera lancé le nouveau numéro de la revue Optical Sound. La suite des événements du festival sur citysonic.be (également sur Radio Sonic, la web radio temporaire du festival animée cette année par Gilles Malatray et Zoé Tabourdiot).
- http://citysonic.be/festival2012/speaker-lineup/city-sonic-mons/
- https://www.wbi.be/fr/events/event/city-sonic-mons-festival-international-arts-sonores
City Sonic est associé au projet européen Park in progress, manifestation nomade (qui aura lieu ensuite à Chypre, au Luxembourg et en Espagne d’octobre à décembre 2014) qui favorise la mobilité et la rencontre entre des créateurs interdisciplinaires.
Une vingtaine d’artistes interdisciplinaires belges, français, britanniques, tchèques, turques, japonais… travaillant la matière sonore de différentes manières, seront accueillis en résidence sur le site des anciens Abattoirs pour y présenter le 11 septembre, en ouverture du festival, une Nuit européenne de la jeune création avec un programme de courtes créations (performances, installations, projections) résultant d’une résidence d’une semaine.
Les installations résultantes de cette résidence seront ensuite montrées jusqu’à la fin du festival, dans la Grande Halle des Abattoirs et composeront l’exposition Sounds in progress#2. Outre ce parcours sonore, City Sonic est ponctué d'autres performances et événements singuliers.
City Sonic, Les arts sonores dans la cité / Livre de Transonic
Sous-titre: Les arts sonores dans la cité
Auteur(s): Philippe Franck
Éditeur: La Lettre volée / Essais
Genre: Arts
Format: 15 x 21 cm
Nombre de pages: 272 pages
ISBN: 978-2-87317-446-0
Parution: 2014
Prix: 25 €
A partir de l’expérience originale du Festival international des arts sonores City Sonic (Mons, Belgique) et des nombreuses œuvres qui y ont été présentées depuis sa création en 2003, différentes entrées de ces champs audio plurielles sont passées en revue dans cette publication. Au delà des spécificités de ce « sound art » contextuel qui investit la cité pour la métomorphoser, sont ici explorés les croisements interdisciplinaires et poétiques entre son et objet, arts visuels, cultures numériques, nomadisme, environnement.…
Sous la direction de Philippe Franck (directeur/initiateur de City Sonic et de Transcultures), sont réunis des textes de Philippe Baudelot (autour du son et du numérique), Alexandre Castant (extraits de journal de différentes éditions du festival), Anne-Laure Chamboissier (« de l’image au son et vice versa »), Jean-Paul Dessy (le « sacrement du son »), Philippe Franck (sur les différents champs esthétiques et « hybridasons » de City Sonic ainsi que sur l’expérience de la plate-forme Espace-s Son-s Hainauts-), Gilles Malatray (sur la déambulation sonore) ainsi que des définitions des arts sonores d’artistes ayant participé à City Sonic.
Ce corpus textuel est complété par une sélection de visuels et une compilation digitale de pièces sonores réalisées spécialement pour le festival entre 2003 et 2014*. Celle-ci propose plusieurs pièces inédites ainsi que d’autres aujourd’hui introuvables marquant la diversité créative de City Sonic.
Comprend l’écoute en continu illimitée de City Sonic 2003-2014 - A digital sound art compilation au moyen de l’appli gratuite de Bandcamp, ainsi que le téléchargement de haute qualité aux formats MP3, FLAC et plus.
2015
(12/09-27/09/2015) Mons. CITY SONIC #13
Le parcours général se divise cette année en quatre parcours thématiques mettant en relief les rapports entre la création sonore contemporaine et différentes disciplines et pratiques. Une soixantaine d’artistes seront exposé au sein de ce grand itinéraire audio urbain 2015 qui partira de la Salle Saint-Georges (Grand’Place – où prendra place l’exposition Mécaniques poétiques du collectif EZ3kiel).
Instruments inventés
comment faire de la musique à partir de machines soniques délirantes…
Salle St-Georges > Auberge de jeunesse > Beffroi de Mons > Médiathèque > Eglise Sainte Elisabeth
Son et numérique
quand les dispositifs numériques génèrent les sons de demain…
Salle St-Georges > Thanks Galerie > Eglise Sainte Elisabeth > Arsonic > Médiathèque > La Fabrique des singes > Gare de Mons
Plastique <> Architecture
Architectures audio et arts plastiques…
Salle St-Geordes > Art-Chétype > Magasin de Papier > Art2 > Café Europa > Pop’Up Galerie
Sonic pirates
qui proposent des fragments poétiques et radiophoniques décalés dans des lieux de passage…
Smart Mons > Auberge de jeunesse > Mundaneum > 106…
* Alliot Muriel / FR-BE, Archives du Lieu / CA-QC, Bailleau Christophe / FR-BE, Barra Jean Baptiste / FR, Bates Martyn / GB, Belle Isa + Paradise Now / FR Beloüin Pierre / FR, Boucher Jean Marc / FR-BE, Bourguin Claire / BE, Bourniquel Damien / FR, Charles JJ Maurice, Chamagne Mathieu / FR, Choplain Alexis, Chung-Kun Wang / Twn, Croibien Stéphanie, Collectif Amadeo, Cys François, d’Alessandro Nicolas, Dawamesk, Dejaegher Helga, De Jaer Baudouin, Dessy Jean-Paul, Dj Poncho, D. L. Jean & Verstraete Sandrine, ENSA Bourges / FR, Expo Transonic – K7 Art, EZ3kiel / FR, Fleur, Foschia Jacques, Guesquier Chloé / FR, Guia Margarida / PT-BE, Han Yao-Chung / Twn, Jackson Tom / GB, Karczmar Natan / FR-IS-CA, Kozik Stéphane, Lawalrée Dominique, Louis Manu, Luyckx Jonas, Malatray Gilles / FR, Mobin Anton / FR, Moron Werner, OMFI – One moment free improv, Ordinaire, Pastoral / FR-BE, Pennequin Charles / FR, Pike Dimitri, Pruvot Myriam, Rébus Emmanuel / FR-BE, Safatly Matthieu / FR-BE, Schaefer Janek / GB, Schellinx Harold / NL, Schuermans Magali, Sonic Boutique, Tabourdiot Zoe / FR-BE, Taös Tison Pascale, Urbanska Jacques, ValKiri / FR, ValKiri / FR, Van Gulick Jason, VOID / BE-IT, Wang Fujui /Twn, Yung-Ta Chang / Twn,
- Philippe Franck (directeur). Texte de présentation :
Cette treizième édition de City Sonic, festival international dédié à la diversité et la créativité des arts sonores, propose, dans le cadre de Mons2015, Capitale européenne de la culture, des parcours d’écoute dans le centre-ville montois métamorphosant le centre-ville montois en hub connecté à l’audio planète.
Avec City Sonic (direction artistique : Philippe Franck), l’espace architectural devient ainsi un lieu sonore et poétique qui appelle, tous les publics, une écoute active.
City Sonic étend son itinéraire de créations in situ, entre la gare SNCB jusqu’à Arsonic (rue de Nimy) en passant par le Carré des Arts, la Maison du Design, le jardin du Beffroi et la Grand’Place mais aussi d’autres lieux insolites (plus de 25 lieux qui sont métamorphosés par des artistes belges et internationaux.
City Sonic @ Mons 2015 propose aussi des performances, concerts dans des configurations ou lieux insolites, rencontres, workshops et éditions distillés tout au long de ce festival de « créasons » autres.
Enfin, le festival s’étendra aussi hors Mons, que ça soit à la Semaine du Son à Bruxelles, le festival Elektricity à Reims ou encore le festival Device_Art à Zagreb ou encore au Digital Art Festival de Taipei.
http://citysonic.be/festival2015/city-sonic-events/
Cette treizième édition de City Sonic, festival international dédié à la diversité et la singularité des arts sonores initié par Transcultures et co-produit par le manège.mons, s’inscrit dans le cadre de Mons 2015, Capitale européenne de la Culture dont il est un événement important.
Plutôt que de céder aux sirènes de l’hyper événementiel, nous avons choisi de retourner à l’essence même de cette « manifestason » transurbaine, en allant plus encore, que les éditions précédentes au cœur de la cité en investissant une vingtaine de lieux pour proposer des parcours d’installations-diffusions-environnements sonores dans le centre-ville montois le métamorphosant en hub connecté à l’audio planète (Paris, Londres, Québec, Taipei… )
Combinant une approche prospective, poétique et participative, City Sonic @ Mons 2015 propose également des performances, des concerts, une Sonic Garden Party (dans les jardins privés) des ateliers « d’initiason » Sonic Kids, un circuit urbain de musiques improvisées (One Moment Free Improv –en événement de clôture), des Partages d’écoute ou encore une Radio Sonic qui documentent le tout.
Philippe Franck,
Directeur artistique
12>27/09 – Parcours City Sonic
Les parcours City Sonic comprenant plus d’une vingtaine de lieux restent ouverts tous les jours de 10 à 18h00 (fermé les lundis).
A découvrir suivant les 4 thématiques proposées ou en choisissant les artistes qui vous intéressent.
12/09 – La scène taïwanaise Maison du design + Carré des Arts
Présentation des oeuvres et artistes du Digital Arts Festival de Taïpei + performance live.
City Sonic entame un échange avec le centre, la fondation et le festival d’art numérique de Taipei. En novembre, ce dernier accueillera à son tour des artistes sonores et numériques de la Fédération Wallonie-Bruxelles soutenus par City Sonic et proposés par Transcultures.
Initié en 2006, le Digital Art Festival Taipei combine les ressources locales de l’industrie, du gouvernement et de l’Université́, afin de mettre en œuvre un événement éducatif et divertissant.
13/09 – Sonic Garden Party
une après-midi dominicale et conviviale, des concerts et performances intimes (d’une vingtaine de minutes) créés et présentés dans de jolis jardins privés (ouverts au public spécialement pour l’occasion) dans la rue des compagnons (quartier du Beffroi-Mons)
Avec Werner Moron + Manu Louis, Jacques Foschia, Stéphane Kozik, le collectif Amadeo.
13 et 24/09 – Dehors existe-t-il encore ? Mons Intramuros
Itinéraire poétique & sonore surprise dans la ville de Manu Louis et Werner Moron
Partout où l’on nous laissera entrer, nous irons lire des poèmes et faire de la musique.
Aux terrasses de café, dans les gares, aux chevets des malades dans les hôpitaux, dans les maisons de repos, dans les plaines de jeux, les administrations, les prisons ou les commissariats.
Partout où l’on cherche un second souffle, un peu de lumière nous irons chercher…
14>20.09 – CITY SONIC @LA SEMAINE DU SON Bruxelles
Partenaire de la Semaine du Son à Bruxelles depuis son lancement en 2012, City Sonic propose pour cette édition 2015 une installation et une sélection de vidéo sonores d’artistes soutenus par le festival.
Void (Be/It): Silence is more (Installation)
+ Sélection vidéo City Sonic
Œuvres récentes produites ou diffusées par Transcultures avec un travail particulier sur l’image ou sur le texte dialoguant avec une création sonore ad hoc : Christophe Bailleau (Be) – Stéphane Kozik (Be) – Pastoral (Be) – Stéphanie Croibien (Be) – Charles Pennequin (Fr) – Werner Moron (Be)…
15/09 – Workshop Circuit Bending Café Europa
Désosser un vieux jouet pour lui donner un second souffle, manipuler un circuit imprimé pour en faire un instrument, le tout coordonné par Valéry Sandor alias Val Kiri.
L’idée est de créer une œuvre sonore interactive qui n’en finit pas de se développer, s’alimentant goulument du travail de l’artiste et de la participation des spectateurs/curieux.
16/09 – Sonic Kids Musée du Doudou + Théâtre Royal + Jardin du Beffroi
Initiation ludique à diverses pratiques sonores pour les enfants et leurs parents !
Avec Myriam Pruvot -Radio Sapiens (création radiophonique en live) ; Jason Van Gulick – Voir la résonnance (percussion/acoustique) et Isa Belle – Bols chantants et respiration (bols tibétains)
16 et 23/09 – Partage d’écoute La Médiathèque
Depuis les deux dernières éditions du festival City Sonic, les « partages d’écoute » sont des rencontres avec des personnalités mélomanes (musiciens, critiques, artistes, responsables culturels…) qui, pendant environ une heure, partagent leur passion sur des thématiques en lien avec les pratiques sonores illustrées par des extraits audio commentés. Avec Baudouin de Jaer (BE) et Jean Marc Boucher (FR/BE)
18/09 – Workshop + Concert + Concert secret de Dominique Lawalrée
A travers un travail de médiation géré par l’artiste lui-même, le container conçu par Werner Moron accueillera un système d’aide à l’écriture, accompagné par un musicien professionnel capable de mixer les paroles et la musique. A partir de là, des performances poétiques et musicales prendront place à l’intérieur du container, qui deviendra ainsi un outil de spectacle pour toutes les personnes invitées à l’évènement ou qui passaient là par hasard.
20/09 –Family Lab, création de vélos sonores Café Europa
Dans le prolongement des Clyclodynamos (équipés d’un dispositif électro acoustique) qui seront mis à disposition au Café Europa, François Cys (Be), le concepteur proposera également un atelier participatif visant à reproduire ce dispositif sonore directement sur le vélo des participants.
20/09 – Concerts : Dominique Lawalrée + Voix des Anges
Dominique Lawalrée investira la Chapelle du silence d’Arsonic, exploitant l’acoustique de ce nouveau haut lieu d’écoute sensible…
« Voix des Anges » est une performance connectée de Nicolas d’Alessandro. Quatre musiciens seront présents sur la scène. Un système central sur le web jouera en quelque sorte le rôle d’un cinquième musicien. Ainsi, une vingtaine de participants anonymes seront invités à rejoindre l’expérience interactive grâce aux réseaux sociaux.
26/09 – Sonic Apero + Le Grand Large Place du marché aux herbes + Magasin de Papier
Sonic Apero : concerts et dj set avec Taos, Dimitri Pike et Dj Pancho
+ Le Grand Large : Jean D.L. & Sandrine Verstraete présentent un environnement sonore en dialogue avec l’exposition Le Grand Large – Territoire de la Pensée initiée par Bruno Robbe et Daniel Dutrieux. Sorte d’extension aux mâts des drapeaux réalisés par les artistes plasticiens conviés. Cette fois, les sons deviennent images et sont diffusés sur la terrasse du magasin de papier.
27/09 – Concerts de clôture et improvisations nomades au centre ville
Le collectif OMFI créé par JJ Duerinckx aka Maurice Charles Jj et Matthieu Safatly proposera un parcours de la Grand Place à Arsonic, sous forme d’actions musicales et sonores surprenantes hors des sentiers battus. Guidé par Francis Flament, personnalité montoise au verbe poétique, le public sera amené à découvrir les univers musicaux/sonores particuliers proposés par huit performeurs qui présenteront chacun en solo une forme libre d’une durée de 10 minutes, jalonnant cet itinéraire.
- 15:30 Emmanuel Rébus (Fr) – Grand’Place
- 15:45 Tom Jackson (GB) -Passage du Mayeur
- 16:00 Fabrice du Busquiel (Be) – Jardin du Mayeur
- 16:20 Harold Schellinx (Nl) – Court du Palace de Justice, rue de Nimy
- 16:40 Mathieu Safatly (Fr/Be) – Mundaneum
- 17:00 Maurice Charles JJ (Be) – Esplanade 106
- 17:30 Dominique Lawalrée (Be) – Arsonic/Chapel du silence + Sonic drink
- 18:00 Emmanuel Rébus + Harold Schellnx – Arsonic/grande salle
- 18:15 Maurice Charles JJ + Anton Mobin + Tom Jackson – Arsonic/grande salle
- 18:45 Isa Belle (Fr/Be) + Mathieu Safatly – Arsonic/grande salle
- Guide poétique : Francis Flament (Be)
Le parcours en ville se terminera à 18h00, dans la salle Arsonic, par des concerts exploitant l’acoustique de ce nouveau haut lieu d’écoute sensible. Ils seront accompagné d’un Apéro à Arsonic
Emmanuel Rebus (FR) + Harold Schelinckx (PB) – cassettes audio + feed back/effets
Anton Mobin (FR) – chambre préparée + Maurice Charles JJ (BE) – saxophone sopranino + Tom Jakson (GB) – clarinette
Isa Belle (FR/BE) – bols tibétains et vietnamiens, gong + Matthieu Safaltly – violoncelle, chant
http://citysonic.be/festival2015/festival-city-sonic-13-mons2015-interview-de-philippe-franck/
City Sonic, un festival et une présence tout au long de l'année
Outre le temps du festival, la plateforme City Sonic pour les arts sonores offre aujourd’hui pour les amoureux du son, un contenu Web riche et actualisé, et multiplie également les partenariats « physiques » tout au long de l’année.
Ces derniers mois notamment, avec Ars Musica, festival de musiques contemporaines ouvertes dirigé par le compositeur/producteur/journaliste Bruno Letort, qui a invité City Sonic à présenter, en décembre 2014, à la Raffinerie Bruxelles (lieu mythique dotée d’une très belle architecture industrielle pour les avant-gardes en tout genre, depuis le début des années 80, anciennement appelé « Plan K » et qui abrite aujourd’hui le centre chorégraphique Charleroi/Danses), une sélection d’installations in situ (:such:, Gauthier Keyaerts, VOID, Isa Belle+Paradise Now, Julien Sirjacq…). Dans le même cadre, City Sonic a participé à une soirée de Présences Electroniques-Bruxelles (avec le concert de Supernova : duo post pop que initié par Philippe Franck, directeur de Transcultures et du Festival City Sonic, et Gauthier Keyaerts).
Cette collaboration avec Ars Musica, qui comprend également l’organisation d’une série d’ateliers Sonic Kids (comme en mai et juin 2015, aux Brigitinnes), va se développer pour la prochaine édition de la biennale en 2016 (dont le thème sera le Japon) avec également une exposition City Sonic envisagée aux Halles de Schaerbeek.
Cet été, dans le cadre des City Sonic Summer Sessions (CS3), la plateforme a également soutenu les résidences live et le programme proposé par les alter musiciens/organisateurs Pierre-Jean Vranken (initiateur du collectif frondeur NBT), Maurice Charles JJ, Matthieu Safatly et Piet Kanigou… avec des performances tous les jeudi et vendredi soir, dans un espace mis à disposition par Recyclart. Se sont retrouvés des artistes audio et chercheurs issus d’horizons différents dont plusieurs (notamment le saxophoniste anglais Tom Jackson, les K7 artistes français Emmanuel Rébus et Anton Mobin…) participeront à l’événement de clôture de City Sonic 2015 : OMFI (One moment free improv), coordonné par Matthieu Safatly et Maurice Charles JJ.
Une exposition sur l’art de la cassette audio (initiée lors de ces CS3), sera aussi présentée, en version augmentée, dans cette édition du festival et prendra place dans la galerie de la médiathèque de Mons (avec des archives privées des années 80 jusqu’aux objets « street tape » de l’artiste bruxellois Thomas Dawamesk et aux « Found tapes », cassettes trouvées dans la rue prises en photo et mises en écoute par le compositeur/performer néerlandais Harold Schellinx). Cette exposition donnera lieu à une édition K7 sur le label associé Transonic (+download digital), ainsi qu’une deuxième édition K7 audio avec le String Quartet With Windows Open de Harold Schellinx : 24 heures continues expérimentées lors des CS3, résumées en une.
City Sonic a également développé ses collaborations belgo-québécoises avec Rhizome à Québec où Philippe Franck est parti en tournée en mai avec Werner Moron et Isa Belle pour des performances d’un nouveau combo audio-poétique : « Les ours bipolaires » ainsi que d’autres collaborations transatlantiques (avec Simon Dumas, directeur de Rhizome, auteur et « metteur en semble » intermédiatique, la chorégraphe montréalaise Manon Oligny, pour travailler sur la performance interdisciplinaire Prototype#1, également avec la participation de l’artiste visuel Thomas Israël et de l’auteur Martine Delvaux).
Sans oublier le documentaire Bernard Heidsieck, la poésie en action – de Anne-Laure Chamboissier & Philippe Franck en collaboration avec Gilles Coudert (producteur délégué). Le film a donné lieu à un coffret DVD avec un livre chez Après Production (avec le soutien du CNAP) et il a été présenté dans de nombreux lieux : de la FIAC à Paris au Lieu à Québec en passant par la Kunsthalle de Mulhouse ou encore le Wiels à Bruxelles ; et le livre City Sonic, les arts sonores dans la cité, sorti début 2015 aux éditions La Lettre Volée coordonné par Philippe Franck et qui réuni toutes une série de textes originaux et de définitions des arts sonores d’artistes ayant participé à City Sonic, ainsi que la présentation de nombreuses œuvres exposées dans le festival depuis sa création en 2003.
Tous ces ponts (ainsi que d’autres sont aussi jetés en Belgique et à l’international) ouvrent à de multiples créations et croisements qui nourrissent également le festival, son équipe, les projets et les artistes soutenus.
Interview de Philippe Franck
Propos recueillis par Jacques Urbanska
Quelles sont les particularités de cette édition 2015 ?
Philippe Franck : Cette treizième édition prend place dans le programme très chargé de Mons2015, Capitale européenne de la culture. C’est sans conteste notre partenariat le plus fort et ce à plusieurs niveaux. Il fallait à la fois pouvoir s’intégrer et se démarquer. Nous n’avions ni les moyens ni l’envie de jouer la surenchère avec d’autres événements, mais par contre, il fallait aussi s’étendre avec une certaine masse critique tout en gardant la proximité et la convivialité qui font partie de l’ambiance City Sonic. Nous avons donc cherché d’autres lieux dans ce centre ville où la plupart des lieux habituels étaient pris par d’autres manifestations.
Seule la Salle Saint-Georges sur la Grand’Place, lieu habituel du festival, est restée. De là partiront les quatre parcours qui composent le grand itinéraire de ce copieux City Sonic 2015 :
1 Parcours autour des instruments inventés
Avec notamment les vélos sonores de François Cys, les dispositifs ludiques et foldingues du collectif belge Amadéo ou encore l’arbre chantant imaginé par Isa Belle…
2 Rapport son/numérique
Entre autres avec les installations des artistes taiwanais du Digital Arts Festival de Taipei, la création smart phone géolocative Voix des Anges de Nicolas d’Alessandro avec l’Institut de recherche numediart (UMons) et la collaboration de Musiques Nouvelles pour un concert connecté le 20 septembre à Arsonic, et encore le container son et lumière participatif de l’artiste « paracommandart » Werner Moron intitulé L’architecture de la chance sur une musique du compositeur Manu Louis, qui peut également rejoindre…
3 Relations architectures, audio et arts plastiques
Avec notamment le duo belgo-italien VOID et leur création sculpturale Automatic soundscape#1, que nous leurs avons commandé pour mettre en son la gare en chantier, ou encore une belle collaboration avec la manifestation « Le grand large -Territoire de la pensée » initiée par Bruno Robbe et Daniel Dutrieux, au magasin de papier où Jean DL et Sandrine Verstraete vont réaliser, pour City Sonic, un environnement sonore en écho aux lithographies et drapeaux de Lawrence Weiner, Jean-Marc Bustamante, Charley Case, Edith Dekynd (laquelle avait déjà été programmée à City Sonic en 2012… et de nombreux autres plasticiens contemporains, une belle initiative également soutenue pour Mons2015…
4 Sonic Pirates
Dernier parcours entièrement sonore celui-là, avec les implantations « sonic pirates » – pilotées par la réalisatrice et créatrice radiophonique Zoé Tabourdiot – faits de fragments audio-poétiques décalés dans des entrées, des passages… des lieux entre les lieux…
Ces parcours -disons thématiques- au sein du grand itinéraire, que l’on peut bien sûr choisir de parcourir sans subdivision, sont une nouveauté.
Je suis également heureux que les ateliers se renforcent et diversifient dans le festival avec :
- trois Sonic Kids (Isa Belle et l’initation aux vibrations multisensorielles, Jason Van Gulick ou l’art de la résonance percussive et Myriam Pruvot avec ses Radio Sapiens)
- du Circuit bending au HackerLab et des vélos customisés en machines sonores au Family Lab de Café Europa, le lieu de connexions numériques de Mons2015 avec lequel nous nourrissons plusieurs partenariats ces prochains mois.
L’introduction dans les événements qui ponctuent le festival, des musiques improvisées, elles aussi envisagées sous forme déambulatoire et urbaine, avec l’événement collectif OMFI-One Moment Free Improv, qui clôturent le festival le 27 septembre avec une dizaine d’interventions de musiciens « trans genres » (du jazz contemporain au contempo ouvert en passant par la low fi et des bidouilleurs de vieilles machines inspirantes comme le dictaphone ou les radios vintage).
Pour cette treizième mouture, nous sommes aussi heureux de reprendre une collaboration avec La Semaine du Son à Bruxelles (du 14 au 19 septembre 2015) à laquelle nous avions participé dès sa première édition en 2011. Nous y présenterons l’installation Silence is more du collectif VOID, créée à City Sonic en 2013, ainsi qu’une sélection audio-vidéo avec des artistes soutenus par le festival.
Et pour les partenariats internationaux, outre celui inauguré avec le Digital Art Festival de Taipei, nous inaugurons aussi un échange avec Césaré, centre de production musicale à Reims, producteur de Apertures, installation de Mathieu Chamagne qui sera à Mons dans City Sonic. Nous serons également impliqué dans le festival Elektricity qui s’y déroule en septembre : ce dernier accueillant une installation scénographique faite entièrement d’enregistreurs et de bandes magnétiques de :such: (alias Marc Parazon), qui avait inauguré ce processus à déclinaison contextuelle à City Sonic en 2013.
Quelle est la notion des arts sonores que Transcultures soutien au travers du festival City Sonic et comment a-t-elle évolué au cours de ces 12 dernières éditions ?
Philippe Franck : C’est une vision à la fois ouverte et aventureuse de la création sonore (souvent aussi par le biais interdisciplinaire), sans chapelle, tourné à la fois vers le contemporain dans sa grande diversité et rappelant, à chaque fois que c’est possible, les grandes avancées des pionniers qui ont encore une validité et inspirent les jeunes générations (pour lesquels nous tentons de faire aussi émulation).
D’une certaine manière, cette approche est plus que jamais celle du festival qui n’a pas cédé, je pense, aux modes, aux conformismes (mais n’est-ce pas souvent la même chose ?) ou encore aux impératifs de l’hyper spectaculaire de notre époque (nous avons d’ailleurs demandé pour cette année à Charles Pennequin des textes qu’il a écrit et performé autour de la notion de spectacle, de public et de créateur que nous présenterons sous forme d’installation audio-vidéo) sans pour autant se complaire dans des plaisirs trop solitaires.
Donc plus que jamais, City Sonic, c’est le son comme trait d’union différencié entre des pratiques, des esthétiques, des publics, des sites et des créateurs.
Comment présenteriez vous les différences caractéristiques entre les arts sonores et la musique, entre un artiste sonore et un musicien ? En quoi cela est-il im/pertinent ?
Philippe Franck : Dans le livre « City Sonic, les arts sonores dans la cité » que j’ai dirigé, se trouvent, outre les essais d’auteurs proches du festival et de moi même, des dizaines de définitions de ou des arts sonores recueillies auprès de participants (du pétulant maximaliste nord-américain Charlemagne Palestine au posé Dominique Petitgand en passant par le défunt poète-actionniste Bernard Heidsieck ou encore par un autre pionnier de l’art de l’écoute –celui là belge – Baudouin Oosterlynck) aux douze premières éditions du festival. Elles sont toutes différentes car chacun part de sa pratique de son expérience et Eric Therer (co-fondateur d’Ordinaire, auteur, performer et critique chez Rif Raf) a raison de souligner qu’il s’agit d’un art « polymorphe, polygame, protéiforme ».
Il y a donc un côté englobant –et en ce qui nous concerne, nous excluons tout autant un éventuel rejet des musiques agencées (Luc Ferrari était par exemple tout autant un compositeur qu’un grand artiste sonore, de même pour Giacinto Scelsi, John Cage ou encore chez nous, Leo Kupper que les jeunes générations re-découvrent avec bonheur), que les définitions et attitudes excluantes d’un hypothétique « genre sonore » fermé sur lui même –qui peut sembler, à certains encapsuleurs, flou mais celui-ci permet aussi une grande liberté qui depuis une trentaine d’années que je m’y intéresse, continue de me titiller et me motiver.
En cela, j’aime particulièrement le mot « sonic » qui n’existe pas vraiment en français, car il peut aussi être interprété comme un lien dynamique entre le son et le musique.
Quel est l’apport du festival à Transcultures comme Centre des Cultures Numériques ?
Philippe Franck : City Sonic est sans doute, à ce jour, l’événement le plus remarqué de Transcultures qui en est l’initiateur, le moteur, l’organisateur et le producteur délégué. En tant que Centre des cultures numériques (et sonores), Transcultures défend une vision ouverte et résolument transversale des arts et cultures numériques. Celle-ci est aussi concrètement présente dans City Sonic dont une partie, de plus en plus importante, de la programmation peut rejoindre cette appellation.
On peut remarquer que cette année, les installations produites dans le programme « Emergences numériques » (pour cette sélection 2015, de talentueux étudiants belges d’Arts2 et français de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Valenciennes) qui sont diffusées après deux workshops d’une semaine et un accompagnement technique et critique à l’année, dans le festival, sont toutes « numériques ». Et puis en sens inverse, la dynamique de rencontre et force d’attraction que génère City Sonic, apporte un vivier d’artistes belges et internationaux renouvelé ainsi que des possibilités au Centre des arts numériques que nous sommes, pour développer d’autres projets annexes et connexes.
Chez Transcultures, comme dans City Sonic, les chemins ne sont jamais rectilignes et se croisent volontiers, non pas pour se dupliquer mais pour mieux se développer et s’enrichir de leurs différences artistiquement contagieuses.
Comment se passe la sélection des artistes ? comment les artistes peuvent-ils se produire dans le festival ?
Philippe Franck : La programmation est un mélange de rencontres, d’opportunités (définies aussi par les lieux possibles qui changent chaque année), de vibrations singulières qui viennent à moi et à mon équipe et surtout de découvertes que nous allons chercher. Il y a bien sûr – et c’est heureux pour un centre de production et de diffusion artistique – des fidélités artistiques mais aussi de très nombreuses surprises.
Il n’y a, jusqu’à aujourd’hui, pas eu d’appel à projets, sinon pour des programmes spécifiques, européens notamment, comme ce fut le cas encore l’année passée pour Park in progress (résidences de création in situ de jeunes artistes dans des espaces verts, une manifestation itinérante initiée par les Pépinières européennes pour jeunes artistes, qui nous a mené aussi en Espagne, Hongrie, Grande-Bretagne, France, au Luxembourg et à Chypre) et Espace(s) Son(s) Hainaut(s) (plate-forme transfrontalière pour les musiques – et au-delà les créations sonores- innovantes initiées par Art Zoyd, le Phénix de Valenciennes et le manège.mons avec Transcultures et City Sonic comme vitrine récurrente). Ces appels à projet donnent toujours lieu à de belles découvertes et régénèrent aussi la programmation et les synergies. Afin de continuer à développer cette dynamique d’ouverture, l’édition 2016 verra certainement naître un appel à projets pour de futurs City Sonic Awards… Restez connectés à nos réseaux sociaux, nos news ou notre newsletter, des nouvelles devraient arriver dès les premiers mois de l’année.
A la suite de cette édition spéciale, comment envisagez-vous le futur du festival ?
Philippe Franck : Après cet opus Mons2015, et les deux éditions focus « émergences sonores » (liées aux projets européens Park in progress et Espace(s) Son(s) Hainaut(s)), il faudra sans doute encore repenser le déploiement de City Sonic. Les complicités internationales vont sans doute s’intensifier (nous participerons sans doute à la prochaine édition des Bains Numériques du Centre des Arts d’Enghien en mai 2016 et développerons des collaborations au sein du RAN- Réseau des Arts Numériques initié par le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains et dont Transcultures est co-fondateur, une porte s’ouvre notamment vers Auckland (Nouvelle-Zélande) et son Université des Technologies et nous avons commencé ces derniers mois des collaborations arts sonores et numériques avec Pilsen, également capitale culturelle et la Faculté d’Art et de Design de l’Université de Bohême Occidentale est désireuse de les intensifier en 2016, enfin, nous aimerions aussi continuer à pouvoir accueillir des artistes en résidence, car la demande est de plus en plus importante, mais cela pose à nouveau la question de la localisation (et des moyens structurelles et infrastructurelles) qui peut et doit complété un nomadisme inhérent à la démarche de Transcultures et de City Sonic.
Depuis la création du festival en 2003 et malgré sa reconnaissance, pour son « originalité » et sa qualité, à l’international et de plus en plus en Fédération Wallonie-Bruxelles, rien n’a jamais été acquis ; il faut pour continuer à avancer sereinement, à défricher, à soutenir les audio altérités… aussi pouvoir s’appuyer sur des fondations solides, ce qui en ces temps de crise est un véritable challenge.
2016
(14/09-28/09/2016) Mons. City Sonic #14.. Sonic Pirates.
(21/09-30/09/2016) Bruxelles
* 80+ intervenants belges & internationaux
4 lieux d’exposition au centre-ville + 4 lieux partenaires event
12 jours d’activités audio urbaines à Mons
3 soirées spéciales à Bruxelles
13 événements (concerts, performances, conférences, visites guidées, workshop & Sonic Kids …)
* 11 :60 (Be), Nicolas d’Alessandro (Be), Rodolphe Alexis (Fr), Gustavo Almenara (Fr), Laurie Anderson (Us), Marine Angé (Fr), Benoît Armange (Be), Arte Povera (Be) Dimitri Baheux (Be), Christophe Bailleau (Be), Johana Beaussart (Fr), Isa Belle (Be/Fr), Sébastien Sth Biset (Be), Eloïse Lega Breyssens (Be), Alexandra Brillant (Fr), Charo Calvo (Es), Alexandre Castant (Fr), Philippe Cavaleri (Be), DJ Chosta (Be), Louis Chrétiennot (FR), Grayson Cooke (Au), Alba G. Corral (Es), Régis Cotentin (Fr), Marion Cros (Fr), Cécile Damien (Be), Natalia De Mello (Be), Helga Dejaegher (Be), Alexandra Dementieva (Be), Janick Deneux (Fr), Simon Deterne (Fr), Sebastian Dicenaire (Be/Fr), Jean-François Fontaine (Be), Catherine Graindorge (Be), Granules (Be), Julien Grosjean (Fr), Margarida Guia (Be/Fr), Ruben D’Hers (De), Guy-Marc Hinant (Be), Nicolas Adrien Houtteman (Be), Björn Jauss (Be), Maurice Charles JJ (Be), Lucas Lelièvre (Fr), MAD-A.P (Be), Dariusz Makaruk (Po), Gilles Malatray (Fr), Raphael Maze (Fr), Julie Michel (Fr), Gaël Moissonnier (Fr), Aurélia Nardini (Fr), Didié Nietzsche (Be), Paradise Now (Be), OMFI (Be), Nam June Paik (Kr), Pastoral (Be), Julien Pauthier (Fr), Annabelle Playe (Fr), Sandra Przyczynski (Be/Fr), Radio Prague (Be), Quelques Piétons (Be), Anna Raimondo (It), Razen (Be), Gregory Robin (Fr), Léa Roger (Be/Fr), Morgane Roumegoux (Fr), Cédric Sabato (Be/Fr), Mathieu Safatly (Be), Emmanuel Selva (Be/Fr), Gabriel Soucheyre (Fr), Sophie Stassin (Be), Lino Strangis (It), Supernova (Be), Maxence Tambosco (Be/Fr), Zoé Tabourdiot (Fr/Be), Victor Tsaconas (Fr), Eric Therer/& Stuff (Be), Constantin Van Craeynest (Be), Julien Vadet (Fr), Timo Van Luijk (Be), Vidéoformes (Fr), Vidéographies (Be), Benoit Villemont (Fr), Ditterich von Euler-Donnersperg (De), Elsa Welfelé (Fr), Claire Williams (Be/Fr), Arthur Zerktouni (Fr), Ze Zorgs (Be)…
- Texte de présentation :
Pour sa quatorzième édition, City Sonic, festival international des arts sonores initié par Transcultures, revient à ses racines défricheuses en privilégiant les émergences, les découvertes inclassables et les liens féconds avec les écoles d’art de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Arts2-Mons, Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles, Saint-Luc/Bruxelles…) et françaises (avec cette année, une grande exposition des travaux des post-diplômes de l’ENSA Bourges).
Un parcours d’installations partira du site des anciens abattoirs pour se poursuivre au Carré des Arts puis à la Maison du Design pour se terminer dans la Galerie du Centre dont plusieurs magasins seront investis par les artistes. Outre cet itinéraire de créations audio urbaines, des performances, ateliers Sonic Kids, conférences, la Sonic Radio (la radio créative du festival) baliseront cette « manifestason » qui réunit une soixantaine d’artistes participant, plus que jamais, à cette démarche sonic pirate.
14 septembre > 18:00 – Vernissage
Visite guidée du parcours sonore de cette édition par son directeur artistique Philippe Franck (en présence des artistes).
Plusieurs courtes performances sonores d’artistes ayant fait le post diplôme l’ENSA Bourges (Arthur Zerktouni + Janick Deneux – set hip hop abstrait, Julien Grosjean, Elsa Welfelè, Simon Deterne, Johana Beaussart dans leurs dispositifs audio plastiques….).
Performance d’ouverture : Dimension N, création AV live de Alba G. Corral (artiste graphique/numérique de Barcelone) + Dariusz Makaruk (compositeur de musique contemporaine ouverte et électronique de Varsovie) qui a remporté le prix du jury du festival Bains Numériques 2016
City Sonic Party aux Anciens Abattoirs de Mons avec Quelques Piétons (hybrid poetic mix) à partir de 22.30 (entrée libre).
http://citysonic.be/festival2016/14-25-septembre-parcours-sonore/
18:00 - Parcours sonore
Après une édition augmentée dans la cadre de Mons2015, Capitale européenne de la culture, City Sonic initié en 2003 par Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores, revient vers ses bases corsaires et défricheuses avec une programmation orientée majoritairement émergences/jeunes créateurs et un Parcours audio urbain sur quatre lieux principaux au centre-ville :
le site des Anciens Abattoirs avec, à la Grande Halle, une exposition audio plastique accueillant une vingtaine d’œuvres des étudiants du post diplôme de l’Ecole Nationale d’Art de Bourges
le Carré des Arts en complicité avec l’Ecole des Arts Visuels Arts2, avec laquelle Transcultures organise des workshops et rencontres/conférences autour des arts sonores et numériques à l’année et dont on peut voir ici les résultats, à côté d’installations d’artistes internationaux et des diffusions extérieures de pièces produites par l’Atelier de Création Sonore Radiophonique
la Maison du Design qui accueille également des pièces proposées par l’ENSA Bourges
le Passage du Centre (galerie) où une dizaine de magasins seront ravivés par des implantations d’artistes indisciplinaires. D’autres partenariats belges et étrangers nourrissent cet alter festival synergétique au nomadisme sonnant et impénitent
15 septembre – Parcours audiosensible
Dans la pratique de ses PAS, ce que Gilles Malatray trouve très souvent le plus intéressant, ce sont les espaces transitionnels, où l’on passe, plus ou moins progressivement, d’un état à un autre, où nos sens perdent parfois leurs repères, pour en retrouver d’autres, au gré de passages en glissements spatio-temporels.
Glissements d’un espace géographique vers un autre
Qui, promeneur urbain, n’a déjà parcouru des trajectoires d’un centre ville vers des quartiers moins denses, des banlieues, des périphéries, voire vers des espaces naturels péri-urbains, ou le cheminement à l’envers, avec des sensations d’apaisement, de dé-densification, ou le contraire. Ces passages, glissements immersifs, contribuent à maintenir en alerte nos sens, titillés par les changements progressifs d’ambiances, les modifications de la perception, tous sens confondus d’ailleurs.
Glissements temporels, entre chien et loups, de l’aube à vesprée
Voyage au bord de la nuit. Ici aussi, le passage de la lumière à la pénombre, jusqu’à, selon le lieu où l’on se trouve, l’obscurité plus ou moins épaisse, ou inversement, agit comme un catalyseur sensoriel où tout devient parfois incertain, ou donc où beaucoup de choses deviennent possibles. Entre chiens et loups, c’est heure à laquelle l’homme a du mal à distinguer les deux, où le chien peut se faire loup, où il ne faut faire confiance à personne, surtout pas à nos sens, souvent trompés pas l’obscurité croissante. La vue perd de son efficience, l’audition se réactive, comme par un rééquilibrage sensoriel déjouant les pièges nocturnes, tout en jouissant de ses atmosphères plus feutrées, plus mystérieuses, sans doute plus poétiques.
Espaces et moments de bascule
C’est aux croisements de ces changements, à ces instants/lieux de bascule, où on n’est ni tout à fait là, ni tout à fait ailleurs, que l’aventure se révèle la plus pimentée, exaltante. Dans ces zones d’incertitude, de doute, l’imaginaire, entre peur et exaltation se révèle fécond, chaque sons ou ombres pouvant être une multitude de choses à la fois. Ces glissements nous entrainent parfois au cœur des hétérotopies façon Foucault, où un espace, un territoire peut en contenir d’autres, entre cité et vie « sauvage », ombre et lumière, vacarme et presque silence…
17 septembre - Workshop : Peinture interactive et design audiovisuel. 09.00 > 16.30, Maison du design – 4a, Rue des Sœurs Noires – Mons. Public : 10-12 personnes max, créateurs/créatifs issus des milieux du design.
La fabrication numérique et les “fablabs” permettent aujourd’hui de prototyper des objets en quelques heures, voire quelques minutes. Mais avez-vous déjà essayé de prototyper un objet interactif, c’est-à-dire capable de réagir à vos mouvements? Par exemple: une manette de jeu vidéo “custom”, un nouvel interface pour la musique électronique, voire un nouvel objet connecté pour votre maison ou le bureau. L’interaction, c’est vite synonyme de capteurs, connectique complexe et nombreuses itérations. Nous vous proposons un atelier innovant, explorant les vertus d’encres particulières, appelées résistive et capacitive, permettant littéralement de peindre les éléments interactifs sur un objet existant ou sur un prototype basse résolution en papier et carton.
L’atelier, mener par Nicolas D’alessandro est constistué de deux parties. D’une part, la partie “dessin d’interaction” où nous utilisons l’encre pour créer les éléments d’interaction sur les objets. D’autre part, la partie “design d’interaction audiovisuelle” où les éléments d’interaction sont connectés à une carte électronique et/ou à l’ordinateur pour déclencher des sons, des images ou de la lumière. Dans cette seconde partie, nous pouvons également aborder la question de la programmation créative. Notre approche est conviviale et ouverte sur les projets des participants.
18 septembre – Sonic Garden Party
Après-midi concerts dans les jardins privés…
Depuis 2009, City Sonic propose avec la Sonic Garden Party, une après-midi de performances audio inédites et de concerts intimes dans des jardins privés du jardin du Beffroi (ouverts par leurs propriétaires pour l’occasion) et du centre historique montois.
Cette rencontre particulière et conviviale avec les artistes et les hôtes permet à City Sonic de s’inscrire dans un territoire, d’aller chercher le public hors des chemins balisés et de faire résonner le son du festival jusque dans la sphère privée des montois.
L’après midi se termine par un apéro City Sonic drink offert propice au discussions informelles entre artistes et public.
Cette année le programme sera composé de :
Catherine Graindorge (violon et chant lancinant), violoniste, altiste et comédienne, elle compose pour le théâtre, le cinéma, se produit seule en scène ou collabore avec des artistes tels que John Parish, Bertrand Cantat et Pascal Humbert, Hugo Race (ex membre de « Nick Cave and the bad Seeds »)…
l’improvisateur belge arte povera Timo Van Luyck (compositeur improvisateur autodidacte, artiste visuel et artisanant -gravure, photographie, vidéo) en duo inédit avec une figure de la musique industrielle et expérimentale allemande Ditterich von Euler-Donnersperg (artiste originaire de Hambourg, il est actif comme musicien, écrivain, cinéaste et également homme politique controversé (Dr. Kurt Euler), président du parti fictif néo-communiste KED.
Sébastien Sth Biset (instruments insolites), docteur en histoire de l’art, musicien, et zythosophe. Professeur en écoles d’art (ESA St-Luc, ESA Arts²), membre co-fondateur des plate-formes éditoriales, curatoriales et de programmation (SIC) et MNÓAD, collaborateur pour PointCulture…
21 septembre - Conférence : Créer pour les espaces connectés 11:30 – Maison du Design
Nicolas d’Alessandro est ingénieur, docteur en Sciences Appliquées, artiste numérique et entrepreneur. À l’occasion de Mons 2015, il a réalisé un projet intitulé Voix des Anges au croisement de la recherche technologique et des arts numériques connectés (co-production Le Manège, Transcultures, Numediart).
Dans ce projet, une scène (Arsonic) et une installation interactive (Café Europa) étaient reliés en temps-réel au balais géo-localisé de participants ad hoc, connectés à l’œuvre grâce à leur smartphones et utilisant leurs mouvements dans la ville comme médium d’expression.
Cette conférence sera l’occasion de revenir sur ce projet et d’expliquer comment penser l’espace différemment grâce aux nouvelles technologies, comment envisager le dedans et le dehors lorsque les individus sont connectés en permanence, comment réinventer la convocation avec un public à mi-chemin entre le réel et le virtuel.
21 septembre - Sonic Kids > Son et textile intelligent Médiathèque
Claire Williams invite les enfants à construire des oscillateurs, mélanger des techniques textiles à de l’électronique pour générer des sons très bruyants!
Ensemble ils voient comment on peut manipuler des composants électroniques en crochet et en tricot pour créer du textile électronique sonore.
Les Sonic Kids sont des initiations créatives et ludiques à diverses pratiques sonores pour les enfants. Ils sont réalisés par des artistes/animateurs proches du festival City Sonic.
22 septembre - Conférence : ...un voyage dans les arts sonores 11:30 – Auditoire Carré des arts
De « Planètes sonores » à « Journal audiobiographique », un voyage dans les arts sonores…
Avec Planètes sonores, l’essayiste et critique d’art Alexandre Castant présentera les deux livres qu’il a écrit sur les arts sonores, et que dix ans séparent (Planètes sonores, 2007 ; et Journal audiobiographique, 2016).
Dès lors, un parcours historique et théorique qui traversera les arts plastiques, le cinéma comme la radiophonie, sera fait aussi bien dans la thématique du son dans l’art contemporain, que dans les objets critiques et méthodologiques qui l’accompagnent.
Des notions historiques et d’esthétique générale seront donc proposées dans cette conférence, ainsi que des concepts comme la « nécrophonie » ou l’idée de « journal en liaison avec la photographie et la radiophonie » qui sont propres aux recherches développées dans ces textes, en liaison avec l’art actuel.
23 septembre - Sonic Live Gallery 15 > 18:00 – Passage du Centre (galerie)
Une après-midi Sonic Pirates pendant laquelle des artistes d’horizons différents se mêlent aux badauds pour envahir plusieurs magasins du passage du Centre de Mons :
Benoît Armange + Jean-François Fontaine > danse/traitements sonores
Dimitri Baheux + duo Granules > arts numériques/musique électro-acoustique
Philippe Cavaleri > mix de vinyles en colle
& Stuff > poésie surréelle et décapante d’Eric Therer sur des atmosphères électro-guitaristique de Paradise Now
DJ Chosta > mix de musiques classiques contemporaines et développement plus rythmique
24 septembre - Sonic Kids > Improvisation collective bruitiste 10:00 > 12:00 – Médiathèque
Notre monde est façonné par les bruits environnants, le son des machines devient notre quotidien. C’est alors que la définition de la musique s’étend, le son et les textures deviennent des composantes musicales, les objets du quotidien deviennent des instruments de musique.
Dans cet atelier dirigé par Léa Roger, bouts de bois, plaques de métal, brosses à dents, clous, vis et bidons en plastique deviennent alors des instruments de premier choix. Par le jeu de l’improvisation collective et de la manipulation électro-acoustique (placement de micros et ajout de pédales d’effets), on construira en peu de temps avec notre lutherie sauvage, un orchestre inouï, qui ne ressemblera qu’à lui-même.
Les Sonic Kids sont des initiations créatives et ludiques à diverses pratiques sonores pour les enfants. Ils sont réalisés par des artistes/animateurs proches du festival City Sonic.
25 septembre - Bye Bye Monsonic
Après la dernière visite guidée, la clôture de City Sonic@Mons, une scène de concerts attend les curieux et les participants du festival dans un cadre bucolique, avec des créations live, entre autres, de :
11:60 (Christophe Bailleau + Didié Nietzche, paysages électro cosmiques)
Ze Zorgs (Maurice Charles JJ au saxo, Pierre-Jean Vranken à la guitare électrique, Stéphane Fedele à la batterie, set post jazz no wave)
Isa Belle (Cristal Shower, douche de vibrations essentielles)
Supernova (vibrations sensorielles)
Un City Sonic Sunday drink pour se dire à l’année prochaine…
14:30 – Dernière visite du Parcours sonore, Rendez-vous au site des Anciens Abattoirs
16:00 – Performances de clôture Résidence Transcultures
2017
(07/09-17/09/2017) Mons. CITY SONIC #15.
(30/08/- 30/09/2017) Bruxelles
(07/09-17/09/2017) Charleroi
(10/09/2017) La Louvière
Pour cette quinzième édition : 22 dates à retenir, 3 villes, quelques 80 participants belges et internationaux, 12 lieux d’exposition au centre-ville et 11 jours d’activités audio urbaines à Charleroi, 13 lieux partenaires événementiel, 6 soirées spéciales à Bruxelles et 2 événements à La Louvière, 3 ateliers Sonic Kids, 2 partages d’écoute + 1 balade sonore, une vingtaine d’événements en tout (concerts, performances, conférences, visites guidées…)
-Editorial par Philippe Franck, directeur artistique du festival
Festival dédié à la diversité créative des arts sonores dans l’espace urbain, City Sonic présente chaque année, en septembre, depuis 2003, des œuvres in situ réunissant plusieurs lieux de la ville audio métamorphosée. Pour cette quinzième édition, City Sonic et sa structure initiatrice/organisatrice Transcultures, Centre des cultures sonores et numériques s’installent à Charleroi pour faire du centre-ville leur nouveau territoire d’écoute active et créative.
Ce festival international de création regroupe plus d’une soixantaine d’artistes belges et internationaux issus de différentes disciplines (arts visuels et numériques, musiques électronique et contemporaines, littérature/poésie, créations radiophoniques, design…) dans plusieurs lieux culturels, patrimoniaux et insolites, avec le son, dans toutes ses dimensions actuelles, aventureuses et poétiques, en trait d’union dynamique.
Cette édition 2017 de City Sonic est dédiée à Ana-Maria Avram, compositrice, chef d’orchestre, co-directrice de l’ensemble Hyperion (Bucarest) et de plusieurs festivals itinérants, figure majeure, avec son compagnon Iancu Dumitrescu, de la musique (hyper)spectrale et regrettée complice transculturelle.
* :such: / FR, Adamskiy Igor, Arlix Eric / FR,Almario Paolo / COL-QC, Baheux Dimitri, Bailleau Christophe / FR-BE, Belle Isa / FR-BE, Bertrand Ben, Biset Sebastien, Bohman Adam / GB, Boucly Antoine, Boudeau Paul, Bourquin Valérie / FR, Brookfield Luthien, C2L3Play – Crossborder living lab / GB, Castant Alexandre / FR, Charles Maurice JJ, Chesaux Ariane / CH-BE, Choplain Alexis / FR-BE, Cohen-Delmas Mathilda / FR, Dunning Annie / CA, Daoust Maryline / CA-QC, Dariel Daniel, Decarpentrie Marie, de Jaegher Helga, de Lacoste Jean, Delepierre Raymond, Delvaux Maryline / CA-QC, de Mello Natalia / BE-PT, DJ Elephant Power, Duhot Héloïse, Drouillon Thibaut, Dumas Simon / CA-QC, Eeckhout Arnaud, Feromil / FR, Gasparrini Mirco, Godin Catrine / CA-QC, Grossen Luc, Hans Remy Simon, Hanzel & Gretzel / BE-FR, Henri Teuk, Franck Philippe, IDM© – Arts au carré, Israël Thomas, Kozik Stephane / FR-BE, Kupper Léo, Lafleur Annie / CA-QC, Laforce Stéphanie, Ledoyen Karine / CA-QC, Lefebvre Adrien / FR, Leroy Emilien / FR, Luyckx Jonas, Malatray Gilles /FR, Martí Francesc / ES-GB, Martig François, Métalu à Chahuter | Al1 + Ant1 / FR, Moron Werner, Oligny Manon / CA-QC, OMFI – One Moment Free Improv’, Palestine Charlemagne / US, Paradise Now, Pastoral, Picha Frau, Ponthot Colin / FR-BE, Quattrophage / FR, Romanowski Rudy, Safatly Matthieu / FR, Selva Emmanuel, Siddi Gladys, Stassin Sophie, Stehling Julia, Tabourdiot Zoe, Tatibouet Amaury / FR, Teyssot-Gay Serge / FR, Todoroff Todor, Transonic, Trobollowitsch Andreas / AT, Unda / BE-FR-CH, Unfulfilleduo, Vandermaelen Johan, Vialard Christian / FR, Vinck Arthur / FR, Wergifosse Alain, Willems Karen, You got no jams, Zurstrassen Mathieu.
À Charleroi :
City Sonic#15 investi les trams carolos du centre-ville pour un Sonic TEC Charleroi. DJ set décalé et déroutant avec Frau Picha (cabaret DJ)
et concert/lecture avec Werner Moron (écriture-lecture) + Mirco Gasparrini (guitare/banjo), « Paracommand’artistes », dont les œuvres nomades et contextuelles participent d’une prise de conscience des conditions économiques et idéologiques qui influent sur son comportement et notre appréhension de l’art. Le 08.09 de 15.00 à 17.00.
2018
(17/11-18/11/2018) Bruxelles, divers lieux. Transcultures & City Sonic @ Ars Musica 2018
- Texte de présentation :
Pour cette édition 2018 au programme très dense, Ars Musica explore ces voies qui ont transformé l’art musical au fil du temps. De la lutherie aux spatialisations désarçonnantes, des environnements inattendus aux virtualités enivrantes, le programme du festival plonge l’auditeur dans un bain d’innovation, ouvrant des fenêtres sur un futur ou un passé qui semblait être le futur en son temps.
Transcultures propose deux installations aux Brigittines, dans le cadre d’un grand Marathon Inouï (où on retrouve également des performances de Mathias Delplanque, Luc Ex ou encore Pierre Bastien avec ses « Quiet motors ». A l’intérieur, Air, une installation-création in-situ du collectif VOID qui utilise des basses fréquences sonores inaudibles pour l’oreille humaine (ce que nous admettons comme du silence). Diffusées dans un tube, elles propagent un déplacement d’air à travers l’instrument à vent qui commence à sonner. Cet orchestre aérien génère un paysage sonore qui constitue une expérience englobante aux sonorités organiques et volatiles.
A l’extérieur, X-BELL X-1 de Raymond Delepierre (Be) est une installation sonore pour mégaphones historiques datant des années 1960 jusqu’aux années 2010, qui ont servi dans de multiples manifestations militaires, culturelles, politiques et sociales. Par leurs formes semblables à des cloches d’appel, des cloches d’alerte, pour des événements de vie et de morts, ils constituent une mémoire collective intrinsèque. Cette installation propose l’émergence d’une posture d’écoute individuelle au sein d’un collectif, par son pouvoir à extraire l’auditeur de son environnement familier. Les sons émis isolent le lieu. Le champ d’action sonore procure une vie propre et autonome à l’espace. La partition sonore, accordée avec le milieu d’écoute et son environnement tonal, remplace les voix du passé qui ont traversé́ les fils, les câbles, les membranes de ce matériel et fait résonner l’air de milliers de particules sonores oubliées. Les mégaphones émettent des sonorités s’apparentant à des cloches dépouillées du son de l’attaque du battant lorsqu’il rencontre la panse de la cloche. Une longue et lente résonance se fait entendre. Il en résulte, une composition micro-tonale et non intrusive diffusée en multipoints au travers les diffuseurs mégaphoniques. La multiplication des sources crée des rencontres acoustiques in situ et se matérialise par des battements longs et harmonieux. Des fragments de paroles s’évaporent de ces cônes à sons. Le nom X BELL X-1 est l’association du nom de l’avion américain BELL X-1, cet avion fut le premier à franchir le mur du son pendant la seconde guerre mondiale, et du (x) mathématique signifiant une inconnue.
D’autre part, Transcultures est également complice de plusieurs autres événements d’Ars Musica 2018 dont l’installation Fading du compositeur/pianiste belge Jean-Luc Fafchamps et du plasticien Michel Lorand (à l’ERG, du 1411 au 01.12) à partir de l’opéra pour soprano de Morton Feldman, Neither, le concert subaquatique devenu historique – Sonic Waters – de Michel Redolfi (Fr) le 25 novembre aux Bains de Bruxelles, la soirée Intanarumori (29.11 Espace Senghor) où les célèbres instruments pionniers futuristes italiens reconstitués participent de l’instrumentarium de pièces écrites par plusieurs compositeurs (Cifardi, Romitelli, Medeksaite, Bettens,…) interprétées par l’Ensemble XXI.
A recommander également la création du sampler composer nord-américain David Shea (électroniques, bols- Sub Rosa) avec la pianiste Jean-Philippe Collard-Neven précédé d’un concert de piano jouet du duo Pestova/Meyer (Balsamine le 12.11) ou encore le concert de l’ensemble Musiques Nouvelles (direction : Jean-Paul Dessy) avec le guitariste Fred Frith (avec une création Something about this Landscape) que le festival met à l’honneur, à Bozar le 24.11 Ars Musica 2018 propose aussi des master classes et des moments de rencontre et de réflexion avec notamment un colloque (+ expo) sur les rapports musiques-architectures (14.11) et une conférence du metteur en scène italien Romeo Castelluci avec le créateur audio matiériste Scott Gibbons (21.11) à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles.
2019
(21/11-01/12/2019) Louvain-la-Neuve. CITY SONIC (#16) Winter Sessions 2019-2020
+
- Braine-l’Alleud (01/12-20/12/2019)
- Bruxelles (27/01-07/02/2020)
- Wavre (19/02-29/02/2020)
aMute(BE) Elizabeth Anderson(US/BE) art2.network(BE/FR) Ana-Maria Avram(RO) Octav Avramescu(RO) Alexandru Badea(RO) Christophe Bailleau(FR/BE) Roald Baudoux(BE) Jacob Bleu(CI) Félix Blume - ARTE Radio(FR) Antoine Boute(BE) Maïa Blondeau(FR) Charo Calvo(ES) Maurice Charles JJ(BE) Ariane Chesaux(CH/BE) Arthur Colson(BE) Régis Cotentin(FR) Maxime Coton(BE) Mathilde Couturier(FR) Emmanuel Da Costa(FR) Sarah Debove(FR) Laurence Demaret(BE) Natalia de Mello(PT/BE) Raymond Delepierre(BE) Baudouin de Jaer(BE) Martine Doyen(BE) Thibaut Drouillon(BE) Fabien Dubois(BE) daniel duchamP(BE) Iancu Dumitrescu(RO) Stephan Dunkelman(BE) escapad.io(FR) Jacques Fauville(BE) Karine Germaix(FR) Margarida Guia(PT/BE)| Hyperion International Ensemble(RO) Stephan Ink(BE) IPES(BE) Isa Belle(FR/BE) Maja Jantar(PL/BE) Gauthier Keyaerts(BE) Stéphane Kozik(FR/BE) Léo Kupper(BE) Thècle Joussaud(FR/BE) Tamara Laï(BE) Myriam Lambert(QC) Stéphanie Laforce(BE) Pierre Larauza(FR/BE) Bruno Letort(FR) Gilles Malatray(FR) Jessie Manica(RO) Vincent Matyn(BE) Ludovic Medery(BE) Kika Nicolela(BR) Isabelle Nouzha(SY/FR) Philippe Ohse(BE) Ordinaire(BE) Paradise Now(BE) Pastoral(FR/BE) Hughes Peeters(BE) Paul Pirotte(BE) Colin Ponthot(FR) Cédric Norbert(BE) June Peduzzi(FR/IT) Petermfriess(DE) Daniel Perez Hajdu(CU) Jeanne Pruvot Simmoneaux(FR) Quasi una fantasia(BE/AT) Scenocosme - Grégory Lasserre & Anaïs met den Ancxt(FR) John Sanborn(US) Chloé Schuiten(BE) Franck Soudan(FR) Snooba(BE) Zoé Suliko(FR/BE) Eric Therer(BE) Clément Thiry(FR) Vincent Tholomé(BE) Tympocaïne 200(BE) Todor Todoroff(BE) Andreas Trobollowitsch(AT) Lukas Truniger(CH) Unda(CH/FR) Jacques Urbanska(BE) Valkiri(FR) Constantin Vancraeynest(BE) Guillaume Van Parys(BE) Florian Van de Weyer(BE) Maxime Van Roy(BE) Raphaël Vens(BE) Dominique Vermeesch(DO.SPACE)(BE) VOID(BE/IT) VTGK(BE) Alain Wergifosse(BE) Emmanouil Zervakis(GR/BE) …
+ sélection pièces sonores ArBA-EsA (BRUXELLES - BE), ARTS²(MONS - BE), ENSA (BOURGES - FR), FeBeME(BE), Sub Rosa(BE), Transonic
- Texte de présentation :
Initié par Transcultures (Centre des cultures numériques et sonores) en 2003 à Mons puis proposé dans d’autres villes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, City Sonic est un festival dédié à la diversité et à la créativité des arts sonores dans la cité.
Cette édition 2019-2020, intitulée City Sonic #16 Winter Sessions, fait la part belle aux découvertes et aux émergences numériques et sonores avec un focus sur les jeunes talents et les nouvelles pratiques audio hybrides sans oublier les pionniers et les électrons libres chers aux organisateurs dans leur volonté de donner une plate-forme de visibilité aux singularités rebelles, aux classifications traditionnelles en créant des ponts entre différents genres et générations.
Pour sa seizième édition, cette « manifestaSon » singulière s’est installée dans plusieurs villes brabançonnes (Louvain-la-Neuve, Braine-L’Alleud, Bruxelles) pour se terminer, du 19 au 29 février 2020, par un parcours d’installations et œuvres à dominantes sonores dans le centre ville de Wavre.
Les curieux peuvent explorer, les oreilles grandes ouvertes, le parcours sonore City Sonic dans six lieux patrimoniaux et insolites, de la ville de Wavre et ce pour la première fois : le syndicat d’initiative (point de départ et d’info du parcours), l’Académie des Beaux-Arts, l’Église Saint-Jean Baptiste, la Maison des Jeunes Vitamine Z, l’Hôtel de Ville et le Château de l’Ermitage (en extérieur).
Cet itinéraire regroupe des projets (dont beaucoup de créations) à dimension sonore de formes et esthétique divers, d’artistes belges et internationaux issus de différentes disciplines (arts visuels et numériques, musiques électroniques et contemporaines, littérature vivante/poésie sonore, graphisme, design, cinéma/vidéo, …) avec toujours le son dans toutes ses dynamiques actuelles en trait d’union. Une sélection audiovisuelle Pépinières Européennes de Création prendra place pour un « Sonic Scapes » à l’École des Beaux-Arts de Wavre.
Le parcours sonore City Sonic qui métamorphose les espaces urbains et patrimoniaux est ponctué de concerts singuliers, conférences («partages d’écoutes»), projections et ateliers. Remarquons la soirée autour du compositeur Léo Kupper, pionnier belge des musiques électroniques, le 20 février à l’église Saint-Jean Baptiste, ainsi que la conférence introductive autour des arts sonores de Philippe Franck (directeur de Transcultures et de City Sonic) + un mix sound art à l’Académie des Beaux-Arts pour l’ouverture du 19 février, ou encore le concert d’aMute croisant post-rock/électro et violoncelle, à la maison des jeunes Vitamine Z (28 février) en clôture du parcours City Sonic.
Brochure de présentation avec la liste des artistes : http://citysonic.be/festival2019/wp-content/uploads/2019/11/City-Sonic-16-Winter-Sessions-BROCHURE-Planches-01-2020.pdf
(10/10/2019-12/01/2020) Louvain-La-Neuve, Hotel City Soni. (Prologue)
Pour la première fois, City Sonic investit (ici en amont et en aval du festival), avec une sélection d’oeuvres audio-plastiques disposées dans différentes parties du rez-de-chaussée (restaurant, galerie, couloirs, conference hall, spa…), un bel espace hôtelier généreusement mis à disposition par le Martin’s Agora City Resort.
2021
En 2021, le festival s’établit à La Louvière, l’édition étant reportée en 2022 pour cause de pandémie de Covid-19.
2023
(06/11-30/11/2023) Vilnius / LT Hôtel de Ville. Spirit of Vilnius – Exposition + performances collectives |
Organisation : Transcultures / City Sonic Mons
En mars 2023, a eu lieu, à Vilnius, le City Sonic Spring Sound Camp (associé au vingtième anniversaire du festival international des arts sonores City Sonic initié en Fédération Wallonie-Bruxelles par Transcultures).
Ce workshop qui mettait l’accent sur le « field recording » et le paysage sonore dans l’espace urbain a regroupé une dizaine d’artistes lituaniens encadrés par 3 artistes/commissaires artistiques belge et français (Philippe Franck, Tommy Lawson et Christian Vialard). Il a donné lieu à une exposition d’art sonore assortie de performances, Reimagining the city (accueillie par l’espace culturel pluridisciplinaire Kompresoriné/Ideas Block). A partir de ces différentes contributions/créations, Paradise Now a réalisé, pour Zone Libre, un environnement qui fait entendre la créativité et le talent de cette jeune scène lituanienne aux esthétiques différenciés.
Avec la participation de Edvinas Siliūnas, Aleksejus Sapiego, Hasan Alp Celikel, Kotryna Kvedarytė, Gediminas Stepanavičius, Raimonda Žiūkaitė & Agnė Žiūkaitė, Toma Čepaitė, Paradise Now, Tommy Lawson, Christian Vialard, Roberto Beccera, Kotryna Žilinskaitè.
- Vincent Delvaux + Julien Delaunay « City Sonic : 20 ans de manifestation sonore hybride » in Turbulences Vidéo, Digital & Hibrid Arts, #121, octobre 2023, revue trimestrielle (p 46)
À l’origine, manifestation d’art sonore conçue pour animer la période estivale dans la ville patrimoniale de Mons (France), le festival a progressivement élargi sa focale et s’est déployé sur de nouveaux horizons.
City Sonic a depuis les origines fait la part-belle à une volonté d’interdisciplinarité, inscrite dans les gènes de son bouillonnant fondateur, Philippe Franck, à qui nous consacrons cet entretien. Faisant fi des frontières géographiques et des barrières entre les disciplines, au fil des ans, ce dernier a étendu les activités de City Sonic à plusieurs lieux, plusieurs villes et, à présent, plusieurs pays, tout en privilégiant une approche de décloisonnement tous azimuts. Présentant aussi bien des installations audio-plastiques, que des environnements purement sonores, des créations radiophoniques, des œuvres numériques dématérialisées ou encore des performances hybrides, la manifestation reste un objet hautement inclassable, renvoyant au fond à l’image même de l’art sonore, par essence multiple et transversal.
La riche histoire de City Sonic est marquée par un grand nombre d’expositions en forme de parcours urbain (près de 2000 projets présentés depuis 2003, chaque édition investissant entre 15 et 20 lieux partenaires) mais aussi, au-delà de cet aspect événementiel éphémère, par une volonté de l’inscrire dans la durée ; la manifestation n’est en réalité que la face visible d’un travail de longue haleine, basé sur la découverte et la promotion d’artistes émergents, l’accompagnement en cours de cycles de projets étudiants, la diffusion d’œuvres dans les différents réseaux partenaires, un important effort de recherche et de sensibilisation aux enjeux de l’art sonore avec également la mise en évidence d’artistes internationaux de référence. Transcultures – Centre des cultures numériques et sonores – qui produit City Sonic a, en parallèle, effectué un passionnant travail mémoriel au fil des ans, à travers une série de publications et l’édition d’un catalogue de productions sonores aujourd’hui assez représentatif des différentes tendances qui irriguent ce champ mouvant et en constante mutation (via son label Transonic). La célébration de ce vingtième anniversaire imposait donc une plongée introspective en compagnie de Philippe Franck, directeur/fondateur de City Sonic, tête pensante et électron libre de la scène artistique belgo internationaliste.
(…)
(30/11- 08/12/2023) Saisons Zéro /FR. Résidence de création – Cognitive Itch – Organisation : Association Ouros (Fr) |
Transcultures et ses partenaires sont heureux d’apporter leur soutien au projet « Cognitive Itch » porté par l’association Ouros et qui a pour but de mettre en valeur les arts sonores, les musiques noises et expérimentales actuelles, en restant particulièrement attentif à l’émergence artistique et donc aux jeunes créateurs et créatrices, le tout sur ce territoire transfrontalier (Haut-de-France/Wallonie). Ce projet s’étendra sur les années 2023 et 2024 et donnera lieu à des temps de résidence et de monstration.
Pour ce premier temps de travail d’une dizaine de jours, qui prendra place à « Saisons Zéro », plusieurs artistes sonores ont répondu présents. Un atelier ouvert (sur invitation) aura lieu lors de cette de résidence.
2024
(29/01- 04/0/2024) Bastia (FR). Zone Libre – Festival des arts sonores 2024
Depuis son lancement en 2019, le festival des arts sonores Zone Libre, Festivale di l’arti sonori, s’est révélé comme l’un des rendez-vous essentiels de la création sonore en Corse. Dénicheur de projets qui questionnent, bousculent et enrichissent les esthétiques, le festival s’est imposé pour sa transversalité, avec sa capacité à croiser les arts sonores et arts visuels avec des formes performatives ouvertes et innovantes.
Zone Libre trace ce sillon vers une sixième édition (à nouveau avec la complicité de Transcultures – cette année associé au 20ème anniversaire de son festival international des arts sonores City Sonic 20 ans, et des Pépinières européennes de Création), l’occasion de redire l’importance et la richesse d’usages hybrides et foisonnants tels que les arts sonores.
Zone Libre célèbre le plaisir immédiat de la création sonore avec ses concerts, performances, et son parcours sonore, l’occasion de découvrir des artistes qui intègrent à leurs représentations soniques des éléments issus des arts plastiques, du cinéma, de la narration, de l’éclectisme, mettant en lumière les expressions les plus singulières et novatrices. Le festival pose constamment un éclairage nouveau sur des artistes de tous horizons, encourage et accompagne les premiers pas des jeunes créateurs, pour favoriser l’expérimentation et l’audace ainsi que les recherches et les réflexions entre art et science.
- Philippe Franck, directeur de Transcultures est, depuis 2021, le commissaire d’exposition du parcours sonore en ville, avec une attention particulière aux émergences sonores et numériques
La vibration d’un festival comme le nôtre est de saisir un monde en perpétuel mouvement et d’être en prise avec les questionnements des artistes, chercheurs.euses porté.e.s par des visions singulières et audacieuses. Travailler à l’organisation et à la programmation d’un tel évènement, mais aussi mettre en place des dispositifs d’actions culturelles dans les nombreux lieux qui nous accueillent : établissements scolaires, bibliothèques et médiathèques, musées, conservatoires et institutions publiques, sont des missions intrinsèquement liées et qui se complètent.
De l’intime au réflexif, du quotidien aux grands mythes, de la musique populaire à la musique expérimentale, du solo à l’ensemble, de l’installation au concert, Zone Libre déploie toute la gamme de sons, substituant au bruit et la violence des nouvelles du monde, des enclaves poétiques qui touchent à l’ineffable et provoquent un plaisir et une énergie qui nous font nous sentir terriblement vivants !
Durant sept jours, plus de vingt artistes de toutes générations et nationalités confondues dans une belle spirale créative nous proposerons de faire ce voyage sonore à partir de la Corse pour Bruxelles, Mons, Vienne, Limoges en passant par Berlin, Paris, Liège, Athènes, Angoulême, Londres, Isokyrö… Nous irons à la rencontre de ces merveilleux créateurs pour partager des moments d’écoute, plus rares les uns que les autres, mais surtout uniques.
Pour cette programmation 2024, qui propose tant des découvertes locales et nationales que des invités internationaux, divers champs exploratoires sont identifiables :
- un parcours d’installations sonores reliant 8 lieux au centre ville de Bastia et ses alentours,
- le volet émergences sonores (et numériques) avec des jeunes artistes liés
- Des concerts et performances soniques
Ces divers volets se complètent et participent de l’extension de ce festival de création audio contextuel unique tant en Corse qu’en France. Les différentes personnes et strutures prenant part au festival :
Agnès Guillaume ||| Aleksejus Sapiego ||| Alexis Malbert ||| Antonello Salis ||| Aritoni Hadzijanev ||| Cédric Vanstraelen ||| Christian Vialerd ||| Christophe Bailleau ||| Christopher Chaplin ||| Claude Davin ||| Colline Gall ||| Damien Brassart ||| Datum Cut ||| Edvinas Siliunas ||| Fernando De Azevedo ||| Gabriel Soucheyre ||| Gediminas Stepanavičius ||| Groupe Isulatine ||| Guillaume Faure ||| Guillaume Mazloum ||| Hamida Mathieu ||| Hans Joachim Roedelius ||| Hasan Alp Celikel ||| Jan Jelinek ||| Jérôme Casalonga ||| Kotryna Kvedaryte ||| Kotryna Žilinskaitė ||| Khaldoun Zreik ||| Luc Autrey ||| Maja Jantar ||| Mathea Raffini ||| Novi Sad ||| Novi Sad ||| Olivier Delevingne ||| Olivier Delevingne ||| Paracise Now ||| Paulu Santu Parigi ||| Philippe Boisnard ||| Philippe Brodu ||| Philippe Franck ||| Piero Geiger ||| Rafael ||| Raimonda & Agné Žiūkaitė ||| Roberto Beccera ||| Roméo Poirier ||| Rosa Roedelius ||| Stéphane Kozik ||| Toma Cepaite ||| Tommy Lawson ||| Tommy Lawson ||| Valérie Giovanni… /// City Sonic ||| Conservatoire Henri Tomasi de Bastia ||| Arturia Université ||| Videoformes…
(07/07-08/09/2024) Saint-Ghislain, Couvent d’Hautrage. Sonic Summer 2024
Organisation Transcultures
* mercredi 10 juillet 2024, bienvenue à la première SONIC GARDEN PARTY
avec à 19h dans la cour gothique intérieur des concerts de Very Mash'ta (Gauthier Keyaerts, dans un set électro groovy) et Christopue Bailleau (set hybride ne s'interdisant pas des moments post pop) - une sélection de vidéos sonores de ces 2 artistes plurdisciplinaires ; dans le jardin l'installation "Sonic Bugs" d'Alain Wergifosse, dans le Crea Lab, l'atelier "Corps & Son" d'Isa*Belle à 16h,...
https://www.facebook.com/CitySonic.SoundArt.Festival?ref=embed_page
* jeudi 8 août 2024, dernière Sonic Garden Party de l'été 24 organisé par Transcultures (en partenariat avec le centre culturel Septem) au couvent d'Hautrage (6, place d'Hautrage-Hautrage/Saint-Ghislain) avec
à 10h, dans la cour gothique, des sets sound art d'Eli Gras (Es)en résidence chez Transcultures avec son complice Alain Wergifosse et de Thanas Kas (Bruxelles) également soutenu par le Transonic Label, une installation "Sonic Bugs" (Alain Wergifosse) dans le jardin, un dispositif Réalité Augmenté" i-REAL" (Marc Veyrat/Société i Matériel -FR dès 18h) et des sélections vidéosde Gauthier Keyaerts (Be) et Christophe Bailleau (Fr) dans le réfectoire - entrée gratuite -free - info
Performance solo étincellante de Thanas Kas dans la filiation de son album "Dans la Mogador", ping pong du duo Eli Gras (Barcelone, en résidence chez Transcultures) avec son complice Alain Wergifosse (artiste associé en 2024 qui présentait aussi son installation "Sonic Bugs" dans le jardin) et présentation du dispositif VR i-Real par Marc Veyrat/Société i Matériel (en résidence création-recherche Pépinières européennes) + vidéos de Gauthier Keyaerts et Christophe Bailleau
(31/08/2024) Seoul / KR. Thila Ground. Festival Planned Accidents–
Transcultures est heureux de pouvoir honorer l’invitation de Rafael Sanchez, directeur artistique du festival « Planned Accidents » (ainsi que d’autres événements à Séoul, fédérateurs et défricheurs de talents parmi lesquels Unit Academia dont Transcultures est également partenaire) en présentant des performances d’artistes sonores et intermédiatiques ici de la Fédération Wallonie-Bruxelles : Alain Wergifosse, Isa*Belle et Paradise Now, ainsi que Rafael également créateur multimédiatique soutenu par Transcultures.
Leurs créations sont présentées, à cette occasion, dans l’espace culturel contemporain de Thila Ground (où est basé le centre des arts sonores WeSA, autre futur partenaire de Transcultures) qui vient d’émerger dans le dynamique quartier de Sagnsu-dong de Séoul.
La capitale sud coréenne en plein essor, se montre particulièrement fertile en talents expérimentaux et curieuse d’autres sensibilités exploratrices européennes.
Avec la participation, entre autres, de : 김반장 Kim Ban Jang 한국 – 조영주 Youngjoo Cho 한국 – 이서 EseO 한국 – Echo & the Machine – Philippe Franck – Ginger Pop – 공하임 Gong Haim 한국 – 박현식 Grin 한국 – Todd HoloubeKa – 김호세 Hose Kim 한국 – 임의의 Imuiui 한국 – Human Infrastructure 한국 – Isa*Belle 프랑스 – 조선아 Jo Seon Ah 한국 – Bona Kim 한국 – Urich Lau 싱가포르 – Lasertripper 한국 – Matthew Gamble 미국/ 한국 – Min Oh 네덜란드/ 한국 – 남민오 MinOhrichar 한국 – Simon Morley – Motoko 한국 – Nils 프랑스 – Noisehaeg 한국 – Paradise Now 벨기에/ 프랑스 – 박관우 Kwanwoo Park 한국 – Puttt 한국 – Rafael 스페인 /벨기에 – YoungJin Seo – YI SEUNGGYU – 송지형 Ji hyung Song 한국 – 타잔로카 Tarzanloca 한국 – Alain Wergifosse – Robin Woern…
avec le soutien de East Atelier Gallery, Transcultures, WBI, Pépinières européennes de Création.
En partenariat avec WeSA, Unit Academia, Denoize
PLANNED ACCIDENTS est un nouveau projet réunissant artistes, chercheurs, conservateurs et penseurs. Cette nouvelle série d’événements vise à identifier de nouvelles tendances et pratiques artistiques.
PLANNED ACCIDENTS est comme un jardin coréen : un autre beau chaos organisé.
PLANNED ACCIDENTS est une grande soirée de conférences, performances, projections, musique, installations et bien plus encore.
(08/11-10/11/2023) Courtrai. Départ. Sonic City Festival
Organisé par Tramhaus : Lust for Youth, Mabe Fratti, Shannon & The Clams, Cola, Holiday Ghosts, Ulrika Spacek + d'autres noms à venir.
Organisé par Sonic City : YĪN YĪN, The Necks, Cindy, The Messthetics & James Brandon Lewis, Dame Area, Rona Mac, Dana Gavanski, Nusantara Beat, DITZ, Nadah El Shazly, Fcukers, Hjalte Ross + d'autres noms à venir
Maison de tramway
Tramhaus est la sensation post-punk audacieuse de la ville agitée et toujours innovante de Rotterdam et nos conservateurs minutieux de l'édition de Sonic City de cette année. Au cours de sa relativement courte existence, le groupe a réussi à se faire un nom bien au-delà de sa ville natale. Marqué par son expérience joyeuse et énergique, le groupe a prouvé qu'il était capable de transmettre ce message aussi bien en live qu'en enregistrement. La musique de Tramhaus ressemble à la bande-son d'une histoire vivante, mystérieuse et dangereuse. Il n'y a pas de place pour se reposer, le groupe vous emmène avec lui dans une course de vitesse pleine d'émotions et d'euphorie, menée par des chansons épurées et enflammées, mélangées à des tonalités fragiles et abstraites. Tout ce spectacle est alimenté par la relation quasi symbiotique entre les cinq membres du groupe. Le premier album de Tramhaus, « The First Exit », sortira le 20 septembre sur le label néerlandais indépendant Subroutine Records.
https://www.atypikmusik.com/musik/sonic-city/ :
Un évènement "curated by", urbain, à taille humaine
Départ, salle de concert située au coeur de la ville de Courtrai/Kortrijk près de la frontière franco-belge, abrite chaque année en novembre le Sonic City.
C'est LA grand-messe de 3 jours pour les amateurs de musique alternative indépendante. Sa principale différence avec d'autres évènements est d'être "curated by" un musicien ou un groupe.
Cette manière d'organiser un festival, consiste à choisir une ou des personalité(s) à qui l’on donne l’opportunité d’élaborer le line-up selon ses goûts, sa vision de la musique et ce qu’il a envie de faire découvrir au public.
Le programme :
Chaque jour à partir de 16:00
Vendredi 10 novembre 2024 : |curated by SONIC CITY| : STEREOLAB + YOUTH LAGOON + ROSE CITY BAND + DEERHOOF
samedi 11 novembre 2024 : |curated by SONIC CITY| : Charlotte ADIGERY & BOLIS PUPUL + Alice LOW + BRAHJA + CHALK + DEKI ALEM + RUBY HAUNT
|curated by Charlotte ADIGERY & BOLIS PUPUL| : Eddie CHACCON + JOCKSTRAP + Lucrecia DALT + Bolis PUPUL + Geoffrey BURTON + LAIMA + MODEL/ACTRIZ + NAH + The GERMANS + The WHODADS
dimanche 12 novembre 2024 : |curated by SONIC CITY| DREAM WIFE + Tom SKINNER + TIMBER TIMBRE + BITCHIN BAJAS + DEEPER + FAT DOG + Joanna STERNBERG + MOIN + RAHILL + UNIVERSITY + U.S. GIRLS + WATER FROM YOUR EYES + WILLOW PARLO
- Curated by Charlotte ADIGERY & Bolis PUPUL : WITCH + Andy STOTT + CUMGIRL8 + DECISIVE PINK