Les Primitifs Flamands

Référence bibliographique

Les Primitifs Flamands

Français Collection La Peinture en Belgique

Dans la préface du tome I, l’auteur déclare qu’il voudrait poursuivre cet inventaire pour la peinture jusqu’au XVIIIe siècle et aborder ensuite l’architecture et la sculpture.

Tome 1 (1908) : Créateurs de l’art flamand :
Les frères Van Eyck, Roger van der Weyden, Le Maître de Flémalle (Jacques Daret ?), Thierry Bouts et ses fils, Petrus Christus.

Quelques miniaturistes flamands et wallons ont occupé une place éminente dans cet art cosmopolite, et c’est chez eux que l’on saisit le mieux les progrès des tendances réalistes qui aboutiront à l’art des van Eyck. Jean de Bruges, nommé peintre de Charles VI en 1373, se révèle portraitiste exact et nullement courtisan dans le profil pointu de son maître qu’il peignit sur le premier feuillet de la Bible royale (Musée Westreenen, à La Haye). André Beauneveu, artiste universel, sculpteur de tombes, imagier, peintre, miniaturiste, enlumineur de statues, natif, semble-t-il, de Valenciennes, et chanté par Froissart, est un éclectique qui, à travers une noblesse et une grâce parfois mièvres acquises au contact des maîtres parisiens, affirme une nature violente et populaire.

Tome II (1909 ; 18 pp.) : Hugo van der Goes - Justus de Gand - Le Maître de la Légende de Sainte Lucie - Simon Marmion - Hans Memlinc - Le Maître de la Légende de Sainte Ursule - Gérard David et son École.

Tome III. Débuts du XVIe siècle, fin de l’idéal Gothique.
* Jérôme Bosch, Quentin Matsys, Gossart dit Jean de Mabuse, Joachim Patinir, Henri Bles, Le Maître des femmes à mi-corps, Bernard Van Orley, les Van Conninxloo, les deux Van Clève..
« Le premier qui partit fut Mabuse vers 1508 ». L'autorité de Fromentin a maintenu la croyance que Gossart, le premier, s'imprégna de l'idéal italien. D'autres pourtant étaient partis avant lui et l'italianisme avait pénétré l'art flamand avant cette date de 1508, toujours citée. Faut-il rappeler les Madones à la guirlande attribuées à Memlinc, les amorini et les décorations mantegnesques de Gérard David, les architectures méridionales d'Albert Bouts, les fonds de paysages alpestres aux perspectives bleuâtres empruntés aux maîtres lombards dès la fin du XVe siècle, enfin le portique brunellescien, les types raphaëlesques introduits par Metsys dans une œuvre qu'il achève en 1509, l'année où Mabuse rentre d'Italie? La nécessité de s'assimiler l'esthétique nouvelle s'était imposée au peintre de la Légende de sainte Anne. Il n'en prit qu'à la mesure de son sentiment. Gossart consentit à tout absorber et c'est pourquoi la date de son voyage en Italie est tenue, non sans quelque raison, pour un terme fatidique.

Tome IV. Réalistes et romanisants

Lancelot Blondeel, Pierre Coecke, Corneille et Jan Matys, Marinus Van Reymerswael, Jan Mandyn, Pïeter Bruegel l’ancien, Breughel l’enfer, Pourbus le vieux, J. Vermeyen, Antonio Moro, etc.

Informations bibliographiques

Auteur
Fierens-Gevaert Hippolyte
Lieu d'édition
Bruxelles
Date de publication
01/01/1908
Date de création
04/08/2024
Langue
Français
Série
Collection La Peinture en Belgique
Description physique

4 volumes, 25,5 x 32,5 ; nombreuses illustrations et notices biographiques.

Résumé

Dans la préface du tome I, l’auteur déclare qu’il voudrait poursuivre cet inventaire pour la peinture jusqu’au XVIIIe siècle et aborder ensuite l’architecture et la sculpture.

Tome 1 (1908) : Créateurs de l’art flamand :
Les frères Van Eyck, Roger van der Weyden, Le Maître de Flémalle (Jacques Daret ?), Thierry Bouts et ses fils, Petrus Christus.

Quelques miniaturistes flamands et wallons ont occupé une place éminente dans cet art cosmopolite, et c’est chez eux que l’on saisit le mieux les progrès des tendances réalistes qui aboutiront à l’art des van Eyck. Jean de Bruges, nommé peintre de Charles VI en 1373, se révèle portraitiste exact et nullement courtisan dans le profil pointu de son maître qu’il peignit sur le premier feuillet de la Bible royale (Musée Westreenen, à La Haye). André Beauneveu, artiste universel, sculpteur de tombes, imagier, peintre, miniaturiste, enlumineur de statues, natif, semble-t-il, de Valenciennes, et chanté par Froissart, est un éclectique qui, à travers une noblesse et une grâce parfois mièvres acquises au contact des maîtres parisiens, affirme une nature violente et populaire.

Tome II (1909 ; 18 pp.) : Hugo van der Goes - Justus de Gand - Le Maître de la Légende de Sainte Lucie - Simon Marmion - Hans Memlinc - Le Maître de la Légende de Sainte Ursule - Gérard David et son École.

Tome III. Débuts du XVIe siècle, fin de l’idéal Gothique.
* Jérôme Bosch, Quentin Matsys, Gossart dit Jean de Mabuse, Joachim Patinir, Henri Bles, Le Maître des femmes à mi-corps, Bernard Van Orley, les Van Conninxloo, les deux Van Clève..
« Le premier qui partit fut Mabuse vers 1508 ». L'autorité de Fromentin a maintenu la croyance que Gossart, le premier, s'imprégna de l'idéal italien. D'autres pourtant étaient partis avant lui et l'italianisme avait pénétré l'art flamand avant cette date de 1508, toujours citée. Faut-il rappeler les Madones à la guirlande attribuées à Memlinc, les amorini et les décorations mantegnesques de Gérard David, les architectures méridionales d'Albert Bouts, les fonds de paysages alpestres aux perspectives bleuâtres empruntés aux maîtres lombards dès la fin du XVe siècle, enfin le portique brunellescien, les types raphaëlesques introduits par Metsys dans une œuvre qu'il achève en 1509, l'année où Mabuse rentre d'Italie? La nécessité de s'assimiler l'esthétique nouvelle s'était imposée au peintre de la Légende de sainte Anne. Il n'en prit qu'à la mesure de son sentiment. Gossart consentit à tout absorber et c'est pourquoi la date de son voyage en Italie est tenue, non sans quelque raison, pour un terme fatidique.

Tome IV. Réalistes et romanisants

Lancelot Blondeel, Pierre Coecke, Corneille et Jan Matys, Marinus Van Reymerswael, Jan Mandyn, Pïeter Bruegel l’ancien, Breughel l’enfer, Pourbus le vieux, J. Vermeyen, Antonio Moro, etc.

Informations complémentaires

Edition s'échelonnant de 1908 à 1912