Biographie
Jacques Lavalleye
(Saint-Josse-ten-Noode, 03/09/1900 - Bruxelles, 17/08/1974)
Historien d’art spécialiste de la peinture flamande.
A l’issue de la première guerre mondiale, Jacques Lavalleye entame des études d’Histoire à l’Université catholique de Louvain et obtient le titre de Docteur en Philosophie et Lettres en 1922.
1924-1929.
Après son service militaire, il devient archiviste-paléographe aux Archives générales du Royaume.
1929-1936.
Attaché aux Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles dès 1929
Parallèlement, il fait un séjour à Rome et à Urbino.
Reprend des études d’archéologie et d’histoire de l’art à l’université de Louvain, et obtient dans cette discipline encore neuve du cursus universitaire un deuxième titre de Docteur en 1936, avec une thèse sur “Juste de Gand, peintre de Frédéric de Montefeltre”.
* Ses professeurs en histoire de l'art sont R. Lemaire (1878-1954), F. Mayence (1879-1959) et René Maere (1869-1950) qui fut son maître de thèse.
Avec ses contemporains Franz De Ruyt et Paul Naster, il jouera un rôle déterminant dans l’organisation des études d’archéologie et d’histoire de l’art à l’Université de Louvain, cursus initié par les trois professeurs susnommés.
1937.
Nommé maître de conférences à l’Université de Louvain : Histoire de la peinture.
1940.
Sous-officier durant la campagne des dix-huit jours, puis prisonnier de guerre.
1942.
Reprend son enseignement sous l’occupation
* Fondateur de l'Institut d'histoire de l'art et d'archéologie de l'Université catholique de Louvain (1942).
1944-1949.
Nommé professeur ordinaire à la libération, il reprend peu à peu les cours de son maître, Maere, qui prend sa retraite en 1948. Les cours du programme renouvelé sont dispensés en français et en néerlandais, les langues nationales du pays.
Très engagé dans la promotion de la recherche en histoire de l'art, il collabore étroitement avec Paul Coremans, responsable des Archives iconographiques centrales de l'art national et du Laboratoire central des musées belges à Bruxelles (ACL, devenu en 1957 l'Institut royal d'étude et de conservation du patrimoine artistique belge (IRPA)). Ensemble, ils fondent le Centre national d'étude des « Primitifs Flamands » (1949), connu internationalement pour sa triple série de publications : le Corpus de la peinture des anciens Pays-Bas méridionaux au quinzième siècle ( Primitifs Flamands Corpus), le Répertoire des peintures flamandes des quinzième et seizième siècles et les Contributions à l'étude des Primitifs Flamands .
1958.
Devient doyen de la Faculté des Lettres de l'Université catholique de Louvain
Elu membre correspondant de l' Académie royale des Sciences, des Arts et des Beaux-Arts de Belgique (Section Beaux-Arts) ; en devient membre en 1962 et secrétaire perpétuel entre 1970 et 1974.
Il joue également un rôle actif au sein de l' Union internationale des Académies , sise à Bruxelles
1962.
Secrétaire du comité de la Biographie nationale , publiée par l'Académie.
1965.
Création de sections flamande et française distinctes, indépendantes l'une de l'autre. Lavalleye est le premier président de la section française
Démissionne de cette fonction pour protester contre la scission de l’Université de Louvain en deux entités linguistiques.
1969.
Publie un important article sur l'histoire de l'institut, dans lequel il revient également sur l'histoire de l'enseignement de l'histoire de l'art et de l'archéologie à Louvain depuis la fin du XIXe siècle.
Elu au Comité international d’histoire de l’art, à Paris,
Nommé secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Belgique.
1970. Admis à l’éméritat.
Pédagogue influent, il compte parmi ses élèves plusieurs historiens de l’art de renom, dont Roger Van Schoute et Ignace Vandevivere, ainsi que l'essayiste Simon Leys (alias Pierre Ryckmans).
Il décède en 1974.