Biographie
Paul Fierens
(Paris, 08/07/1895 - Bruxelles, 02/03/1957)
Parents belges.
Par sa mère, Jacqueline, petit-fils du musicologue François-Auguste Gevaert, auteur de « Vers l’avenir »,
Fils de l'historien d'art Hippolyte Fierens-Gevaert (1870-1926).
Lorsque son père fut appelé à l’Université de Liège, il s’installa à Bruxelles et c’est là que Paul Fierens fit ses études :
- Humanités classiques au Collège Saint-Michel
- 1914. Institut Saint-Louis. Candidature en philosophie et en philologie classique.
- 1921. Université libre de Bruxelles. Doctorat en droit.
1921-1934.
Vit à Paris
Epouse une Française.
Fait des débuts brillants dans le journalisme et les belles-lettres (critique artistique et littéraire).
* 1909-1914. Collabore à la revue Durendael.
* 1912-1914. Collabore à la publication Le Catholique.
* 1914. Collabore à La Nef.
De 1919 à 1927.
Fait paraître quatre recueils de poésies.
- Le Ciel et la Terre. Bruxelles, Les Cahiers Indépendants, 1919 ( 1 vol de 104 p.)
- Prisme de Cristal. Bruxelles, Éditions littéraires de l’Expansion belge, 1921 (1 vol de 52 p.)
- Grimberghen. Bruxelles et Paris, Éditions de la Jeunesse nouvelle, 1922 (1 vol. de 40 p.)
- Ligne de Vie. Paris, Les Écrivains réunis, 1927 ( 1 vol. de 56 p.)
[On rapporte que Paul Fierens se définissait lui-même comme “un poète mort jeune en qui le critique survit”]
Critique littéraire dans « Candide ».
Sa vie durant, Fierens poursuit une activité artistique intense.
* A noter un feuilleton bimensuel dans le Journal des débats pendant 15 ans. En outre, parmi bien d’autres collaborations, d’importantes contributions aux Nouvelles Littéraires, à The Art News (New York), La Nouvelle Revue française, der Cicerone (Leipzig), etc.
1926.
Parution de « La peinture et les peintres »
Décès de son père en fin d’année (décembre 1926).
* S’occupe de la publication d’un ouvrage posthume : Histoire de la peinture flamande des origines à la fin du XVe siècle, le troisième volume étant achevé par le fils.
Sa réputation croissante et son autorité déjà internationale le désignaient à la succession académique de Fierens-Gevaert.
1927-1928.
Professeur à l’Université de Liège.
- Dès le 5 janvier 1927, il est chargé de faire, à l'Institut supérieur d'Histoire de l’art et d'archéologie les cours d'histoire de l’art des temps modernes (candidature), d’histoire de l’architecture, de la sculpture, de la peinture et des arts appliqués dans les temps modernes (licence), d'esthétique et philosophie de l'art (candidature et licence).
- L'année suivante, le 29 mars 1928, il est chargé du cours d'esthétique et philosophie de 1’art à l’Institut supérieur de pédagogie.
1930.
- Le 8 septembre 1930, on lui confie également le cours d'esthétique de la licence en philosophie, et il est rattaché à la Faculté de philosophie et lettres.
1937.
Le 4 novembre 1937, Paul Fierens sera nommé professeur à l'Institut supérieur d'histoire de l’art et d’archéologie
- Si l’on ajoute le cours de 'Notions d'histoire de l'art et d'archéologie (partim, art du Moyen Age, de la Renaissance et des Temps modernes)', cours des candidatures de la Faculté, sans parler d’autres enseignements dans diverses institutions (Institut supérieur d'histoire de l'art et d'archéologie de la rue du Musée à Bruxelles, Chapelle musicale reine Elisabeth, leçons à l’Ecole du Louvre, missions de professeur d'échange auprès des Facultés des lettres des Universités de Montpellier et d'Aix-en-Provence, où il se rend régulièrement à partir de 1932), on jugera que les charges professorales de Paul Fierens étaient à elles seules bien absorbantes !
Collaborations aux Nouvelles Littéraires, à Candide, à L’Intransigeant, aux Cahiers d'Art (Paris), à Durendal, à Sélection, à Variétés, à Beaux-Arts (Bruxelles), à Dedalo (Florence), à Der Cicerone (Leipzig), à The Art News (New-York), etc.
1933.
Chevalier de la Légion d’Honneur.
1934.
Revient s'installer à Bruxelles, qu'il ne quitta plus jusqu'à sa disparition prématurée en 1957.
1945.
Nommé des Musées royaux des beaux-Arts.
1947.
Nommé conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts.
Après avoir été président du comité d’organisation du 1er Congrès international des critiques d’art en 1948, il est élu président de l’Association internationale des critiques d’art lors de sa création en 1949. Il occupe cette fonction jusqu’à son décès. Il préside aussi la section belge de l’AICA.
D'année en année, les honneurs et les distinctions ne cesseront pas de lui venir :
- membre correspondant de l’Institut de France (classe des beaux-arts)
- membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arts de Lisbonne
- docteur honoris causa des Universités d'Aix-en-Provence et de Montpellier
- membre et directeur de la Libre Académie de Belgique (Fondation Edmond Picard)
- président de l'Association internationale des critiques d'art depuis sa fondation en 1949
- président du Comité belge de l'ICOM (Conseil international des musées, qui lui confie également la présidence de la Commission pour le traitement des peintures)
- et la liste n'est pas exhaustive.
Pendant les dix dernières années de sa vie, Paul Fierens fut, dans le monde international des arts, une personnalité de tout premier plan. Aussi peut-on dire qu’à l'annonce de sa disparition brutale, le 2 mars 1957, la consternation s'étendit bien au-delà de nos frontières, à la mesure de la réputation qu’avait acquise ce maître aimé de tous, frappé par un mal cruel, à l’âge de soixante et un ans, au sommet d'une carrière déjà si bien remplie.`
« Toute la Belgique intellectuelle », rapporte une notice nécrologique, « assista aux funérailles de ce grand vivant ».
Son corps repose dans le caveau de famille, au cimetière d'Evere.