Les Compagnons de l'Art

Groupe d'artistes

Les Compagnons de l'Art

(18/06-31/08/1938) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Les Compagnons de l’Art. Art belge contemporain. CRÉATION ET PREMIÈRE EXPOSITION. * Organisation : Luc et Paul Haesaerts ** Bru...

Informations

Création
1938
Dissolution
1945
Nationalité
Belgique
Communauté
Communauté française
Zones géographiques
Bruxelles-Ville
Écoles
Ecole belge, Ecole bruxelloise
Périodes
1930-1940, 20e siècle

Membres (1)

Historique

(18/06-31/08/1938) Bruxelles, Palais des Beaux-Arts. Les Compagnons de l’Art. Art belge contemporain.

CRÉATION ET PREMIÈRE EXPOSITION.

* Organisation : Luc et Paul Haesaerts

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** Brusselmans Jean, Creten Georges, Daeye Hippolyte, Dasnoy Albert, Dehoy Charles, Delvaux Paul, De Saedeleer Valerius, De Smet Gustave, Ensor James, Evenepoel Henri, Fontaine Gustave, Haesaerts Paul, Jespers Oscar, Leplae Charles, Magritte René, Mellery Xavier, Minne Georges, Paerels Willem, Permeke Constant, Puvrez Henri, Ramah, Schirren Ferdinand, Servaes Albert, Smits Jacob, Spillaert Léon, Thévenet Louis, Tytgat Edgard, Van den Abeele Albijn, Van den Berghe Frits, Van de Woestijne Gustave, Van Overstraeten War, Wouters Rik.

** Catalogue : préface de Luc et Paul Haesaerts.

Bruxelles, Les Compagnons de l'Art, Bruxelles. 1938, in-12°, 16 x 13 cm, 78 pp, ills. noir/blanc, couverture souple d'origine. 

L’exposition d’Art belge contemporain organisé par les Compagnons de l’Art au Palais des Beaux-Arts constitue une expérience hautement instructive et fort réussie. Les organisateurs s’étaient en quelque sorte interdit le droit de faillir, qui appartient à quiconque a l’audace d’entreprendre. Ne s’étaient-ils pas posés en défenseurs de l’art vivant, officiellement méconnu et persécuté, et en adversaires résolus des expositions organisés avec le concours ou sous le patronage des pouvoirs publics, dont ils dénonçaient l’esprit et critiquaient l’organisation ? Au moins se proposaient-ils de faire œuvre constructive, comme on dit, et avaient-ils le cran, après avoir blâmé, de s’exposer à l’être.

 

- Marcel Schmitz jn Collection, 02/07/1938.

L’exposition que nous présente, sous ce titre accueillant et sympathique, un groupement d’artistes nouvellemnt formé, est certes, sinon la plus complète, la mieux ordonné et la plus brillante qui ait été consacrée depuis longtemps à l’art belge contemporain.
Un choix particulièrement heureux des œuvres, une répartition intelligente et clair de la cimaise, un sentiment très exercé des valeurs aussi bien morales que plastiques font de cette exposition un spectacle où les yeux et l’esprit trouvent également à se satisfaire.-
C’est la première fois, pensons-nous, qu’un raccourci aussi net et aussi fidèle, en ce qu’il la ramène à ses traits essentiels, nous est offert de cette activité multiforme où se complaît le génie artistique de notre pays.
(…)
Elles [les doctrines esthétiques] pourraient, dans l’ensemble, parce que éminemment représentatives de l’art de leurs auteurs, constituer l’amorce de ce Musée d’Art belge, dont nous attendons depuis si longtemps, la création.

L’exposition était prometteuse mais la guerre devait mettre fin à leurs activités.

 

 

- Willy Van den Bussche. L’ art en Belgique 1880-1950 in Catalogue Hommage à Luc et Paul Haesaerts. Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, 27/06-23/08/1978, p.7

Les Compagnons de l’Art s’inscrivent dans la tradition des grands cercles artistiques tels que L’Art Libre, Les XX, La Libre Esthétique, Sélection, L’Art Vivant, L’Art Contemporain. (…)
Ce groupe s’inspirait d’une philosophie qui prône une liberté de création et de recherche tournée vers la vie « et ses spectacles ». Mais l’importance d’une discipline n’est pas perdue de vue. C’est avec la même objectivité ou, pour reprendre une expression de Paul Haesaerts avec la même « passion contrôlée » que les diverses tendances sont soumises à l’examen. L’expressionnisme comme le surréalisme et l’animisme occupent chacun à leur tour le centre de l’intérêt et trouvent en Luc et Paul Haesaerts des défenseurs impartiaux. Le groupe devait finir par retenir ce qui lui semblait le meilleur dans tous ces mouvements, tout en tenant compte de certains personnages effacés qui, comme l’écrit Paul Haesaerts « ont parfois mis sur la voie tel ou tel peintre qui occupe le devant de la scène ».