Lao Tseu (c. 571-490 av. J. C.)
Qui ne s'occupe pas de vivre est plus sage que celui qui estime trop la vie (Tao-tö-king, LXXV)
Les hommes sont différents dans la vie, semblables dans la mort.
La vie est un départ et la mort un retour (Lao Tseu).
Confucius (c. 551-479 av. J.C.)
La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard.
La vie est vraiment simple, mais nous persistons à la rendre compliquée.
La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents.
Celui qui ne sait pas ce que c'est que la vie, comment saura-t-il ce que c'est que la mort ? (Confucius)
Bouddha (VIe siècle av. J. C.)
Vis pleinement chaque acte comme s’il devait être le dernier.
Vis comme si l’instant le plus important de ta vie était le moment que tu vis maintenant.
La vie n’est pas un problème à résoudre mais une vérité à expérimenter.
Pythagore (c. 580 - c. 485 av J.C.)
Ne commence rien dont tu puisses te repentir dans la suite. Garde-toi d'entreprendre ce que tu ne sais pas faire, et commence par t'instruire de ce que tu dois savoir. C'est ainsi que tu mèneras une vie délicieuse.
Socrate (469 - 399 av. J.C.)
Je crois qu'on ne peut mieux vivre qu'en cherchant à devenir meilleur, ni plus agréablement qu'en ayant la pleine conscience de son amélioration (cité par Xénophon).
Je crois qu'on ne peut mieux vivre qu'en cherchant à devenir meilleur, ni plus agréablement qu'en ayant la pleine conscience de son amélioration.
Nous ne nous approchons de la vérité que dans la mesure où nous nous éloignons de la vie.
Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue (Socrate)
Platon (428 / 427 - 348 / 347 av. J.C)
Chacun, parce qu'il pense, est seul responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c'est-à-dire de sa destinée.
L'essentiel n'est pas de vivre mais de bien vivre.
La vie, qui a en partage la tempérance, le courage, la sagesse, ou la santé, est plus agréable que celle où se trouvent l'intempérance, la lâcheté, la folie ou la maladie.
La vie est un court exil.
La vie est, en quelque sorte, un pèlerinage
Mourir n'est pas mourir, mes amis, c'est changer. La vie est le combat, ma mort est la victoire. Et cet heureux trépas, des faibles, redouté, n'est qu'un enfantement à l'immortalité (Platon).
Euripide (c. 480 - 406 avant J.-C)
[...] j'envie parmi les hommes quiconque sans péril mena jusqu'au terme une existence anonyme et obscure. (Iphigénie à Aulis, in Théâtre 1, Garnier-Flammarion n° 46, p.43)
Une misérable vie vaut mieux qu'une belle mort ! (Iphigénie à Aulis, in Théâtre 1, Garnier-Flammarion no 46, p.83)
Digne d'envie, celui qui, béni dans ses enfants, ne s'est pas en eux préparé des calamités singulières ! (Oreste, in Théâtre 1, Garnier-Flammarion n° 46)
Dans toutes les conjonctures où se trouvent mêlés les hommes, le génie féminin est l'obstacle qui fait dévier leur vie vers le malheur. (Oreste, in Théâtre 1, Garnier-Flammarion n° 46, p.182)
Tout ce qui vient des dieux se recouvre d'obscurité ; nul ne peut jamais prévoir le malheur ; le sort se dérobe à notre connaissance. (Iphigénie en Tauride, in Théâtre 1, Garnier-Flammarion n° 46, p.244)
Il faut que le prix en vaille la peine, quand on joue sa vie aux dés de la fortune. (Rhésos, in Théâtre 2, Classiques Garnier, p.18)
[...] une vie sans beauté n'est qu'un lourd fardeau. (Hécube, in Théâtre 2, Classiques Garnier, p.117)
Étrangeté de la vie humaine, où toutes les routes se croisent, où l'on voit la conduite des hommes marquer leurs véritables affinités, réunissant dans l'amitié ceux qu'a le plus violemment séparés la guerre, inspirant de la haine pour ceux que l'on aima ! (Hécube, in Théâtre 2, Classiques Garnier, p.135)
Science n'est pas sagesse non plus que de ne pas avoir les sentiments d'un simple mortel. La vie est brève. Pour cette raison, qui donc avec de hautes ambitions pourrait jouir du présent ? Tel est le caractère des insensés et des hommes aux mauvais conseils, selon moi. (Les Bacchantes, in Théâtre 3, Classiques Garnier, p.26)
Il convient à un sage de chercher à modérer ses emportements. (Les Bacchantes, in Théâtre 3, Classiques Garnier, p.35)
Quand on a une vie modeste, quand on ne cherche pas de mauvaises défaites sur les dieux et qu'on reste dans la mesure humaine, on a une vie sans tourments. (Les Bacchantes, in Théâtre 3, Classiques Garnier, p.50)
[...] c'est peu de choses que la vie ; vous la passerez avec tous les plaisirs possibles si de l'aube à la nuit vous évitez les chagrins. Car le temps ne sait pas sauvegarder les espoirs ; son oeuvre faite, il s'envole. (Héraclès Furieux, in Théâtre 3, Classiques Garnier, p.143)
Il n'est, dit-on, qu'un seul bien qui puisse défier la vie : c'est une conscience juste et droite, chez tout homme qui la possède. (Hippolyte, in Théâtre 4, Garnier-Flammarion no122, p.185)
Dans la vie, il n'est pas prudent de faire trop de zèle. (Hippolyte, in Théâtre 4, Garnier-Flammarion no122, p.195)
[...] l'honneur passe avant la vie dans l'opinion des hommes de coeur. (Les Héraclides, in Théâtre 4, Garnier-Flammarion no122, p.233)
[...] la mort, je ne la désire pas, mais je n'aurai pas de souffrance à quitter la vie. (Les Héraclides, in Théâtre 4, Garnier-Flammarion no122, p.257)
Qui sait si notre vie n'est pas la mort, et si mourir n'est pas vivre aux Enfers ? (Euripide, Fragments, in Théâtre 4, Garnier-Flammarion no122, p.383)
Ménandre (IVe s. av. J.-C)
La vie est un voyage et le monde une foire où l'on ne trouve que des marchés, des jeux, des filous et de la cohue (Les fragments).
Epicure (342 - 270 av. J.-C)
Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu'il vient à peine de naître.
Une vie heureuse est impossible sans la sagesse, l'honnêteté et la justice, et celles-ci à leur tour sont inséparables d'une vie heureuse (Epicure, Lettre à Ménécée).
Cicéron(106 - 43 av. J.C.)
On envisage la mort avec sérénité si, au moment de mourir, on peut être fier de sa vie. Une vie qui s'est entièrement vouée à la pratique de la vertu n'est jamais trop courte. (Devant la mort, 1re Tusculane, p.99, Arléa n° 21)
Lucrèce (Titus Lucretius Carus, dit) (c. 98 - 55 av J.-C.)
«Nul ne reçoit la vie comme propriété ; usufruit seulement, telle est la loi pour tous.» (De la Nature, livre III, vers 971-972, trad. J. Kany-Turpin, coll. GF, Flammarion, 1998)
«Sans doute, une fois né, chacun veut-il en vie demeurer tant que l'attrait du plaisir le tient. Mais qui n'a point goûté à l'amour de la vie et ne compta jamais au nombre des vivants, en quoi souffrirait-il de n'être point créé ?» (De la Nature, livre V, vers 177-180, trad. J. Kany-Turpin, coll. GF, Flammarion, 1998)
Pourquoi ne te retires-tu pas de la vie comme un convive rassasié et ne te résignes-tu pas, sot que tu es, à prendre un repos exempt de soucis ? (De la nature, III, 936).
Syrus Publius (1e siècle av. J. C.)
Qu'importe un peu plus tard que la mort nous délivre ? Vivre longtemps n'est rien ; le tout est de bien vivre (Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C)
À l'amour, au plaisir longuement on se livre ; mais qu'il est court, le temps que l'on emploie à vivre ! (P. Syrus, id.)
Sénèque (4 av. J.C.- 65 ap J.C.)
L'essentiel de la vie s'écoule à mal faire, une bonne partie à ne rien faire, toute la vie à faire autre chose que ce qu'il faudrait faire.
Comme il est doux d'avoir épuisé ses désirs, de les avoir laissés derrière soi ! (Lettres à Lucilius, I.)
Personne ne se soucie de bien vivre, mais de vivre longtemps, alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.
Tel cesse de vivre avant d'avoir commencé (Les lettres à Lucilius - Vers 64 ap. J.-C.)
Nous mourons plus mauvais que nous ne sommes nés. C'est notre faute à nous pas celle de la nature.
Ne prendrait-on pas pour un crétin fini celui qui trouverait qu'il est plus mauvais pour une lampe d'être éteinte que de n'être pas encore allumée ? Nous aussi, on nous allume, on nous éteint. Entre-temps, nous souffrons quelque peu, mais, aux deux extrémités, c'est la tranquillité profonde.
Vivre, c'est être utile aux autres. Vivre c'est être utile à soi.
Vivez pour autrui afin de vivre pour vous-même (Les lettres à Lucilius - Vers 64 ap. J.-C.)
La vie, c'est une pièce de théâtre : ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps mais qu'elle soit bien jouée.
C'est la vie qui nous apprend et non l'école.
Se plaindre qu'un homme soit mort, c'est se plaindre qu'il ait été homme.
Et souvent le bien c'est, justement, que la vie ne dure pas longtemps.
La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie.
Le plus grand obstacle à la vie est l'attente, qui espère demain et néglige aujourd'hui.
Les misères de la vie enseignent l'art du silence.
A force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse.
Il faut toute la vie pour apprendre à vivre
Nous n’avons pas reçu une vie brève, nous l’avons faite telle. (Sénèque, De la Brièveté de la Vie)
Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie (Sénèque)
Quand tu auras désappris à espérer, je t’apprendrais à vouloir. (Sénèque)
Mais combien est courte et agitée la vie de ceux qui oublient le passé, négligent le présent, craignent pour l’avenir ! Arrivés au dernier moment, les malheureux comprennent trop tard qu’ils ont été si longtemps occupés à ne rien faire. (Sénèque, De la brièveté de la vie, 16, 1
Épictète (c. 50 - 125 après J.-C.)
Souviens-toi que tu es acteur d'un drame que l'auteur veut tel : court, s'il le veut court ; long, s'il le veut long ; si c'est un rôle de mendiant qu'il veut pour toi, même celui-là joue-le avec talent; de même si c'est un rôle de boiteux, de magistrat, de simple particulier. Car ton affaire, c'est de jouer correctement le personnage qui t'a été confié ; quant à le choisir, c'est celle d'un autre. (Manuel publié par Arrien [§ XVII, trad. J. Pépin, in Les Stoïciens, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 1116])
Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt,
il reste seul ;
s'il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ;
et qui hait sa vie en ce monde
la conservera en vie éternelle. (Évangiles, Évangile selon saint Jean, XII, 24-25)
Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. (Évangiles, Évangile selon saint Matthieu, XVI, 25)
Qu'est-ce que votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît un moment, puis disparaît (Nouveau Testament, Jacques, IV, 14)
Rarement nous pouvons découvrir un homme qui dise avoir vécu heureux et qui, son temps fini, quitte la vie content comme un convive rassasié. (Horace, Satires, I, 1, 117)
Martial (40-104).
Ainsi, Posthumes, tu vivras demain, dis-tu :
Trop tard, trop tard ! le sage vit aujourd'hui même ! (Epigrammes)
Epictète (50-135)
Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir.
Suétone (c. 70 – c. 140)
[Auguste] fit venir ses amis et leur demanda s'il leur paraissait avoir bien joué jusqu'au bout la farce de la vie. (Auguste, XCIX).
Marc Aurèle (121-180)
« Dusses-tu vivre trois mille ans et autant de fois dix mille ans, souviens-toi pourtant que personne ne perd une autre vie que celle qu'il vit, et qu'il n'en vit pas d'autre que celle qu'il perd.» ( Pensées,livre II, § 14, trad. É. Bréhier, in Les Stoïciens, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 1149)
Il faut de la sérénité pour accepter les choses qu’on ne peut pas changer, du courage pour changer les choses qu’on ne peut pas changer, et de la sagesse pour distinguer l’un de l’autre.
L'art de vivre ressemble plus à un match de lutte qu'a un ballet.
Notre vie est ce qu'en font nos pensées.
Fais chacun de tes actes comme si c'était le dernier de ta vie.
Effacer ce qui est imagination ; réprimer l’impulsion ; éteindre le désir ; reste maître de sa faculté directive.
Voilà la morale parfaite :
Vivre chaque jour comme si c’était le dernier.
Ne pas s’agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant (Marc Aurèle)
Isidore de Séville (entre 560 et 570-636).
Etudiez comme si vous deviez vivre toujours ; vivez comme si vous deviez mourir demain
Khayyam Omar (1043-1131)
Sois heureux un instant. Cet instant c'est ta vie.
Averroès (1126-1198)
Il existe des conceptions vulgaires tout à fait suffisantes pour la vie pratique ; elles doivent même être la nourriture des hommes. Elles ne suffisent cependant pas à l'intelligence.
Dante Alighieri (1265-1321)
Qui [sans honneur] a consumé sa vie
laisse de soi, sur terre, autant de trace
que fumée en les airs, écume en l'onde. (Divina Commedia, L'Inferno, XXIV).
Pétrarque Francesco (1304-1374)
La vie, hélas, s'enfuit et ne s'arrête guère,
Et la mort va bientôt devant nous à grand pas
Tout ce qui est, qui fut, et tout ce qui sera
Font à cœur troublé une éternelle guerre (Poésies)
Deschamps Eustache (vers 1340-1404)
Car il n'est rien qui vaille franche vie. (Balades de moralité).
De Vinci Léonard (1452-1519)
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.
Celui qui n'aime pas la vie ne la mérite pas (L de Vinci).
Erasme(vers 1467-1536)
Si la vie demeurait triste, elle ne s'appellerait pas la vie, et ce n'est que par de tels moyens qu'elle échappe à la tristesse et à son proche cousin, l'ennui. (Éloge de la folie p.29 Éd. Garnier-Flammarion n° 36)
Machiavel Nicolas (1469-1527)
Il y a si loin de la manière dont on vit à celle dont on devrait vivre, que celui qui tient pour réel et pour vrai ce qui devrait l'être sans doute, mais qui malheureusement ne l'est pas, court à une ruine inévitable. (Le Prince)
Ronsard Pierre de (1524-1585)
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie (Ronsard, Sonnets pour Hélène)
Montaigne Michel Eyquem de (1533-1592)
Si la vie n’est qu’un passage, au moins sur ce passage semons des fleurs.
Il n'est rien si beau et légitime que de faire bien l'homme et dûment, ni science si ardue que de bien et naturellement savoir vivre cette vie ; et de nos maladies la plus sauvage, c'est mépriser notre être. ( Essais, 1580-1595, livre troisième, chap. XIII, éd. P. Michel, coll. "Folio", Gallimard, p. 409)
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie ; l'une nous ennuie, l'autre nous effraye. (Essais, III, 12).
Nous ne devenons pas autres pour mourir. J'interprète toujours la mort par la vie. (Essais, II, 11).
Cervantès Miguel de (1547-1616)
Où il y a de la vie, il y a de l'espoir (Don Quichotte)
Le temps me presse, l'angoisse croît, l'espoir s'étiole et malgré cela, je vis mon désir de vivre et je voudrais reculer le terme fatal (Cervantès)
Shakespeare William (1563-1616)
La vie n'est qu'une ombre qui passe, un pauvre acteur qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scène et qu'ensuite on n'entend plus. C'est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. (Macbeth)
C'est perdre la vie que de l'acheter par trop de soucis (La Marchande de Venise)
La pensée est l'esclave de la vie, et la vie est le fou du temps... (Henry IV, V, 4, Hotspur).
Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.
Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer.
J'ai vécu assez longtemps : et le chemin de ma vie se perd dans les feuilles jaunies et séchées. (Macbeth, V, 3, Macbeth).
Nous sommes faits de la même étoffe que les songes et notre petite vie, un somme la parachève. (La Tempête, IV, 1, Prospero).
Descartes René (1596-1650)
Ayant accoutumé dans toutes les autres choses de faire distinction entre l'existence et l'essence, je me persuade aisément que l'existence peut être séparée de l'essence de Dieu, et qu'ainsi on peut concevoir Dieu comme n'étant pas actuellement (1). Mais néanmoins, lorsque j'y pense avec plus d'attention, je trouve manifestement que l'existence ne peut non plus être séparée de l'essence de Dieu, que de l'essence d'un triangle rectiligne la grandeur de ses trois angles égaux à deux droits, ou bien de l'idée d'une montagne l'idée d'une vallée; en sorte qu'il n'y a pas moins de répugnance de concevoir un Dieu (c'est-à-dire un être souverainement parfait) auquel manque l'existence (c'est-à-dire auquel manque quelque perfection), que de concevoir une montagne qui n'ait point de vallée.
(1) Comme n'étant pas réellement. (Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 5e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 312]
Calderon de la Barca (1600-1681)
Qu'est-ce que la vie ? Un délire. Qu'est-ce que la vie ? Une ombre, une illusion ; et le plus grand des biens ne compte guère. Oui, toute la vie est un songe ; et les songes eux-mêmes que sont-ils ? Songe !
Corneille Pierre (1606-1684)
La moitié de ma vie a mis l'autre au tombeau, Et m'oblige à venger, après ce coup funeste, Celle que je n'ai plus sur celle qui me reste. (Le Cid, p.214, in Théâtre complet, Éd. RVG)
Un vieillard amoureux mérite qu'on en rie :
Mais le trône soutient la majesté des rois Au-dessus des mépris, comme au-dessus des lois. (Médée, p.161, in Théâtre complet, Éd. RVG)
J'ai de l'ambition, mais plus noble et plus belle :
Cette grandeur périt, j'en veux une immortelle, Un bonheur assuré, sans mesure et sans fin, Au-dessus de l'envie, au-dessus du destin. Est-ce trop l'acheter que d'une triste vie Qui tantôt, qui soudain me peut être ravie ;
Qui ne me fait jouir que d'un instant qui fuit, Et ne peut m'assurer de celui qui le suit ? (Polyeucte martyr, p.302, in Théâtre complet, Éd. RVG)
Pour la cause de Dieu s'offrir en sacrifice, C'est courir à la vie, et non au supplice. (Théodore, p.418, in Théâtre complet, Éd. RVG)
Chaque instant de la vie est un pas vers la mort. (Corneille Pierre)
La Fontaine Jean de (1621-1695)
[...] Je voudrais qu'à cet âge
On sortît de la vie ainsi que d'un banquet,
Remerciant son hôte, et qu'on fît son paquet. (Fables, la Mort et le Mourant).
Contre de telles gens, quant à moi, je réclame.
Ils ôtent à nos cœurs le principal ressort ;
Ils font cesser de vivre avant que l'on soit mort. (La Fontaine Jean de, Fables, le Philosophe scythe).
Molière Jean Baptiste Poquelin dit (1622-1673)
Apprenez enfin qu'un gentilhomme qui vit mal est un monstre dans la nature (...) (Molière, Dom Juan, IV, 4.)
Pascal Blaise (1623-1662)
Qu'une vie est heureuse quand elle commence par l'amour et finit par l'ambition. Si j'avais à en choisir une, je prendrais celle-ci. (Discours sur les Passions de l'Amour)
Spinoza Baruch (1632-1677)
Chaque chose, selon sa puissance d'être (quantum in se est), s'efforce de persévérer dans son être. (L'Éthique, 1677 [3e partie, prop. VI, trad. R. Caillois, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 421])
Si vous voulez que la vie vous sourie, apportez-lui d'abord votre bonne humeur (Spinoza).
La Bruyère Jean de (1645-1696)
La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie à rendre l'autre misérable
Il n'y a pour l'homme que trois événements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre. (Les Caractères, De l'homme).
On ne vit point assez pour profiter de ses fautes. On en commet pendant tout le cours de sa vie ; et tout ce que l'on peut faire à force de faillir, c'est de mourir corrigé.
Il n'y a pour l'homme que trois événements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir et il oublie de vivre. (La Bruyère)
Montesquieu Charles de (1684-1755)
Qui a dit que la vie est un songe ? La vie est un jeu.
Tout ce qui est devrait être. Tout ce qui est pouvait ne pas être.
Sans la mémoire des meurtrissures du passé, nous ne serions ni heureux ni malheureux, car l'instant serait notre tyran (Montesquieu).
Voltaire (1694-1778)
Au lieu donc de nous étonner et de nous plaindre du malheur et de la brièveté de la vie, nous devons nous étonner et nous féliciter de notre bonheur et de sa durée. (Lettres philosophiques, p.175 Éd. Garnier-Flammarion no 15)
Dieu se joue à son gré de la race mortelle :
Il fait vivre cent ans le normand Fontenelle
Et trousse à trente-neuf ce dévot de Pascal. (Voltaire)
Franklin Benjamin (1706-1790)
La vraie tragédie de la vie, c'est qu'on devient vieux trop tôt et sage trop tard.
de La Mettrie Julien Offray (1709-1751)
Qui sait d'ailleurs si la raison de l'existence de l'homme ne serait pas dans son existence même ? Peut-être a-t-il été jeté au hasard sur un point de la surface de la terre, sans qu'on puisse savoir ni comment, ni pourquoi ; mais seulement qu'il doit vivre et mourir, semblable à ces champignons qui paraissent d'un jour à l'autre, ou à ces fleurs qui bordent les fossés et couvrent les murailles. (L'Homme-machine, 1747 [Mille et une nuits, Librairie Arthème Fayard, pp. 53-54])
Rousseau Jean-Jacques (1712-1778)
Ah ! Si l'on peut vivre mille ans en un quart d'heure, à quoi bon compter tristement les jours qu'on aura vécu ? (Julie ou la Nouvelle Héloïse, III, X.)
L'homme qui a le plus vécu n'est pas celui qui a compté le plus d'années, mais celui qui a le plus senti la vie (Émile, ou De l'éducation, 1762)
« Que nous passons rapidement sur cette terre ! le premier quart de la vie est écoulé avant qu’on en connaisse l’usage ; le dernier quart s’écoule encore après qu’on a cessé d’en jouir. D’abord nous ne savons point vivre, bientôt nous ne le pouvons plus ; et, dans l’intervalle qui sépare ces deux extrémités inutiles, les trois quarts du temps qui nous reste sont consumés par le sommeil, par le travail, par la douleur, par la contrainte, par les peines de toute espèce. La vie est courte, moins par le peu de temps qu’elle dure, que parce que, de ce peu de temps, nous n'en avons presque point pour le goûter. L’instant de la mort a beau être éloigné de celui de la naissance, la vie est toujours trop courte, quand cet espace est mal rempli (Émile, ou De l'éducation, 1762)
Vivre, ce n'est pas respirer, c'est agir ; c'est faire usage de nos sens, de nos facultés, de toutes les parties de nous-mêmes qui nous donnent le sentiment de notre existence (Émile, ou De l'éducation ,1762)
Mortels, ne cesserez-vous point de calomnier la nature ? Pourquoi vous plaindre que la vie est courte ? S'il est un seul d'entre vous qui sache mettre assez de tempérance à ses désirs pour ne jamais souhaiter que le temps s’écoule, celui-là ne l'estimera point trop courte. Vivre et jouir seront pour lui la même chose ; et dût-il mourir jeune, il ne mourra que rassasié de jours (Émile, ou De l'éducation,1762)
Diderot Denis (1713-1784)
Voilà le train de la vie ; l'un court à travers les ronces sans se piquer ; l'autre a beau regarder où il met le pied, il trouve des ronces dans le plus beau chemin, et arrive au gîte écorché tout vif. (Jacques le Fataliste et son maître, p.736, in Oeuvres romanesques, Classiques Garnier 1962)
Mon maître, on passe les trois quarts de sa vie à vouloir, sans faire. (Jacques le Fataliste et son maître, p.759, in Oeuvres romanesques, Classiques Garnier 1962)
Et la vie ? (...) La vie, une suite d'actions et de réactions. Vivant, j'agis et je réagis en masse... mort, j'agis et je réagis en molécules... Je ne meurs donc point ?... Non, sans doute, je ne meurs point en ce sens, ni moi, ni quoi que ce soit... Naître, vivre et passer, c'est changer de formes (...) (Diderot, le Rêve de d'Alembert)
Vauvenargues (1715-1747)
La conscience des mourants calomnie leur vie. (Réflexions et maximes, in Oeuvres, Garnier-Flammarion no 336, p.197)
On ne peut juger de la vie par une plus fausse règle que la mort. (Réflexions et maximes, in Oeuvres, Garnier-Flammarion no 336, p.197)
L'indifférence où nous sommes pour la vérité dans la morale, vient de ce que nous sommes décidés à suivre nos passions, quoiqu'il en puisse être. Et c'est ce qui fait que nous n'hésitons pas lorsqu'il faut agir, malgré l'incertitude de nos opinions. Peu m'importe, disent les hommes, de savoir où est la vérité, sachant où est le plaisir. (Réflexions et maximes, in Oeuvres, Garnier-Flammarion no 336, p.234)
Kant Emmanuel (1724-1804)
La vie est un jeu continuel de plaisir et de peine (Anthropologie, 1798)
La vie n'a de valeur que par rapport à l'usage qu'on en fait.
La faculté d'un être d'agir selon ses représentations s'appelle la vie (Kant)
De La Taille de Gaubertin Edme (1735-1782)
Pour vivre tranquille, il faut mépriser les propos des sots, la haine des envieux, l'insolence des riches et la faveur des grands de ce monde (Pensées et réflexions, 1775)
Chamfort Sébastien Roch Nicolas, dit Nicolas de (1741-1794)
Vivre est une maladie, dont le sommeil nous soulage toutes les seize heures ; c'est un palliatif : la mort est le remède.
Il y a deux choses auxquelles il faut se résoudre, sous peine de trouver la vie insupportable : les injures du temps et les injustices des hommes.
Dans les grandes choses, les hommes se montrent comme il leur convient de se montrer ; dans les petites, ils se montrent comme ils sont. (Maximes et pensées, p.35, Livre de Poche n°2782)
Il y a deux choses auxquelles il faut se faire, sous peine de trouver la vie insupportable : ce sont les injures du temps et les injures des hommes. (Maximes et pensées, p.49, Livre de Poche n°2782)
Il faudrait pouvoir unir les contraires, l'amour de la vertu avec l'indifférence pour l'opinion publique, le goût du travail avec l'indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l'indifférence pour la vie. (Maximes et pensées, p.50, Livre de Poche n°2782)
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ? (Maximes et pensées, p.89, Livre de Poche n°2782)
Il y a des hommes à qui les illusions sur les choses qui les intéressent sont aussi nécessaires que la vie. Quelquefois cependant ils ont des aperçus qui feraient croire qu'ils sont près de la vérité ; mais ils s'en éloignent bien vite, et ressemblent aux enfants qui courent après un masque, et qui s'enfuient si le masque vient à se retourner. (Maximes et pensées, p.96, Livre de Poche n°2782)
La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne pas se regarder vivre. (Chamfort. Maximes et pensées, p.106, Livre de Poche n°2782)
Goethe Johann Wolfgang von (1749-1832).
Toutes les spéculations sont grises, mon ami,
Mais éternellement vert est l'Arbre d'or de la vie (Faust)
Méphisto. Mon bon ami, toute théorie est grise, mais vert et florissant est l'arbre de la vie. (Premier Faust, cabinet d'étude ; Faust I)
Celui-là seul mérite la liberté et la vie
Qui doit chaque jour les conquérir. (Second Faust, grande cour d'entrée du palais ; Faust II)
Seul est digne de la vie celui qui chaque jour part pour elle au combat.
Celui qui joue avec la vie n'arrive jamais à rien. (Xénies / Xenien).
Une vie inutile est une mort anticipée.
Nous vivons tous du passé, et le passé nous engloutit (Maximes et réflexions, 1749-1832)
La vie est courte, ma chérie, mais la journée sera longue (attribué à Johann Wolfgang von Goethe)
Gilbert Nicolas Joseph Florent (1750-1780)
Au banquet de la vie, infortuné convive,
J'apparus un jour, et je meurs :
Je meurs, et sur ma tombe, où lentement j'arrive
Nul ne viendra verser des pleurs. (Ode imitée de plusieurs psaumes).
Rivarol Antoine de (1753-1801)
L'homme passe sa vie à raisonner sur le passé, à se plaindre du présent et à trembler pour l'avenir
Joubert Joseph (1754-1824)
Le soir de la vie apporte avec soi sa lampe. (Pensées).
Chateaubriand François René, vicomte de (1768-1848).
On vit avec un cœur trop plein dans un monde trop vide.
Et sans avoir usé de rien, on est désabusés de tout.
La mort ne révèle point les secrets de la vie. (Mémoires d'outre-tombe).
Tout me lasse : je remorque avec peine mon ennui avec mes jours, et je vais partout bâillant ma vie. (Mémoires d'outre-tombe).
Kleist Heinrich von (1777-1811),
La vie a une grande valeur pour celui qui la méprise. (La Famille Schroffenstein)
Foscolo Ugo (1778-1827),
Se repentir du passé, s'ennuyer du présent, craindre l'avenir : telle est la vie. Seule la mort, à qui est confié le renouvellement sacré des choses, me promet la paix. (Ultime Lettere di Jacopo Ortis, 5 mars 1799.).
De Labouïsse-Rochefort Auguste (1778-1852)
La majorité des hommes ne vivent qu'avec les sens ; il en est très peu qui sachent vivre avec leur âme (Les pensées, observations et réflexions, 1810)
Schopenhauer Arthur (1788-1860)
Vouloir vivre, c'est aussi être sûr de vivre, et tant que la volonté de vivre nous anime, nous n'avons pas à nous inquiéter pour notre existence, même à l'heure de la mort. (Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [livre 4e, § 54, trad. A. Burdeau, PUF, 1966])
Pour la plupart, la vie n'est qu'un combat perpétuel pour l'existence même, avec la certitude d'être enfin vaincus. Et ce qui leur fait endurer cette lutte avec ses angoisses, ce n'est pas tant l'amour de la vie, que la peur de la mort, qui pourtant est là, dans l'ombre, prête à paraître à tout instant. (Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [livre 4e, § 57, trad. A. Burdeau, PUF, 1966])
La vie de chacun de nous, à l'embrasser dans son ensemble d'un coup d'œil, à n'en considérer que les traits marquants, est une véritable tragédie ; mais quand il faut, pas à pas, l'épuiser en détail, elle prend la tournure d'une comédie. Chaque jour apporte son travail, son souci ; chaque instant, sa duperie nouvelle; chaque semaine, son désir, sa crainte; chaque heure, ses désappointements, car le hasard est là, toujours aux aguets pour faire quelque malice; pures scènes comiques que tout cela. Mais les souhaits jamais exaucés, la peine toujours dépensée en vain, les espérances brisées par un destin impitoyable, les mécomptes cruels qui composent la vie entière, la souffrance qui va grandissant, et, à l'extrémité du tout, la mort, en voilà assez pour faire une tragédie. On dirait que la fatalité veut, dans notre existence, compléter la torture par la dérision. (Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [livre 4e, § 58, trad. A. Burdeau, PUF, p. 407])
«Plus un homme est inférieur par l'intelligence, moins l'existence a pour lui de mystère.» Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [supplément au livre 1er, 2nde partie, chap. XVII, trad. A. Burdeau, PUF, p. 852]
Les enfants me paraissent parfois semblables à des délinquants innocents qui ne seraient pas condamnés à mourir mais à vivre, sans même avoir entendu les attendus du jugement.
La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l’ennui.
Le fou court après les plaisirs de la vie et trouve la déception ; le sage évite les maux.
Personne n'a vécu dans le passé, personne ne vivra dans le futur ; le présent est le mode de toute vie. (Schopenhauer)
Lamartine Alphonse de (1790-1869)
Le livre de la vie est le livre suprême
qu'on ne peut ni fermer ni ouvrir à son choix
on voudrait revenir à la page où l'on aime
et la page où l'on meurt est déjà sous ses doigts
La vie est ton navire et non pas ta demeure.
Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ? (Lamartine)
Vigny Alfred, comte de (1797-1863)
Amis, qu'est-ce qu'une grande vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l'âge mûr ? (Cinq-Mars)
Littré Emile (1801-1881)
Celui qui veut faire un emploi sérieux de la vie doit toujours agir comme s'il avait à vivre longuement et se régler comme s'il lui fallait mourir prochainement. (Dictionnaire de la langue française)
Lacordaire Henri (1802-1861)
La vie, cette goutte de lait et d'absinthe. (Pensées)
Commerson Louis-Auguste (1802-1879)
Vivre, c’est se souvenir (La petite encyclopédie bouffonne, 1860).
Pour mourir d'inanition, il faut vivre d'espérance et d'eau claire (Commerson, id.).
Hugo Victor (1802-1885)
Ami, cache ta vie et répands ton esprit. (Les Rayons et les Ombres, À un poète).
La sortie de la vie commence un peu avant la mort. On se sent couvert d'ombre. (Tas de pierres, Éditions Milieu du monde).
La vie est une phrase interrompue.
Pourquoi Dieu met-il donc le meilleur de la vie
Tout au commencement ? (Les Voix intérieures, À Eugène, vicomte H.)
Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit.
C’est par le réel que nous existons, c’est par l’idéal que nous vivons …
Vivre c’est sourire au présent.
Il est important, à l'heure actuelle, de garder à l'esprit que l'âme humaine a encore plus besoin de l'idéal que du réel. C'est par le réel que nous existons ; c'est par l'idéal que nous vivons. Est-ce que tu réaliserais la différence ? Les animaux existent, l'homme vit ? Vivre, c'est comprendre. Vivre, c'est sourire au présent ; c'est pouvoir voir au-dessus du mur du futur. Vivre, c'est avoir en soi un équilibre, et y peser le bien et le mal. Vivre, c'est avoir la justice, la vérité, la raison, la dévotion, la probité, la sincérité, le bon sens, le droit, et le devoir soudé au cœur. Vivre, c'est savoir ce que l'on vaut, ce qu'on peut faire et devrait faire. La vie est conscience.
Le bonheur de vivre fait la gloire de mourir ! (Le dévouement, 1828)
Car la vie est passée avant qu'on ait pu vivre. (La Légende des siècles, LV, VI.)
La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime.
Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
La vie est un mystère, et non pas un délire. (Hugo. Nouvelles Méditations, À M. de Musset).
Emerson Ralph Waldo (1803-1982)
La vie est courte, mais elle nous laisse toujours du temps pour la courtoisie.
Rire souvent et beaucoup ; gagner le respect des gens intelligents et l'affection des enfants ; savoir qu'un être a respiré plus aisément parce que vous avez vécu. C'est cela réussir sa vie (Emerson).
Hawthorne Nathaniel (1804-1864)
La vie est faite de marbre et de boue. (The House of the Seven Gables, 2).
Sainte-Beuve (1804-1869)
La saturation, il y a un moment où cela vient dans ce repas qu'on appelle vie : il ne faut qu'une goutte alors, pour faire déborder la coupe du dégoût.
Sand Georges (1804-1876)
La vie, c'est le mouvement, l'agitation, la dépense incessante des forces physiques, morales et intellectuelles (Tamaris, 1862)
Le repos est un rêve ; la vie est un orage (Georges Sand).
Gogol Nicolas (1809-1852
Il faut saisir au vol les pages heureuses de la vie de crainte qu’elles ne se changent en tristesse.
Forneret Xavier (1809-1884)
Dieu punit l'homme de ses fautes en le laissant vivre.
Musset Alfred de (1810-1857)
J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité.
La vie est trop courte pour être petite (A. de Musset)
Gautier Théophile (1811-1872)
La vie, c'est un combat sans trêve (Quand on voyage (1865)
Kierkegaard Søren (1813-1855)
La meilleure preuve de la misère de l'existence est celle qu'on tire de la contemplation de sa magnificence.
On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière ; on ne peut la vivre qu'en regardant en avant.
La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se retournant vers le passé.
La vie a ses propres forces cachées que vous ne pouvez découvrir qu'en vivant.
La vie n’est pas un problème à résoudre mais une réalité dont il faut faire l’expérience. (Kierkegaard)
Thoreau Henry David (1817-1862)
Tu dois vivre dans le présent, te lancer au-devant de chaque vague, trouver ton éternité à chaque instant. (Walden)
Marx Karl (1818-1883)
La production des idées, des représentations et de la conscience, est d'abord directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et au commerce matériel des hommes : elle est le langage de la vie réelle.
Ruskin John (1819-1900)
Il n'y a pas d'autre richesse que la vie, la vie comprenant toute puissance d'amour, de joie et d'admiration. (En ce dernier)
Spencer Herbert (1820-1903)
La vie est l'adaptation continue de relations internes à des relations externes. (Qu'est-ce que la morale ?)
Baudelaire Charles (1821-1867)
Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. (Le spleen de Paris, p.161 Garnier-Flammarion no 136)
Tout homme qui n'accepte pas les conditions de la vie, vend son âme (Les paradis artificiels)
La vie a une fin, le chagrin n'en a pas (Hymne à la beauté).
Enivrez-vous.
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : « Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. (Le spleen de Paris XXXIII)
Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. [...] Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ? (Baudelaire, Les fenêtres)
Flaubert Gustave (1821-1880)
Pour vivre, je ne dis pas heureux (ce but est une illusion funeste), mais tranquille, il faut se créer en dehors de l'existence visible, commune et générale à tous, une autre existence interne et inaccessible à ce qui rentre dans le domaine du contingent, comme disent les philosophes. (A Emmanuel Vasse de Saint-Ouen. 4 juin 1846)
On m'a si souvent humilié, j'ai tant scandalisé, fait crier que j'en suis venu, il y a déjà longtemps, à reconnaître que pour vivre tranquille il faut vivre seul et calfeutrer toutes ses fenêtres de peur que l'air du monde ne vous arrive (Lettre à Louise Colet, le 18 septembre 1846).
Pour moi, je ne sais pas comment font pour vivre les gens qui ne sont pas du matin au soir dans un état esthétique (Lettre à Louise Colet, le 4 octobre 1846).
Après ne pas vivre avec ceux qu'on aime, le plus grand supplice est de vivre avec ceux que l'on n'aime pas. C'est-à-dire avec plus des trois quarts du genre humain. (A Louise Colet, novembre 1847.)
Il n'y a plus maintenant pour les purs que deux manières de vivre : ou s'entourer la tête de son manteau, comme Agamemnon devant le sacrifice de sa fille (procédé peu hardi en somme et plus spirituel que sublime) ; ou bien se hausser soi-même à un tel degré d'orgueil qu'aucune éclaboussure du dehors ne vous puisse atteindre (Lettre à Louise Colet, le 16 novembre 1852)
J'ai la vie en haine, le mot est parti, qu'il reste, oui, la vie, et tout ce qui me rappelle qu'il faut la subir. (A Maxime Du Camp. 21 octobre 1851)
Tout n'est peut-être qu'une immense blague, j'en ai peur, et quand nous serons de l'autre côté de la page, nous serons peut-être fort étonnés d'apprendre que le mot du rébus était si simple. (A Louise Colet. 3 novembre 1851)
Quelle mauvaise chose que la vie, n'est-ce-pas. C'est un potage sur lequel il y a beaucoup de cheveux, et qu'il faut manger pourtant. Aussi, souvent, le cœur vous en lève-t-il de dégoût ! (A Henriette Collier, 24 février 1852)
La vie est une chose tellement hideuse que le seul moyen de la supporter, c'est de l'éviter. (A Mlle Leroyer de Chantepie.18 mai 1857)
La vie doit être une éducation incessante ; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu'à mourir.
Par cela même que je connais les choses, les choses n'existent plus. (Flaubert Gustave)
Amiel Henri Frédéric (1821-1881)
Vivre ce n'est pas concevoir ce qu'il faut faire, c'est le faire ; ce n'est pas entrevoir, c'est réaliser (Journal intime, 21 février 1846).
Vivre c'est agir ; rester les bras croisés, c'est mourir sans avoir vécu (Journal intime, 21 février 1846).
Vivre c'est faire du bien, vivre c'est aimer et vouloir (Journal intime, le 21 février 1846).
Chaque vie se fait son destin. (Journal intime, 16 décembre 1847).
Vivons avec ceux qu'on aime comme si c'était la dernière année, peut-être le dernier mois (Journal Intime, 1 mai 1849)
La vie, c'est apprendre à surmonter les marées qui menacent de nous engloutir, surnager toujours (Journal intime, le 27 novembre 1863)
Vivre, c'est déperdre ses forces, ses affections, ses illusions et toutes ses espérances (Journal intime, 11 mai 1877).
Vivre c'est se dépouiller des gens qu'on aime, c'est flotter vers le gouffre et l'isolement (Journal intime, 11 mai 1877).
Sans un peu d'indulgence optimiste, on ne peut ni vivre ni laisser vivre (Journal intime, 9 juillet 1878).
Pour vivre, il faut se résigner à ses limites, à ses faiblesses, à sa dépendance et aux affronts. Pour vivre, il faut mettre beaucoup d'eau dans son vin, et savoir avaler beaucoup de couleuvres. Trop de fierté est une condamnation à mort (Journal intime, le 20 mai 1880).
Dostoïevski Fiodor M. (1821-1881)
Dieu est la souffrance de la peur de la mort. Celui qui vaincra la souffrance et la peur, celui-là sera lui-même dieu. Il y aura alors une vie nouvelle, il y aura alors un homme nouveau, tout sera nouveau... (Les Démons, p.167, in Les oeuvres littéraires de Dostoïevski, vol. X, Éd. Rencontre)
Il faut croire qu'il est vrai que toute la seconde moitié de la vie humaine n'est faite d'ordinaire que des habitudes contractées pendant la première. (Les Démons, p.349, id.)
Le plus difficile dans la vie est de vivre et de ne pas mentir... et de ne pas croire ses propres mensonges [...] (Les Démons, p.388, id.)
Chaque minute, chaque instant de sa vie doit être pour l'homme une félicité... doit, doit absolument l'être ! C'est le devoir de l'homme lui-même de faire en sorte qu'il en soit ainsi ; c'est sa loi, secrète mais qui existe certainement... (Les Démons, p.401, id.)
[...] le vieux proverbe russe qui dit : " Tel qui creuse un fossé pour autrui, y tombe... lui-même. " (Les Pauvres Gens, p.70, in Les oeuvres littéraires de Dostoïevski, vol. I, Éd. Rencontre)
[...] c'est extraordinaire que l'on puisse vivre en ce monde sans se douter qu'il existe, à proximité, un livre où toute notre vie se trouve contée comme par un témoin. (Les Pauvres Gens, p.139, id.)
C'est toujours la même chose : tout ce qui nous arrive s'accorde à notre état d'âme et quand on est triste, il ne survient que des choses désagréables. (Les Pauvres Gens, p.174, id.)
La vie et le mensonge sont synonymes. (Bobok)
Vivre n'importe comment, mais vivre ! (Dostoïevski, Crimes et châtiments)
Renan Ernest (1823-1892)
Ce qui importe, c'est d'avoir beaucoup pensé et beaucoup aimé, c'est d'avoir levé un oeil ferme sur toute chose, c'est de pouvoir dire à sa dernière heure : «J'ai beaucoup vécu». (Questions contemporaines, Réflexions sur l'état des esprits, OE. compl., t. I, p. 214.)
Fabre Jean Henri (1823-1915)
Tout finit afin que tout recommence, tout meurt afin que tout vive. (Souvenirs entomologiques, Delagrave).
Tolstoï Léon (1828-1910)
De toutes les sciences que l'homme peut et doit savoir, la principale, c'est la science de vivre de manière à faire le moins de mal et le plus de bien possible. (Lettre à Romain Rolland, 1887)
Dumas Alexandre, fils (1829-1895)
Quand on voit la vie telle que Dieu l'a faite, il n'y a qu'à le remercier d'avoir fait la mort.
J'ai peu de temps à vivre sur cette terre que je souhaite le vivre le plus heureux possible ; et, quand la mort viendra, elle frappera une victime résignée, qui tombera en souriant (Dumas, fils, Antonine, 1849)
Cherbuliez Victor (1829-1899)
De toutes les raisons que nous avons de vivre, la curiosité est encore la meilleure (Paule Méré, 1864).
L'homme n'est pas fait seulement pour vivre de pain (V. Cherbuliez. Les hommes et les choses du temps présent, 1883)
Butler Samuel (1835–1902)
La vie est l'art de tirer des conclusions suffisantes de prémisses insuffisantes. (Notebooks).
Twain Mark (1835-1910)
Efforçons-nous de vivre de telle sorte que, quand nous ne serons plus, le croque-mort lui-même pleure à notre enterrement.
Clemenceau Georges (1841-1929)
Une vie est une œuvre d'art. Il n'y a pas de plus beau poème que de vivre pleinement. Echouer même est enviable, pour avoir tenté.
Il faut savoir ce que l’on veut.
Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire.
Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. (Clemenceau G.)
James William (1842-1910)
Si vous croyez que la vie vaut la peine d'être vécue, votre croyance même vous aidera à créer cet état.
James Henry (1843-1916)
Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée.
Nietzsche Friedrich (1844-1900)
À l'école de guerre de la vie. - Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort. (Le Crépuscule des idoles, 1889 [Maximes et pointes, § 8, trad. H. Albert et J. Lacoste, coll. "Bouquins", Robert Laffont, p. 950])
Celui qui vit avec un « pourquoi » qui lui tient lieu de but, de finalité, peut vivre avec n’importe quel « comment ».
La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil.
La vie est, à mes yeux, instinct de croissance, de durée, d’accumulation de force, de puissance : là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin
La vie n'est qu'une variété de la mort et une variété très rare (Gai Savoir, aph. 109)
Puisse chacun avoir la chance de trouver justement la conception de la vie qui lui permet de réaliser son maximum de bonheur.
Tout va, tout revient, la roue de l'existence tourne éternellement. Tout meurt, tout refleurit, le cycle de l'existence se poursuit éternellement. Tout se brise, tout s'assemble à nouveau ; éternellement se bâtit le même édifice de l'existence. Tout se sépare, tout se salue de nouveau ; l'anneau de l'existence se reste éternellement fidèle à lui-même. (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883-1885 [3e partie, Le convalescent, trad. H. Albert et J. Lacoste, coll. "Bouquins", Robert Laffont, p. 456])
Ce qui m'importe, c'est l'éternelle vivacité et non pas la vie éternelle.
« Il baisse, il tombe » — vous écriez-vous moqueurs ;
La vérité c’est qu’il descend vers vous !
Son trop grand bonheur a été son malheur,
Sa trop grande lumière suit votre obscurité. (Le Gai Savoir)
Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi, en lui (F. Nietzsche)
La vie n'est désormais plus conçue par la morale : elle veut l'illusion, elle vit d'illusion… (F. Nietzsche, Essai d'autocritique et autres préfaces, traduction de Marc de Launay . Éditions du Seuil, 1999 (Préface de 1886 de Par-delà le bien et le mal, p. 52 & 53)
France Anatole François Thibault, dit Anatole (1844-1924)
Plus je songe à la vie humaine, plus je crois qu'il faut lui donner comme témoins et pour juges l'Ironie et la Pitié (Le jardin d'Epicure, 1895 )
La vie, c'est la fleur et le couteau, c'est de voir rouge un jour et bleu le lendemain (Histoires comiques, 1903)
La vie est une épreuve qui n'est point égale pour tous (Le jardin d'Épicure, 1895)
Quand on dit que la vie est bonne et quand on dit qu'elle est mauvaise, on dit une chose qui n'a point de sens. Il faut dire qu'elle est bonne et mauvaise à la fois. (France Anatole, Le Jardin d'Épicure, 1895)
Verlaine Paul (1844-1896)
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille. (Sagesse, III, 6, Messein).
La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles
Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d'amour. (Verlaine Paul, Sagesse, I, 8, Messein).
Strindberg August (1849-1912)
On ne peut avoir d'autre tâche par rapport à la vie que de la conserver jusqu'à ce qu'on meure. (L'Écrivain).
De Maupassant Guy (1850-1893)
Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie ?
Stevenson Robert Louis Balfour (1850-1894)
Être ce que nous sommes et devenir ce que nous sommes capables de devenir, tel est le seul but de la vie. (Études familières sur les hommes et les livres).
Bourget Paul (1852-1935)
Il faut vivre comme on pense, sinon tôt ou tard on finit par penser comme on a vécu.
A force de ne pas vivre comme on pense, on finit par penser comme on vit. (Paul Bourget)
Wilde Oscar (1854-1900)
La vraie vie est si souvent celle qu'on ne vit pas. (Fingal O'Flahertie Wills, Rose-Leaf and Apple-Leaf, Envoi).
Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails. Les détails sont toujours vulgaires. (Le portrait de Dorian Gray, Livre de poche n° 569)
Se faire le spectateur de sa propre vie c'est échapper à toutes les souffrances de la vie. (Le portrait de Dorian Gray, idem)
La vie est une grande désillusion. (Le portrait de Dorian Gray, idem)
Il est des moments où il faut choisir entre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l’existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose.
Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais.
Il y a deux tragédies dans la vie : l'une est de ne pas satisfaire son désir et l'autre de le satisfaire.
Vivre est la chose la plus rare au monde. La plupart des gens ne font qu’exister.
La vie n'est qu'un mauvais quart d'heure composé de moments exquis (Les aphorismes et pensées, 1854-1900)
Le but de la vie est le développement personnel. Parvenir à une parfaite réalisation de sa nature, c'est pour cela que nous sommes tous ici.
Je suis toujours en train de m'étonner moi-même. C'est la seule chose qui rende la vie digne d'être vécue.
Vivez ! vivez la merveilleuse vie qui est en vous !
N’en laissez rien perdre !
Cherchez de nouvelles sensations, toujours !
Que rien ne vous effraie … (Wilde Oscar)
Allais Alphonse (1854-1905)
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ? (Le Chat noir)
A quoi bon prendre la vie au sérieux, puisque de toute façon nous n'en sortirons pas vivants ? (A. Allais)
Rimbaud Arthur (1854-1910)
Le chant des cieux, la marche des peuples !
Esclaves, ne maudissons pas la vie. (Une saison en enfer, Matin).
Il y a peut-être des secrets pour changer la vie ? (Une saison en enfer, Délires I).
La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. (Rimbaud, Une saison en enfer, Délires I).
Verhaeren Emile (1855-1916)
La vie est à monter, et non pas à descendre. (La multiple splendeur : les rêves)
Oh ! vivre et vivre et vivre et se sentir meilleur
A mesure que bout plus fermement le cœur ;
Vivre plus clair, dès qu'on marche en conquête ;
Vivre plus haut encore, dès que le sort s'entête
A dessécher la sève et la force des bras. (E. Verhaeren, Les Visages de la Vie, L'action)
Moréas Ioánnis Papadiamandopoúlos, dit Jean (1856-1910)
Ne dites pas : la vie est un joyeux festin ;
Ou c'est d'un esprit sot, ou c'est d'une âme basse.
Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin ;
C'est d'un mauvais courage, et qui trop tôt se lasse. (Stances, Mercure de France).
Aleichem Sholem (1859-1916)
La vie est un rêve pour les sages, un jeu pour les fous, une comédie pour les riches et une tragédie pour les pauvres.
Bergson Henri (1859-1941)
À un certain moment, en certains points de l'espace, un courant bien visible a pris naissance : ce courant de vie, traversant les corps qu'il a organisés tour à tour, passant de génération en génération, s'est divisé entre les espèces et éparpillé entre les individus sans rien perdre de sa force, s'intensifiant plutôt à mesure qu'il avançait. (L'Évolution créatrice, 1907 [chap. Ier, in Oeuvres, PUF, p. 516])
La vie apparaît comme un courant qui va d'un germe à un germe par l'intermédiaire d'un organisme développé. Tout se passe comme si l'organisme lui-même n'était qu'une excroissance, un bourgeon que fait saillir le germe ancien travaillant à se continuer en un germe nouveau. L'essentiel est la continuité de progrès qui se poursuit indéfiniment, progrès invisible sur lequel chaque organisme visible chevauche pendant le court intervalle de temps qu'il lui est donné de vivre. (L'Évolution créatrice, 1907 [chap. Ier, in Oeuvres, PUF, p. 517])
Le rôle de la vie est d'insérer de l'indétermination dans la matière. (L'Évolution créatrice, PUF).
L'homme devrait mettre autant d'ardeur à simplifier sa vie qu'il en met à la compliquer.
Toutesnos analyses nous montrent dans la vie un effort pour remonter la pente que la matière descend. (L'Évolution créatrice, PUF).
Pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même. (Bergson, L'Évolution créatrice, 1907, chap. Ier, in Œuvres, PUF, p. 500)
Laforgue Jules (1860-1887)
Vie ou néant ! choisir. Ah ! quelle discipline !
Que n'est-il un Éden entre ces deux usines ? (Les Complaintes, Complainte des voix sous le figuier bouddhique).
Tchekhov Anton (1860-1904)
Oui. On nous oubliera. C’est la vie, rien à faire. Ce qui, aujourd’hui nous parait important, grave, lourd de conséquences, eh bien, il viendra un moment où cela sera oublié, où cela n’aura plus d’importance. Et, c’est curieux, nous ne pouvons savoir aujourd’hui ce qui sera un jour considéré comme grand et important, ou médiocre et ridicule (…) Il se peut aussi que cette vie d’aujourd’hui dont nous prenons notre parti, soit un jour considérée comme étrange, inconfortable, sans intelligence, insuffisamment pure et, qui sait, même, coupable.
Dans deux cents, trois cents ans, la vie sur terre sera d'une beauté indescriptible. Cette vie est nécessaire à l'homme, et si elle n'est pas jusqu'ici, il doit la pressentir, attendre, rêver et s'y préparer (Tchekhov, Les Trois Sœurs)
Andreas-Salomé Lou (1861-1937)
Le monde ne te fera pas de cadeau, crois-moi.
Si tu veux avoir une vie, vole-là.
De Coubertin Pierre (1863-1937)
L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe, mais le combat. L'essentiel n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu.
Renard Jules (1864-1910)
Qui sait si chaque événement ne réalise pas un rêve qu'on a fait, qu'a fait un autre, dont on ne se souvient plus, ou qu'on n'a pas connu ? (Journal, sans date 1887, p.3, Éd. Robert Laffont coll. Bouquins.)
0[...] l'étrange ténacité des vieillards qui ne veulent plus rien apprendre. (Journal, 1er novembre 1887, p.9)
La peur de la vie. À la façon dont les plus petites choses m'impressionnent, je me demande quelles douleurs me réserve l'avenir. (Journal, 1er novembre 1887, p.9)
Il faut dompter la vie par la douceur. (Journal, 6 avril 1892, Gallimard).
Les gens qui veulent suivre des règles m'amusent, car il n'y a dans la vie que de l'exceptionnel. (Journal, 31 mars 1894, p.168)
Nous passons notre vie à causer de ce mystère : notre vie. (Journal, 27 avril 1894, p.174)
Lis toutes les biographies des grands morts, et tu aimeras la vie. (Journal, 29 novembre 1895, p.237)
La vie est courte, mais comme c'est long, de la naissance à la mort ! (Journal, 26 mai 1896, p.264)
Que de gens vivent comme des morts (Journal, 14 novembre 1900).
Dès que les sourcils poussent, les soucis viennent. (Journal, 8 octobre 1900, p.471)
Le rêve, ce n'est que la vie éperdument dilatée. (Journal, 10 novembre 1900, p.477)
Rien ne dégoûte de la vie comme de feuilleter un dictionnaire de médecine. (Journal, 4 mars 1901, p.506)
Si l'on m'affirmait, preuve en main, que Dieu n'existe pas, j'en prendrais mon parti. Si Victor Hugo n'existait plus, le monde où se meut la beauté qui m'enivre deviendrait tout noir. (Journal, 17 novembre 1901, p.555)
La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin, au réveil, on s'aperçoit que tout est blanc. (Journal, 9 décembre 1901, p.558)
Que cette vie me paraîtrait belle si, au lieu de la vivre, je la regardais vivre ! (Journal, 3 janvier 1902, p.564)
Je passe ma vie à me poser de vagues points d'interrogation, et je ne tiens pas aux réponses. (Journal, 26 avril 1902, p.587)
La vie est courte, mais on s'ennuie quand même. (Journal, 24 mai 1902, p.594)
Quand on se réjouit d'être jeune, et qu'on remarque qu'on se porte bien, c'est la vieillesse. (Journal, 2 mars 1903, p.635)
La vie n'est peut-être qu'une maladie, le phylloxera de notre planète. (Journal, 16 avril 1904, p.706)
Ça m'est égal, de manquer ma vie. Je ne vise pas. Je tire en l'air, du côté des nuages. (Journal, 19 avril 1904, p.707)
La vie est courte, mais l'ennui l'allonge. Aucune vie n'est assez courte pour que l'ennui n'y trouve pas sa place. (Journal, 5 mars 1906, p.819)
Mon cerveau devient comme une toile d'araignée : la vie n'y peut plus passer sans se faire prendre. (Journal, 8 septembre 1907, p.889)
La vanité est le sel de la vie. (Journal, 7 juillet 1908, p.934)
La vie n'est ni longue, ni courte : elle a des longueurs. (Journal, 22 août 1909, p.985)
Il faut savoir s'embêter, pour que la vie ne paraisse pas trop courte. (Jules Renard, Journal, 4 décembre 1909, p.989)
Santayana Georges (1863-1952)
Il n'y a pas d'autre remède à la naissance et à la mort que de jouir de ce qui les sépare.
La vie n'est ni un spectacle ni une fête ; c'est une situation difficile (George Santayana)
Bernard Tristan (1866-1947)
Dans la vie, il ne faut compter que sur soi... et encore, pas beaucoup !
Curie Marie (1867-1934)
La vie n'est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l'on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l'atteindre coûte que coûte.
Sans la curiosité de l'esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.
Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre.
Rien dans la vie n'est à craindre, tout doit être compris. C'est maintenant le moment de comprendre davantage, afin de craindre moins (Marie Curie).
Pirandello Luigi (1867-1936)
Tu apprendras à tes dépens que le long de ton chemin, tu rencontreras chaque jour des millions de masques et très peu de visages.
Gorki Alekseï Maksimovitch Pechkov, dit Maxime (1868-1936)
La sagesse de la vie est toujours plus profonde et plus large que la sagesse des hommes. (Les Vagabonds, Mon compagnon).
Suarès André (1868-1948)
La vie est le don propre de l'artiste. Il peut y avoir des poètes tant qu'on voudra, de belles idées, de nobles formes : la vie seule est la marque de l'art. Où il y a un homme vivant, il y a une oeuvre d'art.
Alain (Émile Chartier, dit) (1868-1951)
Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie.
Cette autre vie qu'est cette vie dès qu'on se soucie de son âme. (Histoire de mes pensées, Gallimard)
Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie. (Préliminaires à l'esthétique, Gallimard).
La vie est un travail qu'il faut faire debout. (Propos d'un Normand, tome I, Gallimard).
Un homme vieux, ce n'est pas un homme jeune qui souffre de vieillesse ; un homme qui meurt ce n'est pas un vivant qui meurt. (Propos sur le bonheur, Folio-essais n°21 p.31)
La crainte de mourir est une pensée d'oisif, aussitôt effacée par une action pressante, si dangereuse qu'elle soit. Une bataille est sans doute une des circonstances où l'on pense le moins à la mort. D'où ce paradoxe : mieux on remplit sa vie, moins on craint de la perdre. (Alain, Propos sur le bonheur, Folio-essais n°21 p.95)
Claudel Paul (1868-1955)
Est-ce que le but de la vie est de vivre ? (L'Annonce faite à Marie, IV, 5, Anne Vercors, Gallimard).
Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre,
Plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance,
Plus amère que d'être déçu, et c'est d'être exaucé. (L'Otage, p.119, Livre de Poche n° 1102-3)
Et quel plus grand amour y a-t-il que de donner sa vie pour ses ennemis ? (L'Otage, p.142, Livre de Poche n° 1102-3)
De quel prix est le monde auprès de la vie ? et de quel prix est la vie, sinon pour la donner ? (L'Annonce faite à Marie, p.198, Livre de Poche n° 980)
Gandhi (1869-1948)
La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre.
Notre vie est une longue et pénible quête de la Vérité.
Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.
Ma vie est mon seul enseignement (Gandhi).
Gide André (1869-1951)
Il n'y a guère de « règles de vie » dont on ne puisse se dire qu'il y aurait plus de sagesse à en prendre le contre-pied qu'à les suivre. (Journal des Faux-Monnayeurs, Gallimard).
(...) car tu ne t'étonnes peut-être pas assez de vivre ; tu n'admires pas comme il faudrait ce miracle étourdissant qu'est la vie. (Gide, Nouvelles nourritures, III, I.)
Proust Marcel (1871-1922).
Toutes les choses de la vie qui ont existé une fois tendent à se recréer (À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, Gallimard).
Notre amour de la vie n'est qu'une vieille liaison, dont nous ne savons pas nous débarrasser.
Ces erreurs qui scindent une vie et, en en isolant le présent, font de l'homme dont on parle un autre homme, un homme différent, une création de la veille, un homme qui n'est que la condensation de ses habitudes actuelles (alors que lui porte en lui-même la continuité de sa vie qui le relie au passé), ces erreurs dépendent bien aussi du Temps, mais elles sont non un phénomène social, mais un phénomène de mémoire. (Le Temps retrouvé, Pl., t. III, p. 965.)
[...] Nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de manquer notre vie. (Proust, Jean Santeuil, Gallimard).
Valéry Paul (1871-1945)
La vie est la conservation du possible. (Mélange, p.288, in Oeuvre t.1, La Pléiade)
La vie... cet aperçu. (Mélange, p.325, id.)
Le vivant imagine la vie éternelle comme la planète imagine la tangente. Chaque instant est composé. Une force l'éloigne du terme, du fini ; une autre l'y attire. (Valéry. Mélange, p.342, id.)
Léautaud Paul (1872-1956)
Je n'ai rien vu de grand dans la vie que la cruauté et la bêtise. (Journal littéraire, Mercure de France).
Hofmannsthal Hugo von (1874 -1929)
Seuls les artistes et les enfants voient la vie telle qu'elle est.
Kraus Karl (1874-1936)
La vieest un effort quiserait digne d'unemeilleure cause.
Chesterton G. K. (1874-1936)
La vie est une chose trop importante pour être prise au sérieux.
Jung Carl Gustav (1875-1965)
La vie non vécue est une maladie dont on peut mourir.
Tout ce à quoi vous résistez persiste, (Jung)
Milosz (Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz, dit O.V. de L) (1877-1939)
De la vie à la vie, quel chemin ! (Poèmes, la Confession de Lemuel, Fourcade).
Hesse Hermann (1877-1962)
La vie atteint sa plénitude à l'instant où les choses semblent avoir perdu leur signification.
À l'instar de tous les grands esprits, vous avez, Excellence von Goethe, clairement identifié et senti l'aspect précaire et désespéré de l'existence humaine : la splendeur de l'instant et la misère de son flétrissement ; l'impossibilité de connaître l'élévation admirable des sentiments sans la payer par un retour à la prison du quotidien, par une nostalgie dévorante du royaume de l'esprit qui s'oppose dans un combat éternel et mortel à l'amour tout aussi dévorant et tout aussi sacré de l'innocence perdue de la nature ; le terrible flottement de tous les êtres dans le vide et l'incertitude ; la condamnation à une vie éphémère n'atteignant jamais sa pleine dimension, éternellement à l'état d'ébauche et dilettante ; en résumé, l'immense vanité, le caractère aventureux et douloureusement désespéré de l'existence humaine. (Le loup des steppes)
Segalen Victor (1878-1919)
C'est grossier comme si souvent la vie dans son goût inné pour le tréteau [...] (Peintures, Plon).
Einstein Albert (1879-1955)
J'éprouve l'émotion la plus forte devant le mystère de la vie. Ce sentiment fonde le beau et le vrai, il suscite l'art et la science. Si quelqu'un ne connaît pas cette sensation ou ne peut plus ressentir étonnement ou surprise, il est un mort vivant et ses yeux sont désormais aveugles. (Comment je vois le monde, p.10, Champs-Flammarion 1979)
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre. (Comment je vois le monde, p.11, Champs-Flammarion 1979)
La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre (Comment je vois le monde, Champs-Flammarion 1979)
Soit A un succès dans la vie. Alors A = x + y + z, où x = travailler, y = s'amuser, z = se taire.
Se sacrifier au service de la vie équivaut à une grâce. (Comment je vois le monde, p.105, Champs-Flammarion 1979)
Si vous voulez mener une vie heureuse, associez-la à un objectif, et non à des personnes ou à des objets.
Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle.
En apparence, la vie n'a aucun sens, et pourtant, il est impossible qu'il n'y en ait pas un !
Je suis un déterministe. En tant que tel, je ne crois pas au libre arbitre. Les Juifs croient au libre arbitre. Ils croient que l'homme façonne sa propre vie. Je rejette philosophiquement cette doctrine. À cet égard, je ne suis pas juif… Je crois avec Schopenhauer : nous pouvons faire ce que nous voulons, mais nous ne pouvons que souhaiter ce que nous devons.
Pratiquement, je suis pourtant obligé d'agir si la liberté de la volonté existait. Si je veux vivre dans une communauté civilisée, je dois agir comme si l'homme était un être responsable. "Je ne revendique rien. Tout est déterminé, le début comme la fin, par des forces sur lesquelles nous n'avons aucun contrôle. Il est déterminé pour l'insecte comme pour l'étoile. Être humain, végétal ou poussière cosmique, nous tous dansent sur un air invisible, entonné au loin par un joueur mystérieux. « Je suis assez artiste pour puiser librement dans l'imagination. L'imagination est plus importante que la connaissance. La connaissance est limitée. L'imagination encercle le monde. (Albert Einstein, d'après une interview, en 1929, avec George Sylvester Viereck. (Albert Einstein par Lotte Jacobi.)
Tout est énergie, et c’est là tout ce qu’il y a à comprendre dans la vie.
Aligne-toi à la fréquence de la réalité que tu souhaites et cette réalité se manifestera.
Il ne peut en être autrement.
Ce n’est pas de la philosophie.
C’est de la physique. (Einstein)
Les idéaux qui ont guidé ma route et m’ont donné le courage d’affronter la vie jours après jours avec gaieté, ont été la gentillesse, la beauté et la vérité (Albert Einstein)
La mort n’est pas la pire chose de la vie ; le pire, c’est ce qui meurt en nous quand on vit. (Albert Einstein)
Keller Hélène (1880-1968)
La vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien.
Zweig Stefan (1881-1942)
Ce béatifique sentiment de vivre la vie la plus profonde et la plus vraie au milieu des choses étrangères (La ruelle au clair de lune, p.169, in Amok, Livre de Poche n° 6996)
[...] toute vie qui ne se voue pas à un but déterminé est une erreur. (Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, p.85, Livre de Poche n° 4340)
Il n'est rien de plus effroyable que le frisson ressenti par une vie qui, après avoir avancé avec courage, et comme elle aperçoit déjà la dernière crête à escalader, est envahie soudain par la peur d'avoir fait fausse route et perd alors la force d'accomplir les derniers pas en avant. (Les prodiges de la vie, p.105, in L'amour d'Erika Ewald, Livre de Poche n° 9520)
Tous les prodiges n'avaient-ils pas leur reflet dans la réalité, et ne retrouvait-on pas dans chaque instant d'une vie naissante la splendeur de l'inaccessible et le bruissement de ce qui sera pour toujours incompréhensible ? (Les prodiges de la vie, p.142, in L'amour d'Erika Ewald, Livre de Poche n° 9520)
Dans la vie de chaque homme il est une grandeur qui l'inspire, et qui seule lui permet de préférer la vie au sommeil, à la mort, et à tous les secrets de ce qui reste inerte et sans désir. (Zweig, Thersite, p.327 in Romans, nouvelles et théâtre 2, La Pochothèque)
Martin Du Gard Roger (1881-1958).
La vie, c'est la victoire qui dure. (Jean Barois, Gallimard).
Picasso Pablo (1881-1973)
Le sens de la vie est de trouver son don, le but de la vie est de le transmettre.
Woolf Virginia (1882-1941)
Il faut que je m’oblige à regarder en face cette vérité tangible qu’il n’y a rien… rien pour personne. Travailler, lire, écrire, ne sont que des faux-semblants, ainsi que les relations avec les gens. Oui, même avoir des enfants n’arrangerait rien.
Il existe une forme de tristesse qui naît du fait d'en savoir trop, de voir le monde tel qu'il est vraiment. Il existe une forme de tristesse qui naît du fait d'en savoir trop, de voir le monde tel qu'il est vraiment. C'est la tristesse de comprendre que la vie n'est pas une grande aventure, mais une succession de petits moments insignifiants, que l'amour n'est pas un conte de fées, mais une émotion fragile et fugace, que le bonheur n'est pas un état permanent, mais un aperçu rare et fugace de quelque chose auquel on ne peut jamais s'accrocher. Et dans cette compréhension se cache une profonde solitude, un sentiment d'être coupé du monde, des autres, de soi-même.» (Virginia Woolf, Vers le phare)
La vie est un rêve, c'est le réveil qui nous tue (Orlando,1928)
L'amour, la haine, la paix : voilà les trois émotions qui forment la trame de la vie humaine.
(Wolff Virginia. Entre les actes, p.95, Livre de Poche/Biblio n°3068)
Joyce James (1882-1941)
Sois la bienvenue, ô vie ! Je vais rencontrer pour la millionième fois la réalité de l'expérience et façonner dans la forge de mon âme la conscience incréée de ma race (Portrait de l'artiste jeune homme)
Nous marchons à travers nous-mêmes, rencontrant des voleurs, des spectres, des géants, des vieillards, des jeunes gens, des épouses, des veuves, et de vilains beaux-frères. Mais toujours nous rencontrant nous-mêmes. (Ulysse)
[Sur le père d’Hamlet] Sa visière est levée. Il est un spectre, une ombre à présent, le vent sur les rochers d’Elseneur ou tout ce qu’il vous plaira, la voix de la mer, une voix entendue seulement au cœur de celui qui est la substance de son ombre, le fils consubstantiel au père. (Ulysse)
Ce qui est allé jusqu’aux bouts du monde pour éviter de se traverser. Dieu, le Soleil, Shakespeare, un commis voyageur, s’étant soi-même en réalité traversé soi-même, devient ce soi-même. Une minute. Une seconde. Au diable cette rumeur dans la rue. Ce soi-même que par l’inéluctable condition de sa nature il devait devenir. Ecco ! (Ulysse)
Au commencement était le vide, dans la confusion et la danse des sons, et ensuite nous retournerons à l’ignorance, dans une valse sans fin. (Joyce, Finnegans Wake)
Les qualités éternelles sont l’imagination et l’instinct sexuel, et la vie conventionnelle s’évertue à les étouffer tous deux. (Rapporté par Arthur Power, in Entretiens avec James Joyce)
La plupart des vies, à l’image des thèmes des peintres modernes, se composent de cruches, de marmites et d’assiettes, de rues pauvres, de taudis habités par des souillons et de mille sordides petits incidents quotidiens qui s’insinuent dans nos consciences, quels que soient nos efforts pour les empêcher d’y pénétrer. Voilà tout ce qui meuble notre vie. (Rapporté par Arthur Power, in Entretiens avec James Joyce)
Ce qui rend malheureuse la vie de la plupart des gens, c’est un romantisme déçu, un idéal irréalisable ou mal conçu. En fait, on peut dire que l’idéalisme est la ruine de l’homme. Si nous vivions au niveau de la réalité, comme devait le faire l’homme primitif, nous nous en trouverions bien mieux. C’est pour cela que nous sommes faits. La nature n’est absolument pas romantique. (Rapporté par Arthur Power, in Entretiens avec James Joyce)
Une grande partie de toute existence humaine se passe dans un état qui ne peut être rendu sensible par l’emploi d’un langage bien éveillé, d’une grammaire nette et sèche, et d’une intrigue vadelavant. (Cité dans Joyce de Richard Ellmann)
La vie est si tragique - naissance, mort, départ, séparation, maladie, mort - que nous avons le droit de nous distraire et d’oublier un peu. (Cité dans Joyce de Richard Ellmann)
Kafka Franz (1883-1924)
Principe du chemin dans le désert [...]. Ce n'est pas parce que sa vie était trop brève que Moïse n'est pas entré en Canaan, c'est parce que c'était une vie humaine. (Journal 19 octobre 1921)
J'ai passé ma vie à me défendre de l'envie d'y mettre fin.
J’ai eu honte de moi quand j’ai réalisé que la vie était une fête costumée et que j’y étais avec mon vrai visage.
Ma vie est l'hésitation devant la naissance (Kafka)
Ortega y Gasset José (1883-1955)
La vie prend un sens lorsqu'on en fait une aspiration à ne renoncer à rien. (El espectador, I).
Kazantzakis Nikos (1883-1957)
Là où tu as échoué, retourne ; là où tu as réussi, va-t-en (…)
Va là où tu ne peux aller (Kazantzakis)
Cocteau Jean (1889-1963)
Être, c'est être là. Vivre, c'est profiter d'être là.
Istrati Panait (1884-1935)
C'est faire confiance à la vie, que se mesurer avec l'impossible. (Pour avoir aimé la terre, Denoël).
Walpole Hugh (1884-1941)
Le véritable secret de la vie est de s'intéresser à une chose profondément et à mille autres suffisamment".
Chardonne Jacques (1884-1968)
Rien de précieux n'est transmissible. Une vie heureuse est un secret perdu. (Claire, Grasset).
Paulhan Jean (1884-1968)
Je suis comme tout le monde : je n'ai pas continuellement la certitude de mener une vie véritable. (L'Aveuglette, Gallimard).
Lawrence D. H. (1885-1930)
Cherchons la vie où on peut la trouver. Quand nous l'aurons trouvée, la vie résoudra tous les problèmes. Luttez pour le fragile épanouissement de la vie. Et dans cette lutte là ne cédez jamais. (Le Serpent à sonnettes)
La vie n'est supportable que lorsque le corps et l'âme vivent en parfaite harmonie, qu'il existe un équilibre naturel entre eux, et qu'ils ont, l'un pour l'autre, un respect réciproque.
La vie est magnifique aussi longtemps qu'elle vous consume. (DH Lawrence)
Mauriac François (1885-1970)
Notre vie vaut ce qu'elle nous a coûté d'efforts.
(...) il ne nous reste plus rien à connaître - hors le passage ténébreux de la vie à la Vie où nous sommes déjà engagés si avant. (Bloc-notes 1952-1957, p. 183.)
(...) la vie a une direction, elle a un but. Elle n'a pu apparaître à un moment donné à la surface de la matière éternelle. Cette première cellule vivante qui portait en germe tout amour et toute pensée, et toute musique, et ce corps humain, si beau quand il est beau, et tout ce qu'il a inspiré, suffirait à me mettre à genoux. (Le Nouveau Bloc-notes 1958-1960, p. 44.)
Rien dans la vie ne me frappe plus que ce simple fait : elle finit. (Mauriac, Le Nouveau Bloc-notes 1958-1960, p. 344.)
Romains Jules Farigoulle dit Jules (1885-1972)
Dégustée toute seule, sans aucun ajout, sans une cuillerée de ceci ou de cela, la vie est souvent comme l'eau de beaucoup de rivières, elle sent la vase. (Les Hommes de bonne volonté, le Tapis magique, Flammarion).
La vie d'un homme, la liberté d'un homme ont si peu d'importance dès qu'elles cessent d'être des valeurs infinies. (Jules Romains, Les Hommes de bonne volonté, le Monde est ton aventure, Flammarion).
Cendrars Frédéric Sauser, dit Blaise (1887-1961)
[...] la vie absurde qui remue ses oreilles d'âne. (Aujourd'hui, Grasset).
Rien n'est admissible ; sauf la vie, à condition de la réinventer chaque jour. (Cendrars)
Gibran Khalil (1883-1931)
Le désir est la moitié de la vie. L'indifférence est la moitié de la mort.
Pessoa Fernando (1888-1935)
Entre l'arbre et voir l'arbre
où est le songe ?
Entre ce qui vit et la vie
de quel côté coule le fleuve ? (…)
Nous avons tous deux vies. La vraie qui est celle que nous avons rêvé dans notre enfance et que nous continuons de rêver, adultes, sur un fond de brouillard. La fausse qui est celle que nous vivons dans le commerce des autres, celle où nous finissons dans un cercueil
De tout, il resta trois choses :
La certitude que tout était en train de commencer,
la certitude qu’il fallait continuer,
la certitude que cela serait interrompu avant que d’être terminé.
Faire de l’interruption, un nouveau chemin,
faire de la chute, un pas de danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche …
une rencontre.
« Voyager ? Pour voyager il suffit d’exister. Je vais d’un jour à l’autre comme d’une gare à l’autre, dans le train de mon corps ou de ma destinée, penché sur les rues et les places, sur les visages et les gestes, toujours semblables, toujours différents, comme, du reste, le sont les paysages.
Si j’imagine, je vois. Que fais-je de plus en voyageant ? Seule une extrême faiblesse de l’imagination peut justifier que l’on ait à se déplacer pour sentir.
« N’importe quelle route, et même cette route d’Entepfuhl, te conduira au bout du monde. » (Carlyle) Mais le bout du monde, depuis que le monde s’est trouvé accompli lorsqu’on en eut fait le tour, c’est justement cet Entepfuhl d’où l’on était parti. En fait, le bout du monde, comme son début lui-même, c’est notre conception du monde. C’est en nous que les paysages trouvent un paysage. C’est pourquoi, si je les imagine, je les crée ; si je les crée, ils existent ; s’ils existent, je les vois tout comme je vois les autres. À quoi bon voyager ? À Madrid, à Berlin, en Perse, en Chine, à chacun des pôles, où serais-je sinon en moi-même, et enfermé dans mon type et mon genre propre de sensations ?
La vie est ce que nous en faisons. Les voyages, ce sont les voyageurs eux-mêmes. Ce que nous voyons n’est pas fait de ce que nous voyons, mais de ce que nous sommes. »(« Le Livre de l’Intranquillité » ; traduit du portugais par Françoise Laye, © Christian Bourgois, 1999)
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas (F. Pessoa).
Vis, dis-tu, au présent ; vis seulement au présent. Mais moi, je ne veux pas le présent, je veux la réalité ; je veux les choses qui existent, non le temps qui les mesure. (Pessoa)
Bernanos Georges (1888-1948)-
La vie n'apporte aucune désillusion, la vie n'a qu'une parole, elle la tient. (Les Grands Cimetières sous la lune, Plon).
Jouhandeau Marcel (1888-1979)
Vivre, c'est naître sans cesse.
Reverdy Pierre (1889-1960)
Vivre, c'est beaucoup manquer du courage de mourir (Le livre de mon bord, 1948)
Pasternak Boris (1890-1960)
Oh, comme parfois on aimerait laisser le faux sublime, les ténèbres épaisses du bavardage humain, pour se réfugier dans l’apparent silence de la nature …de la vraie musique et du calme langage des cœurs, qui fait taire l’âme comblée.
de Gaulle Charles (1890-1970)
[...] Ce que nous pensons de la mort n'a d'importance que par ce que la mort nous fait penser de la vie. (Propos recueillis par Malraux inLes chênes qu'on abat, Gallimard).
La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. (Charles de Gaulle, Propos recueillis par Malraux in Les chênes qu'on abat, Gallimard).
Guéhenno Jean (1890-1978)
Nous vivons une vie, nous en rêvons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie. (La Foi difficile, Grasset).
Lagerkvist Pär (1891-1974)
Quel aspect présenterait la vie si elle n'était pas dénuée de sens ? L'insignifiance absolue est la base sur quoi elle repose. (Le Nain).
De Broglie Louis (1892-1987)
La Vie nous apparaît sous des aspects opposés : tantôt, elle semble se réduire à un ensemble de processus physico-chimiques, tantôt elle paraît s'affirmer comme caractérisée par un dynamisme évolutif qui transcende la physico-chimie. (Physique et Microphysique, p. 160.)
Dac Pierre (1893-1975)
Celui qui dans la vie est parti de zéro pour n'arriver à rien n'a de merci à dire à personne.
Céline (Louis Ferdinand Destouches, dit Louis-Ferdinand) (1894-1961)
Dans l'Histoire des temps la vie n'est qu'une ivresse, la Vérité c'est la Mort. (Semmelweis, Gallimard).
Dès que, dans l'existence, ça va un tout petit peu mieux, on ne pense plus qu'aux saloperies. (Mort à crédit)
On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s'en aperçoit à la manière qu'on a prise d'aimer son malheur malgré soi. (Voyage au bout de la nuit, p.229, Folio n°28)
C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir. (Voyage au bout de la nuit, p.236, Folio no28)
[...] ce n'est peut-être que cela la jeunesse, de l'entrain à vieillir. (Voyage au bout de la nuit, p.288, Folio n°28)
La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit. (Voyage au bout de la nuit, p.340, Folio n°28)
Vivre tout sec, quel cabanon ! La vie c'est une classe dont l'ennui est le pion, il est là tout le temps à vous épier d'ailleurs, il faut avoir l'air d'être occupé, coûte que coûte, à quelque chose de passionnant, autrement il arrive et vous bouffe le cerveau. (Voyage au bout de la nuit, p.354, Folio n°28)
N'oubliez pas que je suis vieux [....], je pourrais me payer le luxe de m'en foutre moi de l'avenir ! (Céline, Voyage au bout de la nuit, p.421, Folio n°28
Huxley Aldous (1894-1963)
Les gens finiront par aimer leur oppression et par adorer les technologies qui détruisent leur capacité de penser.
Eluard Paul (Eugène Grindel, dit) (1895-1952)
Il n'y a qu'une vie c'est donc qu'elle est parfaite. (Une leçon de morale, les Souvenirs et le présent, Gallimard).
Giono Jean (1895-1970)
On entend souvent dire : « Si j’avais ceci, si j’avais cela, je serais heureux », et l’on prend l’habitude de croire que le bonheur réside dans le futur et ne vit qu’en conditions exceptionnelles.
Le bonheur habite le présent, et le plus quotidien des présents.
Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger. (Jean Giono)
Montherlant Henry Millon de (1895-1972)
Il y a deux moments de sa vie où tout homme est respectable : son enfance et son agonie. (Carnets, Gallimard)
Artaud Antonin (1896-1948)
Nous avons surtout besoin de vivre et de croire à ce qui nous fait vivre et que quelque chose nous fait vivre.
Breton André (1896-1966)
C'est vivre et cesser de vivre qui sont des solutions imaginaires. L'existence est ailleurs. (Manifeste du surréalisme, Pauvert).
La vie est donnée à l'homme avec des séductions comparables à celles que doit offrir aux fourmis la langue du fourmilier. (André Breton, Première Exposition Dali, préface, 1929).
Aragon Louis (1897-1982)
Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard
La vie est un voyageur qui laisse traîner son manteau derrière lui, pour effacer ses traces. (Aragon, Les Voyageurs de l'impériale, Gallimard).
Dwinger Edwin Erich (1898-1981).
Dans la vie, il faut faire ce que personne ne fait pour nous.
Guilloux Louis (1899-1980)
La vérité de cette vie, ce n'est pas qu'on meurt, c'est qu'on meurt volé. (Journal, Gallimard).
Borges Jorge Luis (1899-1986)
Un homme s'identifie peu à peu avec la forme de son destin ; un homme devient à la longue ses propres circonstances. (L'écriture de Dieu in L'Aleph, Gallimard)
À tous, la vie donne tout mais la plupart l'ignorent. (Le livre de Sable, p.96, Éd. Gallimard)
Je n'ai été sollicité tout au long de ma vie que par un nombre restreint de sujets ; je suis définitivement monotone. (Le rapport de Brodie, p.9, Folio n° 1588)
La vie est trop pauvre pour ne pas être immortelle aussi. (Borges, Historia de la eternidad).
Michaux Henri (1899-1984)
MA VIE
Tu t’en vas sans moi, ma vie.
Tu roules.
Et moi j’attends encore de faire un pas.
Tu portes ailleurs la bataille.
Tu me désertes ainsi.
Je ne t’ai jamais suivie.
Je ne vois pas clair dans tes offres.
Le petit peu que je veux, jamais tu ne l’apportes.
A cause de ce manque, j’aspire à tant.A tant de choses, à presque l’infini.
A cause de ce peu qui manque, que jamais tu n’apportes. (Extrait de La Nuit Remue, Poésie/Gallimard)
Ponge Francis (1899-1988)
C'est par sa mort parfois qu'un homme montre qu'il était digne de vivre.
Saint-Exupéry Antoine de (1900-1944)
L'ordre ne crée pas la vie. (Carnets, Gallimard).
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité (A. de Saint-Exupéry).
Jeanson Henri (1900-1970)
Ce n'est pas que la vie soit courte, c'est que le temps passe vite...
Prévert Jacques (1900-1977)
Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.
Plus tard ce sera trop tard, notre vie c’est maintenant (Prévert Jacques)
Green Julien (1900-1998)
Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur. (Journal, Plon)
Malraux André (1901-1976)
Cette auberge sans route qui s'appelle la vie. (Antimémoires, Gallimard).
Réfléchir sur la vie – sur la vie en face de la mort – sans doute n’est-ce guère qu’approfondir son interrogation (Antimémoires, Gallimard)
C’est quand on déchoit qu’il faut se tuer, mais c’est quand on déchoit qu’on aime de nouveau la vie… (La Voie royale)
Ce n’est pas pour mourir que je pense à ma mort, c’est pour vivre (La Voie royale)
On ne peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pourquoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient (La Condition humaine)
La souffrance renforce l’absurdité de la vie, elle ne l’attaque pas ; elle la rend dérisoire (Les Conquérants)
Mais le destin n’est pas la mort, il est fait de tout ce qui impose à l’homme la conscience de sa condition (Les Voix du silence)
La vie est plus forte que l’homme parce qu’elle est informe, multiple et autonome parce qu’elle porter en elle ce que l’homme appellera chaos et destin (De la représentation en Occident et en Extrême-Orient)
La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin.
Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie. (Malraux André)
Dubos René (1901-1982)
C'est la diversité, et non l'efficacité, qui est la condition sine qua non d'une vie humaine riche et créatrice. (Les dieux de l'écologie)
La vie consiste à jongler sur une corde raide. (Dubos René, Les dieux de l'écologie)
Aymé Marcel (1902-1967)
La vie, ça finit toujours mal. (Les Oiseaux de lune, Gallimard).
Vous autres, vous vivez, mais moi qui n'ai ni commencement ni fin, je suis, simplement. (La Vouivre, p. 205.)
La vie n'est jamais aussi compliquée que se plaisent à l'imaginer les têtes faibles. (Aymé Marcel, La Mouche bleue, Gallimard).
Yourcenar Marguerite (1903-1984)
Ce n'était pas trop de toute une vie pour confronter l'un par l'autre ce monde où nous sommes et ce monde qui est nous. (L'œuvre au Noir, p.145, Folio n°798)
[...] des moments libres. Toute vie bien réglée a les siens, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre. (Mémoires d'Hadrien, p.53, Folio n° 921)
[...] chaque homme a éternellement à choisir, au cours de sa vie brève, entre l'espoir infatigable et la sage absence d'espérance, entre les délices du chaos et celles de la stabilité, entre le Titan et l'Olympien. À choisir entre eux, ou à réussir à les accorder un jour l'un à l'autre. (M Yourcenar, Mémoires d'Hadrien, p.151, id.)
Thibon Gustave (1903-2001)
Être de son temps, pour un vieillard, c'est vivre déjà au-delà du temps : c'est se détacher de tout ce qui meurt pour s'ouvrir à la lumière et à l'amour qui ne meurent pas. Par là, quelles que soient les épreuves de la vieillesse, l'homme âgé reste présent et accueillant à tous les êtres et à tous les âges et, quand sonne sa dernière heure, il meurt vivant. (L'équilibre et l'harmonie, p.189, Fayard, 1976)
On revient toujours à la grande parole de Chesterton, si tragiquement vérifiée dans le monde réel : « Otez le surnaturel, il ne reste plus que ce qui n'est pas naturel. » (L'équilibre et l'harmonie, p.178, Fayard, 1976)
Le seul moyen de rester jeune en vieillissant, c'est de renoncer à le paraître. [...] À n'accorder de valeur qu'au printemps, on fausse le rythme des quatre saisons, à commencer par le printemps lui-même qu'on fait avorter en l'adorant. (Gustave Thibon, L'équilibre et l'harmonie, p.183, Fayard, 1976)
Graham Greene (1904-1991)
Nous sommes tous résignés à la mort ; c'est à la vie que nous n'arrivons pas à nous résigner (La puissance et la gloire)
Sartre Jean-Paul (1905-1980)
Il faut faire en sorte que l'homme puisse, en toute circonstance, choisir la vie. (Situations, II, Gallimard).
La vie, c'est une panique dans un théâtre en feu. (Nekrassov, Gallimard).
L'eistentialisme athée [...] déclare que si Dieu n'existe pas, il y a au moins un être chez qui l'existence précède l'essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept et que cet être c'est l'homme. (L'existentialisme est un humanisme, 1946, coll. Folio/Essais, Gallimard, p. 29)
Qu'est-ce que signifie ici que l'existence précède l’essence ? Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit après. L'homme, tel que le conçoit l'existentialiste, s'il n'est pas définissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il se sera fait. (L'existentialisme est un humanisme, 1946, coll. Folio/Essais, Gallimard, p. 29)
L'histoire d'une vie, quelle qu'elle soit, est l'histoire d'un échec. Le coefficient d'adversité des choses est tel qu'il faut des années de patience pour obtenir le plus infime résultat.
Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est. (Jean-Paul Sartre)
Cholokhov Mikhaïl Aleksandrovitch (1905-1989)
La vie dicte aux hommes ses lois, qui ne sont écrites nulle part. (Le Don paisible).
Canetti Elias (1905-1994)
Si tu écris ta vie, chaque page devrait apporter quelque chose dont personne n'a jamais eu vent. (Le cœur secret de l'horloge, p. 19, Éd. Livre de Poche - Biblio n° 3287)
Saisir les hommes dans leur diversité est une aspiration élémentaire qu'il conviendrait de cultiver. (Le cœur secret de l'horloge, p.22)
N'explique rien, ne donne aucune clé. Laisse quelque chose à faire à ceux qui auraient envie de se casser la tête. (Canetti, Le cœur secret de l'horloge, p.51)
Char René (1907-1988)
L'éternité n'est guère plus longue que la vie. (Feuillets d'Hypnos, Gallimard).
Prend-on la vie autrement que par les épines ? (René Char, Retour amont, Gallimard).
Kahlo Frida (1907-1954)
Tellement absurde et éphémère est notre passage dans ce monde, que la seule chose qui me rassure, c’est la conscience d’avoir été authentique. D’être la personne la plus ressemblante à moi-même que j’aurais pu imaginer.
Victor Paul-Emile (1907-1995)
Vivre c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie.
Daumal René (1908-1944)
L'homme ne peut pas vivre sans feu, et l'on ne fait pas de feu sans brûler quelque chose. (Chaque fois que l'aube paraît, Gallimard).
Merleau-Ponty Maurice (1908-1961)
Je suis non pas un "être vivant" ou même un "homme" ou même une "conscience", avec tous les caractères que la zoologie, l'anatomie sociale ou la psychologie inductive reconnaissent à ces produits de la nature ou de l'histoire. Je suis la source absolue, mon existence ne vient pas de mes antécédents, de mon entourage physique et social, elle va vers eux et les soutient. (Phénoménologie de la perception, 1945 [Avant-propos, coll. "Tel", Gallimard, p. III])
De Beauvoir Simone (1908-1986).
Vivre, d’abord ; quoi qu'on fasse, on vit, bien sûr ; mais il y a plus d'une façon d'unifier les moments que l'on traverse : en les subordonnant à une action, par exemple, ou en les projetant dans une oeuvre. Moi, mon entreprise, ce fut ma vie même, que je croyais tenir entre mes propres mains. (La Force de l'âge, p. 368.)
C'est dans la connaissance des conditions authentiques de notre vie qu'il nous faut puiser la force de vivre et des raisons d'agir.
[...] jamais je n'aurai l'audace de jeter en travers d'une vie étrangère le poids de ma volonté. (Les bouches inutiles, p.35, Gallimard nrf)
Choisir la vie, c'est toujours choisir l'avenir. Sans cet élan qui nous porte en avant nous ne serions rien de plus qu'une moisissure à la surface de la terre. (Les bouches inutiles, p.51, Gallimard nrf)
Il faut considérer la vie comme une partie que l'on peut gagner ou perdre. (Simone de Beauvoir)
Lévi-Strauss Claude (1908-2009)
Le jour où l'on parviendra à comprendre la vie comme une fonction de la matière inerte, ce sera pour découvrir que celle-ci possède des propriétés bien différentes de celles qu'on lui attribuait. (La Pensée sauvage, Plon).
Weil Simone (1909-1943)
Dire que le monde ne vaut rien, que cette vie ne vaut rien, et donner pour preuve le mal, est absurde, car si cela ne vaut rien, de quoi le mal prive-t-il ? (La pesanteur et la grâce, p.100, Pocket-Agora n° 99)
De même il faut aimer beaucoup la vie pour aimer encore davantage la mort. (Simone Weil, La pesanteur et la grâce, p.100, Pocket-Agora n° 99)
Anouilh Jean (1910-1987)
[La vie] est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-là. (Antigone, p.71, Éd. de la Table Ronde)
[...] la vie c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. (Antigone, p.72, Éd. de la Table Ronde)
Ah ! l'incertain, le troublant premier jour. On se cherche, on se sent, on se devine, on ne se connaît pas encore et on sait pourtant déjà que cela durera toute la vie... (Eurydice, p.30, Livre de Poche no3277)
La mort est douce... Ce qui fait souffrir avec certains poisons, certaines blessures maladroites, c'est la vie. (Eurydice, p.75, Livre de Poche no3277)
La vie est ainsi faite que les pères imbéciles en savent aussi long, quelquefois plus long sur elle que les pères intelligents. La vie n'a pas besoin d'intelligence. C'est même ce qu'elle peut rencontrer de plus gênant dans sa marche joyeuse. (Eurydice, p.183, Livre de Poche no3277)
Ceux qui vous diront que la jeunesse a besoin d'un idéal sont des imbéciles. [...] Croyez-moi, tout le mal vient des vieillards, ils se nourrissent d'idées et les jeunes en meurent. (La foire d'empoigne, p.75, Folio no1102)
Avec un peu d'imagination, on peut très bien vivre toute sa vie en un soir. (Le rendez-vous de Senlis, p.13, Livre de Poche no846)
Il y a toujours un mais dans la vie, quand on gratte un peu la surface des choses. (Le rendez-vous de Senlis, p.102, Livre de Poche no846)
Comme on est exigeant, toujours ! On commence par ne pas vouloir moins d'une vie de bonheur, puis on apprend que quelques années volées, c'est déjà une étrange chance... Après, on accepte de se contenter d'un soir... Et puis, tout d'un coup, il ne vous reste plus que cinq minutes, et on arrive à trouver que c'est encore une oasis infinie, cinq minutes de bonheur ! (Le rendez-vous de Senlis, p.110, Livre de Poche n° 846)
L'expérience du bonheur est une chose épouvantable. Elle apprend que la vie ne pèse pas. (Ornifle, p151., Folio n°545)
Toute notre vie avec notre belle morale et notre chère liberté, cela consiste en fin de compte à nous accepter tels que nous sommes... (Le voyageur sans bagages, p.85, Livre de Poche n°678)
Mais je veux profiter de mes dernières années et rire un peu. J'ai cru pendant soixante ans qu'il fallait prendre la vie au sérieux. C'est beaucoup trop. (Le bal des voleurs, p.148, Livre de Poche n°678)
Eh bien, tu verras en grandissant [...] que dans la vie, même quand ça a l'air d'être sérieux, ce n'est tout de même que du guignol. Et qu'on joue toujours la même pièce. (L'Hurluberlu, p.208, Éd. La Table Ronde)
On n'est vieux que le jour où on le décide. (La valse de Toréadors, p.52, Éd. La Table Ronde, 1952)
Il y a l'amour [...] Et puis il y a la vie, son ennemie. (Jean Anouilh, Ardèle ou la Marguerite, le général, La Table Ronde).
Gracq Julien (1910-2007)
Tant de mains pour transformer le monde et si peu de regards pour le contempler.
Barjavel René (1911-1985)
La vie telle que nous la vivons, telle que nous la connaissons, c'est d'abord la souffrance et le meurtre. (La faim du tigre, Folio n° 847)
Si la vie existe en dehors de la planète terre, s'il existe quelque part ailleurs des êtres vivants, ce serait un bien grand hasard, une bien étrange coïncidence, qu'ils soient dotés des mêmes sens que nous... Imaginez qu'ils arrivent, qu'ils nous conquièrent, qu'ils nous goûtent et qu'ils nous trouvent bons ! (La faim du tigre, Folio n° 847)
Il rêvait très lentement, car sa vie était lente. (Colomb de la lune, Folio n° 955)
Ce qui, justement, fait le prix, la qualité de la vie humaine, c'est sa brièveté. (Demain le paradis, p.81, Denoël)
La raison rétrécit la vie, comme l'eau rétrécit la laine, si bien qu'on s'y sent coincé et on ne peut plus lever les bras. (L'Enchanteur, p. 43, Denoël)
Le mieux est de faire de son mieux... Quand viendra le moment de ne plus rien faire je serai heureux d'être arrivé au bout de ma tâche... (Barjavel, L'Enchanteur, p.178, Denoël)
Bazin Hervé (1911-1996)
La vie, ça se fabrique avec les moyens du bord. (Bazin Hervé, Ce que je crois, p.57, Livre de Poche n° 5141)
Camus Albert (1913-1960)
Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. (Le Mythe de Sisyphe, 1942 in Essais, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 99)
Il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre.
La grandeur de l’homme est dans sa décision d’être plus fort que sa condition.
L'important n'est pas de guérir, mais de vivre avec ses maux.
Le sens de la vie supprimé, il reste encore la vie.
Il faut du temps pour vivre. Comme toute œuvre d'art, la vie exige qu'on y pense (La Mort heureuse)
J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre. (Les justes, p.24, Folio n°477)
Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. (Le mythe de Sisyphe, p.15, Idées n°1)
Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l'action. Cela s'appelle devenir un homme. (Le mythe de Sisyphe, p.117, Idées n°1)
La vie est courte et c'est péché de perdre son temps. Je suis actif, dit-on. Mais être actif, c'est encore perdre son temps, dans la mesure où l'on se perd. Aujourd'hui est une halte et mon cœur s'en va à la rencontre de lui-même. Si une angoisse encore m'étreint, c'est de sentir cet impalpable instant glisser entre mes doigts comme les perles de mercure. Laissez donc ceux qui veulent tourner le dos au monde. Je ne me plains pas puisque je me regarde naître. À cette heure, tout mon royaume est de ce monde. (L'envers et l'endroit, p.117, Folio-essais n°41)
Les hommes ne sont convaincus de vos raisons, de votre sincérité, et de la gravité de vos peines, que par votre mort. Tant que vous êtes en vie, votre cas est douteux, vous n'avez droit qu'à leur scepticisme. (La chute, p.79, Folio n°10)
[...] je comprends que toute mon horreur de mourir tient dans ma jalousie de vivre. Je suis jaloux de ceux qui vivront et pour qui fleurs et désirs de femme auront tout leur sens de chair et de sang. Je suis envieux, parce que j'aime trop la vie pour ne pas être égoïste. (Noces, p.30, Folio n°16)
Tout ce qui exalte la vie, accroît en même temps son absurdité. (Noces, p.48, Folio n°16)
Car s'il y a un péché contre la vie, ce n'est peut-être pas tant d'en désespérer que d'espérer une autre vie, et se dérober à l'implacable grandeur de celle-ci. (Noces, p.49, Folio n°16)
Un jour vient où, à force de raideur, plus rien n'émerveille, tout est connu, la vie se passe à recommencer. C'est le temps de l'exil, de la vie sèche, des âmes mortes. Pour revivre, il faut une grâce, l'oubli de soi ou une patrie. (L'été, p.159, Folio n°16)
Perdre la vie est peu de chose et j'aurai ce courage quand il le faudra. Mais voir se dissiper le sens de cette vie, disparaître notre raison d'existence, voilà ce qui est insupportable. On ne peut vivre sans raison. (Caligula, p.53, Livre de Poche n°1491)
Tout s'oublie, même les grands amours.
C'est ce qu'il y a de triste et d'exaltant à la fois dans la vie. C'est pour ça qu'il est bon quand même d'avoir eu un grand amour une passion malheureuse dans sa vie, ça fait au moins un alibi pour les désespoirs sans raison dont nous sommes accablés. (Ma mort heureuse).
Rien n’est donné aux hommes et le peu qu’ils peuvent conquérir se paye de morts injustes. Mais la grandeur de l’homme n’est pas là. Elle est dans sa décision d’être plus fort que sa condition. (La nuit de la vérité, combat, 25 août 1944).
J'ai voulu vivre pendant des années selon la morale de tous. Je me suis forcé à vivre comme tout, à ressembler à tout le monde. J'ai dit ce qu'il fallait pour réunir même quand je me sentais séparé. Et au bout de tout cela ce fût la catastrophe. Maintenant j'erre parmi des débris, je suis sans loi, écartelé, seul et acceptant de l'être, résigné à ma singularité et à mes infirmités. Et je dois reconstruire une vérité, après avoir vécu toute ma vie dans une sorte de mensonge.
Vivre dans et pour la vérité. La vérité de ce qu'on est d'abord. Renoncer à composer avec les êtres. La vérité de ce qui est — ne pas ruser avec la réalité. Accepter donc son originalité et son impuissance. Vivre selon cette originalité jusqu'à cette impuissance.
C'est parce qu'il y a de la révolte que la vie de Sisyphe mérite d'être vécue, la raison seule ne lui permet pas de conférer un sens à l'absurdité du monde.
J’étais conscient du fait qu’une vie sans illusions est stérile. La paix n’existe pas sans espoir.
L’impuissance est une illusion. La force du cœur, l’intelligence, le courage, suffisent pour faire échec au destin et le renverser parfois. Il faut seulement vouloir, non pas aveuglément, mais d’une volonté ferme et réfléchie.
Je n’ai jamais vu très clair en moi pour finir. Mais j’ai toujours suivi, d’instinct, une étoile invisible.
La prise de conscience que la vie est absurde ne peut être une fin, mais un début.
La vie n’a pas de sens, mais vaut la peine d’être vécue, à condition de reconnaître qu’elle n’a pas de sens.
J'ai voulu vivre pendant des années selon la morale de tous. Je me suis forcé à vivre comme tout le monde, à ressembler à tout le monde. J'ai dit ce qu'il fallait pour réunir, même quand je me sentais séparé. Et au bout de tout cela ce fut la catastrophe. Maintenant j'erre parmi des débris, je suis sans loi, écartelé, seul et acceptant de l'être, résigné à ma singularité et à mes infirmités. Et je dois reconstruire une vérité - après avoir vécu toute ma vie dans une sorte de mensonge (Camus, Carnets III)
Ma vie n'est rien. Ce qui compte, ce sont les raisons de ma vie. Je ne suis pas un chien. (Camus, L'État de siège, p.170, Folio/théâtre n°52)
Plus la vie est exaltante et plus absurde est l’idée de la perdre (Camus, Le Mythe de Sisyphe, 1942)
Cioran Emile, Michel (1911-1995)
Seul un médiocre souhaitera, pour mourir, atteindre le stade de la vieillesse. Souffrez donc, enivrez-vous, buvez la coupe du plaisir jusqu'à la lie, pleurez ou riez, poussez des cris de joie ou de désespoir- il n'en restera rien de toute manière. Toute la morale n'a d'autre but que de transformer cette vie en une somme d'occasions perdues.
Qui ne pactise pas avec le diable n'a aucune raison de vivre, car le diable exprime symboliquement la vie mieux que Dieu lui-même.
Être en vie - tout à coup je suis frappé par l'étrangeté de cette expression, comme si elle ne s'appliquait à personne. (De l'inconvénient d'être né, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1275)
Plus d'un déséquilibre - peut-être même tout déséquilibre - provient d'une vengeance qu'on a différée trop longtemps. Sachons exploser ! N'importe quel malaise est plus sain que celui que suscite une rage thésaurisée. (De l'inconvénient d'être né, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1309)
Le désir de paraître subtil ne nuit pas à la subtilité. Un débile mental, s'il pouvait ressentir l'envie d'épater, réussirait à donner le change et même à rejoindre l'intelligence. (De l'inconvénient d'être né, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1312)
Plus quelqu'un est comblé de dons, moins il avance sur le plan spirituel. Le talent est un obstacle à la vie intérieure. (De l'inconvénient d'être né, in Œuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1320)
Les avantages d'un état d'éternelle virtualité me paraissent si considérables, que, lorsque je me mets à les dénombrer, je n'en reviens pas que le passage à l'être ait pu s'opérer jamais. (De l'inconvénient d'être né, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1342)
La seule chose qu'on devrait apprendre aux jeunes est qu'il n'y a rien, mettons presque rien, à attendre de la vie. (De l'inconvénient d'être né, in Œuvres, p. 1349)
La seule manière de supporter revers après revers est d'aimer l'idée même de revers. Si on y parvient, plus de surprises : on est supérieur à tout ce qui arrive, on est une victime invincible. (De l'inconvénient d'être né, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1385)
Seuls nous séduisent les esprits qui se sont détruits pour avoir voulu donner un sens à leur vie. (La tentation d'exister, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 830)
Nous sommes tous des farceurs : nous survivons à nos problèmes. (E. M. Cioran, Syllogismes de l'amertume)
Bauchau Henry (1912-2012)
Il y a une fidélité à la vie qui est au-delà de toutes les fidélités. (Antigone, p.352, Actes Sud 1997)
Cortazar Julio (1914-1984)
(...) peut-être vivre absurdement pour en finir avec l'absurde, se jeter en soi-même avec tant de violence que le saut s'achève dans les bras d'un autre. (Marelle)
Escarpit, Robert (1918-2000)
Je suis un grand voyageur et je puis te dire que la qualité d'un voyage ne dépend pas de sa destination. La qualité de la vie ne dépend pas de l'au-delà de la vie. (Lettre ouverte au diable, Éd. Albin Michel 1972, p. 36)
Je pense qu'il n'est pas bon de trop économiser ce bout de chandelle qu'est la vie et que, si on a tort de le brûler par les deux bouts, il faut en garder au moins toujours un allumé. (Robert Escarpit, Lettre ouverte au diable, p.146 Éd. Albin Michel 1972)
Soljenitsyne Alexandre (1918-2008)
Si tu ne sais pas user de la minute, tu perdras l'heure, le jour, et toute la vie.
Bukowski Charles (1920-1994)
Trouve ce que tu aimes et laisse le te tuer.
Blanche Francis (1921-1974)
Il vaut mieux viser la perfection et la manquer que viser la médiocrité et l’atteindre.
Marker Chris (1921-2012)
Mourir est tout au plus l'antonyme de naître. L'antonyme de vivre reste à trouver.
Kerouac Jack (1922-1969)
Mais tant que l’esprit est en éveil, même si la chair se tourment captive, l’existence vaut la peine d’être vécue.
Sabatier Robert (1923-2012)
Vivre est ce long apprentissage où nul ne souhaite obtenir le diplôme de fin d'études (Le livre de la déraison souriante,1991)
La vie est un composé de défenses absurdes et d'assauts inutiles en vue d'une guerre que nul ne peut gagner (id.).
La vie est un jeu de mots dont l'à-peu-près nous contente (id.).
La vie est une longue phrase peu ponctuée, mais avec beaucoup de parenthèses (R. Sabatier. Le livre de la déraison souriante, 1991)
Nimier Roger (1925-1962).
Quand on la regarde bien en face, il paraît que la vie se trouble et file sans demander son reste. (Le Hussard bleu, Gallimard).
d’Ormesson Jean (1925-2017)
J’avais compris très vite que le bonheur ne devait être cherché ni ailleurs, ni plus loin, ni dans le passé, ni dans l’avenir, mais ici et maintenant. J’ai beaucoup vécu dans le présent. Au point que l’avenir me semblait inutile.
Je trouve que si Dieu n'existe pas, la vie est une farce tellement tragique qu'il faut espérer à tout prix qu'Il existe (Jean d’Ormesson).
Monroe Marilyn (1926-1962)
L’imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux.
Marquez Gabriel Garcia (1927-2014)
La vie n’est pas ce qu’on a vécu mais ce dont on se souvient et comment on s’en souvient.
Haddad Malek (1927-1978)
Vivre, c'est vieillir, c'est-à-dire changer.
Moreau Jeanne (1928-2017)
La vie, c’est ce qui vous arrive alors que vous étiez en train de prévoir autre chose.
Brel Jacques (1929-1978)
Vivre ce n’est pas sérieux, ce n’est pas grave. C’est une aventure, c’est presqu’un jeu. Il faut fuir la gravité des imbéciles.
Kundera Milan (1929-)
Avoir un enfant, c’est manifester un accord absolu avec l’homme. Si j’ai un enfant, c’est comme si je disais : je suis né, j’ai goûté à la vie et j’ai constaté qu’elle est si bonne qu’elle mérite d’être multipliée.
Bernhard Thomas (1931-1989)
Comme quatre-vingt-dix pour cent de l'humanité, je voudrais au fond toujours être là où je ne suis pas, là d'où je viens de m'enfuir. (Le neveu de Wittgenstein, p.117, Folio n°2323)
Ce sont d'ailleurs les fragments qui nous donnent le plus grand plaisir, tout comme la vie nous donne le plus grand plaisir quand nous la regardons en tant que fragment, et combien le tout nous paraît horrifiant et nous paraît, au fond, la perfection achevée. C'est seulement si nous avons la chance, lorsque nous en abordons la lecture, de transformer quelque chose d'entier, de fini, oui, d'achevé en un fragment, que nous en retirons une grande et parfois la plus grande jouissance.
(Maîtres anciens, p.36, Folio n°2276)
L'enfance est le trou noir où l'on a été précipité par ses parents et d'où l'on doit sortir sans aucune aide. Mais la plupart des gens n'arrivent pas à sortir de ce trou qu'est l'enfance, toute leur vie ils sont dans ce trou et n'en sortent pas et sont amers. (Maîtres anciens, p.89)
Faire un enfant et donner la vie, comme on dit si hypocritement, ce n'est tout de même rien d'autre que mettre au monde et mettre dans le monde un malheur accablant, et alors tous les gens sont, à chaque fois, effrayés par cet accablant malheur. D'ailleurs la nature a toujours transformé les parents en imbéciles [...] et fait faire à ces imbéciles des enfants malheureux dans de noirs trous d'enfance. (Maîtres anciens, p.91)
Toute notre vie nous nous reposons sur les grands esprits, sur les soi-disant maîtres anciens [...], et alors nous sommes mortellement déçus par eux, parce qu'ils ne remplissent pas leur office au moment décisif. Nous thésaurisons les grands esprits et les maîtres anciens et nous croyons qu'ensuite, au moment décisif pour la survie, nous pouvons les utiliser à nos fins, ce qui ne signifie d'ailleurs rien d'autre qu'en abuser à nos fins, ce qui se révèle une funeste erreur. (Maîtres anciens, p.234)
L'art dans son ensemble n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un art de survie, nous ne devons pas négliger ce fait, à tout prendre il est tout de même la tentative sans cesse renouvelée, d'une manière qui touche même l'intelligence, de nous débrouiller dans ce monde de désagréments, ce qui, nous le savons, n'est possible en fait que par l'usage sans cesse renouvelé du mensonge et de l'hypocrisie, de la fausseté et de l'illusion volontaire [...] (Maîtres anciens, p.247)
[...] toute notre vie n'est qu'une unique aberration. (Le naufragé, p.79, Folio n°2445)
La solitude de l'homme est le chemin de la dégoûtation. L'âge est une grande dégoûtation. La jeunesse est un écœurement mais la vieillesse est dégoûtante. Mes proches vont ça et là comme des morts, parfois l'envie me prend de les interpeller, de leur crier en pleine figure de cesser d'être continuellement morts. (Perturbation, p.172, L'Imaginaire-Gallimard)
L'enfance est vite usée, vieillir c'est se rappeler son enfance. (Perturbation, p.210, L'Imaginaire-Gallimard)
Nous passons toute notre vie à nous comprendre nous-mêmes et nous n'y arrivons pas, comment pouvons-nous croire que nous pourrions comprendre quelque chose qui n'est même pas nous. (Extinction, p.106, Gallimard nrf 1990)
J'ai toujours dérangé et j'ai toujours irrité. Tout ce que j'écris, ce que je fais est dérangeant, irritant. Ma vie entière en tant qu'existence n'est rien autre qu'une volonté constante de déranger et irriter. En attirant l'attention sur des faits qui dérangent et irritent. (La cave, p.130, Gallimard/Biblos 1990)
Tout n'a rien été que tromperie. À regarder de près, notre vie entière n'a rien été qu'une éphéméride miteuse portant la date des cérémonies, finalement complètement effeuillée. (Le souffle, p.257, Gallimard/Biblos 1990)
La vie n'est rien que l'exécution d'une peine, me dis-je en moi-même, il faut que tu supportes l'exécution de cette peine. À perpétuité. La vie est un établissement pénitentiaire avec très peu de liberté de mouvement. Les espérances se révèlent un faux raisonnement. (Le froid, p.329, Gallimard/Biblos 1990)
La vie, c'est comme une forêt où, toujours, on découvre des poteaux indicateurs et des repères, jusqu'au moment où on n'en rencontre plus. Et la forêt est infinie et la faim ne cesse qu'avec la mort. Et toujours on avance dans des couloirs d'où l'on ne peut jeter un regard à l'extérieur. Même l'univers est trop étroit en certains cas. Mais je refuse d'indiquer à qui les ignore les chemins qui mènent au point où j'en suis à présent. Je travaille avec mes conceptions durement arrachées au chaos, par moi seul. (Gel, p.77, Gallimard/nrf 1967)
La vie est un procès judiciaire : peu importe qui on est et ce qu'on fait, on perd toujours. (Gel, p.202)
L'incompréhensible, en fait, c'est la vie. Rien d'autre. Et qui parfois, prend forme en des êtres humains, et s'élance dans les airs comme des volées d'oiseaux, pour tout obscurcir. L'incompréhensible c'est le miracle. Le monde insondable est celui des miracles et de la magie, alors que celui qu'on comprend n'est qu'étonnant, sans plus. Avancer dans le domaine de la connaissance, c'est s'éloigner du merveilleux. (Gel, p.242)
a vie, c'est le désespoir pur, très limpide, très sombre, cristallin... Il n'y a qu'un chemin qui y mène à travers la neige et la glace du désespoir, il faut s'y engager par-delà l'adultère de la raison. (Bernhard, Gel, p.286, Gallimard/nrf 1967)
Dalaï Lama (14e) (1935- )
L’être humain perd sa santé à gagner de l’argent et par la suite, il perd son argent à de refaire une santé.
Il pense au futur, au point d’oublier le présent, de sorte qu’il ne vit ni dans le présent, ni dans le futur.
Finalement, il vit comme s’il n’allait jamais mourir et il meurt comme s’il n’avait jamais vécu.
Kushner Harold, Rabbin (1935- )
Je préfère considérer la vie comme un bon livre. A mesure que vous avancez dans sa lecture, tout commence à se tenir et à avoir du sens.
Perec Georges (1936-1982)
Vivre c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner.
Nicholson Jack (1937- )
Je suis né sans le demander.
Je vais mourir sans le vouloir.
Alors, laissez-moi vivre à ma guise.
Weyergans François (1941-2019)
[...] dès sa naissance, l'homme est assez vieux pour mourir. (Franz et François, p.44, Livre de Poche n° 14604)
Baez Joan (1941- )
Vous n'avez pas le loisir de choisir quand et comment vous allez mourir. Vous pouvez toutefois décider comment vous allez vivre.
Hawking Stephen (1942-2018)
Ce que j'ai appris de la vie est de tirer le meilleur parti de ce que vous avez.
Bakr Abu (1944-2008)
Fuis les honneurs et l'honneur te suivra ; convoite la mort et la vie te sera donnée. (Sentence)
Souchon Alain (1944- )
La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie [cf. Malraux : Une vie ne vaut rien mais rien ne vaut une vie]
Marley Bob (1945-1981)
Ne vis pas pour que ta présence se remarque mais pour que ton absence se ressente.
Gervais François (1945- )
Si tu ne fais pas attention à la vie, alors sois assuré qu'elle non plus ne fera pas attention à toi.
Il faut vivre toute une vie pour découvrir combien elle est courte. (François Gervais)
Giraudeau Bernard (1947-2010)
Certaines peuplades de Sibérie disent qu’il faut trouver la note juste de sa vie.
Parce qu’on est comme un instrument et qu’il faut s’accorder à l’univers.
Quand cette harmonie est trouvée alors la vie apparait tout à fait magnifique ; on devient un élément du tout, utile au tout et à soi-même.
Latour Bruno (1947-2022)
Le contraste entre le calme avec lequel nous continuons à vivre tranquillement et ce qui nous arrive est vertigineux.
Coelho Paulo (1947- )
C'est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. (L'Alchimiste, p. 22, Éd. J'ai Lu n° 4120)
King Stephen (1947- )
La vie est sœur du hasard.
Quignard Pascal (1948- )
C’est ainsi qu’il y a un apprendre qui ne rencontre pas le connaître – et qui est infini.
Cet infini, c’est ma vie (Sur l’image qui manque à nos jours)
Ndebele Njabylo S. (1948-)
La vie qui est aurait pu être cachée dans la vie qui est.
Bobin Christian (1951- ).
C'est quoi, réussir sa vie, sinon cela, cet entêtement d'une enfance, cette fidélité simple : ne jamais aller plus loin que ce qui vous enchante à ce jour, à cette heure. (La part manquante, coll. folio n° 2554, p. 97)
Je ne peux rien sur ma vie. Surtout pas la mener. (Bobin Christian, Souveraineté du vide, coll. folio n°2680, p. 30)
Perez-Reverte Arturo (1951- )
La vie est une aventure incertaine dans un paysage diffus aux limites en perpétuel mouvement, où les frontières sont toutes artificielles ; où tout peut s'achever et recommencer à chaque instant, ou prendre fin subitement, comme par un coup de hache inattendu, à tout jamais. Où la seule réalité absolue, compacte, indiscutable et définitive est la mort. Où nous ne sommes qu'un petit éclair entre deux nuits éternelles [...], où nous n'avons que bien peu de temps. (Le Tableau du Maître flamand, p. 316, Livre de Poche n° 7625)
Arthaud Florence, navigatrice (1957-2015)
Il faut se donner tout entier à la vie pour que la mort n’ait plus rien à attendre.
Werber Bernard (1961- )
Quand on a peur dans la vie, c'est parce qu'on ne sait pas quelle décision prendre. (Les Thanatonautes, p. 31, Livre de poche n° 13922)
La vie est comme un livre, ne jamais sauter aucun chapitre et continuer de tourner les pages ; tôt ou tard, on comprendra pourquoi chaque paragraphe était nécessaire (Bernard Weber).
Lenoir Frédéric (1962- )
Tout le chemin de la vie, c’est de passer de l’ignorance à la connaissance, de l’obscurité à la lumière, de l’inaccompli à l’accompli, de l’inconscience à la conscience, de la peur à l’amour.
Carvel, Paul (1964- )
Vivre intensément ne signifie pas vivre chaque jour comme si c’étaot le dernier mais comme si c’était le premier.
Reeves Keanu (1964- )
"La douleur change de forme, mais elle ne disparaît jamais. Ce qui te blesse ou te brise tu ne peux pas le contrôler, mais tu sais comment tu décides d'avancer. Bats-toi pour ce que tu aimes, car personne d'autre ne le fera à ta place. Chaque moment de ta vie est une opportunité de changer qui tu es. Ne te définis pas par ce que tu as perdu mais par ce que tu fais avec ce qui te reste."
Loevenbruck Henri (1972- )
Dans la vie, je crois qu’il vaut mieux montrer ses vrais défauts que ses fausses qualités. Vaut mieux surprendre que décevoir.
PROVERBES
La vie est une leçon qu’on n’a jamais fini d’apprendre (Proverbe africain)
Le secret pour bien vivre et longtemps est : manger la moitié, marcher le double, rire le triple et aimer sans mesure (Proverbe thibétain)
Nous sommes tous des visiteurs de ce temps, de ce lieu. Nous ne faisons que les traverser. Notre but ici est d’observer, d’apprendre, de grandir, d’aimer … Après quoi, nous rentrons à la maison (Proverbe aborigène)
La vie n’est qu’un songe ! mais je t’en prie ne me réveille pas (Proverbe yddish)