La peinture abstraite en Flandre

Référence bibliographique

La peinture abstraite en Flandre

Livre Français

Informations bibliographiques

Auteur
Berckelaers, dit Michel Seuphor Ferdinand
Éditeur
Arcade
Lieu d'édition
Bruxelles
Date de publication
1963
Langue
Français

Type de publication

  • Livre

Mouvements et tendances

Écoles

  • Ecole belge

Description

"Je vais commencer par une imprudence en annexant la Wallonie à la Flandre. Les peintres de Liège le trouveront peu de leur goût, eux qui depuis longtemps se sont annexé la France. Mais c'est un fait, la peinture en Belgique est flamande par définition. Laissons cela en l'état par commodité historique et géographique bien que la peinture ne soit pas définition ni belge, ni flamande, ni wallonne mais universelle" (Michel Seuphor, p. 61)

 

* Au livre, par ordre chronologique de naissance [131 peintres]: H. van de Velde, P. De Troyer, A. Daenens, E. Engel-Pak, M. Donas, J. Schmalzigaug, G. Vantongerloo, H.J. Closon, P. Joostens, J. Kiemeneij, J.J. Gailliard, M. Guillain, J. Léonard, M. Jadot, R. Guiette, J. Lacasse, J. Peeters, G. Burssens, H. Kerels, E. Van Dooren, G. De Vlamijnck, Ph. Morel, V. Servranckx, K. Lewy, F. de Boeck, J. Mees, H. Michaux, H. Wolfs, P.L. Flouquet, Orix, K. Maes, M. Seuphor, V. Delhez, Elt Mesens, A. Marstboom, A. Grosemans, F. Bilcke, J. Milo, M. Velle, M. Eemans, M. Schelck, A. Staritsky, J. Lismonde, M. Quinet, A. Mortier, A. Bonnet, R. Meerbergen, H. De Cocker, R. Mels, J. Cobbaert, L. Van Lint, R. Ubac, G. Bertrand, J. Rets, B. Dubail, J. Delahaut, R. Haeck, H. Heerbrandt, M. Boël, G. Lemmens, Rover, J. Dupuis, L. Matthijs, Silvin, M.J. Ide-Perez, M. Mendelson, V. Noël, L. Peire, J. De Maegd, E. Van Anderlecht, M. De Clercq, Fr. Holley, V. Gentils, M. Haccuria, H. Dorchy, M. Carlier, P.Mara, A. Bogaert, G. De Sauvage, Fl. Welles, A. Teszlak, R. Raveel, J. Ongenae, F. Carette, P. Bury, P. Antoine, A. De Vogelaere, O. Landuyt, J. Grooters, Fr. Lambilliotte, G. Collignon, E. Bergen, P. Vlerick, M. Wyckaert, R. Gilles, L.M. Londot, M. Warrand, J. Saverys, S. Vandercam, A. Keunen, J. Burssens, R. Lucas, P. Van Hoeydonck, S. Lacour, E. Mackowiak, B. De Leeuw, G. Vandenbranden, G. Sempels, L. Vandendriessche, R.J. Corriot, St. Vanderauwera, D. Van Severen, G. Swimberghe, P. Alechinsky, R. Dudant, J. Zimmermann, H. Claus, G. Van Lange, W. Ganzevoort, M. Verstockt, P. Lahaut, G. Bulcke, W. Leblanc, Ch. Drybergh, W. Vanermen, J. Verheyen, R. Wittevrongel, J. Lacomblez, P. Van Gijsegem, G. Mees, C. Van Breedam, P. Patoor (1939). D'autres comme Picon ou Plomteux sont simplement évoqués.

Description physique

Michel Seuphor avec Maurits Bilcke, Léon-Louis Sosset, Jean Walravens

​

Nombreuses ill. en coul.

Textes de présentation

"Je vais commencer par une imprudence en annexant la Wallonie à la Flandre. Les peintres de Liège le trouveront peu de leur goût, eux qui depuis longtemps se sont annexé la France. Mais c'est un fait, la peinture en Belgique est flamande par définition. Laissons cela en l'état par commodité historique et géographique bien que la peinture ne soit pas définition ni belge, ni flamande, ni wallonne mais universelle" (Michel Seuphor, p. 61)

 

 

Presse

¨ Article très virulent contre le livre et contre Michel Seuphor, particulièrement, par Jo Verbrugghen in Cyanuur 1963 ou 64. 

 

- Philippe Minguet in ??????. 
Ce compte rendu parait avec un peu de retard. Ce n'est pas grave puisque les auteurs ont voulu faire un livre qui soit « de la vie greffée sur la Vie », souhaitant que toute momification en soit à jamais absente, même dans l'esprit de ceux qui le liront dans vingt ans !»
Le Musée imaginaire, lui aussi, a ses mécènes et ses donateurs. Sans pudiquement dénommée « initiative », d'une banque de la place, qui n'en est pas à son coup d'essai, le somptueux ouvrage que l'on voudrait signaler ici n'aurait sans doute pas vu le jour. Etait-il urgent de consacrer tant de soins à dresser l'inventaire forcément sujet à révision de la peinture abstraite telle qu'en Belgique elle se manifesta, -et se manifeste encore, bien sûr - point très différente, du reste, de ce qu'elle est sous d'autres cieux ? Le chauvinisme n'est pas chez nous un défaut tellement voyant qu'il faille se plaindre de la publicité luxueuse ici faite à des artistes souvent méconnus et parfois de taille à rivaliser avec les grandes vedettes de l'art international. Faut-il du moins, regretter que ce panorama de la peinture belge non figurative ait été placé sous pavillon flamand ? Certains critiques ont blâmé cette enseigne dont les raisons commerciales sont défendables en matière d'art, au moins, « Flamand » est un nom plus prestigieux que « Belge »... Le préfacier, M. Langui, et le principal auteur, Michel Seuphor, ont éprouvé le besoin de s'expliquer sur ce point qui aurait pu être brûlant, par les temps actuels, si l'art vivant préoccupait beaucoup l'opinion publique : ce n'est pas le cas. Mince querelle, au demeurant, puisque l'usage, chez les spécialistes, est d'englober l'art belge dans l'art flamand, convention peu discutable quant aux époques classique et baroque, plus contestable quant à l'époque contemporaine. Bien qu'un des peintres réunis en l'occurrence alt intitulé une de ses toiles Espace flamand (surface à peu près uniformément recouverte d'un brun grisâtre), la saveur régionaliste des peintres abstraits n'est pas évidente.
C'est à Paris que, pour sa part, l'Anversois Michel Seuphor a acquis une notoriété à la fois comme peintre, comme poète, comme animateur de galeries, et surtout comme écrivain d'art. Intimement mêlé aux premières phases de l'art abstrait, en Belgique notamment, dès les années vingt, sa collaboration à la présente synthèse s'imposait pour ainsi dire, même si ses préférences notoires pour certains courants (il est l'auteur d'une importante monographie sur Mondrian) devaient l'incliner à quelque injustice pour les peintres de tendance informelle. En fait, Seuphor a fait un effort manifeste pour parler objectivement, poliment, des artistes tournant le dos à son idéal géométrisant. S'il lui arrive de décocher un trait acéré, c'est qu'il vise, me semble-t-il, un impuissant ou un plaisantin. D'ailleurs, ceux qu'il n'a pas gâtés n'en pâtiront guère, s'il est vrai, comme dit Seuphor, que « le vent se vend » ; d'autre part, les collaborateurs du poète-critique se sont chargés de panser les blessures. 
Non, c'est plutôt la mansuétude qui semble excessive, dans l'ensemble. Près de 150 peintres ont droit à leur notice, beaucoup à une reproduction. Même si l'on se fait une idée très favorable du génie belge (ou flamand), ce chiffre étonne. Sans doute les appelés sont-ils encore plus nombreux que les élus et sans doute aussi le propos et le caractère monumental de l'ouvrage justifiaient-ils ce large éclectisme. Mais le danger est de pousser à croire qu'un Gaston Bertrand, un Louis Van Lint, un Antoine Mortier et quelques autres se distinguent seulement par la manière des talents médiocres, voire nuls, qui les entourent. Oserons-nous dire que cinq planches pour Seuphor lui-même ne s'imposaient pas ?
Le livre fait la part belle aux pionniers. Avant la guerre, le prestige de l'expressionnisme jetait un peu d'ombre sur le petit groupe d'artistes qui, vers 1920, s'étaient ralliés à l'art non représentatif. Cette première aventure ne fit pas long feu. On se réjouit cependant de voir remis à leur juste place des peintres ou des graphistes comme Servranckx ou Josef Peeters. Servranckx, qui fut à peu près le seul à poursuivre en Belgique une carrière de peintre abstrait, ne peut certes passer pour un grand maître. L'inspiration futuriste, trop vite éteinte, lui convenait mieux que la composition néo-plasticiste. Mais son action sur l'art appliqué, sur l'architecture d'intérieur, mérite sans doute une très honorable mention. Beaucoup auront la surprise de découvrir Joseph Lacasse qui, en 1911, faisait de l'abstraction sans le savoir, avant d'ouvrir, vingt ans plus tard les voies d'un Poliakoff ; ce n'est pas un génie. Et que dire de Marthe Donas qui ne survivra que par ses beaux dessins cubistes ?
Discutable, assurément, à cause du manque de rigueur et d'esprit critique que nous avons signalé, déparé çà et là par des notices en style de catalogue d'exposition, cet ouvrage onéreux - qui, en tout état de cause, fait honneur à l’édition belge (ou flamande ?) - constitue néanmoins un instrument d'information de tout premier ordre.

 

Infos complémentaires

[- curieusement Lempereur-Haut cité dans le corps du texte comme "un “abstrait” de la première heure et qui est un des éléments les plus stables du Salon des réalités Nouvelles" n'a pas de notice / ennemi personnel de Seuphor !?!?!?.]

 

"Ce volume imposant servira d'autant plus la notoriété de 131 peintres belges que, les oeuvres importantes et encore disponibles ont été acquises par un groupe d'amis de la Banque constituant un ensemble représentatif de l'art abstrait en Flandre... destiné à circuler dans le monde sous forme d'exposition itinérante dont le livre sera en quelque sorte à la fois le catalogue et le guide." (Fr.-Cl. Legrand in Quadrum n° 16, Bruxelles, 1964, p. 163)