Philippot Paul

Personnalité

Philippot Paul

Critique d'art Historien d'art Institutionnel Membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts Professeur d'histoire de l'art Professeur d'université Conservation-Restauration

Paul Philippot (Woluwé-Saint-Pierre, 08/02/1925 - Watermael-Boitsfort, 15/01/2016) Historien d’art et théoricien de la restauration Fils d’Albert Philippot, restaurateur ; époux d’...

Informations

Naissance
08/02/1925 · Woluwe-Saint-Pierre
Décès
15/01/2016 · Watermael-Boitsfort
Communauté
Communauté française
Rôles
Critique d'art, Historien d'art, Institutionnel, Membre de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts, Professeur d'histoire de l'art, Professeur d'université
Discipline
Conservation-Restauration

Biographie

Paul Philippot

(Woluwé-Saint-Pierre, 08/02/1925 - Watermael-Boitsfort, 15/01/2016)

 

Historien d’art et théoricien de la restauration

Fils d’Albert Philippot, restaurateur ; époux d’Annie Reniers-Philippot, philosophe spécialisée en phénoménologie.

 

Formation

Docteur en droit et en histoire de l’art et archéologie (ULB) ; étudiant notamment à l’Institut central de restauration (ICR) de Rome dirigé par Cesare Brandi.

Mémoire de fin d’études : L'Istituto centrale del restauro : son organisation et sa position devant les principaux problèmes de la restauration des peintures, ULB, année 1950-1951 (publié par G. Basile. F. Provenzani & Cie en 2012)

 

Professeur d’histoire de l’art à l’ULB de 1956 à 1995 ; à l’initiative de nombreux projets : ouverture d’un centre de technologie des arts plastiques à l’ULB, lancement de la revue AHAA, et cofondation de l’atelier de restauration de l’ENSAV La Cambre en 1980.

Collaborateur de Paul Coremans à l’IRPA (Institut royal du Patrimoine artistique) – où son père, Albert Philippot, travaillait comme restaurateur –, il participe notamment, dans les années cinquante, à l’étude interdisciplinaire de l’Agneau Mystique des frères Van Eyck, et pose les jalons d’une nouvelle éthique critique du restaurateur quant au respect de l’histoire matérielle de l’œuvre d’art (nettoyage et notion de patine notamment).

Co-fondateur de l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation des Biens Culturels) créé à Rome en 1959 par l’UNESCO, dont il assure la codirection (1959-1971) puis la direction (1971-1977). Il y développe les programmes et les politiques et en rédige l’ensemble des rapports et documents officiels, en lien étroit avec l’ICOM (Conseil international des musées), l’IIC (Institut international de conservation) et l’ICOMOS (Conseil international des monuments et sites). Il développe encore, avec l’aide de l’ICR et de l’IRPA, plusieurs programmes internationaux de cours de perfectionnement, notamment sur la conservation du patrimoine architectural et sur celle des peintures murales.

Philippot réalise de nombreuses missions d’enseignement, d’études et d’expertise en histoire de l’art et en conservation, tant en Europe qu’en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, au Japon et dans différents pays asiatiques.

Membre de l’Académie royale de Belgique (Correspondant de la Classe des Arts le 7 janvier 1988 ; Membre titulaire le 4 mai 2000, Membre émérite le 8 janvier 2005).

 

Théoricien et pédagogue brillants, Paul Philippot fut un acteur majeur dans le domaine de l’histoire de l’art comme dans celui de la théorie de la conservation/restauration et de sa mise en œuvre, et ce, dans un contexte multiculturel mondial. Esprit critique aiguisé, il élargit les problématiques et propose de l’œuvre d’art une approche polyvalente, mettant en évidence plus qu’auparavant l’étroite connexion entre étude stylistique, histoire des techniques et conservation/restauration.

Informations complémentaires

Son épouse, Annie Reniers, a offert à l’Académie royale de Belgique les ouvrages de Paul Philippot que la bibliothèque ne possédait pas encore, et a légué à la Fondation Périer-D’Ieteren qui a pour objectif d’aider les jeunes chercheurs en histoire de l’art et les restaurateurs, sa bibliothèque, ses archives et ses photos.

Remarques

Photo © La Thérésienne. Revue de l’Académie royale de Belgique (2023-1)