Hoet Jan

Personnalité

Hoet Jan

Commissaire d'exposition Conférencier Conservateur Historien d'art

Jan Hoet (23/06/1936 - 27/02/2014) Psychanalyste, son père est aussi collectionneur, notamment d’expressionnisme flamand. Jan Hoet s’intéresse très jeune à l’art. À l’âge de 15 ans...

Informations

Naissance
23/06/1936 · Louvain
Décès
24/02/2014 · Gand
Nationalité
Belgique
Communauté
Communauté flamande
Zones géographiques
Louvain
Rôles
Commissaire d'exposition, Conférencier, Conservateur, Historien d'art

Biographie

Jan Hoet

(23/06/1936 - 27/02/2014)

 

Psychanalyste, son père est aussi collectionneur, notamment d’expressionnisme flamand.

Jan Hoet s’intéresse très jeune à l’art. À l’âge de 15 ans, en visitant les galeries de Gand avec ses parents, Hoet s’entiche de l’École de Tervuren.

Après des études de dessin et d’histoire de l’art, il épouse la voie de l’enseignement. Il s'essaye également à la BD et, entre 1969 et 1975, Hoet réalise quatre bandes dessinées humoristiques avec son ami Rony Heirman, sous le pseudonyme commun Heirhoet.

Historien d’art, il rejoint très vite l’Association pour le musée d’art contemporain de Gand, créée en 1957 par le collectionneur Karel Geirlandt. 

Le désormais célèbre “Vereniging” milite pour la création d’un musée d’art contemporain dans la cité gantoise.

Au terme d’une longue guerre de tranchées, le musée voit finalement le jour en 1975 : 2 000 m2 au fond du Musée des beaux-arts. Une gageure, puisque la très avant-gardiste Anvers semblait mieux placée pour accueillir une telle institution.

Baptisé à l'origine Museum voor Hedendaagse Kunst ("Musée d'art contemporain"), il est rebaptisé depuis 1999 Stedelijk Museum voor Hedendaagse Kunst ("Musée municipal d'art contemporain"), souvent abrégé en SMAK, et inaugauré en 2000.

Nommé directeur, Hoet se lancera par la suite dans la course politique pour appuyer son lobbying en faveur d’un bâtiment indépendant. Le combat durera vingt-cinq ans.

 

1986.
Organise les célèbres « Chambres d’Amis » une exposition manifeste qui essaime partout dans la ville de Gand et agira comme un détonateur. Chambres d’Amis place le musée au cœur de la ville et de la société.

 

1992.
Rejoint le club très fermé des directeurs de la Documenta de Kassel.
* La Documenta 9 redonnera de l’ambition à cette manifestation, cassera son système yuppie trop limitatif, redonnera un formidable espoir à l’art contemporain et ses acteurs les plus divers. La Documenta 92 sera tout sauf un long fleuve tranquille.

Il reçoit également la Médaille Goethe, en 1992, et est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française, en 1997.

 

2000.
Organise l’exposition en plein air « Over the edges » au cours de laquelle Jan Fabre avait enrobé de 8000 tranches de jambon de Parme les colonnes de l'Université, ce qui avait créé la controverse.

Inauguration du Stedelijk Museum voor Actuele Kunst,/ Smak.
* C’est en 2000 que fut enfin inauguré l’actuel musée, le SMAK, installé dans l’ancien palais des Floralies entièrement rénové. Jan Hoet aura entre temps développé une ambitieuse politique d’expositions, propulsé le musée au rang des grandes institutions internationales, constitué une collection importante, éclectique, jeune, visionnaire, internationale.
Il en sera le directeur jusqu’en 2003

Elevé au rang de chevalier par SM le roi Albert II.

Elu membre de l’Académie des arts de Berlin.

Il reçoit aussi le Prix de la Culture de Flandre orientale et celui de Docteur Honoris Causa de l’Université de Gand.

 

2003-2008.
En 2003, Hoet s’attèle à un nouveau projet ambitieux : la création dans une petite ville de Westphalie, Herford, d’un musée d’art contemporain dont l’architecture est confiée à Franck Gerhy. Le combat est là aussi sans compromis car il faut faire admettre une institution née d’une volonté politique et industrielle, mais que la population locale juge comme une obscénité dispendieuse. Jan Hoet, directeur depuis 2003, quitte le MARTa d’Herford en 2008. Jacques Charlier sera parmi ses derniers artistes invités, des artistes qui s’accordent à dire que Jan Hoet leur aura permis de croire qu’ils peuvent encore, dans notre monde globalisé, travailler sans compromis.

 

2014.
(27 février) Meurt à l’hôpital de Gand d’un infarctus du myocarde.

 

Texte libre

AUTOPRESENTATION

“Jan Hoet : Magritte et Ensor au centre de la Wallonie comme de la Flandre. Entretien avec Hermine Bokhorst” in Le Soir du lundi 3 juin 2002 (en ligne)
Hoet, Jan : Directeur du Musée d’art actuel de Gand, Jan Hoet, 66 ans, est gantois depuis 54 ans. Il a enseigné dans sa bonne ville dès 1954 et y fut déjà directeur de musée en 1975. Mais il se dit avant tout belge, et même belgicain : « Chez nous, il n’y a aucune maison sans tableau. L’art s’inscrit dans les gènes, comme en Italie. » Pour ce Flamand dérangeant... la Flandre, « l’entrée du Christ à Bruxelles d’Ensor est le centre de la Belgique ». Et nous avons chacun en nous quelques particules de Rubens.
Comment se porte l’art en Belgique aujourd’hui ?
Je dois dire qu’il est de plus en plus prisé. On voit régulièrement des noms d’artistes belges dans le palmarès d’expositions internationales. Pas encore assez à mon avis. Mais déjà beaucoup plus souvent qu’avant. Ce n’est pas assez en rapport avec la qualité dont nous disposons en Belgique. Il y a toute une liste de noms aujourd’hui : Pol Mara - après Delvaux et Magritte -, Landuyt, Somville, etc. Ces deux derniers sont restés célèbres localement et ont été très fort soutenus par les pouvoirs publics belges. Par la suite, une nouvelle génération est apparue, beaucoup plus orientée vers le conceptuel, plus engagée politiquement et socialement : Panamarenko, Broodthaers, Charlier, etc. Toute une liste de noms. Connus sur le plan national mais également internationalement.
L’art belge a-t-il un caractère particulier ?
C’est le plus difficile. On peut typer l’art américain en disant que leurs artistes sont toujours intéressés par la surface des choses. La matière et la surface. Pour les Belges, c’est plus complexe. En général, il y a toujours de l’ironie et une ambiguïté où la dialectique entre la vie et la mort est représentée. Chez Magritte, cet aspect est très présent. L’angoisse.
Est-ce lié à notre pays ?
Je ne sais pas. Nous sommes un carrefour de tellement de cultures. Nous subissons une pollinisation de tous côtés. Les cultures française, anglo-saxonne et germanique se mélangent.
Y a-t-il une différence entre l’approche d’un artiste flamand et d’un francophone ?
En effet. Mais beaucoup moins depuis Magritte. Et Ensor. Pourquoi ? Parce qu’aussi bien en Flandre qu’en Wallonie, Magritte et Ensor sont les figures centrales. Avant eux, il y avait l’expressionnisme flamand et le surréalisme qui se situait en Wallonie. Mais aujourd’hui, c’est sur ces deux personnages clés de l’histoire que se bouturent les jeunes générations. Elles grandissent à partir de là. Le mot et l’image. Le mot est plus présent chez les Wallons. Le concept et sa transposition plastique demeurent plus flamands. Etrange en fait. Une fois que la culture a été fédéralisée en Belgique (avec deux commissions), les artistes montrent beaucoup plus d’unité.
Comment cela se fait-il ?
Nous ne lions pas forcément la culture à une langue. Ce que font les ministères. Ce qu’ont fait les politiciens qui ont imposé la priorité linguistique et font la césure à partir de là. Mais nous parlons beaucoup plus de l’héritage culturel de la Belgique. Et il est aussi bien flamand que francophone. Dans les arts plastiques, cela reste très présent. « L’entrée du Christ à Bruxelles » est le centre de la Belgique ; la charnière. De la Belgique et de la conversion de sa connaissance de l’art en ce que l’on est. Ensor lie sa mémoire à une vision personnelle et cela se joue justement à Bruxelles. Pas par hasard. Bruxelles est une capitale, le carrefour entre Amsterdam et Paris. De Duisburg à Paris, il fallait passer par Bruxelles. Le surréalisme et l’abstrait se situaient dans les Brabants wallon et flamand. Le surréalisme était wallon. Deux tendances tournées vers l’avenir. L’expressionnisme flamand est fort aussi, mais beaucoup plus local. Parce que plus romantique.
Le romantisme est souvent teinté de nationalisme...
Bon. Mais il s’agit de l’aspect nostalgique. On retrouve cela chez Broodthaers. La nostalgie du XIXe par exemple. La Belgique du XIXe, là où nous avons commencé à devenir la Belgique par accident. « By accident ! »
Cette Belgique-accident doit-elle rester un Etat unitaire ?
Oui. Je suis un belgicain.
Cet état d’esprit ne règne pas partout en Flandre...
Vous pensez ? Certaines personnes comme Hugo Claus se définissent tout de même en tant que Belges. Sans forcément être royalistes. C’est encore plus fréquent dans les arts plastiques. Moi, je suis les deux.
Vous êtes royaliste. Que représente la famille royale pour vous ?
Elle est une image de l’histoire. Un symbole de la manière dont le pays s’est créé et profilé par la suite. Si nous n’avions pas eu de roi, nous n’aurions jamais pu être acceptés comme pays.
L’histoire est importante ?
Certainement. Mais elle est de moins en moins considérée. Dans l’enseignement, on prodigue de l’éducation sociale mais peu d’histoire. Pour l’art, l’histoire est fondamentale. Car comment être un artiste contemporain sans tenir compte de ce qu’a apporté le passé ? Sans l’avoir digéré ?
Le pays est donc fédéral. Remarque-t-on une grande différence dans l’approche culturelle des deux communautés ?
Une très grande différence. J’ai souvent dû constater qu’en Flandre, par exemple, il y a un enthousiasme beaucoup plus fort concernant les arts plastiques. Les artistes wallons sont mieux soutenus par la Flandre que par leur propre Région.
Comment cela se fait-il ?
Par une autre manière de subsidier. En posant d’autres priorités. Heureusement, il y a quelques exceptions. Laurent Busine à Charleroi par exemple. Une différence remarquable. La Flandre a des contacts permanents avec lui. Parce qu’il est sur la même longueur d’ondes. Lui aussi pense internationalement. A Liège, ils ont reçu des opportunités à n’en plus finir... Quand on sait qu’ils avaient une énorme collection de Graindorge et qu’ils n’ont pas poursuivi dans cette voie... Pour les subventions non plus. La Wallonie compte beaucoup d’artistes qui se sont inscrits en tant que Flamands pour recevoir des subventions. En Flandre tout est mieux structuré. Nous disposons d’un vrai réseau d’artistes. Pourtant, pour Documenta (NDLR : la grande manifestation d’art contemporain à Kassel), il y avait deux Flamands et deux Wallons. Etrange. Ils ont été choisis par l’Américain qui organise l’événement. Ce qui veut donc dire que la Wallonie compte de bons artistes, même si la Flandre a un meilleur réseau et une politique plus favorable. Mais ils sont plus soutenus par la Flandre que par la Wallonie.
N’est-ce pas bizarre que la Communauté flamande subventionne des artistes francophones ?
Cela ne me pose aucun problème. Il s’agit d’art. L’année prochaine, j’expose Jacques Charlier. Et je ne sais pas trop à qui je dois m’adresser pour obtenir des subventions. Typiquement belge : les Flamands vont dire « C’est un Wallon !» et les Wallons diront : « C’est en Flandre ! » (haha !)
Comment allez-vous résoudre ce problème ?
Je pense que je vais devoir y aller de ma poche... Mais je vais faire tout mon possible pour grappiller des sous quand même. C’est parfois plus facile d’exposer à l’étranger qu’en Belgique : on reçoit plus d’argent.
Y a-t-il une grande différence entre les politiques muséales en Flandre et en Belgique francophone ?
Concernant l’art contemporain oui. Il n’y a pas de musées d’art actuel en Wallonie. Le premier vient d’ouvrir ses portes au Grand Hornu. Et en dehors de cela, je trouve qu’il n’y a rien. Parfois des manifestations sporadiques dans les autres musées à Liège, à Namur. A Charleroi, il s’agit d’un salon, donc pas vraiment un musée.
Et à Bruxelles ?
Il y a bien sûr le grand musée. Mais dans cette espèce de puits, c’est de l’art moderne, pas contemporain. Beaucoup trop de lacunes. Et en Flandre, nous avons donc Anvers, Gand et Ostende. Ostende au niveau national. Anvers et Gand au niveau international.
Certaines personnes ont réagi violemment à des expositions qui ont eu lieu ici. Comme l’emballage des colonnes avec des tranches de jambon fumé.
« Over the edges ». Naturellement. C’est toujours comme cela. L’art contemporain engendre toujours des problèmes. J’ai commencé en 1975 avec Panamarenko, Marcel Broodthaers. Mais à l’époque de Magritte, c’était la même chose...
L’art doit-il choquer ?
Il ne doit pas. Mais il choque. Cela déplace les problèmes. Et en ajoute des nouveaux. L’art est toujours basé sur une mémoire assortie d’une vision. S’il n’y avait que la mémoire, il s’agirait de copies. L’artiste y ajoute quelque chose en tant qu’individu émancipé de la société. C’est pourquoi l’art demeure si important. En tant que parcelle de liberté. Nous la recherchons tous, mais nous sommes limités. L’artiste, lui, peut la représenter dans la société.
Une mémoire assortie d’une vision. Transposées sur la Belgique, qu’est-ce qu’il en ressort ?
Un si petit pays avec des personnes si formidables. Incroyable. De si grandes choses. Danse, musique, film. Un si petit pays d’où jaillissent tant de choses...
A l’étranger, vous présentez-vous comme Gantois, Flamand ou Belge ?
Belge. Ou Européen.
Certains parlent de séparatisme en Flandre. Qu’en pensez-vous ?
Ridicule. Plus on réduit le pays, pire c’est. Plus complexe il est, mieux c’est. Nous sommes un modèle pour l’extérieur. De ce que l’Europe pourrait signifier. Les critiques lancées d’une communauté contre l’autre sont des cartes politiques que nous ne jouons pas dans la culture. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne se sent pas flamand. C’est autre chose. Cela a un rapport avec la tradition. L’expérience, très locale, très flamande. Les primitifs flamands se sont fort préoccupés des opérations locales. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille songer au séparatisme pour autant. Au contraire, la richesse dont nous disposons est incroyable...
La tradition. Que pensez-vous des manifestations comme le pèlerinage de l’Yser ?
De l’hyperlocal. Une idéologie dépassée. Les Flamands revendiquent ce petit territoire où toute la Belgique a combattu. Pas juste. Mais on sait tout de suite qui est né durant le pèlerinage. (Haha !). Les jeunes qui y vont pendant le week-end dorment dans une tente et après 9 mois, ils ont un enfant. Ils lui donnent le nom d’un héros flamand. (Haha !)
Et le 11 juillet, le 700e anniversaire de la bataille des Eperons d’or ?
Un phénomène médiatique. Comme pour ce chanteur-là je ne sais pas comment il s’appelle..
Sergio sans doute...
Oui. Tous ces trucs commerciaux, comme la Fête des mères... Nous y participons, car c’est justement les moments où nous recevons de l’argent. (Haha !). Moi, pas. Mais c’est le cas de Bruges 2002. Avec l’incroyable flux d’argent qui y est versé. C’était quand déjà ? En 1302 ? A l’époque, ça a dû être formidable, cette victoire sur les Français ! Mais de là à la transposer à l’époque actuelle...
Est-ce le rôle des pouvoirs publics de subventionner les artistes ?
Je trouve que oui. C’est la tâche des pouvoirs publics de sensibiliser la population à l’art. Chacun a un droit démocratique d’être informé sur l’art. Sans subventions, seuls les riches pourraient en profiter. Mais des riches qui auraient une connaissance de l’art.
Tout le monde est-il sensible à l’art ?
Par nature oui. Certainement les Belges. Il n’y a aucune maison sans tableau. En France ou aux Pays-Bas, on trouve encore des logements sans aucune image. En Belgique, l’art s’inscrit dans les gènes. Comme en Italie. Chaque Belge est né avec une particule de Rubens en lui.
Êtes-vous fier d’être belge ?
Oui. Mais parfois pas. Quand on commet des parricides et des fratricides. Typiquement belge. Il vaut mieux devenir adulte en un coup et nier ses parents. Sans toutefois perdre le respect, la reconnaissance, la loyauté.
Dans le message politique véhiculé par les artistes, trouve-t-on du communautaire ?
Non. Il s’agit plutôt du problème de l’individu face au collectif. Or les politiques essaient - de là le séparatisme - d’homogénéiser le plus possible. Un pays aussi complexe que la Belgique n’est pas homogénéisable. C’est pourquoi on sépare. Pour avoir plus de prise. Pour utiliser un dénominateur commun et pour contrôler. L’artiste se soustrait à ce genre de logique. Heureusement, il y a des politiciens qui voient l’intérêt de la complexité. Ceux qui veulent avoir une prise, ce sont les Vlaams Blokkers. Et tous ceux qui sont extrémistes, fondamentalistes. Chez les écologistes aussi, on trouve des fondamentalistes. Dans l’art également. Dans beaucoup de domaines. Ils sont issus des cycles de la peur. L’incertitude devient importante aujourd’hui. Moi, je ne la ressens pas. Je la constate. Nous sommes d’une autre génération où nous étions dirigés vers l’avenir. Et à l’époque, c’était possible.
Comment expliquez-vous le succès du Vlaams Blok en Flandre ?
A cause de l’insatisfaction à l’égard de la politique en général. A l’égard des étendards. Pas seulement à cause du séparatisme, ni du racisme. Les électeurs sont mécontents.·

Informations complémentaires

"Thank God for the Gift", documentaire de Luc Vrydaghs sur Jan Hoet (nl, 80', 2024)

“Thank God for the Gift” est un film qui donne vie à l'univers complet de Jan Hoet. Un monde dédié à l'art, où la vie privée et professionnelle ne sont pas séparées. C'est aussi le portrait d'une âme inquiète qui ne voulait que progresser, ne jamais rester immobile. Le documentaire présente le parcours exceptionnel du célèbre conservateur Jan Hoet, ainsi que la personne controversée derrière ce parcours. C'était un homme passionné avec une soif inextinguible d'art, radical dans son honnêteté et sa croyance en une liberté intellectuelle et émotionnelle totale. Il a sorti l'art du musée et l'a amené vers les gens, dans la vie quotidienne. Le fil rouge tout au long du film est la peinture préférée de Jan Hoet, l'Agneau mystique du XVe siècle [des frères Van Eyck].

(https://www.daltondistribution.be/film/thank-god-gift)