Disciplines et techniques
Sculpture, Performance, Sculpture Matériaux mixtes
Sculpture, Performance, Sculpture Matériaux mixtes
Information non documentée.
Figuration, Nouvelle figuration I (1950)
Art engagé, Figures humaines, Politique, Post-colonial
Aucune information de provenance n'est renseignée.
Aucune exposition n'est renseignée pour cette œuvre.
Bohm T 2015
(27-28/06/2015) Liège, RAVI. Ouverture des ateliers de Tatiana Bohm, Alex Chevalier, Emilia Ukkonen , Antoine Van Impe.
Lors du vernissage le 26/06, Performance de Tatiana Bohm : Leopold/Action
- Tatiana Bohm. Texte de présentation du projet de résidence
Ma recherche artistique s’articule sous forme de chapitres, expérimentant différentes formes artistiques tel que la sculpture, le dessin, l’installation, la vidéo, la performance, la photographie à l’aide de matériaux et techniques variés.
Comme la cire moulée, les jouets militaires en plastique perforé, le cuir brûlé par la poudre d’arme à feu, le ponçage de photographies argentiques de Marie Françoise Plissart, les pages de catalogues des peintres flamands du XVIe siècle, la projection de soudure sur tissus politique et religieux africains, le nouage de plastiques poubelle sur la grille du palais Egmont…
Autant de recherches plastiques qui nourrissent mon propos, une critique du monde qui m’entoure
En abordant de nouvelles interactions entre matériaux et techniques, cherchant à interpréter ce qui nous est donné à voir, à vivre.
Des thèmes visant la sauvagerie humaine dans son élément, le monde qui l’entoure.
Dans mon projet de résidence à Liège, c’est un chapitre encore inexploré dédié à Leopold que j’aimerai aborder.
« Leopold » masque en silicone de bonobo écorché, co-réalisé en 2013 avec Rebecca Flores (photo : 65 x 50 cm)
Ce masque en silicone « moulé à mes mesures » a été réalisé comme première étape de travail pour ensuite donner naissance à une série de performances, de vidéos et de photographies.
C’est cette 2ème étape de travail que je développe au RAVi lors de ma résidence.
Un travail de mise en scène du personnage Leopold et de réalisation de performances qui aboutira à un travail photographique et filmé. Avec des performances réalisées en live et une série d’objets créés autour de la mise en scène de Leopold.
Leopold
Tatiana Bohm sous le masque de Leopold (masque de bonobo écorché réalisé en silicone), le sauvage déjouant ce qui arrête le naturel et le culturel et interrogeant l'histoire. S'articulant en différents chapitres, les jeux auxquels Leopold s'adonne prennent vie sous forme de performances laissant des traces telles que des vidéos, des photographies ou ce qu'il reste des actions réalisées. Leopold tente d'entendre l'appel à la nature qui retentit pour un retour à l'état « sauvage ». Enlevant son masque de roi déchu, laissant tomber son costume qu'on lui a imposé, Leopold dépossédé souhaite retrouver un état primitif des premiers instants, cherchant à tâter le terrain face à lui, creusant dans le peu de racines qu'il nous reste. Les tambours résonnent jusqu'au fond de nos entrailles. Personnage rejouant les tensions et les souffrances de l'Autre, représentation maîtrisée, érigée à travers l'Histoire, histoire coloniale de la Belgique, récit de l'évolution de l'homme depuis notre état primitif à l'élévation par la culture. Vacillement entre ré-interprétation et décodage de ses découvertes, face au monde qui l'entoure, celui de l'Homme. Tel un miroir à facettes, multiples reflets de l'humanité, Leopold tente de déjouer les symboles et les systèmes de valeurs qui bâtissent le savoir de soi et le regard occidental sur le monde. Il interroge l'identité profonde de l'homme. Dans l'espace aseptisé du musée, haut lieu de conservation et de sanctification de la Culture, Leopold s'infiltre en réel, mettant en danger les réalités construites, ébranlant alors l'ordre établi d'un monde factice. Ici, rien n’est cruel, juste un simulacre des sentiments d'impuissance. Un miroir de l’instinct animal éteint.
Aucune bibliographie n'est renseignée.